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Résorption de l’habitat précaire à Bouira

150 familles relogées et des recasements continus

Sour El Ghozlane/ Programme des Hauts plateaux

Deux centres d’enfouissement au profit des communes

Bacha Boumedienne,  procureur général de Boumerdès

Les pilleurs de sable en ligne de mire

Bouira 

Les intoxications alimentaires maîtrisées 

 

 23/07/08

 

Résorption de l’habitat précaire à Bouira

150 familles relogées et des recasements continus

18 familles habitant deux anciens quartiers vétustes qui remontent aux temps lointains viennent d’être recasées hier dans des logements neufs et décents par les autorités de wilaya.

En l’espace d’un mois l’on a vu le relogement de plus de 150 familles dans la wilaya de Bouira dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP), un programme initié par le président de la république à partir de l’année 2001 et dont le principe n’est autre que l’éradication définitive sur tout le territoire national des regroupements d’habitations jugés vétustes et aléatoires et autres bidonvilles et ghettos. 18 familles habitant deux anciens quartiers vétustes qui remontent aux temps lointains viennent ont été recasées hier dans des logements neufs et décents par les autorités de wilaya, dans la commune de Aïn Aloui distante d’une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira. Cette action de recasement entre dans le cadre de l’application  du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP). Aussitôt les 18 familles relogées au niveau de la nouvelle cité 5 juillet, les responsables de la commune ont procédé à la démolition des deux quartiers délabrés connus  de tous les citoyens de Aïn Laloui. Il est à indiquer que cette opération de recasement est venue succéder à la précédente qui s’est déroulée  dernièrement et qui a consisté en le relogement de 12 familles. Cette action a permis la récupération de l’assiette foncière par l’APC  de Aïn Aloui pour la réaffecter à un projet de réalisation de 80 logements. Selon nos informations, le projet est en cours d’accomplissement. Cinquante logements sont fin prêts, par contre les 30 logements restants, sont  en voie de réalisation. Selon toujours nos sources, dans la même commune, il a été recensé 5 quartiers vétustes qui forment un regroupement de 450 familles qui attendent d’être relogées, au fur et à mesure que les disponibilités se présentent par la réalisation d’autres logements, en dépit du manque d’assiettes foncières qui se fait cruellement sentir, vraisemblablement dans la plupart des communes de la wilaya de Bouira. D’autre part, le chef-lieu de wilaya Bouira a vu le déroulement d’une opération de recasement importante qui a permis le relogement de 132 familles qui occupaient une masse de maisons de fortune contiguës au niveau de la cité Gouizi située dans la partie ouest de la ville. Juste après, le vieux quartier vétuste a été rasé pour récupérer l’assiette foncière qui servira à l’édification  d’une grande placette urbaine qui portera le nom du chahid Gouizi. Ainsi, il est attendu le recasement de 180 autres familles restantes qui ont été recensées, selon un responsable de la commune qui nous a assuré que leur relogement ne saura dépasser le mois de septembre, au fur et à mesure que les logements sociaux seront disponibles et prêts à accueillir les familles dans le besoin.

Par Farid Haddouche

 

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Sour El Ghozlane/ Programme des Hauts plateaux

Deux centres d’enfouissement au profit des communes

Outre les programmes sectoriels et les différents projets de développement rural dont ont bénéficié les communes sud de la wilaya de Bouira, le programme des Hauts Plateaux, entériné par le Conseil des ministres du 27 février 2006 et doté d’une enveloppe financière de 620 milliards de dinars, réserve à cette zone géographique située sur le front de la steppe, d’autres projets d’importance capitale et touchant l’ensemble des secteurs d’investissement et de la vie domestique.

Santé, agriculture, réhabilitation des sites culturels, travaux publics (pour les routes et autres voies de desserte), hydraulique, environnement, sont autant de volets intégrés dans ce programme et dont la mise en œuvre a commencé en fin 2006. La première tranche du budget alloué aux dix communes des Hauts Plateaux de Bouira est de 1 705 milliards de centimes. La deuxième tranche compte un montant équivalent.

