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A LA UNE
Coup
d'Etat au Mali
Toumani
Touré renversé
par des
putschistes
Trop de
lacunes ont fini par coûter très cher au président malien,
Amadou Toumani Touré, contraint de se réfugier à l'ambassade
américaine à Bamako suite à un coup d'Etat exécuté, à son
encontre, par des militaires mutins maliens et ce, à quelques
semaines des élections présidentielles prévues le 29 avril
prochain. Le président ATT a fait trop d'erreurs, trop de
lacunes durant son mandat et a usé et abusé d'erreurs face au
retour des rebelles du MNLA.
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Campagnes très
coûteuses
L’argent, nerf de
la guerre électorale
Confection des listes électorales
Les partis
politiques sur le brasier
Entretien avec le professeur Taibi Mohamed
«Une bonne
stabilité des chercheurs qui s’installent en Algérie»
Déterminés à poursuivre leur action de protestation
Les médecins
spécialistes dénoncent la «déliquescence» du secteur
Journées du film méditerranéen d'Alger
«The artist» et
cycle Scola au menu des cinéphiles |
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L'entrepreneur de
Mekla relâché par ses ravisseurs
«J’ai été libéré grâce à votre mobilisation»
Après
plus de trois jours de captivité, l’entrepreneur de
Mekla, Belkessam Mokrane, a été libéré hier matin peu
après huit heures au village Ait Mraw, dans la commune
de Aït Agouacha (Larbaa Nath Irathen).
La
cellule de crise mise sur pied mercredi dernier pour
exiger sa libération était en réunion à la mairie de
Mekla quand l’otage a contacté son frère par téléphone,
lui demandant de venir le récupérer au grand soulagement
de tous. L’ex-otage se porte bien hormis des signes de
fatigue selon ses proches. Belkessam Mokrane est arrivé
avec son frère cadet à son village natal Takhlidjt, dans
la commune de Mekla, vers 11 heures. C’est devant la
maison de son frère M’hamed qu’une foule nombreuse
composée essentiellement des villageois l’a accueilli.
Prenant la parole quelques minutes, Mokrane, très
fatigué physiquement, a salué la mobilisation de toute
la région, confiant que pour 90% c’est grâce à eux qu’il
a été relâché par ses ravisseurs. Il a indiqué que
pendant sa captivité il n’a ni mangé ni fermé l’œil.
Cela explique les signes de fatigue. Pour terminer, il a
appelé les habitants à consolider cet élan de
solidarité. S’agissant des conditions de cette autre
remise en liberté d’un otage à Tizi Ouzou, elles restent
non élucidées. Une rançon a-t-elle été payée, bien que
les habitants de Mekla se sont mobilisés depuis le
lendemain de l’enlèvement de Belkessam Mokrane pour
sommer ses ravisseurs de le relâcher sans condition. Ils
ont même débuté une campagne de sensibilisation et le
principe d’une marche a été retenu jeudi pour samedi
dans le cas ou l’otage n’est pas libéré d’ici là. C’est
un autre dénouement heureux d’un kidnapping qui s’ajoute
à la longue liste dont le nombre reste difficile à
établir, d’autant que d’autres victimes de ces groupes
armés n’ont pas médiatisé l’affaire, préférant céder au
chantage dans la discrétion la plus totale.
Par Hamid M.
Infanticide
Une collégienne de 15 ans tuée par son père
Une
jeune fille âgée de 15 ans, habitant le quartier
populaire Ettahrir à Bordj-Ménaiel, a été tuée
avant-hier par son père, a-t-on appris de sources
locales. Le mobile et le mode opératoire du meurtre
restent inconnus. Selon des informations, le père aurait
asséné plusieurs coups de matraque sur la tête de la
victime ; d’autres affirment qu’il l’a égorgée. Les
policiers se sont rendus sur les lieux du crime pour
constat et ouverture d’une enquête pour déterminer les
circonstances exactes du drame. La victime a été évacuée
à l’hôpital de la ville par les services de la
Protection civile, tandis que le père a été arrêté par
les services de sécurité. Selon des informations, la
victime, orpheline de mère, était en 9e année moyenne au
collège du quartier.
A.
K.
