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Renouvellement des structures à l’APN

Les députés s’agitent sur fond de divisions

Stratégie américaine et européenne en Méditerranée

«Il n’y aura pas de bases militaires en Afrique du Nord»

Benbouzid rassure les enseignants

«La hausse des salaires restera à l’ordre du jour»

Emeutes de Berriane

La délégation parlementaire entame son enquête

Voyage à Tifariti, territoire libéré du Sahara occidental

A la rencontre d’un peuple militant pour sa cause

Signature d’une convention entre le ministère et Algérie Télécom

Connexion de 433 sites de la santé avant 2009

Session du conseil national de l’ordre 

Les architectes diagnostiquent leur profession

 

 26/05/08

 

Renouvellement des structures à l’APN

Les députés s’agitent sur fond de divisions

C’est l’alerte au sein des groupes parlementaires qui vivent une agitation qui en dit long sur l’ambiance qui y prévaut.

Et pour cause, le renouvellement des structures à l’APN fait beaucoup parler les députés qui veulent s’investir dans les rouages parlementaires. Hormis le PT, le MSP et à un degré moindre le FNA (encore indécis), c’est la grande course au RND, FLN, RCD et chez les indépendants. Ces partis ont décidé d’envoyer aux urnes les représentants du peuple pour s’adjuger le siège de vice-président au bureau de l’APN, présidents de commissions et autres postes qui leur sont attachés.

En effet, sortant d’un congrès avec les coudées franches, le président du MSP ne va certainement pas laisser de place aux membres de son opposition. Le «toilettage» ne va pas épargner les derniers bastions de la résistance pro Menasra. Habitué à la logique de la cooptation, Soltani va quelque peu déroger à la règle, puisqu’il pèsera de tout son poids pour désigner les députés qui lui sont fidèles aux premières loges du groupe parlementaire de son parti. Imité par le PT et le FNA, les leaders des deux partis vont procéder, comme à leur accoutumée, à la nomination des titulaires de postes de responsabilité au sein de la chambre basse du Parlement. Rompu aux pratiques démocratiques, le RCD ne manquera pas de faire tourner la responsabilité à tous ses cadres du groupe parlementaire. Nonobstant un ou deux postes, le RCD est familier avec les arrangements mutuels entre députés, à l’effet de redistribuer les rôles pour désigner les titulaires du Rassemble-

ment pour la culture et la démocratie.

Par ailleurs, les groupes les plus minés par les ambitions souvent démesurées de ses cadres restent ceux du RND et du FLN qui totalisent à eux seuls 5 vices-présidents et une vingtaine de postes subordonnés aux commissions parlementaires. Si au groupe parlementaire des indépendants on s’attend à un compromis ou l’urne pour départager les prétendants, au RND il faut rappeler que, mis à part le poste de chef de groupe parlementaire qui revient de droit au porte-parole Miloud Chorfi, la course est ouverte pour le reste des sièges. De même qu’au FLN, hormis le chef de groupe parlementaire assuré par Layachi Daâdoua, la commission de la défense, des affaires étrangères et les affaires juridiques habituellement attribuée aux députés Chihoub Messaoud, Si Afif et le colonel à la retraite Abid,  la compétition est franche pour les trois postes de vices-présidents et les autres commissions, dont seul le verdict de l’urne arbitrera un grand match que les jeux de coulisses ont commencé à faire du bruit. Encore une fois, campagne électorale oblige, les députés vaquaient à leurs fins, réservant moins d’intérêt aux lois qui passent à l’hémicycle pour se faire valoir…

S. B.

 

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Stratégie américaine et européenne en Méditerranée

«Il n’y aura pas de bases militaires en Afrique du Nord»

«Les priorités des Etats-Unis en Méditerranée sont la lutte antiterroriste, la sécurité énergétique et l’émigration car ce sont les questions qui affectent nos partenaires européens et les pays de la rive sud» et «il n’ y aura pas de bases militaires en Afrique du Nord car les pays refusent», a indiqué hier à Alger le Dr Ian O. Lesser, conseiller auprès de la Fondation Marshall, lors d’une conférence sur les stratégies américaines et européennes en Méditerranée.

