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26/05/08

 

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Benbouzid rassure les enseignants

«La hausse des salaires restera à l’ordre du jour»

 

Le ministre de l’Intérieur l’a déclaré hier

Fermeture de plusieurs lieux de culte non déclarés

  

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"Il n'y aura pas de bases militaires en Afrique du Nord"

 

Voyage à Tifariti, territoire libéré du Sahara occidental

A la rencontre d’un peuple militant pour sa cause

 

3e Festival national du théâtre professionnel

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Championnat national de football (30e journée)

Le MCO et l’USMB face à leur destin

 

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NoureDdine Moussa dresse un diagnostic alarmant

Un demi-million de constructions sont illicites

Le diagnostic fait par les pouvoirs publics sur la situation des constructions précaires sur le sol algérien a révélé l’existence de 553 000 constructions illicites, dont 72 000 unités précaires, 280 000 logements réalisés en parpaings et 182 000 logements classés vieux bâti dans un état dégradé sous forme de ksour et autres habitations dans la région du sud.

Ce type de constructions représente 8% du parc immobilier national. «Ce qui classe l’Algérie dans la moyenne des pays du sud de la méditerranée où ce phénomène est très répandu» a relevé Nourredine Moussa, ministre de l’habitat et de l’urbanisme, lors de son intervention hier sur les ondes de la chaîne III.  

Le traitement consacré au problème de l’habitat précaire et illicite a un caractère progressif. Il est question de réaliser 160 000 logements inscrits dans le programme supplémentaire du secteur dont 30 000 à Alger. La capitale, précise le premier responsable du secteur, compte 45 000 constructions précaires. Le ministre n’omet pas de préciser que son département a introduit la réalisation de programmes de logements supplémentaires qui n’ont rien à voir avec les programmes décidés par le président de la République. «Ces programmes ne peuvent pas compromettre la réalisation de ceux en cours. Ce sont des programmes à part conçus pour résoudre ce genre de problèmes» a affirmé Nourredine Moussa. Ce programme sera réparti dans les autres wilayas selon la prolifération et la concentration de ce type d’habitations. 

En termes de mesures prises en vue de résoudre le problème de l’habitat précaire, Nourredine Moussa a rappelé l’existence du fichier national de logement dans lequel sont réceptionnés les noms de toutes les personnes ayant bénéficié d’un logement ou d’un lot de terrain pour la construction d’un logement. Ce fichier est un instrument de contrôle qui empêcherait les bénéficiaires d’avoir un logement supplémentaire.  D’ailleurs, des opérations de contrôle ont été menées par ses équipes en vue de s’assurer de l’existence de familles qui continuent d’ériger ce genre d’habitations.  Il est question, toujours selon le ministre, de procéder à la régularisation des habitations illicites. Un projet de loi en voie d’adoption prévoit la régularisation de quatre types de construction illicites dont les cas de citoyens qui disposent d’assiette foncière sans pouvoir obtenir de permis de construire, et les cas de gens ayant construit sur des domaines privés de l’Etat sans permis de construire. «C’est bien précis dans le texte de loi qui stipule clairement que les constructions érigées sur des domaines publics, des terres agricoles, dans des zones touristiques et  des zones protégées ne bénéficient pas des dispositions de cette loi» a-t-il indiqué. La loi en question prévoit également l’introduction de certificat de conformité pour toutes les constructions en cours. Il souligne qu’il existe, au niveau d’Alger, 55 000 constructions qui posent un problème de régularisation.

Le texte de loi évoquera également des sanctions rigoureuses contre toute personne qui ne respecte pas les règles de l’urbanisme et de respect de l’esthétique des villes.    

Par Nouria B .

