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Campagnes électorales très coûteuses

L’argent, nerf de la guerre électorale

Pour toutes les formations politiques

Menasra pour un bulletin de vote unique

Validation des conclusions de son congrès extraordinaire

L’ANR en attente depuis trois semaines…

Confection des listes électorales

Les partis politiques sur le brasier

Des têtes de listes sont dévoilées localement

Derguini, Khoulalène et Allilat à Béjaïa

… Et Djannati (RND) à Boumerdès

Déterminés à poursuivre leur action de protestation 

Les médecins spécialistes dénoncent la «déliquescence» du secteur

Coup d’Etat au Mali

Toumani Touré renversé par des putschistes

Réactions internationales

Condamnation unanime

L’Algérie rejette «fermement» le changement anticonstitutionnel

Entretien avec le professeur Taibi Mohamed*

«Une bonne stabilité des chercheurs qui s'installent en Algérie»

Colère citoyenne

La population bloque une station d’épuration d’eau 

Après une perquisition à la nouvelle ville

Affrontements entre habitants et policiers

 

 24/03/12

Campagnes électorales très coûteuses

L’argent, nerf de la guerre électorale

Plusieurs leaders de partis politiques réclament à l'Etat une aide financière pour le financement de leur campagne, mais le ministre de l'Intérieur ne l'entend pas de cette oreille.

Les campagnes électorales sont coûteuses pour ne pas dire budgétivores et l’argent de la campagne électorale est au -devant de la scène politique. A quelques jours  de l’entame officielle de la campagne électorale  fixée au 15 avril prochain,  plusieurs leaders de  partis politiques se sont élevés  pour réclamer à l’Etat une aide pour le financement de leur campagne. Mais, le ministre de l’Intérieur  ne semble pas les entendre de cette oreille puisque, en  guise de réponse à leur requête, Ould Kablia  a coupé court. «Ces partis ne peuvent pas compter sur l’aide de l’Etat», a-t-il déclaré, jeudi dernier en marge des travaux du Conseil de la nation. S’exprimant sur la position de son département vis-à-vis de la contrepartie financière exigée par certains partis politiques (FNA, Ndlr) aux personnes désirant occuper les têtes de listes au prétexte de financement de la campagne électorale,  Ould Kablia a qualifié un tel comportement d’illégal.  Au parti FNA, les places sur les listes électorales sont échangées entre 100 et 500 millions de centimes. L’aveu est de Moussa Touati, président du parti qui a reconnu devant les journalistes  avoir mis «aux enchères» les listes de candidature dans sa formation politique. «Cet argent n’ira pas dans sa poche mais dans les caisses du parti afin d’éviter que celui-ci ne devienne une passerelle, surtout que l’Etat n’accorde plus d’aide financière pour la campagne électorale», a-t-il argumenté.  Le prétexte du leader du FNA ne tient pas la route  surtout que la loi organique portant régime électoral prévoit des aides indirectes,  notamment la  mise à la disposition des partis  politiques des salles gratuitement pour y animer leurs meetings, ainsi que des espaces publicitaires pour l’affichage.  La loi indique que  la publicité des candidatures se fait aux frais des candidats par voie d’affichage ou par voie orale, en plus des autres formes de publicité fixées par la réglementation en vigueur. En outre, l’utilisation des moyens de l’Etat est strictement  interdite. En tout cas, la question de l’utilisation des moyens de l’Etat a déjà été esquissée dans une intervention du président de la République qui rappelait que les moyens de l’Etat ne devaient pas être  mobilisés  à des fins  électoralistes. Le chef de l’Etat a  mis en garde en février dernier  contre l’utilisation des moyens de l’Etat par tout responsable, membre du gouvernement, haut fonctionnaire ou cadre dirigeant d’entreprises publiques, candidat aux prochaines élections législatives.  Malgré les mises en garde du président Bouteflika, en Algérie il  est difficile, pour de nombreux hommes politiques, de se débarrasser de certains habitudes et réflexes acquis  au temps du parti unique.  Force est de constater  que des dirigeants à différents niveaux de l’Etat, «abusent» de leurs  postes de hauts responsables pour s’appuyer sur les services et avantages matériels de leurs fonctions.  Pour ainsi dire,  les partis politiques et les candidats indépendants  en lice pour les législatives doivent mettre la main à la poche  pour l’édition des affiches, transport… et  ne devront plus compter sur les aides et  les moyens de l’Etat.

Pour rappel, la loi électorale précise les modalités de financement de la campagne. Les dépenses pour chaque liste de candidats aux élections législatives y sont bien définies. Le même texte de loi explique les dispositions relatives au remboursement des frais de campagne pour les listes des candidats aux élections législatives ayant recueilli au moins 20% des suffrages exprimés et qui, dès lors, peuvent obtenir un remboursement de  25 %  des dépenses réellement engagées et dans la limite du plafond autorisé. Cette loi  exige des  candidats aux élections législatives d’établir un compte de campagne retraçant l’ensemble des recettes perçues et des dépenses effectuées. Notons enfin  que la campagne électorale pour les élections législatives débutera le 15 avril et prendra fin le 6 mai prochain, soit quatre jours avant le scrutin.  