«Les Etats-Unis et l’Algérie ont opté pour une coopération bilatérale»,  a souligné

M. Lesser. Pour les américains, il s’agit de «renforcer les relations avec l’Europe, à travers le rôle déterminant de l’OTAN en méditerranée. Cela consiste en l’élaboration de stratégies américaines et européennes compatibles dans la région», a expliqué

M. Lesser en précisant le rôle déterminant de deux pays méditerranéens qui sont l’Algérie et la Turquie, qualifiés de «corridor stratégique» en Méditerranée. «Un socle qui nous (USA et Algérie) permet de faire des choses ensemble dans la région, bien que chacun ait des orientations personnelles», a-t-il ajouté. Les Etats-Unis, selon la même source, s’intéressent à certains volets spécifiques dans la région comme la sécurité maritime et la sécurité dont l’impact est direct sur sa position de gendarme du monde alors que l’émigration n’a qu’un impact indirect sur sa stabilité.  A ce propos, le conseiller auprès de la Fondation Marshall a précisé que son pays «en général, doit faire l’équilibre à travers l’OTAN et son élargissement aux autres pays de la rive sud de la Méditerranée sur les questions de défense». Nous avons beaucoup de points communs avec l’Algérie en matière de politique étrangère. Cela dit, «il n’est nullement question pour les Etats-Unis d’être membres de l’Union méditerranéenne» (projet proposé par Nicolas Sarkozy) et «je doute fort qu’on nous invite en tant qu’observateur à y participer mais nous devons avoir des stratégies compatibles en matière de sécurité globale dans la région». La France et les Etats-Unis «ont des politiques presque similaires et il s’agit de savoir comment utiliser nos forces pour influencer le monde», a-t-il soutenu. Le conférencier a noté

qu’«il y a peu de stratégie américaine en Méditerranée et nous avons perdu beaucoup de temps» mais lorsque la France accèdera à la présidence de l’Union européenne, les stratégies américaines et européennes seront à l’ordre du jour. M. Lesser a passé en revue toutes les crises que la Méditerranée connaît ça et là, notamment  entre la Grèce et la Turquie, la présence américaine en Irak, le dossier du nucléaire iranien, le conflit israélo-palestinien, la crise libanaise et enfin la question de l’autodétermination au Sahara occidental sur lequel l’administration Bush et le Congrès ont changé de position depuis peu.

Par Fella M.

 

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Benbouzid rassure les enseignants

«La hausse des salaires restera à l’ordre du jour»

Le ministre ne manquera donc pas  d’intervenir sur la question des salaires, principale revendication des syndicats autonomes.

Le passage au forum de l’ENTV a été pour le ministre de l’Education nationale l’occasion de faire le point sur la réalisation de son secteur, notamment dans le cadre des réformes engagées et dont les objectifs «sont totalement réalisés». bien que la dernière réalisation en date, l’adoption par le parlement de la loi sur l’orientation soit déjà effectuée, le ministre lancera un appel à l’adresse des syndicats, «parte-naires sociaux», à «apporter leur contribution  à l’enrichissement de la loi d’orientation du secteur qui constitue le socle juridique de la réforme de l’éducation». Une série de réunions a été engagée par le ministère, sans toutefois persuader les syndicats autonomes de renoncer à leur mouvement de protestation qui s’annonce pour  bientôt. Le ministre ne manquera donc pas d’intervenir sur la question des salaires, principale revendication des syndicats autonomes. Il a reconnu que les augmentations accordées «bien que conséquentes, restent cependant insuffisantes du fait de la cherté de la vie». Ces augmentations, a-t-il dit, ont atteint depuis 2003 un taux de 71% pour les enseignants du cycle primaire, 81% pour le cycle moyen alors que les enseignants du secondaire ont bénéficié de 100% d’augmentation. La question de l’augmentation des salaires restera une priorité pour le secteur de Benbouzid dans le cadre de la loi d’orientation de l’Education qui  «accorde une importance particulière à la situation socioprofessionnelle de l’enseignant, assurant que la question de l’augmentation des salaires restera à l’ordre du jour à l’avenir». Sur un autre chapitre, le ministre abordera les investissements engagés dans le secteur. Il s’agit, entre autres, de la lutte contre la déperdition scolaire due, selon lui, à un ensemble de facteurs, dont l’éloignement des écoles, le manque de transport et de cantines scolaires.