Vol
Un
fonctionnaire subtilise un véhicule de service
LE
fonctionnaire, auteur d’un vol de véhicule appartenant à
la wilaya de Tizi Ouzou, a été arrêté par les éléments
de la deuxième sûreté urbaine au courant de cette
semaine, a indiqué hier la sûreté de wilaya dans un
communiqué. En effet, le mis en cause âgé de 52 ans,
employé dans la même administration, s’est rendu
coupable de subtilisation d’une voiture de type Citroën
qu’il a cédée à un prix dérisoire par besoin urgent
d’argent. Présenté devant le parquet de Tizi Ouzou
mercredi dernier, il a été placé sous mandat de dépôt
pour vol de véhicule de l’Etat.
Hamid M.
La
question du jour
Marchandage électoral
De
Louisa Hanoune qui a réuni ses candidats pour leur faire
prêter le «serment démocratique», et qui n’est en fait
que l’extorsion de leur parole qu’ils ne nourrissent pas
l’intention de trahir dès lors qu’ils se sont fait
élire, et Moussa Touati qui a révélé carrément à quel
prix il vendait le privilège de figurer sur ses listes,
qui pense-t-on a le plus innové dans la perspective des
législatives ? Ne nous empressons pas de répondre avant
de bien mesurer la portée de chacune de ces deux
initiatives, au premier abord l’une aussi insolite que
l’autre. D’autant que notre question n’est pas de savoir
laquelle est la plus douteuse au point de vue des bonnes
mœurs, la plus condamnable moralement, et donc
normalement la plus à même de tomber sous le coup de la
loi ? Car s’il ne s’agit que de cela, le verdict est
vite rendu, c’est au patron du FNA que revient sans
conteste possible la palme en l’occurrence. C’est même
étonnant qu’il n’ait pas eu déjà à en répondre devant
qui de droit, qu’on n’ait pas songé tout au moins à le
rappeler à l’ordre. Le ministère de l’Intérieur qui a
donné jusque-là le sentiment de veiller
particulièrement au grain, par crainte notamment d’une
forte abstention, aurait dû déjà s’inquiéter de cette
liberté, de cette licence plutôt, sachant que l’aveu
auquel s’est laissé aller Moussa Touati est on ne peut
plus abstentiogène. On a raconté en effet que les
autorités se sont à ce point émues de la mise en
circulation d’appels au boycott dans on ne sait quelle
région du Sud qu’elles n’ont guère tardé à y
diligenter une enquête. Et elles laisseraient un parti,
sous prétexte qu’il est légal, faire pire encore !
Mais
dans la mesure où ni la loi sur les partis ni la loi
électorale, l’une et l’autre pourtant nouvellement
réformées, entre autres justement pour mettre fin à la
marchandisation des élections (la fameuse logique de la
chkara, du reste abondamment dénoncée et de plusieurs
côtés à la fois), ne permettent une réaction tout de
fermeté, il importe alors de les revisiter dans les
meilleurs délais, en vue bien sûr de les rendre moins
permissives lors des échéances faisant suite aux
législatives du 10 mai, et d’abord aux locales de fin
d’année. Cela dit, il serait étonnant que ces deux lois
n’autorisent rien dans leurs formes actuelles à
l’encontre de ce marchandage revendiqué.
Le
plus frappant dans cette affaire, ce n’est pas que
Moussa Touati ait carrément fait savoir que son parti
monnayait ses listes, mais qu’il ait poussé l’audace, à
moins qu’il ne faille dire son effronterie, jusqu’à
prévenir les clients éventuels qu’elles ne se valaient
pas toutes. La fourchette qu’il a donnée, allant de 1 à
5 millions de dinars, ce qui, remarquons-le est loin
d’être à la portée de toutes les bourses, dit assez que
les têtes de liste, compte tenu du mode électoral, et
parce qu’elles sont plus demandées, coûtent nettement
plus cher que les autres. Mais si effectivement, comme
on le dit, il existe à l’échelle nationale une bourse
diffuse où s’échangent ce genre de valeurs, il est pour
le moins stupide d’acheter un titre FNA alors qu’il est
possible à ce prix-là de prendre une position beaucoup
plus sûre.
