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Poursuite de la
grève de la faim des enseignants contractuels
Rassemblement
de soutien le 30 juillet
La situation des
enseignants contractuels grévistes s’aggrave. Quatre enseignants ont
été évacués avant-hier à l’hôpital, trois autres ont été transportés
hier par les services de la Protection civile vers des structures
sanitaires.
Pas moyen de
convaincre les grévistes d’arrêter leur grève de la faim. Ils sont
déterminés à aller jusqu’au bout de leur action. Pour preuve, les
deux premières enseignantes transférées il y a trois jours à
l’hôpital ont poursuivi leur action et repris la grève au siège du
Snapap. Les dizaines de syndicats autonomes, partis politiques et
organisations humanitaires, regroupés hier au siège du Snapap à
Alger, ont tenté d’apporter un soutien fort à l’action des
enseignants grévistes. Compte tenu de la dégradation progressive de
l’état de santé de ces enseignants, les participants à cette réunion
ont recommandé aux grévistes de prendre de l’eau sucrée, puisque
depuis cinq jours et malgré les recommandations faites, ils ne
prennent que de l’eau. «On tient à vous. On a besoin de vous et de
votre jeunesse. On vous demande de tenir le coup et de préserver
votre santé pour l’avenir. On vous demande juste de prendre de l’eau
sucrée. Si vous refusez, on va vous l’imposer car il est dangereux
de poursuivre cette action dans de telles conditions» ont déclaré
les représentants de la Ligue des droits de l’homme, les secrétaires
généraux du PST, MDS, Snapap, Cnec, FFS et de la Raj. «Cette lutte
ne concerne pas que les enseignants contractuels. Elle nous implique
tous et elle interpelle notre conscience dans la mesure où il s’agit
de défendre vos droits qui sont tout à fait légitimes. C’est pour
cela que nous sommes disposés à vous aider dans tous les domaines.
Et nous «Nous militons pour notre droit au travail. Nous voulons
préserver nos postes qui nous permettent de vivre dans la dignité»
ont indiqué les enseignants grévistes qui refusent de prendre de
l’eau sucrée.
Pour première
action concrète, les syndicats autonomes et les militants des partis
politiques ont décidé de tenir un rassemblement le 30 juillet
prochain devant le siège du ministère de l’Education nationale en
signe de solidarité avec les grévistes. Plusieurs correspondances
ont été adressées au ministre par les responsables des organisations
humanitaires, pour ne citer que Me Ali Zehouane et Me Bouchachi,
pour l’interpeller sur la gravité de la situation des grévistes. Les
acteurs politiques se sont entendus sur la nécessité de se réunir
quotidiennement pour examiner la situation et tenter de trouver les
moyens de sa résolution.
Par Nouria
Bourihane
Haut
La Coordination des lycées techniques met en garde
«L’avenir des
élèves est menacé»
La Coordination
nationale des lycées techniques et technicums CNLTT tire la sonnette
d’alarme. Le démantèlement des lycées techniques et technicums,
engagé dans le cadre de la réforme du système éducatif par le
ministère de tutelle, mettra l’Algérie devant un déficit flagrant en
techniciens dans les années à venir. La création de la filière
technique mathématique, en remplacement de l’enseignement technique
dispensé auparavant dans les lycées techniques et technicums, n’est
guère la solution idoine. Selon des enseignants de la Cntll
s’exprimant hier lors d’un point de presse, les premiers à pâtir de
cette situation sont les élèves, puisque les élèves orientés dans le
passé vers cette filière sont ceux qui répondaient à un profil bien
déterminé. Mais à partir de l’année prochaine, avec la
généralisation de la filière technique mathématique au niveau des
lycées de l’enseignement général et l’obligation pour les directeurs
de respecter un système des quotas imposé par le ministère, «il y
aura des orientations forcées, ce qui mettra en péril l’avenir des
élèves» explique une enseignante. Evoquant une volonté de mise à
mort de l’enseignement technique en Algérie, les enseignants sont
catégoriques : «Jamais nous ne parviendrons à enseigner
convenablement les matières techniques dans les conditions actuelles
et ce, faute de moyens». Selon eux, pas moins de 250 technicums
pourvus d’ateliers bien équipés sont fermés, alors qu’un manque
flagrant en matériel est enregistré dans les lycées d’enseignement
général. Dénonçant ce qu’ils appellent «la gestion occulte du
secteur de l’éducation», un orateur ira jusqu’à affirmer que cette
situation est générée par la volonté du ministère à caser «coûte que
coûte» le sureffectif de 80% des enseignants exerçant dans les
technicums et lycées techniques.
Et le comble,
affirme-t-il, c’est qu’avec la suppression de la majorité des
filières techniques, ces mêmes enseignants sont amenés à enseigner
des matières autres que celles de leur spécialité. Outre la menace
qui pèse sur les élèves et la déperdition en ressources humaines
causée par la réforme «aléatoire» de l’enseignement technique, les
conférenciers se sont attelés sur le cas des professeurs des lycées
techniques PTLT. Selon eux, cette catégorie d’enseignants est
grandement lésée suite à l’élaboration de leur statut particulier.
