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Banditisme
Un
réseau international de vol de voitures de luxe
démantelé
L’affaire remonte à l’arrestation d’un groupe
d’individus qui proposaient à la vente une voiture de
luxe de marque asiatique au marché d’El-Harrach.
Les
services de sûreté de la wilaya d’Alger ont démantelé un
réseau international spécialisé dans le vol de voitures
de luxe à l’étranger pour les revendre en Algérie, ont
indiqué mardi à Alger les mêmes services. Lors d’une
conférence de presse organisée par les services de la
sûreté de wilaya d’Alger, l’officier de police Nadia
Thaalbi de l’équipe de recherche et intervention
relevant de la sûreté de wilaya d’Alger, a annoncé le
démantèlement début juillet d’un réseau international
(15 individus) spécialisé dans le vol de voitures de
luxe à l’étranger et la falsification de leurs documents
pour les revendre en Algérie. L’affaire remonte à
l’arrestation d’un groupe d’individus qui proposaient à
la vente une voiture de luxe de marque asiatique au
marché d’El-Harrach, avant de découvrir trois autres
voitures volées de la même marque. Il s’est avéré, suite
à une communication avec Interpol, qu’il s’agit de
voitures volées à l’étranger (France, Maroc, Tunisie...)
introduites en Algérie et dont les documents ont été
falsifiés avec l’aide d’agents de la daïra et de la
commune d’El-Harrach, a poursuivi la même responsable.
L’enquête a permis la récupération de cinq voitures et
l’arrestation de l’ensemble des membres du réseau,
excepté une personne toujours en fuite.
K.
G.
Epuration d’eau
40
stations au niveau national d’ici 2014
Le
ministre des ressources en eau, Abdelmalek Sellal, était
en visite d’inspection dans la wilaya de Béjaïa hier.
Au programme, l’inauguration de l’approvisionnement des
populations d’El-Kseur et Béjaïa en eau potable à partir
du barrage Tichi-Haf. En effet, le ministre a ouvert les
vannes des réservoirs alimentant 79% de la population d’El-kseur
par l’eau du barrage Tichi-Haf, soit 200 litres d’eau
potable par jour minimum, sans compter une partie de la
ville de Béjaïa, notamment les populations du quartier
populaire et d’Ihaddaden. En effet, 59 000 foyers ont
été raccordées en eau potable que dessert le réservoir
réalisé et alimenté par l’eau du barrage Tichi Haf. M.
Sellal a poursuivi sa visite en ouvrant les vannes des
réservoirs d’eau d’Akbou où sont alimentées
62 000
foyers. A Sidi Aïch, il a ordonné l’accélération des
travaux de construction d’un réservoir devant desservir
32 000 foyers des communes de cette circonscription. Le
ministre a décidé d’indemniser tous les propriétaires
terriens dont la conduite de transfert de l’eau du
barrage Tichi Haf a traversé les terres. En cas
d’opposition, il dira que c’est à la justice de
trancher. Le ministre a également inspecté plusieurs
projets de stations d’épuration d’eau et stations de
pompage et autres réservoirs d’eau à Sidi Aïch, Tamokra,
Akbou et Ait R’zine. Par ailleurs, le ministre a
réaffirmé son intention de réaliser 40 stations
d’épuration d’eau à l’horizon 2014 au niveau national.
Tarek B.S.
Maârif (M’sila)
Trois morts dans un puits
Trois
personnes ont péri mercredi et une 4e a été évacuée dans
un état grave vers l’hôpital de Boussaâda, suite à un
accident survenu dans un puits situé dans la localité de
Ouled Maâtoug, commune de Maârif, wilaya de M’sila,
apprend-on de source sûre. L’accident a été
causé par la défaillance d’un moteur utilisé dans le
nettoyage dudit puits, précise la même source, signalant
que les victimes sont issues d’une même famille. Les
victimes ont été transférées par la Protection civile à
l’hôpital de Boussaâda, indique-t-on.
L.
K.