M. Benbouzid a souligné l’importance majeure accordée par son secteur à cette question pour laquelle une enveloppe financière de 9,5 milliards de dinars a été affectée. Grâce à la réforme du secteur, le taux de déperdition scolaire a reculé de six points, a-t-il encore ajouté,  après l’amélioration des conditions de scolarisation des élèves grâce, entre autres, aux cantines scolaires. Le ministre évoquera en outre les efforts fournis pour l’amélioration et la disponibilité du manuel scolaire. Le forum a été également l’occasion de faire le point sur les préparatifs pour les examens de fin d’année. Une enveloppe financière de 430 milliards de centimes a été allouée à cet effet. «Tout est prêt à 100%» pour ces rendez-vous importants qui concernent pas moins de 2,5 millions d’élèves des deux sexes dans les examens de fin d’année, a rappelé le ministre. S’agissant de l’examen du baccalauréat, M. Benbouzid a fait état des nouvelles mesures prises cette année au profit des 600 000 candidats à cet examen qui bénéficieront, a-t-il dit, de 30 minutes supplémentaires, outre le choix entre deux sujets proposés dans chaque matière.

A souligner enfin que l’examen de fin du cycle primaire (ex-6e) qui aura lieu mardi prochain à travers le territoire national pour les élèves du nouveau et de l’ancien programme concernera un total de 1 322 599 candidats. A retenir que pour l’ancien programme, on enregistre 772 464 (58,40%) dont 54,26% de garçons et 45,73% de filles. Pour le nouveau programme, on dénombre 550 135 (41,59%) candidats dont  50,13%  garçons et 49,86% filles.

F. A.

 

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Emeutes de Berriane

La délégation parlementaire entame son enquête

La délégation de l’Assemblée populaire nationale (APN,  constituée en accord avec le gouvernement et qui se trouve depuis samedi à Berriane, a  entamé hier une série de réunions de consultation avec les autorités locales pour s’enquérir des causes à l’origine des récents évènements de Berriane. La tâche de cette commission risque toutefois de ne pas être facilitée, puisque déjà fortement critiquée par le groupe parlementaire du RCD, dont un élu préside aux destinées de  la commune . Du reste,  dans le communiqué du RCD rendu public le jour du départ de la délégation parlementaire, le parti de Saïd Sadi qui, faut-il le souligner, a sa propre lecture des causes à l’origine des affrontements ayant éclaté  vendredi  16 mai, laisse entendre qu’il est informé des motifs ayant présidé à la constitution de cette délégation parlementaire. Selon le RCD, la seule mission assignée aux députés est «de procéder à l’évaluation financière des dégâts subis par la ville». Toutefois, selon les premières informations parvenues de Berriane sur le travail entamé par la délégation, il ressort clairement que c’est la recherche de la vérité qui est recherchée. Ainsi, il est rapporté qu’àprès une réunion tenue dans la soirée à Berriane avec les membres de la cellule locale de sécurité, la commission devait poursuivre ses auditions en se réunissant  avec les élus locaux, les notables de la région et les représentants de la société civile.  Ces réunions devraient permettre aux parlementaires de se faire une idée assez exhaustive sur les véritables raisons des affrontements enregistrés et à l’issue desquels deux morts sont dénombrés parmi la population locale et qui ont causé la destruction de biens particuliers, puisque six maisons ont également été incendiées ainsi que des magasins et des véhicules. Du reste, les membres de la délégation devront également rendre visite aux familles des victimes de ces événements, notamment celles ayant enregistré des décès (deux).  Il s’agit ainsi pour les parlementaires de trouver les mots justes pour ne pas donner l’impression d’un parti pris et ce, d’autant que même si les esprits se sont relativement calmés, il n’en reste pas moins que les rancœurs doivent être de mise.  L’ajournement du procès des 18 personnes impliquées dans les évènements et qui devait se tenir samedi, contribuera sans nul doute à apaiser la tension. Il serait en effet plus sage de le tenir après que toute la lumière sur ces évènements ait été faite. A charge donc pour la commission parlementaire de s’acquitter convenablement de son travail et surtout de faire en sorte que leur rapport soit rendu public. Cela aura le mérité de faire tomber les masques, et surtout de mettre tout un chacun devant ses responsabilités.