Classés à l’échelon 14 dans l’ancien statut, ils se trouvent
actuellement dégradés à l’échelon 10. «Au lieu de nous promouvoir
comme le stipule loi, nous voilà classés en dessous des enseignants
du primaire» s’indigne un professeur de l’enseignement technique.
Les représentants de la CNLTT, appellent à la sauvegarde de
l’enseignement technique en Algérie et à l’ouverture d’un dialogue
sur les perspectives d’un enseignement technologique et technique
rénové et de qualité. Présents à cette conférence de presse, des
représentants de l’Union nationale des associations des parents
d’élèves ont exprimé leur inquiétude et leur disposition à
travailler en concertation avec les enseignants afin de préserver
les intérêts des élèves.
Par Aomar
Fekrache
Haut
L’initiative germait depuis trois ans entre EI Islah et Ennahda
Sans le MSP,
l’alliance islamique se précise
Amoindri du MSP,
pourtant première force politique du même courant, l’alliance
islamique entre les deux mouvements An Nahda et El Islah prend forme
demain à l’hôtel Es Safir à Alger avec la signature d’un protocole
d’accord qui scelle l’union d’action et de positions des deux
formations politiques que dirigent Djahid Youhsi pour El Islah et
Fateh Rebaï pour An Nahda.
Une première dans
la scène politique est l’initiative qui unit dans un cadre de
coordination partisan que scelleront demain matin à l’hôtel Es Safir
les responsables des deux partis de la mouvance islamique El Islah
et An Nahda, en l’occurrence. Les deux leaders parapheront, en
effet, en présence de pas moins de 100 personnalités un protocole
d’accord de travail commun qui se veut un pacte d’union et d’action
scellant les deux partis qui ont en commun la particularité d’être
les tribunes préférées du leader islamiste Abdallah Djaballah
délesté, faut-il rappeler, deux fois de suite de son parti pour
«incompatibilité organisationnelle et politique», «dirigisme
individuel», «prérogatives hégémoniques» et «discours radical». Il
vit deux longs feuilletons politiques à la fin tragique pour la
suite de sa carrière politique avec les troupes qu’il dirigeait
respectivement à An Nahda ensuite à El Islah. Renvoyé à la suite de
deux crises ayant secoué les deux mouvements dont le premier renvoi
s’est produit par un forceps. Le coup d’état scientifique mené par
les Boughazi, Derbal et Adami a contraint le cheikh à la Takia à
quitter la scène politique avant d’être racheté par des fidèles
ayant quitté avec lui An Nahda pour fonder le mouvement El Islah. Ce
dernier n’a pas longtemps supporté son cheikh plongé, une fois de
plus, dans une crise poussant Djaballah et ses détracteurs à une
guerre de procédures dans les arcanes des tribunaux algérois avant
que ne tombe, comme un couperet, après quatre années de longue
haleine et de suspense le verdict qui déposséda le cheikh Djaballah
et ses inconditionnels, en juillet 2007, du droit de diriger le
mouvement et rendit, par la même sentance, la légitimité au
désormais des frères ennemis Boulahia-Younsi. Un an après, le cheikh
devient une personnalité au discours quelque peu tu mais inchangé.
Il refuse de quitter la politique tout en se refusant de monter un
nouveau parti dont il n’espéra, jusqu’à un nouvel ordre, pas
d’agrément. Après une dizaine d’années de luttes intestines avec
l’ennemi commun et de querelles internes, les voilà les deux
mouvements qui se croisent de nouveau via la fusion dans cet espace
de rencontre et de coordination qui s’apparente à une alliance
objective mais pas organique et qui s’érigent en un front
nationaliste pour la défense des constantes, de la souveraineté
nationale et la promotion des droits des citoyens, le soutien de
toutes les causes arabo-musulmanes et les causes justes à travers le
monde. Alliance, forum ou simplement un espace de rédaction de
communiqués signés en commun, l’initiative de protocole de
coordination entre les deux partis reste, selon ses initiateurs, un
espace ouvert à toutes les compétences nationales pouvant contribuer
à la consolidation de la stabilité recouvrée, la défense de la
souveraineté nationale et la promotion des constantes nationales, à
savoir l’algérianité, l’arabité, l’islamité et l’amazighité tant au
niveau interne qu’à l’extérieur du pays.
Par Fouad O.
Haut
Djamel
Abdeslem, chargé de l’organique à El Islah
«L’initiative
est ouverte à toutes les forces vives de la nation»
Le chargé de
l’organique du mouvement El Islah revient dans cet entretien sur les
impératifs et les objectifs d’une telle initiative. Il explique les
tenants et aboutissants d’un projet des deux camps d’anciens
compagnons du cheikh Djaballah, que les ambitions des uns et des
autres a séparés et les futurs défis ont réuni.
Peut-on
connaître la genèse, les motivations et les objectifs de votre
projet d’alliance ?