 

Le ministre de l’Intérieur l’a déclare hier

Fermeture de plusieurs lieux de culte non déclarés

Plusieurs lieux de culte et de prière musulmans et non musulmans non déclarés ont été fermés dans le pays, a annoncé hier à Tiaret le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni.  «Plusieurs lieux de culte et de prière musulmans, chrétiens ou autres, qui n’avaient pas d’autorisation ont été fermés», a indiqué M. Zerhouni à la presse en marge de l’installation du nouveau wali de Tiaret. La fermeture de ces lieux a été décidée en raison du fait que certains d’entre eux étaient situés à l’intérieur d’appartements ou de caves d’immeubles, et qui n’étaient pas déclarés ou ne disposaient pas de normes de sécurité, a-t-il poursuivi. «Nous avons fermé des ‘’mossalate’’ (lieux de prière), ainsi que des lieux de culte chrétien qui n’avaient pas d’autorisation car les prêches étaient donnés par des gens non qualifiés ou ne remplissant pas les conditions», a-t-il dit, ajoutant  que rien ne permettait de savoir si les prêches donnés étaient religieux ou autres. La loi algérienne, a-t-il rappelé, stipule que pour exercer un culte, y compris musulman, il faut un agrément pour l’ouverture du lieu de culte et un autre agrément pour celui qui assure le prêche.          

R. N.

 

Tribunal criminel de Boumerdes

12 peines capitales et 3 acquittements

Le tribunal criminel près la cour de Boumerdès s’est prononcé hier par contumace à la peine capitale contre 12 terroristes en fuite. Ils sont poursuivis pour adhésion, appartenance à groupe terroriste armé, homicide volontaire et homicide involontaire. Il faut rappeler que le groupe objet de la condamnation fait partie de la serriate el Arkam dirigée par Abou Talha, de son vrai nom Khelifi Youcef, abattu le mois dernier dans un ratissage des forces de sécurité combinées, à proximité des maquis de Boudhar relevant de la commune de Si Mustapha. A noter aussi que le groupe écume la région orientale de la wilaya de Boumerdès sur l’axe Si Mustapha-Zemmouri-Legata. Dans la même journée, le même tribunal a condamné un autre terroriste, toujours en fuite, à la peine de vingt ans de réclusion criminelle pour apologie et adhésion à un groupe terroriste armé. Il s’agit de Harek Rabah de la frange sanguinaire de la katibet El Ansar. Par ailleurs, trois autres individus B. Toufik, L. Mohamed et  B. Khaled, accusés d’apologie et financement à un groupe terroriste armé, ont été acquittés par le tribunal criminel lors de cette session. A la barre, les mis en cause ont catégoriquement réfuté les accusations portées contre eux. Selon l’arrêt de renvoi, ces trois individus procédaient à l’approvisionnement des groupes armés en denrées alimentaires et l’achat des puces pour les téléphones portables. La défense, pour sa part, a plaidé non coupable. Après délibérations, le tribunal criminel s’est prononcé pour l’acquittement des trois accusés en détention depuis septembre 2007.    

 

 

Prix de la liberté de parole et d’expression

Lakhdar Brahimi lauréat

La Fondation Roosevelt vient de décerner le Prix de la liberté de parole et d’expression au diplomate algérien Lakhdar Brahimi lors d’une cérémonie académique à La Haye (Pays-Bas), a-t-on appris hier auprès de la représentation diplomatique d’Algérie. Au cours de cette cérémonie, l’ambassadeur William J. Vanden Heuvel, président émérite de l’Institut Franklin et Eleanor Roosevelt, a retracé le parcours diplomatique de M. Brahimi à travers le monde sans omettre son militantisme dans le cadre de la lutte de libération nationale. Il a particulièrement souligné son courage politique et les occasions où il a gardé sa liberté de pensée et préservé sa lucidité et son crédit international, rappelant les actions du diplomate algérien au Liban, à Haïti, en Afrique du Sud, en Afghanistan, en Irak et en ex-Yougoslavie. Dans sa réponse, M. Brahimi a relevé l’estime dont jouissait le président des Etats-Unis, F. D. Roosevelt auprès des nationalistes algériens, notamment lorsqu’il s’est prononcé en faveur de l’indépendance des peuples colonisés, soulignant

l’«importance de la liberté d’expression en recommandant qu’elle ne devrait pas être porteuse de haine». La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de la reine Beatrix, du Premier ministre néerlandais  Jan Peter Balkanende et de l’ambassadeur d’Algérie, a été précédée la veille, d’un symposium sur la responsabilité humanitaire, à la lumière des situations au Darfour et en Birmanie, a-t-on indiqué de même source. Lakhdar Brahimi a, dans ce cadre, fait état des réserves que l’Algérie a exprimé par la voix du président de le République,  Abdelaziz Bouteflika, en l’an 2000 à New York sur le «devoir d’ingérence». Le diplomate algérien a alors critiqué «le caractère sélectif» qui préside les appels de ce devoir à «la responsabilité» en mentionnant «le silence de la communauté internationale sur la situation en Somalie et en Irak».