C’est dans ce cadre que des ouvrages faisant partie de l’innovation technologique ont été programmés. Il s’agit de deux centres d’enfouissement technique positionnés l’un à Sour El Ghozlane et l’autre à Bordj Okhriss, deux villes ayant le statut de chef-lieu de daïra. Le problème des décharges publiques constitue à ce jour une épine dans la politique environnementale. De dépotoirs sauvages sont disséminés en ville, en zone suburbaine ou carrément sur des terrains agricoles ou forestiers. Ce dernier cas est connu à Bordj Okhriss où les ordures ménagères, toutes matières confondues, sont déposés dans une clairière forestière sur la toute de Taguedite. Dans la commune de Mesdour, limitrophe de Taguedite, c’est un terrain vague en bordure de route qui exhale depuis des années ses miasmes et ses interminables fumées.

Outre l’aspect inesthétique qui casse l’harmonie du décor et fait peser des risques de pollution par infiltration des eaux de pluie au travers de la couche d’ordure, ce genre de dépotoir constitue souvent le point de départ des incendies de forêts en été. Ailleurs, dans les autres communes voisines, les déchets ménagers, hormis un volume acheminé sur les décharges communales – lesquelles ne répondent pas toutes aux normes techniques –, sont souvent entreposés dans des endroits inadéquats et incontrôlés. 

Les deux centres d’enfouissement prévus dans cette région sont évalués à 330 millions de dinars chacun, autant dire qu’il s’agit d’investissements très lourds qui seront érigés en établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) fonctionnant pendant les trois premières années avec des subventions étatiques, mais censés effectuer plus tard des prestations de services génératrices de ressources financières.

Les deux daïras des Hauts Plateaux de Bouira ainsi ciblées connaissent un retour des populations assez remarqué après le grand exode induit par la dégradation de la situation sécuritaire au milieu des années 1990. A elle seule, la commune de Sour El Ghozlane dépasse 51 000 habitants tandis que la ville de Bordj Okhriss en abrite 10 000. Les chefs-lieux comptent respectivement 42 000 (juste après Bouira et Lakhdaria) et 6 000 habitants.

Le territoire de la wilaya de Bouira qui s’insère dans cette notion géographique de Hauts Plateaux s’étend sur une superficie de 1 528 km² et abrite une population estimée à 117 000 habitants.    

Par Saâd Taferka

 

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Bacha Boumedienne,  procureur général de Boumerdès

Les pilleurs de sable en ligne de mire

Le procureur général près la cour de Boumerdès a animé un point de presse dans l’après-midi d’avant-hier.

A l’issue de cette réunion, il a passé en revue toutes  les activités et les actions de justice relevant de sa juridiction, laquelle, faut-il le rappeler, se compose de cinq tribunaux, de Rouiba, Boudouaou, Boumerdès, Bordj-Menaïel et Dellys où  pas moins de 38 199  affaires ont été traitées au premier semestre de l’année en cours.

Le procureur général, dans son intervention, a évoqué les grands projets inscrits au niveau de sa juridiction, entrant dans le cadre du programme quinquennal, du président de la république et la modernisation du secteur de la justice initiée par le département de Tayeb Belaïze , ministre de la justice, garde des sceaux.

Outre la réalisation d’un nouveau tribunal aux équipements ultra modernes à Bordj-Menaïel, le projet d’une cour à Boumerdès et le tribunal de Rouiba, trois autres projets sont en cours ou en voie de réalisation. Il s’agit  de l’extension des tribunaux de Boudouaou, de Boumerdès et de Dellys.

Parallèlement à ceux cités, deux grands chantiers sont au programme du secteur à Boumerdès. Les pénitenciers de Khemis El Khechna, d’une capacité d’accueil de 2 000 prisonniers dont les travaux sont entamés et celui des Issers d’une capacité de 300 détenus. Les montants  alloués pour ces deux infrastructures pénitentiaires se chiffrent respectivement à 3,7 milliards de dinars et 860 millions de dinars. «Pour ce dernier projet, la procédure a piétiné et a contraint les responsables à lancé un avis d’appel d’offres national et international», a précisé le procureur, ajoutant que des entreprises se sont manifestées pour retirer les cahiers des charges.

