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Poursuite de la grève de la faim des enseignants contractuels

Rassemblement de soutien le 30 juillet

La Coordination des lycées techniques met en garde

«L’avenir des élèves est menacé» 

L’initiative germait depuis trois ans entre EI Islah et Ennahda

Sans le MSP, l’alliance islamique se précise

Djamel Abdeslem, chargé de l’organique à El Islah

«L’initiative est ouverte à toutes les forces vives de la nation»

Suite à une décision du ministère de l’Environnement

L’utilisation des sachets en plastique sera contrôlée par les communes

Sages-femmes

Appel à la réouverture des maisons d’accouchement

Le Code 90/01 les a délestées de larges prérogatives 

Les communes dépourvues de tout pouvoir de décision

Le cadre de vie des Algériens se dégrade de plus en plus

Les ombres de la cité

SnamProgetti/Chiyoda remporte le projet GNL d’Arzew

Les Italiens décrochent leur second marché gazier en Algérie

Algérie-UE

Six millions d’euros affectés au financement de 120 projets

 

 24/07/08

 

Poursuite de la grève de la faim des enseignants contractuels

Rassemblement de soutien le 30 juillet

La situation des enseignants contractuels grévistes s’aggrave. Quatre enseignants ont été évacués avant-hier à l’hôpital, trois autres ont été transportés hier par les services de la Protection civile vers des structures sanitaires.

Pas moyen de convaincre les grévistes d’arrêter leur grève de la faim. Ils sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur action. Pour preuve, les deux premières enseignantes transférées il y a trois jours à l’hôpital ont poursuivi leur action et  repris la grève au siège du Snapap. Les dizaines de syndicats autonomes, partis politiques et organisations humanitaires, regroupés hier au siège du Snapap à Alger, ont tenté d’apporter un soutien fort à l’action des enseignants grévistes. Compte tenu de la dégradation progressive de l’état de santé de ces enseignants, les participants à cette réunion ont recommandé aux grévistes de prendre de l’eau sucrée, puisque depuis cinq jours et malgré les recommandations faites, ils ne prennent que de l’eau. «On tient à vous. On a besoin de vous et de votre jeunesse. On vous demande de tenir le coup et de préserver votre santé pour l’avenir. On vous demande juste de prendre de l’eau sucrée. Si vous refusez, on va vous l’imposer car il est dangereux de poursuivre cette action dans de telles conditions» ont déclaré les représentants de la Ligue des droits de l’homme, les secrétaires généraux du PST,  MDS, Snapap, Cnec, FFS et de la Raj. «Cette lutte ne concerne pas que les enseignants contractuels. Elle nous implique tous et elle interpelle notre conscience dans la mesure où il s’agit de défendre vos droits qui sont tout à fait légitimes. C’est pour cela que nous sommes disposés à vous aider dans tous les domaines. Et nous «Nous militons pour notre droit au travail. Nous voulons préserver nos postes qui nous permettent de vivre dans la dignité» ont indiqué les enseignants grévistes qui refusent de prendre de l’eau sucrée.

Pour première action concrète, les syndicats autonomes et les militants des partis politiques ont décidé de tenir un rassemblement le 30 juillet prochain devant le siège du ministère de l’Education nationale en signe de solidarité avec les grévistes. Plusieurs correspondances ont été adressées au ministre par les responsables des organisations humanitaires, pour ne citer que  Me Ali Zehouane et Me Bouchachi, pour l’interpeller sur la gravité de la situation des grévistes. Les acteurs politiques se sont entendus sur la nécessité de se réunir quotidiennement pour examiner la situation et tenter de trouver les moyens de sa résolution.         

Par Nouria Bourihane

 

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La Coordination des lycées techniques met en garde

«L’avenir des élèves est menacé» 

La Coordination nationale des lycées techniques et technicums CNLTT tire la sonnette d’alarme. Le démantèlement des lycées techniques et technicums, engagé dans le cadre de la réforme du système éducatif par le ministère de tutelle, mettra l’Algérie devant un déficit flagrant en techniciens dans les années à venir. La création de la filière technique mathématique, en remplacement de l’enseignement technique dispensé auparavant dans les lycées techniques et technicums, n’est guère la solution idoine. Selon des enseignants de la Cntll s’exprimant hier lors d’un point de presse, les premiers à  pâtir de cette situation sont les élèves, puisque les élèves orientés dans le passé vers cette filière sont ceux qui répondaient à un profil bien déterminé. Mais à partir de l’année prochaine, avec la généralisation de la filière technique mathématique au niveau des lycées de l’enseignement général et l’obligation pour les directeurs de respecter un système des quotas imposé par le ministère, «il y aura des orientations forcées, ce qui mettra en péril l’avenir des élèves» explique une enseignante. Evoquant une volonté de mise à mort de l’enseignement technique en Algérie, les enseignants sont catégoriques : «Jamais nous ne parviendrons à enseigner convenablement les matières techniques dans les conditions actuelles et ce, faute de moyens». Selon eux, pas moins de 250 technicums pourvus d’ateliers bien équipés sont fermés, alors qu’un manque flagrant en matériel est enregistré dans les lycées d’enseignement général. Dénonçant ce qu’ils appellent «la gestion occulte du secteur de l’éducation», un orateur ira jusqu’à affirmer que cette situation est générée par la volonté du ministère à caser «coûte que coûte» le sureffectif de 80% des enseignants exerçant dans les technicums et lycées techniques.

