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NoureDdine Moussa dresse un
diagnostic alarmant
Un
demi-million de constructions sont illicites
Le
diagnostic fait par les pouvoirs publics sur la
situation des constructions précaires sur le sol
algérien a révélé l’existence de 553 000 constructions
illicites, dont 72 000 unités précaires, 280 000
logements réalisés en parpaings et 182 000 logements
classés vieux bâti dans un état dégradé sous forme de
ksour et autres habitations dans la région du sud.
Ce
type de constructions représente 8% du parc immobilier
national. «Ce qui classe l’Algérie dans la moyenne des
pays du sud de la méditerranée où ce phénomène est très
répandu» a relevé Nourredine Moussa, ministre de
l’habitat et de l’urbanisme, lors de son intervention
hier sur les ondes de la chaîne III.
Le
traitement consacré au problème de l’habitat précaire et
illicite a un caractère progressif. Il est question de
réaliser 160 000 logements inscrits dans le programme
supplémentaire du secteur dont 30 000 à Alger. La
capitale, précise le premier responsable du secteur,
compte 45 000 constructions précaires. Le ministre
n’omet pas de préciser que son département a introduit
la réalisation de programmes de logements
supplémentaires qui n’ont rien à voir avec les
programmes décidés par le président de la République.
«Ces programmes ne peuvent pas compromettre la
réalisation de ceux en cours. Ce sont des programmes à
part conçus pour résoudre ce genre de problèmes» a
affirmé Nourredine Moussa. Ce programme sera réparti
dans les autres wilayas selon la prolifération et la
concentration de ce type d’habitations.
En
termes de mesures prises en vue de résoudre le problème
de l’habitat précaire, Nourredine Moussa a rappelé
l’existence du fichier national de logement dans lequel
sont réceptionnés les noms de toutes les personnes ayant
bénéficié d’un logement ou d’un lot de terrain pour la
construction d’un logement. Ce fichier est un instrument
de contrôle qui empêcherait les bénéficiaires d’avoir un
logement supplémentaire. D’ailleurs, des opérations de
contrôle ont été menées par ses équipes en vue de
s’assurer de l’existence de familles qui continuent
d’ériger ce genre d’habitations. Il est question,
toujours selon le ministre, de procéder à la
régularisation des habitations illicites. Un projet de
loi en voie d’adoption prévoit la régularisation de
quatre types de construction illicites dont les cas de
citoyens qui disposent d’assiette foncière sans pouvoir
obtenir de permis de construire, et les cas de gens
ayant construit sur des domaines privés de l’Etat sans
permis de construire. «C’est bien précis dans le texte
de loi qui stipule clairement que les constructions
érigées sur des domaines publics, des terres agricoles,
dans des zones touristiques et des zones protégées ne
bénéficient pas des dispositions de cette loi» a-t-il
indiqué. La loi en question prévoit également
l’introduction de certificat de conformité pour toutes
les constructions en cours. Il souligne qu’il existe, au
niveau d’Alger, 55 000 constructions qui posent un
problème de régularisation.
Le
texte de loi évoquera également des sanctions
rigoureuses contre toute personne qui ne respecte pas
les règles de l’urbanisme et de respect de l’esthétique
des villes.
Par
Nouria B .
Le ministre de
l’Intérieur l’a déclare hier
Fermeture de plusieurs lieux de culte non déclarés
Plusieurs lieux de culte et de prière musulmans et non
musulmans non déclarés ont été fermés dans le pays, a
annoncé hier à Tiaret le ministre d’Etat, ministre de
l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine
Yazid Zerhouni. «Plusieurs lieux de culte et de prière
musulmans, chrétiens ou autres, qui n’avaient pas
d’autorisation ont été fermés», a indiqué M. Zerhouni à
la presse en marge de l’installation du nouveau wali de
Tiaret. La fermeture de ces lieux a été décidée en
raison du fait que certains d’entre eux étaient situés à
l’intérieur d’appartements ou de caves d’immeubles, et
qui n’étaient pas déclarés ou ne disposaient pas de
normes de sécurité, a-t-il poursuivi. «Nous avons fermé
des ‘’mossalate’’ (lieux de prière), ainsi que des lieux
de culte chrétien qui n’avaient pas d’autorisation car
les prêches étaient donnés par des gens non qualifiés ou
ne remplissant pas les conditions», a-t-il dit,
ajoutant que rien ne permettait de savoir si les
prêches donnés étaient religieux ou autres. La loi
algérienne, a-t-il rappelé, stipule que pour exercer un
culte, y compris musulman, il faut un agrément pour
l’ouverture du lieu de culte et un autre agrément pour
celui qui assure le prêche.