Par Yazid Madi

 

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Pour toutes les formations politiques

Menasra pour un bulletin de vote unique

Le président du Front du changement (FC),   Abdelmadjid Menasra, a appelé vendredi à Alger le ministère de l’Intérieur à adopter un bulletin de vote unique pour tous les partis en lice pour les prochaines législatives afin de garantir régularité et transparence. Intervenant à l’ouverture de la rencontre nationale des instances électorales de son parti, M. Menasra a indiqué que les deux tiers des membres de la commission nationale de supervision des élections ont approuvé l’adoption du bulletin unique comportant tous les candidats des partis au lieu de plusieurs listes, ajoutant que la commission a soumis sa décision aux parties concernées qui n’ont pas encore tranché cette question. Il a estimé dans ce sens que l’adoption du bulletin de vote unique dans lequel figurent le nom et le numéro du parti et la photo de son président permettra de «parer à toute velléité de fraude» et constitue un gage de régularité et suscitera la confiance des partis et du peuple qui «estimeront que ces élections seront effectivement transparentes et régulières». L’adoption du bulletin de vote unique devrait «faciliter l’opération du scrutin notamment pour les personnes âgées et les analphabètes» a estimé M. Menasra qui a ajouté que l’administration doit approuver cette proposition «si elle ne veut pas être confrontée aux contestations des partis qui ont demandé cette garantie approuvée par la commission nationale de supervision des élections». Pour le président du FC, la multiplicité du bulletin de vote est à même de «faciliter l’achat des voix contre de l’argent sale», a-t-il soutenu.        

H. Y.

 

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Validation des conclusions de son congrès extraordinaire

L’ANR en attente depuis trois semaines…

L’Alliance nationale républicaine (ANR) attend l’approbation par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales des conclusions de son congrès extraordinaire, a indiqué vendredi à Alger le secrétaire général de ce parti, Belkacem Sahli. Depuis le dépôt du dossier renfermant les conclusions du congrès le 1er mars auprès du ministère de l’Intérieur, le parti n’a reçu aucune réponse en dépit des nombreuses correspondances adressées au ministère, a souligné M. Sahli lors d’une conférence de presse à la Maison de la presse. L’ANR, a-t-il ajouté, a adressé une correspondance au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales dans laquelle cette formation politique propose d’autoriser l’ancienne direction du parti (reconnue avant la tenue du congrès) d’approuver et signer les listes des candidats. Le ministère de l’Intérieur «a motivé sa position en raison d’une requête déposée au niveau du Conseil d’Etat par une minorité des membres du conseil national du parti demandant l’annulation des conclusions du dernier congrès», a-t-il indiqué. Pour M. Sahli, il ne «reste pas assez de temps» pour déposer les dossiers des candidats à quelques jours de l’expiration du délai réglementaire fixé au 26 mars afin que le parti puisse prendre part aux prochaines élections. Les listes des candidats ont été finalisées et les dossiers sont prêts à être déposés auprès du ministère de l’Intérieur, a précisé M. Sahli qui appelle le ministre de l’Intérieur à intervenir pour l’approbation des conclusions du congrès extraordinaire de l’ANR.

Amine K.

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Confection des listes électorales

Les partis politiques sur le brasier

Ni programme ni discours, les partis politiques s’adonnent à un exercice suicidaire confiné aux têtes de listes, en cette période de précampagne électorale. Au train où vont les choses, avec un niveau politique qui laisse à désirer et aux allures de repoussoir, les Algériens risquent de tourner le dos aux joutes du 10 mai.

