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Résorption de
l’habitat précaire à Bouira
150 familles
relogées et des recasements continus
18 familles
habitant deux anciens quartiers vétustes qui remontent aux temps
lointains viennent d’être recasées hier dans des logements neufs et
décents par les autorités de wilaya.
En l’espace d’un
mois l’on a vu le relogement de plus de 150 familles dans la wilaya
de Bouira dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP),
un programme initié par le président de la république à partir de
l’année 2001 et dont le principe n’est autre que l’éradication
définitive sur tout le territoire national des regroupements
d’habitations jugés vétustes et aléatoires et autres bidonvilles et
ghettos. 18 familles habitant deux anciens quartiers vétustes qui
remontent aux temps lointains viennent ont été recasées hier dans
des logements neufs et décents par les autorités de wilaya, dans la
commune de Aïn Aloui distante d’une vingtaine de kilomètres à
l’ouest de Bouira. Cette action de recasement entre dans le cadre de
l’application du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP).
Aussitôt les 18 familles relogées au niveau de la nouvelle cité 5
juillet, les responsables de la commune ont procédé à la démolition
des deux quartiers délabrés connus de tous les citoyens de Aïn
Laloui. Il est à indiquer que cette opération de recasement est
venue succéder à la précédente qui s’est déroulée dernièrement et
qui a consisté en le relogement de 12 familles. Cette action a
permis la récupération de l’assiette foncière par l’APC de Aïn
Aloui pour la réaffecter à un projet de réalisation de 80 logements.
Selon nos informations, le projet est en cours d’accomplissement.
Cinquante logements sont fin prêts, par contre les 30 logements
restants, sont en voie de réalisation. Selon toujours nos sources,
dans la même commune, il a été recensé 5 quartiers vétustes qui
forment un regroupement de 450 familles qui attendent d’être
relogées, au fur et à mesure que les disponibilités se présentent
par la réalisation d’autres logements, en dépit du manque
d’assiettes foncières qui se fait cruellement sentir,
vraisemblablement dans la plupart des communes de la wilaya de
Bouira. D’autre part, le chef-lieu de wilaya Bouira a vu le
déroulement d’une opération de recasement importante qui a permis le
relogement de 132 familles qui occupaient une masse de maisons de
fortune contiguës au niveau de la cité Gouizi située dans la partie
ouest de la ville. Juste après, le vieux quartier vétuste a été rasé
pour récupérer l’assiette foncière qui servira à l’édification
d’une grande placette urbaine qui portera le nom du chahid Gouizi.
Ainsi, il est attendu le recasement de 180 autres familles restantes
qui ont été recensées, selon un responsable de la commune qui nous a
assuré que leur relogement ne saura dépasser le mois de septembre,
au fur et à mesure que les logements sociaux seront disponibles et
prêts à accueillir les familles dans le besoin.
Par Farid
Haddouche
Haut
Sour El Ghozlane/ Programme des Hauts plateaux
Deux centres
d’enfouissement au profit des communes
Outre les
programmes sectoriels et les différents projets de développement
rural dont ont bénéficié les communes sud de la wilaya de Bouira, le
programme des Hauts Plateaux, entériné par le Conseil des ministres
du 27 février 2006 et doté d’une enveloppe financière de 620
milliards de dinars, réserve à cette zone géographique située sur le
front de la steppe, d’autres projets d’importance capitale et
touchant l’ensemble des secteurs d’investissement et de la vie
domestique.
Santé,
agriculture, réhabilitation des sites culturels, travaux publics
(pour les routes et autres voies de desserte), hydraulique,
environnement, sont autant de volets intégrés dans ce programme et
dont la mise en œuvre a commencé en fin 2006. La première tranche du
budget alloué aux dix communes des Hauts Plateaux de Bouira est de 1
705 milliards de centimes. La deuxième tranche compte un montant
équivalent.
