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Journées du film méditerranéen d’Alger, du 31 mars au 7 avril

«The artist» et cycle Scola au menu des cinéphiles

Théâtre

«La maison de Bernarda Alba» présentée à Alger

 

 24/03/12

 

Journées du film méditerranéen d’Alger, du 31 mars au 7 avril

«The artist» et cycle Scola au menu des cinéphiles

Sous l’intitulé MediterraCiné, cette rencontre se propose de faire découvrir aux cinéphiles algériens des longs métrages de fiction récents et de qualité, exprimant de diverses manières les talents, les styles et les tendances du cinéma méditerranéen. 

Malgré les différents festivals dédiés au septième art organisés de part et d’autre  de la Méditerranée, les cinéastes et cinéphiles algériens n’avaient pas accès aux productions entrant dans ce cadre géoculturel. Pour cette raison et autres, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, en partenariat avec la société de diffusion et de production, MDciné, a pris  l’initiative d’organiser les Journées du film méditerranéen d’Alger du 31 mars au 7 avril prochains aux salles Alpha et Bêta du cinéma Cosmos de Riadh El Feth. Sous l’intitulé MediterraCiné, cette rencontre se propose de faire découvrir aux cinéphiles algériens des longs métrages de fiction récents et de qualité,  exprimant de diverses manières  les talents, les styles et les tendances du cinéma méditerranéen. MediterraCiné se veut également un espace d’échanges professionnels et conviviaux entre les cinéastes du bassin méditerranéen et le creuset d’éventuels projets de partenariat, de coproduction, de diffusion, etc. Cette rencontre peut aussi inciter le ministère de la Culture à revoir la dynamique du septième art dans notre pays et rouvrir les salles de cinéma fermées depuis longtemps. Avec la participation de 18 films représentant chacun un pays sur les 21 que compte le littoral méditerranéen, MéditerraCiné offre une affiche de premier plan. On y comptera le film de Michel Hazanavicius, «The Artist», titulaire de plusieurs Oscars 2012. Le grand réalisateur turc, Nuri Bilge Ceylan, quatre fois primé à Cannes (2003, 2006, 2008 et 2011), viendra présenter «Bir Zamanlar Anadolu’da». Le public verra «Pa Negre», le film d’Agustí Villaronga qui a raflé en 2011 tous les prix de cinéma en Espagne. Ce ne sont là que quelques exemples d’une programmation exceptionnelle, brassant plusieurs thématiques, genres et styles, et qui devrait enthousiasmer tous les amoureux du septième art.

La rencontre abritera également un cycle Ettore Scola, organisé en partenariat avec l’Institut culturel italien d’Alger. Auteur de «Nous nous sommes tant aimés» (1974), «Affreux, sales et méchants» (1976) et «Une journée particulière» (1977), parmi une trentaine de films réalisés, ce monument du cinéma mondial a  de plus marqué toute une génération de spectateurs algériens. Des acteurs, des cinéastes ainsi que des cinéphiles algériens et étrangers sont attendus lors de cette rencontre.

Par Abla Selles

 

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Théâtre

«La maison de Bernarda Alba» présentée à Alger

La pièce théâtrale «La maison de Bernarda Alba» du poète espagnol Federico Garcia Lorca a été présentée jeudi à Alger par la compagnie espagnole «Tribuene». Cette œuvre est la dernière pièce de théâtre de Lorca écrite en 1936, le première représentation de «La maison de Bernarda Alba» remonte à 1945 à Buenos Aires, soit neuf ans après la mort de l’auteur. Ce drame joué en deux actes dénonce la société traditionaliste espagnole à travers cette maison gouvernée d’une main de fer matriarcale, celle de Bernarda, jouée par la comédienne Carmen Rodriguez de la Pica. Dans cet espace clos, le désir de liberté des cinq filles de Bernarda se heurte à la morale autoritaire et rigide d’une tradition ancestrale. Dans un espace scénique entouré de portes et de grands tableaux délimitant la surface de la maison, dix comédiennes incarnent des femmes soumises et marginalisées tout en mettant en avant l’hypocrisie, la jalousie et la haine qu’éprouvent les filles ainsi que les passions amoureuses qui en animent certaines. Après les obsèques de leur père, Bernarda impose à ses filles huit ans de deuil rigoureux sans aucune relation avec l’extérieur. Pepe El Romano est un personnage omniprésent mais qui n’est pas représenté dans la pièce, il a pour projet de se marier avec Angustias, l’une des filles de Bernarda incarnée sur scène par Alejendra Navarro. Ce jeune homme représente un motif de lutte entre les jeunes femmes qui ont succombé à son charme, et représente aussi le péché dans lequel tombe Adela, la plus jeune incarnée par Natalia de Azarate. La jalousie des sœurs et la tyrannie de la mère poussent cette pièce qui commence par des obsèques, à une fin tout aussi tragique. Déjà en 1936 l’auteur avait suggéré dans son script des costumes blanc et noir pour symboliser le contraste entre l’impulsion et la répression, aujourd’hui cette pièce représente encore la lutte pour la liberté menée par des femmes opprimées par des sociétés traditionalistes. Jouée dans le cadre du programme de l’institut Cervantès (institut culturel espagnol) pour le mois de la femme une seconde représentation de «La maison de Bernarda Alba» est prévue vendredi à la salle Ibn Zeydoun, Ryadh el Feth.           

K.F.

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