Pour l’instant, les partis n’ont rien présenté pour convain-cre les Algériens à se ren-dre aux urnes. Ils sont beaucoup plus occupés par la confection des listes qu’autre chose. Hormis des guerres sans merci quant à «la tête de liste», les partis ont démontré encore une fois leur immaturité politique.  La fièvre électorale n’en a épargné aucun, même les formations au sein desquelles règne pourtant une certaine forme de «discipline», à l’image du FFS et du RND. Et cela continuera jusqu’à lundi, dernier jour de dépôt des candidatures. Dans les QG du vieux parti, le FLN, la fièvre est montée d’un cran ces dernier temps. Le siège national du parti, sis à Hydra, est toujours pris d’assaut par des militants venus des quatre coins du pays pour contester les choix de Abdelaziz Belkhadem. Contestation et démission en cascade, certes le FLN n’en est pas à sa première puisque le scénario se répète à chaque rendez-vous électoral, mais le parti n’a jamais connu pareille situation. D’un côté, les redresseurs qui ne sont pas près de lâcher du lest, de l’autre des militants de plus en plus mécontents du choix des candidats par le Comité central. Une situation inédite qui risque de mettre le feu au parti. La confection des listes électorales en prévision des prochaines élections locales a davantage mis en exergue le malaise dans lequel se débat la maison FLN et jeté de l’huile sur le feu. A l´approche de cet «important» événement, des voix désavouent le comité central du parti, accusé d’inertie et de décalage par rapport aux événements.  Les uns menacent de claquer la porte, les autres réclament le départ de l’instance exécutive du parti. Les cadres et militants, dont les noms ne figurent pas en bonne place sur les listes électorales, notamment pour les premières places, finissent généralement par claquer la porte et s’en vont confectionner leurs propres listes. Dans ce foisonnement sans précèdent de listes indépendantes, il est évident que la part du lion revient incontestablement aux dissidents du FLN. La contestation a fini également par atteindre le RND, un parti dirigé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Des mouvements de fronde et de contestation ont éclaté dans plusieurs wilayas. A Alger, c’est la tête de Seddik Chihab, coordinateur de la capitale, qui est en jeu. Une pétition signée par des contestataires demandant le départ de Seddik Chihab a été adressée la semaine dernière au premier responsable du parti. Les signataires évoquent de «graves dérives» et des pratiques «hautement préjudiciables», dont Chihab aurait été l’auteur. «Si nous nous sommes adressés à vous, monsieur le secrétaire général, c’est parce que nous avons perçu dans votre attitude un souci permanent de la rectitude, une abnégation sans faille au travail, une proximité avec les militants et une volonté manifeste et sincère de mettre en place des fondements sains pour un authentique changement», notent les signataires. A Annaba, Tamanrasset, ou encore Béjaïa, le RND est tout simplement sur le brasier. Le FFS, lui, ne déroge pas à la règle. Les militants de base, qui ont déjà contesté le choix du parti aux élections législatives, sont revenus à la charge pour «dénoncer» le choix des candidats, et ce, dans plusieurs wilayas. A Béjaïa, Tizi-Ouzou, Biska, la contestation s’intensifie. La section du FFS à Akbou (Béjaïa) annonce le boycott des élections. Et pour cause, le tête de liste du parti ainsi que le deuxième sont contestés par les militants. Au Parti des travailleurs, le choix de Louisa Hanoune de présenter des cadres de l’UGTA comme têtes de listes à pousser une centaine de militants à claquer la porte du parti. Les démissionnaires dénoncent l’introduction de personnes sur les listes, qui «n’ont rien à voir avec le parti», au détriment des «vrais militants». Seul le FAN de Moussa Touati semble avoir trouvé la parade. Les places sur les listes électorales ont été mises aux… enchères publiques !  500 millions de centimes pour celui qui veut conduire la liste d’Alger. Qui dit mieux ? Bref, à moins de deux mois des élections législatives, les partis sont concentrés sur l’élaboration des listes électorales, sources de controverses, oubliant au passage les problèmes des Algériens.

Par Mehdi Aït Mouloud

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Des têtes de listes sont dévoilées localement

Derguini, Khoulalène et Allilat à Béjaïa

Le Front des forces socialistes a choisi ses candidats en lice aux prochaines élections législatives du 10 mai prochain à Béjaïa. Arezki Derguini, un universitaire originaire de Kherrata, est placé  tête de liste du parti à Béjaïa. il est talonné par Chaffaâ Bouiche, ancien chargé de communication au niveau de la direction nationale du parti et membre du conseil national. Mme Ichalaman Souad, directrice de l’Angem de Béjaïa, est la poursuivante directe des premiers postulants si l’on en croit des sources proches du parti. En quatrième position figure le premier du FFS dans la ville de Béjaïa, en l’occurrence Rachid Chabatti, puis Khaled Tazagharth, ancien fédéral du parti à Béjaïa, ancien membre de la direction nationale, militant des commissions nationales du MCB, membre du conseil national du parti et enseignant de philosophie dans un lycée. Ce sont les principaux noms à retenir sur cette liste, à moins d’un changement de dernière minute. Du côté du Parti des travailleurs, on a appris hier que la tête de liste n’est autre que le membre syndicaliste de la Fnte/Ugta, Abdelouhab Khoulalène, secondé par Mme Moukrani Faïza, ancienne responsable du parti à Béjaïa. Quant au RND et au FLN, c’est le black-out total. Mais des sources bien informées avancent comme tête liste du RND le député sortant et secrétaire de wilaya du parti, Omar Allilat. Ce dernier est récompensé une fois encore pour les services rendu au parti de Ahmed Ouyahia à Béjaïa. Le troisième postulant n’est autre que le député sortant,Kamel Bouchoucha. Il semble que le RND «ne veut pas changer une équipe qui gagne». Au FLN, le flou est toujours entretenu sur la liste des candidats. Plusieurs noms ont circulé mais aucune confirmation n’a été faite, par des  sources informelles. Du côté des candidats indépendants, on peine toujours à rassembler les 4 800 parrainages exigés par la loi. Il y a eu 28 retraits de formulaires de participation, mais leurs dossiers de participation n’ont pas encore atterri sur le bureau du Drag. Le député sortant Meziane Belkacem se lance de nouveau dans la bataille. Hier, il sillonnait encore la wilaya pour réunir les signatures et entrer officiellement dans la course,  sachant qu’il ne reste que quelques jours pour le dépôt des dossiers.  