Et le comble, affirme-t-il, c’est qu’avec la suppression de la majorité des filières techniques, ces mêmes enseignants sont amenés à enseigner des matières autres que celles de leur spécialité. Outre la menace qui pèse sur les élèves et la déperdition en ressources humaines causée par la réforme «aléatoire» de l’enseignement technique, les conférenciers se sont attelés sur le cas des professeurs des lycées techniques PTLT. Selon eux, cette catégorie d’enseignants est grandement lésée suite à l’élaboration de leur statut particulier. Classés à l’échelon 14 dans l’ancien statut, ils se trouvent actuellement dégradés à l’échelon 10. «Au lieu de nous promouvoir comme le stipule loi, nous voilà classés en dessous des enseignants du primaire» s’indigne un professeur de l’enseignement technique. Les représentants de la CNLTT, appellent à la sauvegarde de l’enseignement technique en Algérie et à l’ouverture d’un dialogue sur les perspectives d’un enseignement technologique et technique rénové et de qualité. Présents à cette conférence de presse, des représentants de l’Union nationale des associations des parents d’élèves ont exprimé leur inquiétude et leur disposition à travailler en concertation avec les enseignants afin de préserver les intérêts des élèves.    

Par Aomar Fekrache

 

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L’initiative germait depuis trois ans entre EI Islah et Ennahda

Sans le MSP, l’alliance islamique se précise

Amoindri du MSP, pourtant première force politique du même courant, l’alliance islamique entre les deux mouvements An Nahda et El Islah prend forme demain à l’hôtel Es Safir à Alger avec la signature d’un protocole d’accord qui scelle l’union d’action et de positions des deux formations politiques que dirigent Djahid Youhsi pour El Islah et Fateh Rebaï pour An Nahda. 

Une première dans la scène politique est l’initiative qui unit dans un cadre de coordination partisan que scelleront demain matin à l’hôtel Es Safir les responsables des deux partis de la mouvance islamique El Islah et An Nahda, en l’occurrence. Les deux leaders parapheront, en effet, en présence de pas moins de 100 personnalités un protocole d’accord de travail commun qui se veut un pacte d’union et d’action scellant les deux partis qui ont en commun la particularité d’être les tribunes préférées du leader islamiste Abdallah Djaballah délesté, faut-il rappeler, deux fois de suite de son parti pour «incompatibilité organisationnelle et politique», «dirigisme individuel», «prérogatives hégémoniques» et «discours radical». Il vit deux longs feuilletons politiques à la fin tragique pour la suite de sa carrière politique avec les troupes qu’il dirigeait respectivement à An Nahda ensuite à El Islah. Renvoyé à la suite de deux crises ayant secoué les deux mouvements dont le premier renvoi s’est produit par un forceps. Le coup d’état scientifique mené par les Boughazi, Derbal et Adami a contraint le cheikh à la Takia à quitter la scène politique avant d’être racheté par des fidèles ayant quitté avec lui An Nahda pour fonder le mouvement El Islah. Ce dernier n’a pas longtemps supporté son cheikh plongé, une fois de plus, dans une crise poussant Djaballah et ses détracteurs à une guerre de procédures dans les arcanes des tribunaux algérois avant que ne tombe, comme un couperet, après quatre années de longue haleine et de suspense le verdict qui déposséda le cheikh Djaballah et ses inconditionnels, en juillet 2007, du droit de diriger le mouvement et rendit, par la même sentance, la légitimité au désormais des frères ennemis Boulahia-Younsi. Un an après, le cheikh devient une personnalité au discours quelque peu tu mais inchangé. Il refuse de quitter la politique tout en se refusant de monter un nouveau parti dont il n’espéra, jusqu’à un nouvel ordre, pas d’agrément. Après une dizaine d’années de luttes intestines avec l’ennemi commun et de querelles internes, les voilà les deux mouvements qui se croisent de nouveau via la fusion dans cet espace de rencontre et de coordination qui s’apparente à une alliance objective mais pas organique et qui s’érigent en un front nationaliste pour la défense des constantes, de la souveraineté nationale et la promotion des droits des citoyens, le soutien de toutes les causes arabo-musulmanes et les causes justes à travers le monde. Alliance, forum ou simplement un espace de rédaction de communiqués signés en commun, l’initiative de protocole de coordination entre les deux partis reste, selon ses initiateurs, un espace ouvert à toutes les compétences nationales pouvant contribuer à la consolidation de la stabilité recouvrée, la défense de la souveraineté nationale et la promotion des constantes nationales, à savoir l’algérianité, l’arabité, l’islamité et l’amazighité tant au niveau interne qu’à l’extérieur du pays.