C’est dans ce
cadre que des ouvrages faisant partie de l’innovation technologique
ont été programmés. Il s’agit de deux centres d’enfouissement
technique positionnés l’un à Sour El Ghozlane et l’autre à Bordj
Okhriss, deux villes ayant le statut de chef-lieu de daïra. Le
problème des décharges publiques constitue à ce jour une épine dans
la politique environnementale. De dépotoirs sauvages sont disséminés
en ville, en zone suburbaine ou carrément sur des terrains agricoles
ou forestiers. Ce dernier cas est connu à Bordj Okhriss où les
ordures ménagères, toutes matières confondues, sont déposés dans une
clairière forestière sur la toute de Taguedite. Dans la commune de
Mesdour, limitrophe de Taguedite, c’est un terrain vague en bordure
de route qui exhale depuis des années ses miasmes et ses
interminables fumées.
Outre l’aspect
inesthétique qui casse l’harmonie du décor et fait peser des risques
de pollution par infiltration des eaux de pluie au travers de la
couche d’ordure, ce genre de dépotoir constitue souvent le point de
départ des incendies de forêts en été. Ailleurs, dans les autres
communes voisines, les déchets ménagers, hormis un volume acheminé
sur les décharges communales – lesquelles ne répondent pas toutes
aux normes techniques –, sont souvent entreposés dans des endroits
inadéquats et incontrôlés.
Les deux centres
d’enfouissement prévus dans cette région sont évalués à 330 millions
de dinars chacun, autant dire qu’il s’agit d’investissements très
lourds qui seront érigés en établissements publics à caractère
industriel et commercial (EPIC) fonctionnant pendant les trois
premières années avec des subventions étatiques, mais censés
effectuer plus tard des prestations de services génératrices de
ressources financières.
Les deux daïras
des Hauts Plateaux de Bouira ainsi ciblées connaissent un retour des
populations assez remarqué après le grand exode induit par la
dégradation de la situation sécuritaire au milieu des années 1990. A
elle seule, la commune de Sour El Ghozlane dépasse 51 000 habitants
tandis que la ville de Bordj Okhriss en abrite 10 000. Les
chefs-lieux comptent respectivement 42 000 (juste après Bouira et
Lakhdaria) et 6 000 habitants.
Le territoire de
la wilaya de Bouira qui s’insère dans cette notion géographique de
Hauts Plateaux s’étend sur une superficie de 1 528 km² et abrite une
population estimée à 117 000 habitants.
Par Saâd
Taferka
Haut
Bacha Boumedienne, procureur général de Boumerdès
Les pilleurs de
sable en ligne de mire
Le procureur
général près la cour de Boumerdès a animé un point de presse dans
l’après-midi d’avant-hier.
A l’issue de cette
réunion, il a passé en revue toutes les activités et les actions de
justice relevant de sa juridiction, laquelle, faut-il le rappeler,
se compose de cinq tribunaux, de Rouiba, Boudouaou, Boumerdès,
Bordj-Menaïel et Dellys où pas moins de 38 199 affaires ont été
traitées au premier semestre de l’année en cours.
Le procureur
général, dans son intervention, a évoqué les grands projets inscrits
au niveau de sa juridiction, entrant dans le cadre du programme
quinquennal, du président de la république et la modernisation du
secteur de la justice initiée par le département de Tayeb Belaïze ,
ministre de la justice, garde des sceaux.
Outre la
réalisation d’un nouveau tribunal aux équipements ultra modernes à
Bordj-Menaïel, le projet d’une cour à Boumerdès et le tribunal de
Rouiba, trois autres projets sont en cours ou en voie de
réalisation. Il s’agit de l’extension des tribunaux de Boudouaou,
de Boumerdès et de Dellys.
Parallèlement à
ceux cités, deux grands chantiers sont au programme du secteur à
Boumerdès. Les pénitenciers de Khemis El Khechna, d’une capacité
d’accueil de 2 000 prisonniers dont les travaux sont entamés et
celui des Issers d’une capacité de 300 détenus. Les montants
alloués pour ces deux infrastructures pénitentiaires se chiffrent
respectivement à 3,7 milliards de dinars et 860 millions de dinars.
«Pour ce dernier projet, la procédure a piétiné et a contraint les
responsables à lancé un avis d’appel d’offres national et
international», a précisé le procureur, ajoutant que des entreprises
se sont manifestées pour retirer les cahiers des charges.