C’est une
initiative qui ne manquera pas de retombées positives sur la scène
nationale de par le contenu et les visées d’un tel accord entre deux
forces politiques d’obédience islamique jalouse des precepts
nationaux de stabilité et de souveraineté. Au début c’était des
discussions informelles bipartites, voire tripartites, entre
représentants des deux formations politiques en marge de rencontres
spontanées. Ces rencontres qui ont rassemblé occasionnellement des
membres des deux directions nationales respectives à An Nahda et El
Islah ont permis l’échange d’idées et des visions et permis par-là
même un dégel entre les frères qui faisaient le bonheur d’une même
entité politique. Les arrière-pensées et autres blocages se sont
dissipés et émergea alors l’idée de la nécessité de coordonner
l’action et pourquoi pas les positions partisanes envers des
dossiers nationaux stratégiques et autres démarches consistant à
faire barrage à toutes les courtisans velléitaires et les menaces
qui visent la stabilité économique et politique acquise à prix forts
et un grand tribut en sang et vies humaines. Ces discussions ont
pris ensuite la forme officielle dans des réunions ouvertes et
élargies entre les membres des deux directions qui ont penché sur
l’évaluation de la situation politique nationale et internationale
ainsi que l’état des lieux de la mouvance islamique dont les acquis
et les causes du recul. Le diagnostic nous interpellait dans le
souci de trouver les voies et moyens de ressouder les rangs et
entamer les démarches de collaboration entre partis islamistes
d’abord puis entre islamistes et partis de la mouvance nationaliste
et démocrate.
Une cellule de
réflexion mixte était mise en place. Cette commission œuvrait à
trouver un cadre officiel de coopération entre les deux mouvements.
Ainsi est venue l’initiative permettant d’unifier les approches et
les positions respectives concernant des questions de souveraineté
nationale dans toutes ses dimensions dans une conjoncture très
difficile. Les enjeux, les défis et les éventuels handicaps pour la
mise en œuvre d’un tel projet ont été examinés et minutieusement
étudiés dans des rencontres marathons à l’objet de faire sortir ce
projet-cadre qui coordonne les démarches et unifie les approches
vis-à-vis des dossiers nationaux et qui nous intéresse, nous, en
tant qu’acteurs politiques algériens et intéresse l’Etat algérien.
Les deux medjlis echoura ont entériné le projet et donné le feu vert
aux deux directions de procéder à sa concrétisation et dont la
signature et l’annonce seront faites demain vendredi, en présence à
l’hôtel Es Safir de nombreuses personnalités politiques ou
partisanes issues de toutes les couleurs politiques.
D’aucuns vous
demanderont les motivations de l’absence du MSP, le parti de Abou
Djerra Soltani en l’occurrence, qui semble-t-il, n’a pas été associé
à l’initiative de la bipartite. Est-ce un choix délibéré ou bien
justifié, qu’en dites-vous ?
Permettez-moi
d’abord de vous affirmer que ce que nous officialisons par cet
accord-cadre de collaboration n’est dicté par aucune velléité
partisane. Mais c’est un devoir de chacun d’adhérer à cette
initiative qui intéresse tous les segments de la nation appelée à
relever des défis, qu’ils soient au pouvoir ou à l’opposition ou
encore au sein de la société civile. C’est par l’effort de tout un
chacun que nous pourrions sauvegarder notre indépendance et notre
stabilité chèrement acquises. Dans l’un des chapitres de ce
protocole d’accord, nous y avons invité toutes les forces vives de
la nation, que ce soit islamistes, nationalistes, démocrates et tout
jaloux pour cette terre et cette nation, ses constantes, ses
valeurs, ses richesses, son avenir et ses ambitions. A tous les
jaloux pour les causes arabo-islamiques, nous avons fait appel dans
ce document pour s’associer à notre initiative, y compris le MSP.
Nous avons des liens traditionnels avec nos frères du MSP et les
canaux de communication n’ont jamais été rompus. La concertation se
poursuit autour de toutes les questions qui intéressent les deux
parties avec le MSP et toutes les forces nationales et démocrates
éprises de la souveraineté nationale afin de se dresser en un front
commun contre les menaces qui guettent notre stabilité et nos
richesses humaines et naturelles dans un monde impitoyable.
On assiste
malheureusement, ironie de l’histoire, à un «Seks-Biko» bis
économique. Cela s’est matérialisé avec l’invasion sur
l’Afghanistan, l’invasion sur l’Irak et le mandat d’arrêt
international contre le président d’un Etat souverain comme le
Soudan, la déstabilisation du Yémen, de la Syrie ou au Zimbabwe.
C’est dire que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle offensive
hégémonique et de spoliations des richesses des peuples et contre
leurs gouvernants qu’on renverse comme des jouets en dépit de la
volonté de leurs peuples.
Notre initiative
se veut un barrage contre ces agressions qui nous ciblent dans les
pays arabes et musulmans.
Est-ce à dire
que votre initiative est concrètement ouverte à d’autres acteurs
politiques pouvant pleinement y adhérer ou concernera exclusivement
le courant islamique ?