Par Fouad O. 

 

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 Djamel Abdeslem, chargé de l’organique à El Islah

«L’initiative est ouverte à toutes les forces vives de la nation»

Le chargé de l’organique du mouvement El Islah revient dans cet entretien sur les impératifs et les objectifs d’une telle initiative. Il explique les tenants et aboutissants d’un projet des deux camps d’anciens compagnons du cheikh Djaballah, que les ambitions des uns et des autres a séparés et les futurs défis ont réuni.

 

Peut-on connaître la genèse, les motivations et les objectifs de votre projet d’alliance ?

C’est une initiative qui ne manquera pas de retombées positives sur la scène nationale de par le contenu et les visées d’un tel accord entre deux forces politiques d’obédience islamique jalouse des precepts nationaux de stabilité et de souveraineté. Au début c’était des discussions informelles bipartites, voire tripartites, entre représentants des deux formations politiques en marge de rencontres spontanées. Ces rencontres qui ont rassemblé occasionnellement des membres des deux directions nationales respectives à An Nahda et El Islah ont permis l’échange d’idées et des visions et permis par-là même un dégel entre les frères qui faisaient le bonheur d’une même entité politique. Les arrière-pensées et autres blocages se sont dissipés et émergea alors l’idée de la nécessité de coordonner l’action et pourquoi pas les positions partisanes envers des dossiers nationaux stratégiques et autres démarches consistant à faire barrage à toutes les courtisans velléitaires et les menaces qui visent la stabilité économique et politique acquise à prix forts et un grand tribut en sang et vies humaines. Ces discussions ont pris ensuite la forme officielle dans des réunions ouvertes et élargies entre les membres des deux directions qui ont penché sur l’évaluation de la situation politique nationale et internationale ainsi que l’état des lieux de la mouvance islamique dont les acquis et les causes du recul. Le diagnostic nous interpellait dans le souci de trouver les voies et moyens de ressouder les rangs et entamer les démarches de collaboration entre partis islamistes d’abord puis entre islamistes et partis de la mouvance nationaliste et démocrate.

Une cellule de réflexion mixte était mise en place. Cette commission œuvrait à trouver un cadre officiel de coopération entre les deux mouvements. Ainsi est venue l’initiative permettant d’unifier les approches et les positions respectives concernant des questions de souveraineté nationale dans toutes ses dimensions dans une conjoncture très difficile. Les enjeux, les défis et les éventuels handicaps pour la mise en œuvre d’un tel projet ont été examinés et minutieusement étudiés dans des rencontres marathons à l’objet de faire sortir ce projet-cadre qui coordonne les démarches et unifie les approches vis-à-vis des dossiers nationaux et qui nous intéresse, nous, en tant qu’acteurs politiques algériens et intéresse l’Etat algérien. Les deux medjlis echoura ont entériné le projet et donné le feu vert aux deux directions de procéder à sa concrétisation et dont la signature et l’annonce seront faites demain vendredi, en présence à l’hôtel Es Safir de nombreuses personnalités politiques ou partisanes issues de toutes les couleurs politiques.

 

D’aucuns vous demanderont les motivations de l’absence du MSP, le parti de Abou Djerra Soltani en l’occurrence, qui semble-t-il, n’a pas été associé à l’initiative de la bipartite. Est-ce un choix délibéré ou bien justifié, qu’en dites-vous ?

Permettez-moi d’abord de vous affirmer que ce que nous officialisons par cet accord-cadre de collaboration n’est dicté par aucune velléité partisane. Mais c’est un devoir de chacun d’adhérer à cette initiative qui intéresse tous les segments de la nation appelée à relever des défis, qu’ils soient au pouvoir ou à l’opposition ou encore au sein de la société civile. C’est par l’effort de tout un chacun que nous pourrions sauvegarder notre indépendance et notre stabilité chèrement acquises. Dans l’un des chapitres de ce protocole d’accord, nous y avons invité toutes les forces vives de la nation, que ce soit islamistes, nationalistes, démocrates et tout jaloux pour cette terre et cette nation, ses constantes, ses valeurs, ses richesses, son avenir et ses ambitions. A tous les jaloux pour les causes arabo-islamiques, nous avons fait appel dans ce document pour s’associer à notre initiative, y compris le MSP. Nous avons des liens traditionnels avec nos frères du MSP et les canaux de communication n’ont jamais été rompus. La concertation se poursuit autour de toutes les questions qui intéressent les deux parties avec le MSP et toutes les forces nationales et démocrates éprises de la souveraineté nationale afin de se dresser en un front commun contre les menaces qui guettent notre stabilité et nos richesses humaines et naturelles dans un monde impitoyable.