Dans le même cadre infrastructurel  «une école nationale des auxiliaires de justice et un centre national de recherche judiciaire et juridique, deux projets de grande envergure seront implantés à Bordj El Bahri», a confirmé Bacha Boumedienne, procureur général de Boumerdès.

Le procureur défie les pilleurs de sable

Evoquant le pillage du sable et la lutte de ce fléau portant atteinte à l’environnement et aux ouvrages citant l’oued Sebaou à Baghlia, il dira : «La lutte contre le fléau du pillage du sable figure parmi les priorités de la politique pénale du parquet général. Une procédure judiciaire est entreprise par les services. Le traitement de ce dossier sera pris en charge et traité sereinement d’une manière rigoureuse et ininterrompue», a affirmé, notre interlocuteur. Selon lui, des résultats positifs contre ce fléau sont attendus. Ambitieux, il ajoute : «Je vous donne rendez-vous dans trois mois. Si ça ne fonctionne pas, dénoncez-moi (sourire).» Un défi relevé par le procureur contre la maffia du sable.

Les travaux pour améliorer les conditions d’accueil et de fonctionnement pour les magistrats et le personnel du greffe. Notre politique vise aussi à améliorer plus particulièrement les conditions d’accueil du citoyen et la prestation de service au profit du justiciable, il cite la délivrance du casier judiciaire dans la minute qui suit la demande et le jugement en un laps de temps. Pour preuve, à Boumerdès, les jugements du mois de juin dernier sont en cours de traitement. Selon le magistrat, la politique pénale se situe en deuxième position.

Dans ce contexte, pour faire face au déficit en matière d’infrastructure et notamment à Rouiba, pas moins de 6 000 affaires sont enrôlées  par le tribunal de Rouiba, ceci, comme a tenu à le préciser le magistrat, pour liquider des dossiers en instance.

Les magistrats se relayaient à longueur de journée pour se frayer une place à la salle d’audience.

Ce même tribunal a enregistré le plus grand nombre d’affaires puisque 12 611 dossiers ont été jugés depuis le début de l’année au 30 juin dernier. Dans le même sillage, Bacha Boumedienne a présenté le bilan des deux sessions criminelles de l’année en cours.

le tribunal criminel a  jugé pas moins de 211 affaires. Lequel tribunal s’est prononcé par la condamnation de 120 affaires liées au terrorisme où les auteurs sont condamnés par contumace à la peine capitale, 57 autres à perpétuité  et 100 à des peines allant de 2 à 20 années de réclusion criminelle, 35 condamnations diverses et la relaxe pour 21 accusés. La 2e session est beaucoup moins importante par le nombre d’affaires liées au terrorisme : 98 condamnations par contumace à la peine capitale, 15 à perpétuité et 57 pour différents délits et 21 accusés relaxés. Ces condamnations ont été prononcées  par le tribunal criminel.

Des dossiers de corruption

Que de dossiers de corruption sont en cours à la wilaya de Boumerdès parmi lrsquels on   peut citer l’affaire de la direction des actions sociales de Boumerdès et de son ancien directeur,  de la Maison de la culture, de l’auto-école et des permis de conduire à la daïra de Baghlia, affaire dans laquelle est accusé un ancien député, qui est en détention. Pour le procureur, il s’agit des dossiers importants dans la mesure où toutes les mesures sont prises. Les accusés sont écroués et les procédures réglementaires se poursuivent quant à l’enquête.

Avant de conclure, le procureur général, Bacha Boumedienne a confirmé la reprise du 2e volet du séisme du 21 mai 2003.

Ce dossier  concerne la partie relevant de la wilaya d’Alger. Cinq gros dossiers entre autres de Reghaia, Heuraoua, Aïn Taya , Bordj El Bahri et Rouiba sont sur les tablettes du président du tribunal de Rouiba.. «La chambre d’accusation a infirmé la décision du juge  d’instruction, et ce, pour la 2e fois», a précisé le procureur. Selon lui, la procédure suit son cours.            