Quant
au «serment démocratique» de Louisa Hanoune,
reconnaissons qu’il ne procède pas de la même
inspiration. Son but est d’empêcher que son parti ne
soit victime une fois de plus de ce contre quoi elle
est vainement partie en guerre en cherchant à le faire
interdire dans la lettre de la loi : le nomadisme
politique. Penchant marqué à la défection qui a fait
des ravages au sein de son groupe parlementaire – qu’il
a réduit de moitié, pour le moins, autrement on ne
comprendrait pas qu’elle ait tenu à ce point à le faire
proscrire. Même au prix d’une entorse à la Constitution,
puisque faire interdiction à un député de quitter son
parti en cours de son mandat revient à faire de lui non
pas le représentant de la nation mais celui de son
parti. Argument qu’on n’a d’ailleurs pas manqué de lui
opposer.
Pour
ma part, je n’aurai qu’un reproche à faire à cette
trouvaille de Louisa Hanoune. C’est le suivant. C’est
que l’expression employée est bien trop lumineuse pour
la noirceur qu’elle cache. C’est comme si on donnait au
vice le nom de la vertu à seule fin de s’en prémunir.
Par Mohamed Habili
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Point d'ordre
Par
Badis Guettaf |
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Chronique tunisienne
D’aucuns, triomphalistes, pensent sérieusement que, le
20 mars dernier, il y a eu une «démonstration de force
réussie du camp progressiste en Tunisie». La raison en
est que des milliers de personnes, non islamistes par
définition, auraient, en manifestant, répondu aux autres
milliers de Tunisiens qui se sont rassemblés avant eux
pour demander de faire de la Charia, la source des lois.
Entre les deux camps il y aurait donc eu match nul ou,
comme semble le suggérer certains, une victoire des
«modernistes» et des partisans d’une Tunisie
«majoritairement sécularisée» et, apparemment hostile à
l’ingérence du Qatar. Nulle revendication économique ou
sociale et nulle allusion aux perspectives encore
incertaines du pays, sur tous les aspects relatifs aux
intentions du nouveau gouvernement, en matière de sortie
de crise. Rien que des questions idéologiques, dont on
devine qu’elles vont faire occulter pour longtemps les
enjeux cruciaux qui ont mobilisé la jeunesse du pays
contre Zine El Abidine Ben Ali et le système qu’il
dirigeait. Ceci étant, dans cette confrontation, on
devine qui sera le vainqueur si rien ne vient dévier le
processus en cours. Avec d’un côté une foule composite
réunie pour l’occasion et de l’autre un mouvement
structuré et déterminé. Au bout tous les possibles, sur
fond de profonde détresse sociale et d’épuisement de
l’état de grâce d’une transition qui n’en finit pas. Le
26 janvier 2012, celui qu’on croyait remisé, Béji Caïd
Essebsi, publie un communiqué où il interpelle le
gouvernement, issu des dernières élections législatives,
sur son programme. Dans le même temps, il appelle les
partis de l’opposition à constituer un front. Lui, il a
des partisans qui fourbissent leurs armes, pour servir,
le cas échéant d’alternative, en cas d’impasse. Mais à
considérer où leur imagination les a menés, on a un gros
doute sur les solutions qu’ils pourraient mettre sur la
table. Le 24 mars, à Monastir, doit se tenir un meeting
dominé par…la pensée bourguibienne, avec 525
associations, 52 partis, des syndicalistes, des hommes
d’affaires et autres personnalités, sous le leadership
de Caïd Essebsi. Le meeting traitera de l’avenir de la
Tunisie et sera le départ d’une série de rencontres à
travers le pays. Le but avoué est de mettre fin à
«l’atomisation de la scène politique» par un retour au
bourguibisme,
que l’on n’ira pas chercher loin, en remettant en selle
l’appareil de Ben Ali, qui aurait, peut-on penser,
toutes les chances de passer pour un moindre mal, un
refuge contre l’aventure. Ennahdha ayant déjà prouvé son
«efficacité» que Marzouki, cacophonique, met chaque jour
en évidence. Ce qui donne une nette impression de
«déjà-vu» de ce côté de la frontière, sauf que le
contexte ne comportait pas cette notion nouvelle de
«printemps». Cependant, on annonce d’autres rendez-vous,
plus significatifs, dit-on, le 9 avril, journée du
martyr et le premier mai, fête du travail. Il y aurait,
respectivement, le retour des insurgés sur la scène pour
se rappeler au pouvoir en place et à qui les aurait
oubliés et la manifestation de l’UGTT pour ramener sur
terre les idéologues.
B.
G.
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