Par Amine B.

 

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Voyage à Tifariti, territoire libéré du Sahara occidental

A la rencontre d’un peuple militant pour sa cause

On ne parlera jamais assez de sa misère en tant que peuple réfugié ni de sa douleur en tant que peuple colonisé, spolié de ses terres et de son droit à l’autodétermination. On ne parlera jamais assez de sa résistance farouche ni de son hospitalité légendaire, et encore moins de sa patience face à  la lourde épreuve qui a fait de lui un  peuple combattant et prêt à tous les sacrifices pour récupérer sa terre, le Sahara occidental. 

Rencontrer ce peuple fier et debout, partager son vécu pour quelques jours, le temps des  commémorations des grands événements qui ont marqué son histoire durant les trois dernières décennies, est toujours une belle et riche expérience. Le rendez-vous cette fois a été donné à Tifariti pour la commémoration du 35e anniversaire du déclenchement de  la lutte armée pour la libération du Sahara occidental (20 mai 1973), doublé de celui de la création du Front Polisario, le (10 mai de la même année) et de la  troisième année du déclenchement de l’Intifada pacifique dans les territoires occupés, (21 mai 2005).

«Ntiou kho ?», (On se prépare un thé ?). Une petite question prononcée avec excitation, à quelques heures seulement de l’embarquement,  par un des deux jeunes artistes qui  se rendent pour la première fois dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Une grande aventure en somme pour ces deux jeunes, mais aussi pour l’ensemble de la délégation algérienne qui est du voyage. Notre arrivée au camp de l’école du 27-février est saluée par des sourires et des youyous et de bienvenue pour les frères algériens. Le camp semble s’être agrandi depuis  notre visite de la dernière fois. Plusieurs commerces ont vu le jour ; de nouvelles familles se sont formées et, oui, les jeunes nés ici en 1967 ont déjà 31 ans….

Les familles qui nous accueillent sont ravies de recevoir des algériens. L’accueil est royal, malgré le peu de moyens dont ils disposent. 

On essaye d’adoucir notre séjour par tous les moyens et du coup, on est tous plongés dans leur vie. On ne passe qu’une nuit dans le camp du 27-février. Juste le temps de se reposer un peu, d’aller rendre visite à certaines familles qui nous ont hébergés précédemment. Ce sont les enfants qui attirent le plus l’attention et la sympathie. Souriant toujours, pieds nus tout le temps, faisant beaucoup moins que leur âge à cause de la sous-alimentation et le déficit de l’aide humanitaire, ils voient en notre arrivée une véritable aubaine. De nouvelles têtes, qui offrent le plus souvent des «caramélos»( bonbons), et des «gélatinos» (de la glace). Un commerçant du quartier II a installé une machine de fabrication de glaces dans son petit commerce qui fait office de superette. Ici, la vie est très dure pour beaucoup de familles, le prix des produits alimentaires et des légumes et fruits est exorbitant. 80 Da le kg de pomme de terre, 60 da la tomate, 75 DA le concombre. Et si la quantité et les variétés sont très réduites, la qualité de ces aliments laisse vraiment à désirer.