Par A. Kichni

 

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Bouira 

Les intoxications alimentaires maîtrisées 

Vraisemblablement, les actions soutenues organisées par les services du commerce et du contrôle de la qualité pour prévenir et sensibiliser contre les intoxications alimentaires susceptibles de se produire particulièrement en période estivale organisées dernièrement par les services du commerce et du contrôle de la qualité, ont eu l’effet escompté.

Bien qu’il ne faut jurer de rien, il se trouve que jusqu’à présent aucun cas d’intoxication alimentaire n’a été signalé, du moins un événement du genre qui nous mettrait mal à l’aise. La situation semble maîtrisable, à comparer à l’année dernière, à la même période, où des cas d’intoxication alimentaire répétitifs et en grand nombre ont été enregistrés et qui ont été  à majorité causés par la consommation des repas festifs. La période de l’été est à sa phase propice et qu’il faudra être plus vigilant que précédemment, parce que les fêtes et les noces ne font que commencer et il a été prouvé que ces événements sont devenus des foyers favorables aux intoxications alimentaires. Autrement, en ayant le sentiment d’avoir accompli un travail méritoire, il ne serait ce que par le fait d’avoir suscité l’intérêt des citoyens, le but de ces initiatives selon les organisateurs, réside néanmoins dans la prévention d’un maximum des populations sur les dangers qu’ils courent quant aux intoxications alimentaires trés fréquentes en période d’été. Ainsi, tout ce qui a trait aux procédés de conservation par la température des denrées alimentaires, à l’étiquetage, à la présentation des denrées alimentaires, à leur hygiène et des conseils et des orientations ont été prodigués au public. Il est question, selon un cadre de la direction du commerce, de faire comprendre aux consommateurs, d’éviter  l’achat des denrées alimentaires exposées à la vente,  comme pour la viande hachée préparée à l’avance, la viande congelée hachée ou exposée à la vente dans les marchés publics. Il en est de même pour la volaille non éviscérée et des produits périssables non exposés à la vente dans une armoire réfrigérée qu’il faudra éviter. On entend par produit périssable, toute substance très favorable au développement de micro-organismes pathogènes et dangereux du point de vue sanitaire et les facteurs qui favorisent leur altération sont : la chaleur, l’humidité et la composition du produit. Et par produits périssables, on peut  citer les abats, la volaille, le beurre, graisses alimentaires, produits de la pêche, viandes, plats cuisinés, glaces et crèmes glacées, et toutes denrées préparées avec des produits d’origine animale. Il en est en plus et en sera recommandé constamment aux citoyens  de faire attention  quant à l’hygiène des denrées alimentaires.  D’autre part, une journée d’information et de sensibilisation sur les dangers des intoxications alimentaires a été organisée hier au niveau de l’hôtel Sofy par la chambre du commerce et de l’industrie de Tikjda. Durant cette journée, les présents ont eu droit à des interventions des cadres de la direction du commerce de Bouira qui ont eu à  expliquer la nécessité  de la protection du consommateur grâce à une organisation juridique et législative dans ce sens. D’autres thèmes non moins importants ont été également abordés par ces cadres du secteur de l’environnement et  ont consisté en les dangers des sachets plastiques sur la santé et l’environnement. Le volet bactériologique dans les intoxications alimentaires a été développé par un médecin biologiste et enfin le sujet de la prévention dans les intoxications alimentaires a été abordé par des médecins infectiologues et des vétérinaires plus professionnels en la matière pour mettre en exergue l’utilité vitale de la prévention. Jusqu’à preuve du contraire, pour le moment, aucun cas d’intoxication alimentaire n’a été signalé dans la wilaya de Bouira, néanmoins, il est recommandé aux agents de contrôle de la qualité et de l’hygiène des produits alimentaire, de ne pas baisser la garde. Alors, dans ce cas, vigilance…vigilance.

Par Farid Haddouche


 

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