Hocine Cherfa

 

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… Et Djannati (RND) à Boumerdès

Djannati Abdelkrim a été désigné par la direction du Rassemblement national démocratique (RND) pour conduire la liste de ses représentants aux élections des législatives du 10 mai 2012. La 2e place est revenue au Dr Mekharef Saliha suivi de Slimani Abdelkrim, Ouchaou Ahmed, Rafès Djilali. Il est à noter que Djannati Abdelkrim, Dr Mekharef et Slimani Abdelkrim sont actuellement membres élus à l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Boumerdès. Dramchini Boualem, sénateur et coordonnateur du parti à Boumerdès a confirmé que les candidats ont été proposés par la base militante du parti, conformément aux orientations de la haute instance du parti et confirmé par cette dernière. Il est à rappeler que le scrutin de mai 2007 a été défavorable au RND, la formation politique chère à Ahmed Ouyahia n’a remporté qu’un seul siège parmi les six du quota attribué à la wilaya de Boumerdès.         

A.Kichni

 

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Déterminés à poursuivre leur action de protestation 

Les médecins spécialistes dénoncent la «déliquescence» du secteur

Les médecins spécialistes sont «déterminés» à  poursuivre leur action de contestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications, a indiqué vendredi à Alger le président et porte-parole du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (Snpssp), Mohamed Yousfi. «Les médecins spécialistes sont déterminés à ne pas baisser les bras», a affirmé M. Yousfi au cours d’une conférence de presse faisant suite à une grève de trois jours entamée mardi dernier à l’appel du syndicat. M. Yousfi a indiqué qu’en cas de persistance du «refus» du ministère de la Santé de répondre aux doléances des médecins spécialistes, une grève illimitée serait observée à partir du 1er avril prochain, déplorant, selon lui, l’absence d’un «réel» dialogue entre le ministère de la Santé et le Snpssp. Evoquant la grève de 3 jours observée en milieu de semaine, M. Yousfi a indiqué que la moyenne nationale du taux de suivi a été de «80%». Selon lui, la «diversification des procédés d’intimidation» de la part de la tutelle constituent «autant d’indices révélateurs du degré de suivi de la grève et de l’adhésion des médecins à celle-ci». Relevant ce qu’il a qualifié de «déliquescence» de la situation du secteur de la santé publique, le porte-parole du syndicat a soutenu que la grève n’avait pas «uniquement» des motivations d’ordre salarial. Dans sa plate-forme de revendications, le Snpssp exige, notamment, l’amendement du statut particulier, la suppression de la discrimination en matière d’imposition (IRG) des primes et indemnités versées par le secteur de la santé aux praticiens spécialistes hospitalo-universitaires (10%) et aux praticiens spécialistes de santé publique (35%) et la révision du régime indemnitaire. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, a indiqué mercredi que la «majorité écrasante» des praticiens spécialistes de santé publique «n’a pas répondu à l’appel à la grève» lancé par le Snpssp.  M. Ould Abbès a estimé que le taux de suivi de la grève de trois jours (20-22 mars) «n’avait pas dépassé 4,28% au niveau national» et que «la majorité écrasante des spécialistes de santé publique (plus de 95%) n’a pas suivi le mouvement de grève». Le ministre de la Santé, qui a rappelé que la justice avait déjà tranché sur ce dossier, a indiqué que cette grève était «illégale» et que des retenues sur salaires avaient été décidées à l’encontre des grévistes. Sur les revendications du syndicat, il a précisé que la tutelle avait «répondu à toutes (ses) revendications légitimes», soulignant dans le même temps que les portes du dialogue étaient toujours ouvertes.

Farid B.

 

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Coup d’Etat au Mali

Toumani Touré renversé par des putschistes

Trop de lacunes ont fini par coûter très cher au président malien, Amadou Toumani Touré, contraint de se réfugier à l’ambassade américaine à Bamako suite à un coup d’Etat exécuté, à son encontre, par des militaires mutins maliens et ce, à quelques semaines des élections présidentielles prévues le 29 avril prochain.

Le président ATT a fait trop d’erreurs, trop de lacunes durant son mandat et a usé et abusé d’erreurs face au retour des rebelles du MNLA.