On assiste malheureusement, ironie de l’histoire, à un «Seks-Biko» bis économique. Cela s’est matérialisé avec l’invasion sur l’Afghanistan, l’invasion sur l’Irak et le mandat d’arrêt international contre le président d’un Etat souverain comme le Soudan, la déstabilisation du Yémen, de la Syrie ou  au Zimbabwe. C’est dire que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle offensive hégémonique et de spoliations des richesses des peuples et contre leurs gouvernants qu’on renverse comme des jouets en dépit de la volonté de leurs peuples.

Notre initiative se veut un barrage contre ces agressions qui nous ciblent dans les pays arabes et musulmans.

 

Est-ce à dire que votre initiative est concrètement ouverte à d’autres acteurs politiques pouvant pleinement y adhérer ou concernera exclusivement le courant islamique ? 

Les 14 chapitres énoncés dans notre initiative sont proportionnellement partagés avec tous les partis du pays, qu’ils soient nationalistes, démocrates ou laïcs. Pour les libertés politiques, la diversité culturelle et la liberté d’expression sont, vous en convenez, des soucis majeurs communs à toute la classe politique ainsi que les droits de l’homme qui constituent un champ d’intérêt commun de coopération et d’action s’agissant de leur défense et de leur promotion en Algérie ou dans le monde arabe avec les laïcs. S’agissant de notre identité et notre appartenance arabo-islamique nous nous trouvons en parfaite harmonie avec les nationalistes. Ceci dit, nous sommes ouverts à la coopération avec n’importe quel courant ne serait-ce qu’autour d’un seul point. Notre appel est franc et clair à tous ceux qui partagent avec nous ces convictions.

 

Vous signez avec un parti de même obédience et vous appelez à l’adhésion générale des forces politiques d’autres horizons. N’est-ce pas aller trop vite en besogne ?

Qui peut taire ou tolérer les campagnes d’évangélisation sur tout le territoire algérien visant à faire émerger une entité de gens sans harmonie avec la nation et maniable à volonté par des forces étrangères, que le ministre des Affaires religieuses appuyé par le ministre de l’Intérieur atteste que des  forces de renseignements externes tentent des manœuvres déstabilisatrices programmées contre l’Algérie sous couvert de droits de l’homme et liberté de culte, de revendications sociales ou ethniques agités sporadiquement pour affaiblir le front social et acculer les forces politiques. N’est-ce pas là des problématiques qui nous interpellent tous à observer plus de vigilance et à des positions claires. Nous sommes tous appelés à faire face à de telles menaces déguisées à chaque fois, que nous soyons démocrates, nationalistes ou islamistes. Et ce, au pouvoir comme dans la société.

 

Dans le même ordre d’idées, cette initiative est-elle un substitut au forum que vous avez lancé dernièrement ou un prélude à sa concrétisation ? 

Le forum auquel vous faites allusion est un espace de réflexion et d’échanges d’idées qui ne concerne au demeurant pas uniquement les islamistes mais, tous les cadres de la nation invités à chaque occasion pour éclairer l’opinion publique à travers des communications traitant des thèmes d’actualité afin d’instaurer la tradition de communication et de débat entre experts et politiques algériens sur nombreux dossiers nationaux en quête  de proposition de solutions dans l’intérêt général et l’intérêt supérieur de l’Etat. Le Forum reste un espace d’échange et de réflexion alors que l’initiative est un cadre purement politique qui engage les politiciens dans des démarches communes comme je l’ai expliqué plus haut. Les forces algériennes qui en sont convaincues sont les bienvenues. En ce qui nous concerne vous allez désormais faire connaissance d’actions, de communiqués conjointement signés et des meetings conjointement organisés.

 

Parmi les 100 invités, Cheikh Djaballah est encore une fois exclu. N’est-ce pas contradictoire avec l’esprit de la charte de votre initiative ?

Cheikh Djaballah était militant à El Islah et avant ça militant à An Nahda. Notre mésentente n’est contre sa personne mais contre des approches et des orientations dans la gestion du mouvement. Dieu merci le parti est revenu à ses fondateurs et ses militants et je peux dire que nous n’avons aucun complexe envers cheikh Djaballah. Vous savez que le 1er congrès du redressement tenu à El Harrach a adopté l’exclusion d’Abdallah Djaballah des rangs du parti  et nous n’avons aucun inconvénient que cheikh Djaballah demande de réintégrer, sur sa demande, le parti. Le prochain congrès en décidera de la suite à donner.            

Propos recueillis par F.O.

 

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Suite à une décision du ministère de l’Environnement

L’utilisation des sachets en plastique sera contrôlée par les communes

Après s’être rendu compte du sérieux danger menaçant la santé des consommateurs et l’environnement, le ministère de l’Environnement et du Tourisme vient d’adresser à la wilaya d’Alger un arrêté définissant les modalités d’utilisation et de normalisation du sachet en plastique et alimentaire.