Les 14 chapitres
énoncés dans notre initiative sont proportionnellement partagés avec
tous les partis du pays, qu’ils soient nationalistes, démocrates ou
laïcs. Pour les libertés politiques, la diversité culturelle et la
liberté d’expression sont, vous en convenez, des soucis majeurs
communs à toute la classe politique ainsi que les droits de l’homme
qui constituent un champ d’intérêt commun de coopération et d’action
s’agissant de leur défense et de leur promotion en Algérie ou dans
le monde arabe avec les laïcs. S’agissant de notre identité et notre
appartenance arabo-islamique nous nous trouvons en parfaite harmonie
avec les nationalistes. Ceci dit, nous sommes ouverts à la
coopération avec n’importe quel courant ne serait-ce qu’autour d’un
seul point. Notre appel est franc et clair à tous ceux qui partagent
avec nous ces convictions.
Vous signez
avec un parti de même obédience et vous appelez à l’adhésion
générale des forces politiques d’autres horizons. N’est-ce pas aller
trop vite en besogne ?
Qui peut taire ou
tolérer les campagnes d’évangélisation sur tout le territoire
algérien visant à faire émerger une entité de gens sans harmonie
avec la nation et maniable à volonté par des forces étrangères, que
le ministre des Affaires religieuses appuyé par le ministre de
l’Intérieur atteste que des forces de renseignements externes
tentent des manœuvres déstabilisatrices programmées contre l’Algérie
sous couvert de droits de l’homme et liberté de culte, de
revendications sociales ou ethniques agités sporadiquement pour
affaiblir le front social et acculer les forces politiques. N’est-ce
pas là des problématiques qui nous interpellent tous à observer plus
de vigilance et à des positions claires. Nous sommes tous appelés à
faire face à de telles menaces déguisées à chaque fois, que nous
soyons démocrates, nationalistes ou islamistes. Et ce, au pouvoir
comme dans la société.
Dans le même
ordre d’idées, cette initiative est-elle un substitut au forum que
vous avez lancé dernièrement ou un prélude à sa concrétisation ?
Le forum auquel
vous faites allusion est un espace de réflexion et d’échanges
d’idées qui ne concerne au demeurant pas uniquement les islamistes
mais, tous les cadres de la nation invités à chaque occasion pour
éclairer l’opinion publique à travers des communications traitant
des thèmes d’actualité afin d’instaurer la tradition de
communication et de débat entre experts et politiques algériens sur
nombreux dossiers nationaux en quête de proposition de solutions
dans l’intérêt général et l’intérêt supérieur de l’Etat. Le Forum
reste un espace d’échange et de réflexion alors que l’initiative est
un cadre purement politique qui engage les politiciens dans des
démarches communes comme je l’ai expliqué plus haut. Les forces
algériennes qui en sont convaincues sont les bienvenues. En ce qui
nous concerne vous allez désormais faire connaissance d’actions, de
communiqués conjointement signés et des meetings conjointement
organisés.
Parmi les 100
invités, Cheikh Djaballah est encore une fois exclu. N’est-ce pas
contradictoire avec l’esprit de la charte de votre initiative ?
Cheikh Djaballah
était militant à El Islah et avant ça militant à An Nahda. Notre
mésentente n’est contre sa personne mais contre des approches et des
orientations dans la gestion du mouvement. Dieu merci le parti est
revenu à ses fondateurs et ses militants et je peux dire que nous
n’avons aucun complexe envers cheikh Djaballah. Vous savez que le
1er congrès du redressement tenu à El Harrach a adopté l’exclusion
d’Abdallah Djaballah des rangs du parti et nous n’avons aucun
inconvénient que cheikh Djaballah demande de réintégrer, sur sa
demande, le parti. Le prochain congrès en décidera de la suite à
donner.
Propos
recueillis par F.O.
Haut
Suite à une décision du ministère de l’Environnement
L’utilisation
des sachets en plastique sera contrôlée par les communes
Après s’être rendu
compte du sérieux danger menaçant la santé des consommateurs et
l’environnement, le ministère de l’Environnement et du Tourisme
vient d’adresser à la wilaya d’Alger un arrêté définissant les
modalités d’utilisation et de normalisation du sachet en plastique
et alimentaire.
A son tour, la
wilaya d’Alger a transmis une correspondance à l’ensemble des
communes pour contrôler la situation sur le terrain. C’est
l’anarchie qui sévit depuis un certain temps dans le marché informel
qui a provoqué la prise de conscience du ministère de
l’Environnement. Une anarchie qui a même touché les plages de la
capitale en cette période estivale où des sachets et autres
gobelets plastiques sont éparpillés, laissés par les estivants.