L’homme fort au Mali s’est montré fragile face aux séries d’enlèvements d’Occidentaux exécutées par Al Qaïda au Maghreb, puis la goutte qui a fait déborder la vase, c’était la montée en force des combattants Touaregs qui, aujourd’hui, contrôlent plusieurs villes maliennes et l’armée malienne reproche au président Touré d’avoir été derrière les cuisantes défaites face au MNLA. Selon plusieurs observateurs et spécialistes, le coup d’Etat réservé au président malien, Amadou Toumani Touré, a été orchestré à partir de l’extérieur. Pour eux, il s’agit d’un pays européen et d’un autre du Golfe, ces deux pays ayant décidé de faire «basculer» ATT. Motif : l’homme fort du Mali s’est montré en faiblesse. En d’autres termes, ATT n’a rien pu faire face aux enlèvements d’Occidentaux exécutés par les groupes terroristes affiliés à Al Qaida au Maghreb islamique qui se sont succédé au Mali. Alors que du côté des putschistes, les militaires qui ont exécuté le plan du coup d’Etat, pour eux, ATT les a trahis, car il n’a rien pu faire face à la montée des rebellions azawadis, d’autant plus que l’armée malienne n’est pas dotée d’armes de guerre pour arrêter la révolution des Touaregs. Entre les deux probables scénarios, le coup d’Etat d’avant-hier contre le président malien reste un mystère, voire très étrange et peu de raisons plausibles sont mises en évidence.  L’annonce a été faite très rapidement, partout dans les villes maliennes, mais également dans la région du Sahel, dont l’Algérie fait partie. Le président malien, Amadou Toumani Touré vient d’être renversé de son fauteuil, des militaires lui ont préparé un coup d’Etat «étrange» à l’homme fort au Mali. Les plausibles raisons de ce putsch, bien qu’elles ne sont pas claires, toutefois, les 500 à 600 putschistes expliquent qu’ils n’ont d’autre choix que d’agir de cette manière, car la montée des Touaregs et leurs «triomphes» dans de nombreux combats et le peu d’armes dont disposent l’armée ma-lienne sont des raisons «suffisantes» pour faire écarter l’ex-putschiste, Amadou Toumani Touré. Cet homme qui lui également a pris le pouvoir malien il y a plus de dix ans lorsque, à son tour, avait renversé l’ex-régime malien. Voilà, à son tour, ATT se voit renversé par ses proches au pouvoir, qui ne lui font plus confiance après les défaites cuisantes portées par le MNLA contre l’armée malienne. Une armée qui se plaint du peu de moyens pour faire face à la rébellion des Azawadis. Du coup, Alger et par la voix de son ministre des Affaires étrangères a réagi à ce putsch, en dénonçant avec  fermeté le coup d’Etat, mais également l’Union européenne, l’Union africaine et les Etats-Unis qui, à leur tour, ont condamné le putsch. Quelles seront les conséquences pour la région du Sahel ? Quel sera l’avenir du Cémoc (pays du champ) ? Les frontières algériennes seront-elles en sécurité ? Les Azawadis prendront-ils le pouvoir ? Les groupes terroristes vont-ils profiter de ce putsch pour se repositionner mieux au Sahel ? Beaucoup de questions et un avenir sombre attendent la région. Une région déjà accablée par la montée du phénomène du terrorisme, surtout après l’apparition de nouvelles organisations terroristes qui restent un mystère.

La visite d’ATT à Alger et son appel à l’aide

C’était prévisible. Ainsi, le président malien, Amadou Toumani Touré ou appelé couramment au Mali ATT vient d’être

«déchu» de son fauteuil de président, et ce, par des militaires maliens hostiles à la politique de l’homme fort du Mali. Un coup d’Etat prévisible. Pourquoi et comment ? Il faut retourner en arrière pour bien expliquer ce coup d’Etat qui, faut-il le souligner, a été préparé bien avant. La visite d’Amadou Toumani Touré effectuée le 5 janvier dernier à Alger avait concerné les menaces qui pesaient au Sahel, suite à la chute du régime Kaddafiste. Le retour des ex-rebelles maliens qui combattaient aux côtés de l’ex-guide libyen Kaddafi a fait craindre ATT les conséquences sur l’avenir du Mali et également sur son avenir en tant que président de ce pays, car il savait très bien qu’un grand coup lui sera réservé par certaines parties étrangères qui ont laissé passer des centaines de ces combattants ma-liens sans les intercepter depuis la Libye en passant par le Niger pour arriver au Mali. D’ailleurs, leur mission c’était de faire «sauter» le régime malien et instaurer un changement dans ce «bled»  qui, rappelons-le, n’est autre qu’un voisin de l’Algérie. En effet, le retour en force de ces combattants, ajouter à cela, la présence des groupes terroristes d’Al Qaida, et surtout, il ne faut surtout pas l’oublier, l’apparition du ouvement National de Libération de l’Azawad, le MNLA, sont tous «jetés» dans la marmite malienne pour cet objectif. Toutefois, face à cette probabilité lancée par certains observateurs appuyée par des sources sécuritaires maliennes, d’autres expliquent le coup d’Etat d’ATT comme étant la seule solution, urgente, qui restait pour l’armée malienne afin de conserver le pouvoir face à la montée très puissante des combattants azawadis, qui ont gagné plusieurs villes maliennes depuis le lancement de leur révolution.