Dans le même cadre
infrastructurel «une école nationale des auxiliaires de justice et
un centre national de recherche judiciaire et juridique, deux
projets de grande envergure seront implantés à Bordj El Bahri», a
confirmé Bacha Boumedienne, procureur général de Boumerdès.
Le procureur
défie les pilleurs de sable
Evoquant le
pillage du sable et la lutte de ce fléau portant atteinte à
l’environnement et aux ouvrages citant l’oued Sebaou à Baghlia, il
dira : «La lutte contre le fléau du pillage du sable figure parmi
les priorités de la politique pénale du parquet général. Une
procédure judiciaire est entreprise par les services. Le traitement
de ce dossier sera pris en charge et traité sereinement d’une
manière rigoureuse et ininterrompue», a affirmé, notre
interlocuteur. Selon lui, des résultats positifs contre ce fléau
sont attendus. Ambitieux, il ajoute : «Je vous donne rendez-vous
dans trois mois. Si ça ne fonctionne pas, dénoncez-moi (sourire).»
Un défi relevé par le procureur contre la maffia du sable.
Les travaux pour
améliorer les conditions d’accueil et de fonctionnement pour les
magistrats et le personnel du greffe. Notre politique vise aussi à
améliorer plus particulièrement les conditions d’accueil du citoyen
et la prestation de service au profit du justiciable, il cite la
délivrance du casier judiciaire dans la minute qui suit la demande
et le jugement en un laps de temps. Pour preuve, à Boumerdès, les
jugements du mois de juin dernier sont en cours de traitement. Selon
le magistrat, la politique pénale se situe en deuxième position.
Dans ce contexte,
pour faire face au déficit en matière d’infrastructure et notamment
à Rouiba, pas moins de 6 000 affaires sont enrôlées par le tribunal
de Rouiba, ceci, comme a tenu à le préciser le magistrat, pour
liquider des dossiers en instance.
Les magistrats se
relayaient à longueur de journée pour se frayer une place à la salle
d’audience.
Ce même tribunal a
enregistré le plus grand nombre d’affaires puisque 12 611 dossiers
ont été jugés depuis le début de l’année au 30 juin dernier. Dans le
même sillage, Bacha Boumedienne a présenté le bilan des deux
sessions criminelles de l’année en cours.
le tribunal
criminel a jugé pas moins de 211 affaires. Lequel tribunal s’est
prononcé par la condamnation de 120 affaires liées au terrorisme où
les auteurs sont condamnés par contumace à la peine capitale, 57
autres à perpétuité et 100 à des peines allant de 2 à 20 années de
réclusion criminelle, 35 condamnations diverses et la relaxe pour 21
accusés. La 2e session est beaucoup moins importante par le nombre
d’affaires liées au terrorisme : 98 condamnations par contumace à la
peine capitale, 15 à perpétuité et 57 pour différents délits et 21
accusés relaxés. Ces condamnations ont été prononcées par le
tribunal criminel.
Des dossiers de
corruption
Que de dossiers de
corruption sont en cours à la wilaya de Boumerdès parmi lrsquels on
peut citer l’affaire de la direction des actions sociales de
Boumerdès et de son ancien directeur, de la Maison de la culture,
de l’auto-école et des permis de conduire à la daïra de Baghlia,
affaire dans laquelle est accusé un ancien député, qui est en
détention. Pour le procureur, il s’agit des dossiers importants dans
la mesure où toutes les mesures sont prises. Les accusés sont
écroués et les procédures réglementaires se poursuivent quant à
l’enquête.
Avant de conclure,
le procureur général, Bacha Boumedienne a confirmé la reprise du 2e
volet du séisme du 21 mai 2003.
Ce dossier
concerne la partie relevant de la wilaya d’Alger. Cinq gros
dossiers entre autres de Reghaia, Heuraoua, Aïn Taya , Bordj El
Bahri et Rouiba sont sur les tablettes du président du tribunal de
Rouiba.. «La chambre d’accusation a infirmé la décision du juge
d’instruction, et ce, pour la 2e fois», a précisé le procureur.