 

Deux bombes désamorcées à Chaâbet El Ameur

Deux bombes de fabrication artisanale ont été désamorcées hier au lieu-dit Ouled Boudhoukhane relevant de la commune de chaâbet El Ameur, distante de 35 km à l’est du chef-lieu de wilaya de Boumerdès, a indiqué une source. La même source indique que c’est suite à une opération de ratissage que les deux engins explosifs ont été découverts. Il est à rappeler que des bombardements à l’artillerie lourde ont été entendus à des dizaines de kilomètres du lieu de l’opération où des moyens  héliportés ont été mis en évidence.

A. Ammar

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Le Commentaire

Par

Nadjib Stambouli

Omnipotence
de l’illicite

S’il est normal, voire salutaire, que des ministres soulèvent et régissent par des mesures fermes contre des pratiques illicites, à l’instar des constructions affublées du même qualifiant, il est par contre beaucoup moins normal, autant dire stupéfiant, que le mot «illicite», comme celui d’«informel» d’ailleurs, soit réanimé au fil du passage des gouvernements. Ce terme semble porteur d’une charge presque de «constante nationale» ou d’un élément qui, selon le stéréotype officiel, «survit aux hommes et aux institutions». S’il est dans l’ordre des choses et des coutumes établies régissant les affaires du monde que les lois soient transgressées et que, dans l’espace et dans le temps, la vie quotidienne soit ponctuée de délits, de crimes, de dénis de justice et autres faits défiant les textes légaux jusqu’à s’élever au rang de grand banditisme, de crime organisé et de réseaux mafieux, il est par contre étonnant que les réactions de l’Etat à certaines entorses aient l’effet sur les auteurs d’un sac et ressac sur le même rocher. C’est-à-dire que ces réactions coercitives ne produisent aucun tirage de leçons ni de rectification de conduite. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’impunité proprement dite, puisque l’autorité publique ne reste pas passive devant ces dépassements de toute sorte, mais d’adaptation de celle-ci aux couleurs du nouveau cheptel de décideurs locaux. Comment se fait-il qu’une vingtaine d’années après les destructions, à grand renfort de médiatisation, de villas édifiées sur des terres cultivables et du rasage d’autres constructions illicites méprisant toutes les règles de l’urbanisme, l’on continue à soulever (il est vrai qu’il serait encore plus révoltant de se taire devant toute récidive) le même problème, comme si c’était la toute première fois et comme si l’on venait de découvrir la notion même de construction illicite. Sur un autre registre, c’est la même répétition délictuelle qui se constate sur le trabendo, la fraude fiscale ou la contrefaçon, méfaits inscrits dans les mœurs à telle enseigne que l’on se surprend à douter de la licéité de telle ou telle pratique pourtant notoirement illégale. Ce sont évidemment presque toujours les mêmes auteurs de ce genre de délit (ou crime, selon les cas) qui reviennent à la charge, et là où le bât blesse, c’est que dans la plupart des cas, ce n’est pas du menu fretin en termes financiers et de «longueur de bras». Quoi qu’il en soit, pour ne rester que dans la sempiternelle problématique des constructions illicites, son inscription dans la durée ne tient qu’à la complicité des élus locaux qui fonctionnent soit par la corruption pour délivrer des autorisations de complaisance, soit en fermant les yeux sur une dérive foncière qui se déroule à portée de regard. Pour le moment, on confectionne des lois, on passe à leur application, on régularise ou on démolit selon les cas, bref, on efface tout et on recommence. Si les constructeurs, une fois passé l’orage, continuent à édifier sur les décombres leurs ouvrages illicites, c’est que la démolition ne suffit pas ou, pire, que le châtiment n’est pas assez dissuasif. Il ne s’agit bien sûr pas du châtiment des élus locaux, puisqu’ils ne sont jamais concernés…
N.S.

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