Un coup d’Etat qui arrange les affaires d’Al Qaïda

Parmi les conséquences graves du putsch au Mali c’est bien entendu le phénomène du terrorisme. En effet, les groupes terroristes qui font allégeances à Al Qaïda mère, notamment ceux appartenant à la nébuleuse Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont, du coup, les vrais gagnants du coup d’Etat d’Amadou Toumani Touré. Ainsi, Aqmi va non seulement profiter de cette situation chaotique au Mali pour se repositionner dans le nord malien, mais surtout elle va se doter de nouvelles armes de guerre et recruter de nouveaux combattants au sein de ses rangs. Ajouter à cette réalité, Al Qaida au Maghreb va intensifier ses actions terroristes, en enlevant, très probablement, d’autres étrangers qui se trouvent actuellement au Mali. Face à Aqmi, le Cémoc (état-major des pays du champ) qui compte à son actif quatre pays du Sahel, l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger, sera en position de faiblesse, car le rapport malien sera absent concernant la lutte contre le terrorisme. D’ailleurs, une rencontre de haut niveau devait avoir lieu au cours de ce mois à Bamako, entre les états-majors des pays du Sahel. Toutefois, le coup d’Etat a fait chambouler les cartes du Cémoc. Véritable poudrière. La région du Sahel ne cesse de porter des coups sévères des conséquences de la guerre en Libye. En plus des armes massives qui circulent dans la région, le Sahel est, une nouvelle fois, affecté par le coup d’Etat au Mali, cela sans oublier, le récent attentat suicide ayant ciblé le siège de la brigade de la Gendarmerie nationale de Tamanrasset. Un attentat revendiqué par un groupe terroriste mystérieux, le MUJAO (Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l’Ouest). Aujourd’hui, la situation se complique davantage pour les pays du Sahel et un avenir très inquiétant se projette devant une inquiétude de l’Algérie qui, à son tour, est doublement visée par tout ce qui se passe devant sa porte.

Par Sofiane Abi

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Réactions internationales

Condamnation unanime

Uun recul pour les processus démocratiques en Afrique. Plusieurs pays et organisations internationales continuaient jeudi de condamner la prise du pouvoir par des militaires au Mali appelant les mutins à «mettre un terme immédiat» à leur action qui constitue  «un sérieux recul pour le pays et pour les processus démocratiques en cours en Afrique». En Afrique, les réactions sont unanimes: le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a estimé que le coup de force mené jeudi matin contre le gouvernement du président Amadou Toumani «porte gravement atteinte à la légalité constitutionnelle». Pour M. Ping, «cet acte de rébellion constitue un sérieux recul pour le Mali et pour les processus démocratiques en cours sur le continent», selon un communiqué de l’UA. Il a, en outre, rappelé «la politique de zéro tolérance de l’Afrique pour tout changement anticonstitutionnel et son rejet total de toute prise de pouvoir par la force» et demandé instamment aux éléments mutins de «mettre un terme immédiat à leur action et de se soumettre à la légalité constitutionnelle». Par ailleurs, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA doit tenir vendredi une réunion d’urgence, au niveau des ambassadeurs, sur la situation au Mali. Pour sa part, l’Afrique du sud a appelé les militaires mutins à «retourner à la légalité». Au Nigeria, le président Goodluck Jonathan a appelé à la «réinstallation immédiate» du gouvernement de Bamako après le coup de force mené par des militaires mutins. Le coup de force militaire au Mali a, par ailleurs, été dénoncé par les Etats-Unis. «Les Etats-Unis condamnent fermement la violence menée par des éléments des forces armées du Mali», a indiqué le porte-parole de la présidence américaine dans un communiqué. Les Etats-Unis «restent aux côtés du peuple malien et du gouvernement légitimement élu du Président Amadou Toumani Touré», selon le porte-parole. De son côté, l’Organisation de coopération islamique (OCI), dont le Mali est membre, a appelé, par la voix de son secrétaire général Ekmeleddin Ihsanoglu, à «un retour rapide» à la démocratie au Mali. Le porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDR) qui affirme avoir pris le pouvoir au Mali, a indiqué que la Constitution est suspendue et que toutes les institutions de la république sont dissoutes. Les militaires mutins ont «pris l’engagement solennel de restaurer le pouvoir» aux civils et de mettre en place un gouvernement d’union nationale. Ils ont également fait part de leur intention d’organiser des élections «libres et transparentes», selon des médias. Le chef des auteurs du coup de force, le capitaine Amadou Sanogo, a indiqué à la télévision nationale qu’un couvre-feu a été décrété dans le pays à compter de jeudi.