Cela est expliqué par «le fait que la marchandise est acheminée par des camions frigorifiques et que le changement de température affecte sa qualité». La présence d’étrangers dans le camp est aussi une aubaine pour les commerçants ; certaines  marchandises, comme le jus, le lait, le fromage, le thon en conserve sont rapidement écoulées.    

«Nous voulons venir vivre ici»

Demain, une rude journée nous attend. Plus de 8 heures de route à parcourir en Toyota. Un terrain cahoteux et accidenté, malaises et secousses garantis, une véritable épreuve physique. Mais tous sont unanimes à dire que le paysage et l’aventure surtout en valent la peine et l’effort. Mais la vraie aventure commence à Tifariti. Elle est importante, la population sahraouie qui s’est  déplacée des différents camps de Tindouf pour venir prendre part aux festivités. Un périple de deux jours et deux nuits, par camions pour la plupart. Les militaires des différentes zones sont aussi à pied d’œuvre pour assurer la sécurité des lieux, mais aussi la grande parade militaire.  Interrogés sur leur participation aux festivités, les civils sahraouis, hommes et femmes, répondent qu’«ils sont toujours  entièrement et totalement mobilisés pour leur cause juste et légitime», et que leur déplacement jusqu’ici, avec leurs tentes, enfants et bagages, n’est rien comparé aux sacrifices des soldats et de la population des territoires occupés.  «Nous voulons venir nous installer définitivement ici, sur le sol de Tifariti, sur nos terres», nous confie  Khatidjatou, notre hôtesse qui vient du camp d’El Dakhla. Toutes les femmes de sa famille se sont mobilisées pour l’événement et chacune reçoit un groupe d’invités sous sa tente. Les plus jeunes ne parlent que de «l’éventualité d’aller arracher leurs droits et leur terre aux marocains par les armes».

Mais ce n’est là qu’un avis car tout un chacun reconnaît en le Front Polisario «le représentant légitime de la cause sahraouie,  respecte et s’incline devant ses décisions et ses démarches pour la résolution du conflit au Sahara occidental».

Ce dernier rend au peuple cette marque de confiance en déclarant que le choix lui revient totalement et entièrement pour décider de son avenir.   

«Les mines antipersonnel, ces ennemies invisibles»

Une virée loin du campement et de la petite ville de Tifariti qui connaît déjà quelques petits chantiers en plus de son hôpital, sa boulangerie industrielle, sa salle de conférences, et des infrastructures d’accueil déjà réalisées, nous fait découvrir la «h’mada». Des étendues de steppe et des amas de rochers en granit, de forme et de taille assez singulières.

Le pays est vraiment beau, et une véritable réserve de nourriture pour le cheptel des nomades sahraouis. Or, ces derniers sont malheureusement confrontés aux dangers permanents des mines antipersonnel. Le cadeau empoisonné laissé par le colonisateur marocain après sa retraite des territoires sahraouis, fauche souvent des vies innocentes et laisse des centaines de personnes handicapées à vie.    

Une campagne sahraouie de lutte contre les mines antipersonnel a été mise en place.   Un centre de prise en charge des victimes des mines a été inauguré au mois d’avril dernier dans le camp de réfugiés Rabouni, d’une capacité de 54 places et dispose même d’un atelier pour les prothèses.

Le centre, comme nous l’explique Boueibat Cheik Abdel Hay, président de la campagne sahraouie contre les mines, assure aux victimes  en plus de leur prise en charge médicale et  psychologique, celle sociale.

La campagne se heurte au manque d’artificiers et de spécialistes dans la détection des engins de mort, et les victimes     ne sont malheureusement retrouvées et déterrées qu’après les crues qui les rapprochent du chemin des nomades, déplore Abdel Hay.  