A son tour, la wilaya d’Alger a transmis une correspondance à l’ensemble des communes pour contrôler la situation sur le terrain. C’est l’anarchie qui sévit depuis un certain temps dans le marché informel qui a provoqué la prise de conscience du ministère de l’Environnement. Une anarchie qui a même touché les plages de la capitale en cette période estivale où des sachets  et autres gobelets plastiques sont éparpillés, laissés par les estivants. Devant cette situation,  les pouvoirs publics essayent, par cette mesure urgente, d’apporter une solution quant à l’utilisation de ces produits chimiques toxiques. Dans les prochains jours, il est prévu par les APC, une grande opération de contrôle dans les milieux des fabricants qui recrutent souvent dans la filière de l’informel. La menace est d’autant plus inquiétante aujourd’hui,  lorsqu’on se rend compte que nos enfants sont en possession de jouets en plastique, fabriqués à base de produits dangereux, tels les batteries usagées de véhicules. Il est à souligner également  que les sachets plastiques contiennent du polyéthylène (tirée du pétrole). Cette matière s’est avérée dangereuse pour l’environnement en raison de sa longue durée de vie qui peut atteindre jusqu’à des dizaines de siècles. Mais à défaut d’interdire l’emballage en plastique, les pouvoirs publics ont depuis longtemps supprimé l’utilisation des sachets noirs. Une décision qui a poussé les commerçants à recourir à d’autres méthodes. Par ailleurs, le sachet noir continue néanmoins d’être utilisé dans le commerce à Alger, malgré son interdiction il y a deux ans. On se rappelle que durant cette période une véritable traque à été menée par les services concernés au niveau des commerces, mais l’opération n’a pas eu les résultats escomptés. Pis, l’utilisation du sachet noir tend à se généraliser ces derniers mois. Il suffit de se balader dans les rues d’Alger pour s’apercevoir que bon nombre d’Algérois se promènent toujours avec. Malgré l’interdiction par les pouvoirs publics de l’utilisation des sachets noirs, beaucoup de commerçants estiment que le produit a encore de beaux jours devant lui. D’autres sacs plastiques sont mis en circulation,  ne comportant ni sigle ni marque, ou même un logo du producteur, ce qui est considéré comme une atteinte aux dispositions réglementaires en vigueur.

Par Sofiane Abi

 

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Sages-femmes

Appel à la réouverture des maisons d’accouchement 

Les participantes à la 2e session de formation des sages-femmes qui se tient du 22 au 27 juillet à Alger ont demandé au ministère de la Santé, de la Population et de la Rséforme hospitalière de rouvrir les maisons d’accouchement. Lors de cette rencontre abritée par l’Agence nationale pour l’animation et les loisirs des jeunes (ANALJ) de Zeralda, les sages-femmes ont souligné que la réouverture des maisons d’accouchement «est à même de contribuer à la bonne prise en charge des femmes enceintes, faciliter l’accouchement normal et réduire le recours aux césariennes en hausse ces dernières années».

Les participantes ont évoqué plusieurs problèmes auxquels elles sont confrontées dans l’accomplissement de leur mission, notamment dans les régions du sud du pays vu l’éloignement des structures de santé, une situation éprouvante pour les femmes enceintes. Mme Abdelhamid Lala Aïcha, sage-femme au secteur de la santé de la wilaya de Tindouf, a déploré un déficit en sages-femmes dans la région qui ne dispose que  de deux sages-femmes chargées de la gestion du service de Protection maternelle  et infantile (PMI) et des consultations en gynécologie, outre le suivi de la planification familiale. Mme Abdel-hamid a précisé que l’Etat a fourni tous les moyens nécessaires dans le domaine de la santé, mais, a-t-elle regretté, l’ignorance, la pauvreté et le manque de sensibilisation sont autant de facteurs qui entravent l’efficacité des prestations sanitaires.

Pour sa part, le Pr Belkacem Chafi, chef de service de gynécologie et d’obstétrique au CHU d’Oran, a mis l’accent sur l’éducation sexuelle, rappelant que «l’Islam, contrairement aux autres religions, a abordé cette question dans ses divers aspects». Le Pr Chafi a indiqué que l’éducation sexuelle fait défaut dans la société algérienne en raison «des mentalités sclérosées». Il a insisté sur la communication sociale et l’éducation sexuelle en direction des deux sexes car, a-t-il dit, «en se rendant fréquemment aux services de PMI et en subissant divers examens médicaux, la femme bénéficie de l’éducation sanitaire alors que l’homme algérien demeure en reste». 

M. Mohamed Yadaden, spécialiste en gestion et en communication a, quant à lui, évoqué le mode de gestion des cliniques privées qui, a-t-il dit, ne diffèrent point des autres établissements, soulignant la nécessité d’adopter «une approche de développement de l’activité des sages-femmes en s’ouvrant aux nouvelles méthodes en la matière».