Naoufel Kh.

 

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L’Algérie rejette «fermement» le changement anticonstitutionnel

L’Algérie condamne le recours à la force au Mali et rejette «fermement» le changement  anticonstitutionnel, a affirmé jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, dans une déclaration. «L’Algérie suit avec une grande préoccupation la situation au Mali. De par notre position de principe et, conformément aux dispositions de l’acte constitutif de l’Union africaine, nous condamnons le recours à la force et rejetons fermement les changements anticonstitutionnels», a souligné M. Belani. «Nous estimons que toutes les questions internes au Mali doivent trouver leur règlement dans le cadre du fonctionnement normal des institutions légitimes de ce pays et dans le cadre du respect des règles constitutionnelles», a-t-il ajouté, faisant noter que «l’Algérie proclame son ferme attachement au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans ce pays voisin».        

G. H.

 

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Entretien avec le professeur Taibi Mohamed*

«Une bonne stabilité des chercheurs qui s'installent en Algérie»

Lors d'un forum organisé la semaine dernière par le ministère de l'Industrie et ayant pour thème «Le rôle de la diaspora algérienne dans le développement  économique de l'Algérie», les chercheurs algériens établis aux USA ont exprimé et affirmé leur disposition et leur volonté de «contribuer au développement économique, à travers l'encouragement de la création de PME dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme les technologies de l'information et la communication (TIC)». Plusieurs chercheurs algériens venus de Silicon Valley se sont dit disposés à accompagner des jeunes algériens diplômés à créer leurs entreprises et qui pourront à leur tour recruter d'autres jeunes. Prenant part à cette rencontre, le professeur Taibi Mohamed, directeur général de l'Agence nationale de la valorisation de  la recherche et développement technologique (Anvredt) met l'accent sur un climat de stabilité qui commence à s'installer au profit des enseignants chercheurs. Il revient dans cet entretien sur le rôle de son agence en tant que point d'attache entre l'entreprise et l'université. Tout en estimant que les entreprises ainsi que les projets des universitaires doivent miser sur la compétitivité pour promouvoir le produit local à l'étranger.

 

Le Jour d’Algérie : Vous êtes le directeur de l’Agence nationale de la valorisation et recherche et développement technologique (Anvredt), pourriez-vous nous présenter cette agence ?

Taibi Mohamed : C’est une agence qui a été créée par le gouvernement algérien en 1998, elle a commencé à mettre en œuvre ses missions depuis 5 ans en tant qu’interface entre l’université et l’entreprise et dans le transfert des technologies. Nous accompagnons tous les porteurs de projets depuis l’idée en passant par l’expertise de la valorisation et la protection de propriété intellectuelle. Nous œuvrons également à négocier les brevets des universitaires et des entreprises et des porteurs d’idées. Les idées et technologies Made in Algéria si elles sont originales peuvent être réalisées et exportées à l’étranger.

 

Qu’avez-vous réalisé durant ces cinq ans de travail en tant que passerelle entre l’université et l’entreprise ?

Nous avons valorisé depuis 5 ans 559 projets de recherches desquels nous avons retenu 136 projets innovants susceptibles d’aboutir à des micro-entreprises innovantes ou des start-up. Maintenant, il faut mettre en œuvre des mécanismes de financement que nous discuterons à cette occasion ainsi que des programmes d’accompagnement des créations des start-up. Il convient de souligner, dans ce sens, que le financement représente une entrave pour la création d’une start-up et la mise en œuvre des idées innovantes. Il n’y a pas de structures de financement spécialisées dans ce domaine. Il y a quelques dispositifs, à l’exemple de l’Anseg… mais la création des start-up et le financement des idées innovantes est une culture qui commence à se développer en Algérie.

 

Le climat en Algérie est connu pour être peu favorable à la création et la mise en œuvre des projets innovants, ce qui explique d’ailleurs la fuite des cerveaux

Non, aujourd’hui il y a une bonne stabilité des enseignants chercheurs en Algérie, il y a même beaucoup d’enseignants qui vivent à l’étranger qui commencent à rentrer en Algérie et à réintégrer les centres de recherches et les universités algériennes. Depuis 2006, le président de la république avait instruit la prise en charge des problèmes socio-professionnels des enseignants universitaires chercheurs. Le climat commence depuis très peu de temps avec la direction de la recherche scientifique et de développement technologique à se mettre à la disposition des universitaires chercheurs. Le slogan que nous avons retenu pour cette année est la recherche utile, les brevets et le développement technologique et c’est l’Algérie qui avance dans le domaine technologique.