Devant cette situation, les pouvoirs publics essayent, par cette
mesure urgente, d’apporter une solution quant à l’utilisation de ces
produits chimiques toxiques. Dans les prochains jours, il est prévu
par les APC, une grande opération de contrôle dans les milieux des
fabricants qui recrutent souvent dans la filière de l’informel. La
menace est d’autant plus inquiétante aujourd’hui, lorsqu’on se rend
compte que nos enfants sont en possession de jouets en plastique,
fabriqués à base de produits dangereux, tels les batteries usagées
de véhicules. Il est à souligner également que les sachets
plastiques contiennent du polyéthylène (tirée du pétrole). Cette
matière s’est avérée dangereuse pour l’environnement en raison de sa
longue durée de vie qui peut atteindre jusqu’à des dizaines de
siècles. Mais à défaut d’interdire l’emballage en plastique, les
pouvoirs publics ont depuis longtemps supprimé l’utilisation des
sachets noirs. Une décision qui a poussé les commerçants à recourir
à d’autres méthodes. Par ailleurs, le sachet noir continue néanmoins
d’être utilisé dans le commerce à Alger, malgré son interdiction il
y a deux ans. On se rappelle que durant cette période une véritable
traque à été menée par les services concernés au niveau des
commerces, mais l’opération n’a pas eu les résultats escomptés. Pis,
l’utilisation du sachet noir tend à se généraliser ces derniers
mois. Il suffit de se balader dans les rues d’Alger pour
s’apercevoir que bon nombre d’Algérois se promènent toujours avec.
Malgré l’interdiction par les pouvoirs publics de l’utilisation des
sachets noirs, beaucoup de commerçants estiment que le produit a
encore de beaux jours devant lui. D’autres sacs plastiques sont mis
en circulation, ne comportant ni sigle ni marque, ou même un logo
du producteur, ce qui est considéré comme une atteinte aux
dispositions réglementaires en vigueur.
Par Sofiane Abi
Haut
Sages-femmes
Appel à la
réouverture des maisons d’accouchement
Les participantes
à la 2e session de formation des sages-femmes qui se tient du 22 au
27 juillet à Alger ont demandé au ministère de la Santé, de la
Population et de la Rséforme hospitalière de rouvrir les maisons
d’accouchement. Lors de cette rencontre abritée par l’Agence
nationale pour l’animation et les loisirs des jeunes (ANALJ) de
Zeralda, les sages-femmes ont souligné que la réouverture des
maisons d’accouchement «est à même de contribuer à la bonne prise en
charge des femmes enceintes, faciliter l’accouchement normal et
réduire le recours aux césariennes en hausse ces dernières années».
Les participantes
ont évoqué plusieurs problèmes auxquels elles sont confrontées dans
l’accomplissement de leur mission, notamment dans les régions du sud
du pays vu l’éloignement des structures de santé, une situation
éprouvante pour les femmes enceintes. Mme Abdelhamid Lala Aïcha,
sage-femme au secteur de la santé de la wilaya de Tindouf, a déploré
un déficit en sages-femmes dans la région qui ne dispose que de
deux sages-femmes chargées de la gestion du service de Protection
maternelle et infantile (PMI) et des consultations en gynécologie,
outre le suivi de la planification familiale. Mme Abdel-hamid a
précisé que l’Etat a fourni tous les moyens nécessaires dans le
domaine de la santé, mais, a-t-elle regretté, l’ignorance, la
pauvreté et le manque de sensibilisation sont autant de facteurs qui
entravent l’efficacité des prestations sanitaires.
Pour sa part, le
Pr Belkacem Chafi, chef de service de gynécologie et d’obstétrique
au CHU d’Oran, a mis l’accent sur l’éducation sexuelle, rappelant
que «l’Islam, contrairement aux autres religions, a abordé cette
question dans ses divers aspects». Le Pr Chafi a indiqué que
l’éducation sexuelle fait défaut dans la société algérienne en
raison «des mentalités sclérosées». Il a insisté sur la
communication sociale et l’éducation sexuelle en direction des deux
sexes car, a-t-il dit, «en se rendant fréquemment aux services de
PMI et en subissant divers examens médicaux, la femme bénéficie de
l’éducation sanitaire alors que l’homme algérien demeure en reste».
M. Mohamed Yadaden,
spécialiste en gestion et en communication a, quant à lui, évoqué le
mode de gestion des cliniques privées qui, a-t-il dit, ne diffèrent
point des autres établissements, soulignant la nécessité d’adopter
«une approche de développement de l’activité des sages-femmes en
s’ouvrant aux nouvelles méthodes en la matière».
