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Hôpital de Béni
Messous
Des
interventions de chirurgie thoracique effectuées
Le Centre
hospitalo-universitaire (CHU) Issad Hassani de Beni Messous sera
bientôt doté d’un service de chirurgie thoracique, une spécialité
prise en charge actuellement par l’hôpital Mustapha Pacha, a annoncé
mardi le directeur du CHU de Beni Messous, M. Omar Bourejouane.
Trois interventions de chirurgie thoracique ont été effectuées dans
le service de chirurgie générale, en attendant l’ouverture prochaine
de ce nouveau service, a précisé M. Bourejouane. «L’ouverture de ce
nouveau service permettra de réduire la pression sur le CHU Mustapha
Pacha et de répondre à la demande, de plus en plus croissante, de
patients issus des différentes régions du pays», a-t-il souligné. Le
Dr Ameur Soltane, chirurgien thoracique, a, quant à lui, précisé que
les trois malades qui ont subi cette opération, âgés respectivement
de 30, 38 et 54 ans, sont issus de la banlieue d’Alger. L’ouverture
de ce nouveau service a été concrétisée avec la collaboration du Pr
Chaouche du CHU Mustapha Pacha, qui continue de prendre en charge
les patients des différentes régions du pays, a souligné le Dr Ameur.
«La chirurgie thoracique est une spécialité lourde qu’il faut
renforcer», a-t-il estimé, précisant que le CHU de Beni Messous
réceptionnera, dans les mois à venir, des équipements et du matériel
médical de chirurgie thoracique. Les responsables et le personnel
médical du CHU de Beni Messous ont reçu l’accord du ministère de la
Santé quant à l’ouverture de la spécialité de chirurgie thoracique,
mais également d’autres spécialités en cours de concrétisation comme
la dermatologie, la neurochirurgie, l’oncologie et l’urologie. En
matière de traitement des maladies thoraciques, le CHU de Beni
Messous prend en charge actuellement trois spécialités, à savoir les
bronchites, les allergies et le diagnostic, auxquelles s’ajoute
aujourd’hui la chirurgie thoracique. Par ailleurs, le CHU de Beni
Messous a effectué lundi onze (11) greffes de la cornée, portant
ainsi à 44 le nombre de greffes enregistrées en 2008.
R. A.
Karkabous
Baba Salem de
mon enfance
Le premier armé
d’un tambourin et son compagnon de karkabous, des sortes de
castagnettes en métal et à larges bords, un modeste groupe de
musiciens, (est-ce toujours le même ?), passe et repasse
régulièrement dans des quartiers de la capitale pour y donner des
aubades et récolter, deci delà, quelques pièces de monnaie en
échange de son bruyant concert. Ce faisant, ces saltimbanques
contribuent à donner quelque maigre animation à une ville
tristounette qui, en cette période estivale, en a grandement besoin.
De la même manière, ils contribuent sans le savoir peut-être, à
perpétuer les gestes des groupes musicaux, hauts en couleurs, que
l’on désignait sous le nom de «Baba Salem» et qui s’en venaient dans
le passé, sillonner les quartiers populaires d’Alger, celui de la
Casbah en particulier, toujours accompagné d’un impressionnant
taureau à la robe noire. Au milieu de plusieurs porteurs
d’oriflammes multicolores, les sons puissants que provoquaient leurs
tambours faisaient résonner les ventres des badeaux qui
s’agglutinaient alentour. Comme saisis par le rythme endiablé de
leurs instruments, il arrivait que sur leur passage des personnes
entraient subitement en transe, (la gnaouia ou j’dib) et se
mettaient à se balancer ou à danser jusqu’à l’épuisement, et parfois
même l’évanouissement. Quand, poussés par une légitime curiosité, on
s’aventurait à demander d’où venaient ces impressionnants hommes au
teint noir et pourquoi ils étaient chaque fois accompagnés de cet
étrange animal, des adultes nous expliquaient qu’ils se déplaçaient
ainsi pour ramasser de l’argent en vénération d’un marabout en
l’honneur duquel la bête, qui se trouve en leur compagnie, était
sacrifiée et une grande fête célébrée à l’issue de leur longue
procession.
Par Ah.
Mahieddine
Police
Douze commissaires principaux promus commissaires divisionnaires
Douze commissaires principaux, dont deux femmes, ont été promus
mardi à Alger au grade de commissaire divisionnaire, à l’occasion
d’une sortie de promotions au siège de la Direction des unités
républicaines de sécurité à El Hamiz (Alger), coïncidant avec le 46e
anniversaire de la police. La cérémonie de sortie de ces promotions,
baptisées du nom du moudjahid Bouzidi Ahmed, décédé en 1971, s’est
déroulée en présence du Chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, du
président de l’Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari, de
membres du gouvernement et de personnalités politiques.
Après avoir déposé une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs du
devoir national, M. Ouyahia a passé en revue ces promotions
constituées d’agents de l’ordre public (AOP), officiers,
commissaires et commissaires principaux, soit 2 300 policiers au
total. La remise des grades aux nouveaux commissaires divisionnaires
et la passation de l’emblème national entres les promotions
nouvelles et sortantes, a été suivie d’exhibitions sportives qui ont
ébloui l’assistance. Quelque 800 AOP ont exécuté ensuite en carrés
des mouvements d’ordre et d’articulation avant de présenter des
démonstrations de «close combat». Différentes techniques de combat à
mains nues, à savoir la karaté do, le self défense, le viet vodam,
etc. ont également fait l’objet de démonstrations.
Ces exhibitions se sont poursuivies par des manœuvres tactiques
d’une compagnie chargée du rétablissement de l’ordre et de la
présentation de différentes techniques de protection de
personnalités et d’interventions rapide avec soutien des
artificiers.
A la fin de ces exercices, les différentes promotions ont défilé
dans un ordre impeccable.
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