R.
N.
Tribunal criminel de
Boumerdes
12
peines capitales et 3 acquittements
Le
tribunal criminel près la cour de Boumerdès s’est
prononcé hier par contumace à la peine capitale contre
12 terroristes en fuite. Ils sont poursuivis pour
adhésion, appartenance à groupe terroriste armé,
homicide volontaire et homicide involontaire. Il faut
rappeler que le groupe objet de la condamnation fait
partie de la serriate el Arkam dirigée par Abou Talha,
de son vrai nom Khelifi Youcef, abattu le mois dernier
dans un ratissage des forces de sécurité combinées, à
proximité des maquis de Boudhar relevant de la commune
de Si Mustapha. A noter aussi que le groupe écume la
région orientale de la wilaya de Boumerdès sur l’axe Si
Mustapha-Zemmouri-Legata. Dans la même journée, le même
tribunal a condamné un autre terroriste, toujours en
fuite, à la peine de vingt ans de réclusion criminelle
pour apologie et adhésion à un groupe terroriste armé.
Il s’agit de Harek Rabah de la frange sanguinaire de la
katibet El Ansar. Par ailleurs, trois autres individus
B. Toufik, L. Mohamed et B. Khaled, accusés d’apologie
et financement à un groupe terroriste armé, ont été
acquittés par le tribunal criminel lors de cette
session. A la barre, les mis en cause ont
catégoriquement réfuté les accusations portées contre
eux. Selon l’arrêt de renvoi, ces trois individus
procédaient à l’approvisionnement des groupes armés en
denrées alimentaires et l’achat des puces pour les
téléphones portables. La défense, pour sa part, a plaidé
non coupable. Après délibérations, le tribunal criminel
s’est prononcé pour l’acquittement des trois accusés en
détention depuis septembre 2007.
Prix de la liberté de
parole et d’expression
Lakhdar Brahimi lauréat
La
Fondation Roosevelt vient de décerner le Prix de la
liberté de parole et d’expression au diplomate algérien
Lakhdar Brahimi lors d’une cérémonie académique à La
Haye (Pays-Bas), a-t-on appris hier auprès de la
représentation diplomatique d’Algérie. Au cours de cette
cérémonie, l’ambassadeur William J. Vanden Heuvel,
président émérite de l’Institut Franklin et Eleanor
Roosevelt, a retracé le parcours diplomatique de M.
Brahimi à travers le monde sans omettre son militantisme
dans le cadre de la lutte de libération nationale. Il a
particulièrement souligné son courage politique et les
occasions où il a gardé sa liberté de pensée et préservé
sa lucidité et son crédit international, rappelant les
actions du diplomate algérien au Liban, à Haïti, en
Afrique du Sud, en Afghanistan, en Irak et en
ex-Yougoslavie. Dans sa réponse, M. Brahimi a relevé
l’estime dont jouissait le président des Etats-Unis, F.
D. Roosevelt auprès des nationalistes algériens,
notamment lorsqu’il s’est prononcé en faveur de
l’indépendance des peuples colonisés, soulignant
l’«importance de la liberté d’expression en recommandant
qu’elle ne devrait pas être porteuse de haine». La
cérémonie, qui s’est déroulée en présence de la reine
Beatrix, du Premier ministre néerlandais Jan Peter
Balkanende et de l’ambassadeur d’Algérie, a été précédée
la veille, d’un symposium sur la responsabilité
humanitaire, à la lumière des situations au Darfour et
en Birmanie, a-t-on indiqué de même source. Lakhdar
Brahimi a, dans ce cadre, fait état des réserves que
l’Algérie a exprimé par la voix du président de le
République, Abdelaziz Bouteflika, en l’an 2000 à New
York sur le «devoir d’ingérence». Le diplomate algérien
a alors critiqué «le caractère sélectif» qui préside les
appels de ce devoir à «la responsabilité» en mentionnant
«le silence de la communauté internationale sur la
situation en Somalie et en Irak».
Deux bombes désamorcées à Chaâbet El Ameur
Deux
bombes de fabrication artisanale ont été désamorcées
hier au lieu-dit Ouled Boudhoukhane relevant de la
commune de chaâbet El Ameur, distante de 35 km à l’est
du chef-lieu de wilaya de Boumerdès, a indiqué une
source. La même source indique que c’est suite à une
opération de ratissage que les deux engins explosifs ont
été découverts. Il est à rappeler que des bombardements
à l’artillerie lourde ont été entendus à des dizaines de
kilomètres du lieu de l’opération où des moyens
héliportés ont été mis en évidence.
A.
Ammar
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