 

Comment votre agence œuvre-t-elle pour créer une dynamique et faciliter le contact entre l’université et l’entreprise au profit des porteurs de projets ?

Depuis maintenant deux années, il y a beaucoup de travail qui se fait dans le domaine de la sensibilisation et de la motivation. Nous sommes condamnés aujourd’hui à travailler ensemble et entre l’université et l’entreprise. Cette dernière ne peut pas régler quelques problèmes  sans les laboratoires de recherche et vice versa. Nous sommes donc condamnés à travailler ensemble comme ça se passe un peu partout dans le monde, dans les pays développés ou émergents. C’est une culture qui commence à se développer en Algérie. Notre agence joue son rôle d’interface entre l’entreprise et l’université.

 

A quoi sont dues les difficultés de la réalisation des projets innovants selon vous ?

Nous avons aujourd’hui plus de 800 000 PME et PMI. C’est vrai qu’il y a un problème au niveau de la compétitivité nationale des produits, il y a donc un problème d’innovation. Mais, je vous dis qu’aujourd’hui les entreprises algériennes commencent à mettre le paquet dans le domaine de la recherche et développement et l’université est là pour aider les entreprises à promouvoir davantage et à rendre le produit local compétitif. Il me semble, encore une fois, que les entreprises algériennes doivent travailler davantage en mi-sant sur la compétitivité d’autant que nous sommes à la veille d’accord d’association et l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce.

 

Le système universitaire est lui aussi pointé du doigt par rapport à ces pannes d’innovation et absence de compétitivité ?

Le système universitaire algérien rentre dans le cadre du system LMD (Licence, master, doctorat) qui est un système international. Je suis enseignant, je suis de l’université et je pense que le produit de l’université est conforme. Nos étudiants sont bien au niveau national. Sachez aussi  que tous nos étudiants qui partent ailleurs, particulièrement en Europe, sont classés parmi les meilleurs par rapport aux étudiants du monde arabe. 

 

Pourquoi ne réussissent-ils pas ici ?

Peut-être y a-t-il des petits problèmes au niveau de l’adéquation de la formation emploi dans les entreprises. Mais c’est une adéquation basculant 30 ans de socialisme vers 20 ans d’économie de marché. Cela viendra avec le temps, sachez une chose c’est que l’Algérie est bien placée avec 40 universités et 86 établissements de l’enseignement supérieur.

Entretien réalisé par

Yasmine Ayadi

 

*Directeur général de l’Agence nationale de la valorisation de la recherche et développement technologique (Anvredt)

 

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Colère citoyenne

La population bloque une station d’épuration d’eau 

La station d’épuration et de distribution des eaux du barrage de Tichi-Haf basée à Aït R’zine a été fermée deux jours de suite, hier et avant-hier, par les habitants de cette commune. Ces derniers protestent contre les conditions de vie dans lesquelles ils se trouvent depuis longtemps. Ils déclarent être en colère contre les autorités qui ne veulent pas honorer leurs engagements vis-à-vis des populations.

«Nous avons revendiqué, maintes fois, une amélioration de nos conditions, mais les autorités ne veulent pas nous écouter», dira un manifestant ayant pris contact avec nous hier. Les protestataires réclament l’eau, l’électricité, le revêtement des chemins communaux et l’aménagement des quartiers. En matière d’électricité, le wali nous a promis l’installation de plusieurs transformateurs pour mettre fin au délestage, chute de tension et autres coupures intempestives de courant électrique en période de surconsommation d’énergie mais depuis, un seul transformateur seulement est installé par la Sonelgaz. Les protestataires veulent la réouverture d’une école fermée il y a quelque temps afin de transférer des enfants pour décongestionner une école actuellement surchargée par le nombre d’élèves. «Cette revendication n’a pas été prise en charge aussi», nous dira un manifestant qui a ajouté qu’«une plate-forme de revendications avait été remise à qui de droit depuis l’été 2011, mais elle est restée sans suite à ce jour». 

H.C.  

 

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Après une perquisition à la nouvelle ville

Affrontements entre habitants et policiers

Des affrontements opposent depuis quelques minutes les forces de l'ordre aux habitants du quartier de la Nouvelle ville de Tizi Ouzou, sortis dans la rue pour dénoncer une perquisition de la police et l'arrestation d'un jeune soupçonné de trafic de drogue, a-t-on constaté sur place. Les protestataires ont mis le feu à des pneus usagés et déployé une immense banderole sur laquelle est inscrit :

«La police du 4e [arrondissement, Ndlr] outrepasse ses droits, hogra aïnani [injustice flagrante], nous exigeons le départ immédiat de Mustapha du 4e». Pour les habitants, la police a effectué «une perquisition chez une personne honnête qui n'a aucune relation avec le trafic de drogue». La police a déployé d'importants moyens pour boucler le quartier. L'intervention des forces de l'ordre a tourné à l'émeute.

 

 

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