La question du jour
Un
manque à regretter, une apparition à craindre
Tout
Algérien curieux de sa société ne peut que regretter que
la pratique des sondages, et autres enquêtes d’opinion,
ne se soit pas encore imposée dans le paysage médiatique
national. À tout prendre en effet, un institut de
sondage, c’est aussi un médium. Peut-être pas
exactement pareil aux autres, ne serait-ce que par cela
que ce n’est pas de l’opinion du sondeur qu’il est fait
état, mais de celle de la société.
Cette
opinion évidemment se décline à chaque fois en plusieurs
variantes. L’intérêt d’un sondage réside en cela
justement que les divergences ne sont pas seulement
rapportées mais quantifiées. C’est ainsi qu’on sait dans
chaque cas ce que pense la majorité, et si celle-ci est
forte, conséquente, ou faible, mais dans le même temps,
ce que pense la minorité, et quelle en est la taille.
Cela, naturellement, dans la mesure où sur un sujet
donné l’enquête dégage une majorité et une ou des
minorités.
Si
cette pratique était bien implantée chez nous, tout en
présentant les garanties de fiabilité qu’on lui
reconnaît ailleurs, chacun de nous, observateur ou non,
serait aujourd’hui moins aveugle qu’il ne l’est
aujourd’hui vis-à-vis de sa société. Et les autres
médias seraient sans doute moins portés à vouloir faire
l’opinion au lieu de se borner, comme c’est
fondamentalement leur rôle, à la relayer, à scander ses
moindres battements. Là où ils sont bien établis, ce
sont eux, les instituts de sondage, qui informent les
autres médias de ce que pensent les gens.
Aujourd’hui, nous serions même incapables de dire ce que
pensent les gens de notre voisinage le plus immédiat.
Cela n’a pas toujours été le cas. Et peut-être
viendra-t-il un temps où l’on saura plus sur son voisin
sans avoir à se référer pour cela à une enquête
d’opinion. Toujours est-il que pour l’heure, à cause des
violences de la crise des années 1990, les Algériens,
passant en quelque sorte d’un extrême à l’autre, ne sont
plus guère portés à exprimer ouvertement leurs opinions,
politiques ou non.
La
condition nécessaire, mais cependant pas suffisante, en
matière de fiabilité des sondages, c’est bien entendu le
pluralisme des sondeurs qui en est le garant. L’idéal
serait qu’à chaque enquête, notamment sur les questions
brûlantes, réponde une contre-enquête réalisée par un
institut rival.
Cela
ne serait pourtant pas suffisant si les instituts de
sondage finissent par s’entendre pour délivrer, en
particulier sur les sujets déterminants, des conclusions
préétablies, concertées entre eux.
La
crainte d’une perversion de ce genre n’est, hélas, pas
une simple vue de l’esprit. Il suffit de voir le cartel
formé par certains journaux, qui pour marcher séparément
n’en frappent pas moins ensemble dans certaines
circonstances, pour savoir que les instituts de sondage,
dont le manque aujourd’hui est cruel, ne seront pas, le
jour où ils existeront en force, immunisés par principe
contre la tentation de formater l’opinion au lieu de
chercher seulement à la décalquer aussi correctement que
possible.
Or,
des instituts de sondages manquant de probité
intellectuelle représenteraient un danger bien plus
grand pour la liberté d’opinion que des journaux, quelle
que puisse être la prétention de ceux-ci à cet égard.
Il
serait d’ailleurs assez extraordinaire que les premiers
à occuper le terrain tout en produisant enquêtes et
sondages à un rythme soutenu ne versent pas dans la
manipulation. Jusque-là en effet les œuvres de ce genre
ont plutôt servi à vous faire croire des choses qui ne
sont pas vraies qu’à vous révéler honnêtement ce que
pensent vos concitoyens.
Mais
l’excellence n’est jamais donnée du premier coup. Le
travail probant en tout domaine n’advient qu’une fois la
médiocrité s’est dénoncée pour telle.
Par
Mohamed Habili
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