Par Habiba Ghrib

 

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Tifariti, la ville symbole

La localite de Tifariti qui vient d’abriter les assises du XIIe congrès du Front Polisario, représente pour les sahraouis un symbole de résistance contre les colonisateurs qui se sont succédé au Sahara occidental : Français, Espagnols et les derniers en date, les Marocains, qui ont envahi et occupé militairement le territoire depuis octobre 1975. Deux mois seulement après l’invasion du pays (31 octobre 1975), les citoyens qui avaient fui les villes investies par les troupes marocaines y avaient trouvé refuge avant d’être bombardés de nouveau par l’aviation marocaine. Des dizaines de femmes et d’enfants trouveront la mort avant l’aube du nouvel an 1976, alors que des centaines seront mutilés pour le restant de leurs jours. En février de la même année 1976, les blindés marocains devaient la prendre en tenailles de l’Est et de l’Ouest alors qu’elle était défendue par une seule unité de combattants sahraouis. Les troupes marocaines (FAR) vont l’occuper pendant deux mois avant d’être délogées par l’armée de Libération populaire sahraouie (ALPS). Les FAR reviendront en force durant l’été de l’année 1977 pour s’y installer durant un peu moins de deux ans, avant que la bataille décisive de Tifariti ne soit livrée en mars 1979. Les FAR y perdront des centaines de morts et de blessés et l’évacueront en y abandonnant le gros de leur armement et de leur matériel de guerre. Bien avant l’invasion marocaine, Tifariti semble être prédestinée à la résistance. Déjà en mars 1912, l’expédition française, qui tentait de faire la jonction avec ses troupes au Maroc, sous le commandement du colonel Mouret, a été exterminée à «Gleib Akhchah», rebaptisée pour la circonstance par «Gleib Chouhada» (montagne des martyrs). Tifariti avait abrité en 2003 le XIe congrès du Front Polisario et plusieurs manifestations nationales et internationales y ont été organisées. La pose de la première pierre du Parlement y a été faite depuis deux ans aux côtés d’un hôpital et une école déjà en place, alors que des maisons sont en voie de construction dans le cadre du repeuplement des territoires libérés sahraouis préconisé par le dernier rapport moral du Secrétariat national au congrès.  Décembre 2007, Tifariti a abrité le 12e congrès du Front Polisario. La semaine dernière, elle a accueilli les festivités du 35e anniversaire du déclenchement de la lutte armée  par le  front Polisario, le 20 mai 1973.            

(SPS)

 

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Signature d’une convention entre le ministère et Algérie Télécom

Connexion de 433 sites de la santé avant 2009

Une convention pour la réalisation de la deuxième phase bis du réseau Internet a été signée hier à Alger entre le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière et Algérie Télécom en vue de connecter 433 nouveaux sites relevant du secteur de la santé.   

Le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Amar Tou, a indiqué que cette nouvelle phase qui prévoit la connexion de 433 nouveaux sites au secteur de la santé avant fin 2009 permet de fournir au citoyen les informations nécessaires dans le domaine de la santé. Tou a estimé à ce propos que la connexion de son secteur au réseau  multiservices (RMS) permet de répondre à ses besoins dans les différentes régions  du pays, rappelant que l’informatisation du secteur qui compte parmi les objectifs de l’Organisation mondiale de santé (OMS) vient ainsi répondre aux exigences de l’économie nationale. Outre les maladies à déclaration obligatoire au nombre de 34, le nouveau réseau inclura une rubrique réservée aux maladies chroniques répandues notamment dans les pays développés, a précisé le ministre.         L’élaboration d’un registre des maladies chroniques liées aux comportements des personnes et au mode de vie actuel permettra à l’avenir de prévenir ces maladies, a souligné M. Tou. Le président-directeur général d’Algérie Télécom, M. Moussa Benhamadi, a pour sa part affirmé que le réseau informatique du secteur de la santé «est l’un des premiers et meilleurs réseaux réalisés dans le pays des points de vue organisation et information». M. Benhamadi a appelé les différentes institutions et les secteurs nationaux à «intégrer Internet dans leurs réseaux». Il les a également incités à utiliser les RMS pour le développement des investissements et l’exploitation des réseaux de connexion. M. Youcef Benkaci, chargé du réseau des technologies de l’information et de la communication au ministère de la Santé, a quant à lui présenté les deux phases réalisées incluant au début 93 sites, dont des CHU, des instituts, des écoles de santé et des institutions à l’instar de l’institut Pasteur et de l’Agence nationale du sang, puis ont été étendues aux directions de la santé et de la population de wilaya et aux écoles de formation paramédicale. La deuxième phase bis, lancée aujourd’hui, inclut 433 sites, a souligné M. Benkaci, affirmant qu’après la fin de cette opération, le secteur pourra procéder au contrôle épidémiologique, à la gestion des ressources humaines, au contrôle des dépenses liées aux médicaments et au suivi des patients.         L’opération de connexion du secteur de la santé au réseau Internet renferme plusieurs avantages, y compris pour d’autres secteurs à l’instar des finances, de la fonction publique, du commerce, du travail et de la sécurité sociale, a souligné M. Benkaci.