R. N.

 

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Le Code 90/01 les a délestées de larges prérogatives 

Les communes dépourvues de tout pouvoir de décision

les citoyens et les médias en particulier, continuent à faire état et à dénoncer des situations décrivant l’extrême état de saleté dans les villes,

Plus d’Etat, moins de collectivités. Cette manière de concevoir le fonctionnement des institutions de base que sont les APC est vécue amèrement par les exécutifs contraints de se soumettre aux injonctions d’une hiérarchie qui, dans sa conception actuelle, n’a pas lieu d’être ou bien d’être à l’écoute des légitimes desiderata de leurs administrés.  Plus prompts à dresser des constats qu’à chercher à en connaître les raisons qui sont à l’origine, les citoyens et les médias en particulier, continuent à faire état et à dénoncer des situations décrivant l’extrême état de saleté dans les villes, les atteintes à l’hygiène, la dégradation du bâti, la détérioration des routes et des trottoirs, l’absence de moyens de loisir tout comme l’insécurité régnant dans les agglomérations urbaines. En même temps que sont dénoncées les attitudes d’incivisme de citoyens qui, à travers leurs comportements contribuent à enlaidir et à dégrader le milieu dans lequel ils évoluent en même temps que  leurs compatriotes, les édiles sont également pointés du doigt et, chaque fois, accusés de laxisme est d’incompétence. Mais qui est véritablement responsables de ces états de fait ? Il est incontestable qu’une majorité de nationaux, parce qu’ignorant ou feignant d’ignorer certains comportements civiques de base ainsi que les règles élémentaires de bienséances devant régir toute vie en société, porte une bonne part de responsabilité. D’un autre coté, force est de constater que certains élus, peut-être mal informés par rapport aux fondements de leur mission, restent encore ignorants des obligations qu’ils ont vis-à-vis des citoyens qui les ont pourtant portés à leur poste de responsabilité. Mais il n’y a pas que cela. Face à certaines situations, les élus n’ont pas toujours la faculté de pouvoir réagir parce que le Code communal 90/01, définissant le cadre de leurs activités a réduit leurs prérogatives à une peau de chagrin. Un membre de l’exécutif de l’APC d’Alger Centre signale à ce propos que le maire n’a, par exemple, aucun pouvoir de contravention. «Quand, dit-il, il lui arrive de constater une infraction, il n’a aucune possibilité de faire intervenir un garde champêtre pour constater le délit et verbaliser le fautif. Pour cela il lui faut s’adresser à un policier où à un gendarme qui, avant de sévir doit  d’abord, en référer à sa hiérarchie.  Il peut en être de même lorsqu’il s’agit de faire réparer ou entreprendre une campagne de lutte contre les rats. S’il ne dispose pas de moyens matériels et d’équipes d’intervention adéquts le responsable d’une commune est totalement désarmé ».

Une hiérarchie à l’instinct centralisateur 

Aujourd’hui, en raison notamment de leur système même d’organisation ainsi que des prérogatives qui leurs sont, parcimonieusement consenties, les assemblées populaires communales, dont la désignation ne veut plus rien signifier en ce sens où elles sont, justement pour beaucoup parmi elles, incapables de répondre avec efficacité et célérité aux desiderata de leurs administrés, semblent comme prises entre le marteau et l’enclume. Leurs initiatives sont parfois bloquées. Pour pouvoir agir face à des situations particulières, elles doivent, en effet, en référer préalablement à une véritable hiérarchie, omnipotente et tentaculaire voulant tout régenter, ce qui contribue à provoquer le mécontentement, si ce n’est la colère de citoyens attendant, légitimement, qu’elles répondent à leurs problèmes immédiats.  A leur décharge, il faut signaler toutefois que de nombreuses municipalités, même celles situées à l’intérieur des plus importantes villes du pays, ne possèdent pas toujours les moyens humains et matériels pour pouvoir faire face aux nombreuses sollicitations des résidents de leurs circonscriptions administratives et réaliser certains  travaux que celles-ci nécessitent en permanence. Un vice-président d’une APC située à l’Ouest de la capitale rappelle qu’au moment du Conseil populaire de la ville d’Alger, (CPVA), les énormes moyens techniques dont celui-ci disposait étaient répartis équitablement entre les communes. «Aujourd’hui, regrette-t-il avec  amertume, il y a des communes, parce qu’elles sont situées dans des zones géographiquement favorables, sont riches et celles qui n’ont pas cette chance se retrouvent sans moyens.» Et de poursuivre : «On nous autorise à gaspiller de l’argent pour sensibiliser les citoyens autours de certaines questions d’intérêt général mais, paradoxalement, nous ne disposons pas des instruments pour sanctionner les dépassements ».  Une mairie, qu’elle soit localisée en milieu urbain ou en milieu rural, outre une autonomie financière qui lui fait présentement défaut, dispose pour pouvoir fonctionner d’une budget alloué par l’Etat. Pour être fonctionnelle dans tous les sens du terme, elle devrait,  impérativement, disposer d’une équipe pluridisciplinaire composée, suivant son importance, d’ingénieurs, d’architectes, d’urbanistes, des fonctionnaires en charge des affaires culturelles et des loisirs, de l’hygiène, de l’entretien des infrastructures, des affaires sociales, tous appuyés par des matériels et équipements indispensables. Cela n’est pas possible pour celles qui ne peuvent récolter l’impôt et autres taxes ou bien profiter de l’argent perçu par le biais des droits de stationnement ou bien des loyers.