R. N.
Haut
Le Code 90/01 les a délestées de larges prérogatives
Les communes
dépourvues de tout pouvoir de décision
les citoyens et
les médias en particulier, continuent à faire état et à dénoncer des
situations décrivant l’extrême état de saleté dans les villes,
Plus d’Etat, moins
de collectivités. Cette manière de concevoir le fonctionnement des
institutions de base que sont les APC est vécue amèrement par les
exécutifs contraints de se soumettre aux injonctions d’une
hiérarchie qui, dans sa conception actuelle, n’a pas lieu d’être ou
bien d’être à l’écoute des légitimes desiderata de leurs
administrés. Plus prompts à dresser des constats qu’à chercher à en
connaître les raisons qui sont à l’origine, les citoyens et les
médias en particulier, continuent à faire état et à dénoncer des
situations décrivant l’extrême état de saleté dans les villes, les
atteintes à l’hygiène, la dégradation du bâti, la détérioration des
routes et des trottoirs, l’absence de moyens de loisir tout comme
l’insécurité régnant dans les agglomérations urbaines. En même temps
que sont dénoncées les attitudes d’incivisme de citoyens qui, à
travers leurs comportements contribuent à enlaidir et à dégrader le
milieu dans lequel ils évoluent en même temps que leurs
compatriotes, les édiles sont également pointés du doigt et, chaque
fois, accusés de laxisme est d’incompétence. Mais qui est
véritablement responsables de ces états de fait ? Il est
incontestable qu’une majorité de nationaux, parce qu’ignorant ou
feignant d’ignorer certains comportements civiques de base ainsi que
les règles élémentaires de bienséances devant régir toute vie en
société, porte une bonne part de responsabilité. D’un autre coté,
force est de constater que certains élus, peut-être mal informés par
rapport aux fondements de leur mission, restent encore ignorants des
obligations qu’ils ont vis-à-vis des citoyens qui les ont pourtant
portés à leur poste de responsabilité. Mais il n’y a pas que cela.
Face à certaines situations, les élus n’ont pas toujours la faculté
de pouvoir réagir parce que le Code communal 90/01, définissant le
cadre de leurs activités a réduit leurs prérogatives à une peau de
chagrin. Un membre de l’exécutif de l’APC d’Alger Centre signale à
ce propos que le maire n’a, par exemple, aucun pouvoir de
contravention. «Quand, dit-il, il lui arrive de constater une
infraction, il n’a aucune possibilité de faire intervenir un garde
champêtre pour constater le délit et verbaliser le fautif. Pour cela
il lui faut s’adresser à un policier où à un gendarme qui, avant de
sévir doit d’abord, en référer à sa hiérarchie. Il peut en être de
même lorsqu’il s’agit de faire réparer ou entreprendre une campagne
de lutte contre les rats. S’il ne dispose pas de moyens matériels et
d’équipes d’intervention adéquts le responsable d’une commune est
totalement désarmé ».
Une hiérarchie
à l’instinct centralisateur
Aujourd’hui, en
raison notamment de leur système même d’organisation ainsi que des
prérogatives qui leurs sont, parcimonieusement consenties, les
assemblées populaires communales, dont la désignation ne veut plus
rien signifier en ce sens où elles sont, justement pour beaucoup
parmi elles, incapables de répondre avec efficacité et célérité aux
desiderata de leurs administrés, semblent comme prises entre le
marteau et l’enclume. Leurs initiatives sont parfois bloquées. Pour
pouvoir agir face à des situations particulières, elles doivent, en
effet, en référer préalablement à une véritable hiérarchie,
omnipotente et tentaculaire voulant tout régenter, ce qui contribue
à provoquer le mécontentement, si ce n’est la colère de citoyens
attendant, légitimement, qu’elles répondent à leurs problèmes
immédiats. A leur décharge, il faut signaler toutefois que de
nombreuses municipalités, même celles situées à l’intérieur des plus
importantes villes du pays, ne possèdent pas toujours les moyens
humains et matériels pour pouvoir faire face aux nombreuses
sollicitations des résidents de leurs circonscriptions
administratives et réaliser certains travaux que celles-ci
nécessitent en permanence. Un vice-président d’une APC située à
l’Ouest de la capitale rappelle qu’au moment du Conseil populaire de
la ville d’Alger, (CPVA), les énormes moyens techniques dont
celui-ci disposait étaient répartis équitablement entre les
communes. «Aujourd’hui, regrette-t-il avec amertume, il y a des
communes, parce qu’elles sont situées dans des zones
géographiquement favorables, sont riches et celles qui n’ont pas
cette chance se retrouvent sans moyens.» Et de poursuivre : «On nous
autorise à gaspiller de l’argent pour sensibiliser les citoyens
autours de certaines questions d’intérêt général mais,
paradoxalement, nous ne disposons pas des instruments pour
sanctionner les dépassements ». Une mairie, qu’elle soit localisée
en milieu urbain ou en milieu rural, outre une autonomie financière
qui lui fait présentement défaut, dispose pour pouvoir fonctionner
d’une budget alloué par l’Etat. Pour être fonctionnelle dans tous
les sens du terme, elle devrait, impérativement, disposer d’une
équipe pluridisciplinaire composée, suivant son importance,
d’ingénieurs, d’architectes, d’urbanistes, des fonctionnaires en
charge des affaires culturelles et des loisirs, de l’hygiène, de
l’entretien des infrastructures, des affaires sociales, tous appuyés
par des matériels et équipements indispensables. Cela n’est pas
possible pour celles qui ne peuvent récolter l’impôt et autres taxes
ou bien profiter de l’argent perçu par le biais des droits de
stationnement ou bien des loyers.