Selon lui, la procédure suit son cours.
Par A. Kichni
Haut
Bouira
Les
intoxications alimentaires maîtrisées
Vraisemblablement,
les actions soutenues organisées par les services du commerce et du
contrôle de la qualité pour prévenir et sensibiliser contre les
intoxications alimentaires susceptibles de se produire
particulièrement en période estivale organisées dernièrement par les
services du commerce et du contrôle de la qualité, ont eu l’effet
escompté.
Bien qu’il ne faut
jurer de rien, il se trouve que jusqu’à présent aucun cas
d’intoxication alimentaire n’a été signalé, du moins un événement du
genre qui nous mettrait mal à l’aise. La situation semble
maîtrisable, à comparer à l’année dernière, à la même période, où
des cas d’intoxication alimentaire répétitifs et en grand nombre ont
été enregistrés et qui ont été à majorité causés par la
consommation des repas festifs. La période de l’été est à sa phase
propice et qu’il faudra être plus vigilant que précédemment, parce
que les fêtes et les noces ne font que commencer et il a été prouvé
que ces événements sont devenus des foyers favorables aux
intoxications alimentaires. Autrement, en ayant le sentiment d’avoir
accompli un travail méritoire, il ne serait ce que par le fait
d’avoir suscité l’intérêt des citoyens, le but de ces initiatives
selon les organisateurs, réside néanmoins dans la prévention d’un
maximum des populations sur les dangers qu’ils courent quant aux
intoxications alimentaires trés fréquentes en période d’été. Ainsi,
tout ce qui a trait aux procédés de conservation par la température
des denrées alimentaires, à l’étiquetage, à la présentation des
denrées alimentaires, à leur hygiène et des conseils et des
orientations ont été prodigués au public. Il est question, selon un
cadre de la direction du commerce, de faire comprendre aux
consommateurs, d’éviter l’achat des denrées alimentaires exposées à
la vente, comme pour la viande hachée préparée à l’avance, la
viande congelée hachée ou exposée à la vente dans les marchés
publics. Il en est de même pour la volaille non éviscérée et des
produits périssables non exposés à la vente dans une armoire
réfrigérée qu’il faudra éviter. On entend par produit périssable,
toute substance très favorable au développement de micro-organismes
pathogènes et dangereux du point de vue sanitaire et les facteurs
qui favorisent leur altération sont : la chaleur, l’humidité et la
composition du produit. Et par produits périssables, on peut citer
les abats, la volaille, le beurre, graisses alimentaires, produits
de la pêche, viandes, plats cuisinés, glaces et crèmes glacées, et
toutes denrées préparées avec des produits d’origine animale. Il en
est en plus et en sera recommandé constamment aux citoyens de faire
attention quant à l’hygiène des denrées alimentaires. D’autre
part, une journée d’information et de sensibilisation sur les
dangers des intoxications alimentaires a été organisée hier au
niveau de l’hôtel Sofy par la chambre du commerce et de l’industrie
de Tikjda. Durant cette journée, les présents ont eu droit à des
interventions des cadres de la direction du commerce de Bouira qui
ont eu à expliquer la nécessité de la protection du consommateur
grâce à une organisation juridique et législative dans ce sens.
D’autres thèmes non moins importants ont été également abordés par
ces cadres du secteur de l’environnement et ont consisté en les
dangers des sachets plastiques sur la santé et l’environnement. Le
volet bactériologique dans les intoxications alimentaires a été
développé par un médecin biologiste et enfin le sujet de la
prévention dans les intoxications alimentaires a été abordé par des
médecins infectiologues et des vétérinaires plus professionnels en
la matière pour mettre en exergue l’utilité vitale de la prévention.
Jusqu’à preuve du contraire, pour le moment, aucun cas
d’intoxication alimentaire n’a été signalé dans la wilaya de Bouira,
néanmoins, il est recommandé aux agents de contrôle de la qualité et
de l’hygiène des produits alimentaire, de ne pas baisser la garde.
Alors, dans ce cas, vigilance…vigilance.
Par Farid
Haddouche
Haut
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