Pour une authentique autonomie de gestion

En plus d’avoir été vidées de leurs prérogatives naturelles, accaparées par les wilayas et daïras, les communes, en tant qu’entité de base restent, malgré elles, confinées dans une sorte de rôle d’exécutant. En clair, le wali ou le chef de daïra ordonne et le président de l’APC, pourtant élu par sa collectivité, exécute. A titre d’exemple un maire signale qu’il est arrivé, à plusieurs reprises, que l’assemblée communale vote une délibération et que par la suite, celle-ci soit rejetée, sans autre forme de procès, au niveau d’une administration supérieure laquelle en agissant de la sorte, remet en cause la volonté populaire. «De pareils comportements, dit-il, finissent par décourager les élus dont certains ont d’ailleurs  pris l’habitude de déserter les réunions des commissions institutionnelles».  Quand on leur demande ce qu’ils espèrent du nouveau Code communal dont on ne cesse, d’autre part, d’annoncer la prochaine entrée en vigueur, les personnes interrogées déclarent attendre qu’il réhabilite, d’abord, la fonction de l’édile pour en faire non pas un simple chef de service, comme c’est le cas présentement, mais un élu à la représentativité reconnue, disposant de réelles responsabilités et d’une authentique autonomie de décision.                

Par Ahmed Mahieddine

 

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Le cadre de vie des Algériens se dégrade de plus en plus

Les ombres de la cité

Les pages régionales des différents journaux quotidiens nous donnent un large aperçu des conditions du cadre de vie dans lequel vivent les quartiers de nos villes, grandes ou petites, et les bourgades de l’arrière-pays rural. Contrairement à l’idée reçue que, en matière d’actualité, ces pages seraient bonnes à être classées en «seconde zone» par rapport aux faits immédiats qui emballent le pays, elles contiennent paradoxalement l’actualité la plus impérissable, la moins aléatoire et la plus prégnante des femmes et des hommes que le hasard ou la nécessité ont placés sur des pitons de montagne ou sur des versants de vallées  dont on a tant chanté la beauté et l’exubérance. L’un des signes probants de la manière dont sont gérées les affaires locales est justement le cadre de vie des citoyens. Dans les milieux urbains, la chute aux enfers ne date pas d’aujourd’hui. Les monticules d’ordures garnissant même la périphérie immédiate de certains hôpitaux, les eaux usées dégoulinant le long des murs des bâtiments et les conduites d’AEP jaillissant tels des geysers ne choquent presque plus la vue. L’élu ou le policier, dans un sentiment d’impuissance coupable, ferment les yeux sur ces sites immondes et méphitiques comme n’importe quel quidam. Aucune des grandes métropoles d’Algérie n’échappe à ce destin peu enviable au moment où, comble d’hérésie, les ressources financières coulent à flot.

En toute certitude, ce n’est pas l’argent qui installe la propreté ou les valeurs d’hygiène même s’il peut grandement y contribuer. Dans le capharnaüm de la gestion de la cité, ce sont plutôt le sens civique, la conscience citoyenne et le sens de responsabilité des élus locaux qu’il y a lieu d’interpeller. En résumé, c’est un problème de culture et d’éducation. Jusqu’à un passé récent, l’arrière-pays montagneux et le monde rural steppique vivaient dans un relatif «bonheur» écologique comme ultime compensation des «privilèges» que la ville est censée prodiguer à ses habitants. Les habitants de la province, malgré le manque d’intérêt des pouvoirs publics à leur égard et le déficit flagrant en infrastructures et équipements publics, vivaient en harmonie avec le milieu. Le système austère et discipliné des organisations tribales ne permettait aucun écart ou comportement délictuel qui nuirait à la collectivité. On n’avait même pas besoin de sapeurs-pompiers pour éteindre les incendies de forêts. La moindre déclaration d’une fumée suspecte mobilisait tout le village qui étouffait dans l’œuf le début d’incendie. On a assisté en direct à de tels élans primesautiers aussi bien à Charef (w. de Djelfa), à Yakourène (Tizi Ouzou) ou à Beni Bahdel (Tlemcen). Aujourd’hui, la dégradation des milieux physique et biologique dans les campagnes algériennes a atteint sur les montagnes et dans les vallées un tel degré de dangerosité que presque rien ne pourra la distinguer des menaces écologiques et sanitaires que font peser les cimenteries dans certaines villes, Oued El Harrach et les effluents toxiques de certaines usines dont le process technique est mal géré. Pratiquement, aucun ruisseau n’échappe au destin de réceptacle des eaux usées que la frénésie de la fausse modernité a imposé à notre milieu –y compris les plages– naguère pures et limpides. Que deviendront les tout derniers barrages hydrauliques (Beni Haroun, Tichy Haf, Taksebt, Tilesdit) si des stations de traitement ne sont pas installées à leur amont ? Jusqu’à quand la laideur et les remugles des décharges– incinérées in situ– serviront-elles de décor estival à nos campagnes? N’y-a-t-il aucune solution au problème du pillage de sable du Sebaou, de l’Isser et de la Soummam ? Sommes-nous condamnés à subir sans résister les tares d’une gestion que les hommes ont transformées en un «immonde destin ?»   