Pour une
authentique autonomie de gestion
En plus d’avoir
été vidées de leurs prérogatives naturelles, accaparées par les
wilayas et daïras, les communes, en tant qu’entité de base restent,
malgré elles, confinées dans une sorte de rôle d’exécutant. En
clair, le wali ou le chef de daïra ordonne et le président de l’APC,
pourtant élu par sa collectivité, exécute. A titre d’exemple un
maire signale qu’il est arrivé, à plusieurs reprises, que
l’assemblée communale vote une délibération et que par la suite,
celle-ci soit rejetée, sans autre forme de procès, au niveau d’une
administration supérieure laquelle en agissant de la sorte, remet en
cause la volonté populaire. «De pareils comportements, dit-il,
finissent par décourager les élus dont certains ont d’ailleurs pris
l’habitude de déserter les réunions des commissions
institutionnelles». Quand on leur demande ce qu’ils espèrent du
nouveau Code communal dont on ne cesse, d’autre part, d’annoncer la
prochaine entrée en vigueur, les personnes interrogées déclarent
attendre qu’il réhabilite, d’abord, la fonction de l’édile pour en
faire non pas un simple chef de service, comme c’est le cas
présentement, mais un élu à la représentativité reconnue, disposant
de réelles responsabilités et d’une authentique autonomie de
décision.
Par Ahmed
Mahieddine
Haut
Le cadre de vie des Algériens se dégrade de plus en plus
Les ombres de
la cité
Les pages
régionales des différents journaux quotidiens nous donnent un large
aperçu des conditions du cadre de vie dans lequel vivent les
quartiers de nos villes, grandes ou petites, et les bourgades de
l’arrière-pays rural. Contrairement à l’idée reçue que, en matière
d’actualité, ces pages seraient bonnes à être classées en «seconde
zone» par rapport aux faits immédiats qui emballent le pays, elles
contiennent paradoxalement l’actualité la plus impérissable, la
moins aléatoire et la plus prégnante des femmes et des hommes que le
hasard ou la nécessité ont placés sur des pitons de montagne ou sur
des versants de vallées dont on a tant chanté la beauté et
l’exubérance. L’un des signes probants de la manière dont sont
gérées les affaires locales est justement le cadre de vie des
citoyens. Dans les milieux urbains, la chute aux enfers ne date pas
d’aujourd’hui. Les monticules d’ordures garnissant même la
périphérie immédiate de certains hôpitaux, les eaux usées
dégoulinant le long des murs des bâtiments et les conduites d’AEP
jaillissant tels des geysers ne choquent presque plus la vue. L’élu
ou le policier, dans un sentiment d’impuissance coupable, ferment
les yeux sur ces sites immondes et méphitiques comme n’importe quel
quidam. Aucune des grandes métropoles d’Algérie n’échappe à ce
destin peu enviable au moment où, comble d’hérésie, les ressources
financières coulent à flot.
En toute
certitude, ce n’est pas l’argent qui installe la propreté ou les
valeurs d’hygiène même s’il peut grandement y contribuer. Dans le
capharnaüm de la gestion de la cité, ce sont plutôt le sens civique,
la conscience citoyenne et le sens de responsabilité des élus locaux
qu’il y a lieu d’interpeller. En résumé, c’est un problème de
culture et d’éducation. Jusqu’à un passé récent, l’arrière-pays
montagneux et le monde rural steppique vivaient dans un relatif
«bonheur» écologique comme ultime compensation des «privilèges» que
la ville est censée prodiguer à ses habitants. Les habitants de la
province, malgré le manque d’intérêt des pouvoirs publics à leur
égard et le déficit flagrant en infrastructures et équipements
publics, vivaient en harmonie avec le milieu. Le système austère et
discipliné des organisations tribales ne permettait aucun écart ou
comportement délictuel qui nuirait à la collectivité. On n’avait
même pas besoin de sapeurs-pompiers pour éteindre les incendies de
forêts. La moindre déclaration d’une fumée suspecte mobilisait tout
le village qui étouffait dans l’œuf le début d’incendie. On a
assisté en direct à de tels élans primesautiers aussi bien à Charef
(w. de Djelfa), à Yakourène (Tizi Ouzou) ou à Beni Bahdel (Tlemcen).
Aujourd’hui, la dégradation des milieux physique et biologique dans
les campagnes algériennes a atteint sur les montagnes et dans les
vallées un tel degré de dangerosité que presque rien ne pourra la
distinguer des menaces écologiques et sanitaires que font peser les
cimenteries dans certaines villes, Oued El Harrach et les effluents
toxiques de certaines usines dont le process technique est mal géré.
Pratiquement, aucun ruisseau n’échappe au destin de réceptacle des
eaux usées que la frénésie de la fausse modernité a imposé à notre
milieu –y compris les plages– naguère pures et limpides. Que
deviendront les tout derniers barrages hydrauliques (Beni Haroun,
Tichy Haf, Taksebt, Tilesdit) si des stations de traitement ne sont
pas installées à leur amont ? Jusqu’à quand la laideur et les
remugles des décharges– incinérées in situ– serviront-elles de décor
estival à nos campagnes? N’y-a-t-il aucune solution au problème du
pillage de sable du Sebaou, de l’Isser et de la Soummam ?