 

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Session du conseil national de l’ordre 

Les architectes diagnostiquent leur profession

Les architectes ont déploré, lors des deux journées d’information organisées à Béjaïa, la situation générale dans laquelle se trouve l’architecture en Algérie et dans la wilaya en particulier. Les architectes de Béjaïa qui ont débattu durant ces deux journées de  «l’exercice de la profession  d’architecte et de la qualité de la production architecturale» ont exprimé à l’occasion toute leur inquiétude concernant le processus qui préside actuellement à la production architecturale,  les conditions très défavorables de la maîtrise  d’œuvre qui intervient souvent hors normes et en dehors de ce qui est prévu par les dispositions  réglementaires, la mission de  l’architecte et les modalités de sa rémunération. Disant assumer leur part de responsabilité dans la production de nos villes et paysages urbains, l’ordre des architectes implique les pouvoirs publics qui détiennent les leviers et les prérogatives pour «contrôler» en amont la production architecturale qualitative, tout en relevant la fuite de responsabilité des maîtres d’ouvrage (DUC, DLEP, OPGI et  autres…) quant à leur rôle et devoir de mettre les architectes dans des conditions favorables. A ce propos, il est mis en évidence la nécessité des maîtres d’ouvrage d’appliquer l’arrêté interministériel n°17 de 1988 pour garantir certaines conditions aux architectes qui ont relevé dans leurs interventions l’impérieuse nécessité de revoir ce texte qui «n’est plus adapté à la réalité  d’aujourd’hui». D’autres intervenants, parmi eux les membres du conseil national, dont la présidente Mme Bouhired, M. Ladjouz, président du Conseil local  d’Alger et autres ont dénoncé tout ce qui freine l’élan des architectes, leur savoir-faire et toutes les conditions devant être mises en œuvre pour obtenir une architecture de qualité. Nos villages et nos villes ont été travestis, selon M. Ladjouz, qui a déploré en même temps la disparition de l’ancienne architecture au profit d’une autre dite moderne mais qui défigure tout le paysage. Djamel Djemaï, membre de cette organisation, a cité les recommandations qui seront adressées aux autorités concernées dont la mise en pratique de maîtrise  d’œuvre dans des conditions favorables, la créativité en appliquant  l’arrêté interministériel n°17 dans  l’esprit qui a présidé à sa promulgation, la mise en place et animation des comités d’architecture, d’urbanisme et de  l’environnement de wilaya, prévus par le décret législatif 94/07. Et ce n’est pas suffisant puisque celui-ci mettra en avant ce qui doit être fait pour assurer aussi de meilleures conditions pour l’élaboration et l’approbation de POS et PDAU par un dispositif réglementaire, la réglementation de la mission  d’aménagement à introduire dans les missions de l’architecte, celle de la commande privée,  l’accord des délais plus adaptés à la maturation des projets dans la phase «études» tous corps  d’Etat. Le conseil national de l’ordre des architectes a plaidé par ailleurs pour un dispositif plus rigoureux s’agissant du choix de  l’entreprise pour la réalisation des projets avant de se réunir en session extraordinaire pour arrêter définitivement les prérogatives des délégations de wilaya de  l’ordre des architectes, un organe en voie de création dans toutes les autres wilayas.

Par Tarek B.S.

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