Par Saâd Taferka

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SnamProgetti/Chiyoda remporte le projet GNL d’Arzew

Les Italiens décrochent leur second marché gazier en Algérie

Le groupe italien Snamprogetti décroche son deuxième projet gazier en Algérie pour la réalisation du 2e train de GNL (GL3/Z) et d’une jetée avec brise-lames, des champs de Gassi Touil et Rhoude Nouss, cette fois avec le groupe japonais Chiyoda.

Snamprogetti S.p.a. est une société d’ingénierie du groupe ENI. Elle est spécialisée dans les projets pétroliers, recherche en mer et sur terre, construction d’oléoducs et gazoducs, structures de protection de l’environnement. Son siège social est implanté à San Donato Milanese, à coté de Milan et dispose d’un centre à Fano. En 2006, la société est passée dans le giron de Saipem, très importante société d’ingénierie du groupe ENI, première au niveau mondial.

En 2007, le groupement italien Saipem-Snam Progetti Lead a déjà décroché en Algérie un premier projet de réalisation d’une canalisation de 495 km pour le transport de gaz de pétrole liquéfié (GPL) entre le gisement de Hassi R’mel et les usines de traitement d’Arzew.

Le projet a été baptisé LZ2. L’ouvrage, d’un diamètre de 24 pouces et d’une longueur de 495 km, doit être réalisé en 26 mois pour être livré à la fin de l’année 2009. Voilà que le groupe, en consortium avec le groupe japonais Chiyoda, négocie son deuxième projet gazier en Algérie car l’entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach a décidé de ne pas retenir le consortium Anglo-indonésien «Petrofac /IKPT» pour la réalisation d’un nouveau train de GNL prévu dans la zone industrielle d’Arzew, a indiqué avant-hier le directeur de la division développement, M. Mekki Henni. Le consortium anglo-indonésien n’a pas présenté suffisamment de garanties, car les documents fournis par celui-ci, notamment ceux du détenteur du procédé «APCI» et du  fournisseur des turbomachines de cycle «Général Electric/Nuovo Pignone» «sont insuffisants et ne répondent pas aux exigences de  Sonatrach», a expliqué la même source.

Ces exigences portent sur la capacité de «Petrofac/IKPT» à garantir une production de 4,3 millions de tonnes de  GNL par an, mesurée dans les navires, a-t-il souligné.  Les réponses de «Petrofac/IKPT» aux réserves émises par Sonatrach le 12 juillet dernier, date d’octroi du projet au même consortium, «ne sont en outre que préliminaires et ne sécurisent pas suffisamment le groupe pétrolier national quant à la possibilité de la réalisation du projet dont les conditions requises constituent l’autre raison principale motivant cette décision», a ajouté M. Henni, qui a précisé que le consortium italo-japonais entame les négociations avec Sonatrach puisque le prix retenu de la tonne de GNL est celui proposé par «Ptrofac/IKPT», soit 55 000 DA.

Pour rappel, le consortium Snamprogetti/Chiyoda avait fait une offre financière de près de 281,9 milliards de DA au total et que le projet est financé totalement par Sonatrach.      

F. M.

 

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Algérie-UE

Six millions d’euros affectés au financement de 120 projets

Cent-vingt projets d’associations, retenus dans le cadre du programme d’appui aux associations algériennes de développement (ONGII), ont bénéficié de financement d’un montant de 6 millions d’euros, a-t-on appris auprès de l’Agence de développement social (ADS). «Il s’agit de 25 projets locaux déjà financés en 2007 et 95 autres en cours de financement, ciblant prioritairement la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, ainsi que les activités spécifiques en direction des femmes, des jeunes et des enfants», a précisé le directeur général de l’ADS, M. Djamel Eddine Bensenan. Une convention de financement de ce programme de quatre ans a été signée en 2006 entre le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et la représentation de la Commission européenne en Algérie. Onze millions d’euros ont été mobilisés pour financer le programme d’appui, développé conjointement par l’ADS et l’UE. Les secteurs d’activité concernés par ce programme portent notamment sur la promotion des droits des femmes et des jeunes, soit un taux de 40% de l’ensemble des projets retenus. Les projets retenus concernent également les volets culture et sport (19,2 %), protection et sauvegarde du patrimoine (14,2%), promotion du développement durable, protection de l’environnement et écotourisme (13,3%). Ce programme d’appui a pour objectif de renforcer les capacités des associations en matière de mise en œuvre de projets de développement afin d’en faire de «véritables partenaires des pouvoirs publics dans les actions de développement social et économique», a souligné M. Bensenan.

R. N.

 

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