Sommes-nous condamnés à subir sans résister les tares d’une gestion
que les hommes ont transformées en un «immonde destin ?»
Par Saâd
Taferka
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SnamProgetti/Chiyoda remporte le projet GNL d’Arzew
Les Italiens
décrochent leur second marché gazier en Algérie
Le groupe italien
Snamprogetti décroche son deuxième projet gazier en Algérie pour la
réalisation du 2e train de GNL (GL3/Z) et d’une jetée avec
brise-lames, des champs de Gassi Touil et Rhoude Nouss, cette fois
avec le groupe japonais Chiyoda.
Snamprogetti
S.p.a. est une société d’ingénierie du groupe ENI. Elle est
spécialisée dans les projets pétroliers, recherche en mer et sur
terre, construction d’oléoducs et gazoducs, structures de protection
de l’environnement. Son siège social est implanté à San Donato
Milanese, à coté de Milan et dispose d’un centre à Fano. En 2006, la
société est passée dans le giron de Saipem, très importante société
d’ingénierie du groupe ENI, première au niveau mondial.
En 2007, le
groupement italien Saipem-Snam Progetti Lead a déjà décroché en
Algérie un premier projet de réalisation d’une canalisation de 495
km pour le transport de gaz de pétrole liquéfié (GPL) entre le
gisement de Hassi R’mel et les usines de traitement d’Arzew.
Le projet a été
baptisé LZ2. L’ouvrage, d’un diamètre de 24 pouces et d’une longueur
de 495 km, doit être réalisé en 26 mois pour être livré à la fin de
l’année 2009. Voilà que le groupe, en consortium avec le groupe
japonais Chiyoda, négocie son deuxième projet gazier en Algérie car
l’entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach a décidé de ne
pas retenir le consortium Anglo-indonésien «Petrofac /IKPT» pour la
réalisation d’un nouveau train de GNL prévu dans la zone
industrielle d’Arzew, a indiqué avant-hier le directeur de la
division développement, M. Mekki Henni. Le consortium
anglo-indonésien n’a pas présenté suffisamment de garanties, car les
documents fournis par celui-ci, notamment ceux du détenteur du
procédé «APCI» et du fournisseur des turbomachines de cycle
«Général Electric/Nuovo Pignone» «sont insuffisants et ne répondent
pas aux exigences de Sonatrach», a expliqué la même source.
Ces exigences
portent sur la capacité de «Petrofac/IKPT» à garantir une production
de 4,3 millions de tonnes de GNL par an, mesurée dans les navires,
a-t-il souligné. Les réponses de «Petrofac/IKPT» aux réserves
émises par Sonatrach le 12 juillet dernier, date d’octroi du projet
au même consortium, «ne sont en outre que préliminaires et ne
sécurisent pas suffisamment le groupe pétrolier national quant à la
possibilité de la réalisation du projet dont les conditions requises
constituent l’autre raison principale motivant cette décision», a
ajouté M. Henni, qui a précisé que le consortium italo-japonais
entame les négociations avec Sonatrach puisque le prix retenu de la
tonne de GNL est celui proposé par «Ptrofac/IKPT», soit 55 000 DA.
Pour rappel, le
consortium Snamprogetti/Chiyoda avait fait une offre financière de
près de 281,9 milliards de DA au total et que le projet est financé
totalement par Sonatrach.
F. M.
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Algérie-UE
Six millions
d’euros affectés au financement de 120 projets
Cent-vingt projets
d’associations, retenus dans le cadre du programme d’appui aux
associations algériennes de développement (ONGII), ont bénéficié de
financement d’un montant de 6 millions d’euros, a-t-on appris auprès
de l’Agence de développement social (ADS). «Il s’agit de 25 projets
locaux déjà financés en 2007 et 95 autres en cours de financement,
ciblant prioritairement la lutte contre la pauvreté et l’exclusion,
ainsi que les activités spécifiques en direction des femmes, des
jeunes et des enfants», a précisé le directeur général de l’ADS, M.
Djamel Eddine Bensenan. Une convention de financement de ce
programme de quatre ans a été signée en 2006 entre le ministère du
Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et la représentation
de la Commission européenne en Algérie. Onze millions d’euros ont
été mobilisés pour financer le programme d’appui, développé
conjointement par l’ADS et l’UE. Les secteurs d’activité concernés
par ce programme portent notamment sur la promotion des droits des
femmes et des jeunes, soit un taux de 40% de l’ensemble des projets
retenus. Les projets retenus concernent également les volets culture
et sport (19,2 %), protection et sauvegarde du patrimoine (14,2%),
promotion du développement durable, protection de l’environnement et
écotourisme (13,3%). Ce programme d’appui a pour objectif de
renforcer les capacités des associations en matière de mise en œuvre
de projets de développement afin d’en faire de «véritables
partenaires des pouvoirs publics dans les actions de développement
social et économique», a souligné M. Bensenan.
R. N.
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