Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Alliance

La Grande-Bretagne a toujours été l’un des soutiens les plus puissants que les Américains ont en dehors de leur propre pays. Depuis quelques années, rares ont été les fois où les Britanniques ont laissé les Américains tomber quelle que soit la raison, créant un front très solide qui a été mis à profit ces dernières années à  maintes reprises par les Américains. D’abord avec la guerre en Afghanistan, puis avec la guerre en Irak où les dirigeants britanniques ont décidé d’engager leur armée et leurs moyens auprès des Etats-Unis. Une solidarité qui a été très fortement critiquée par la population britannique qui, elle, voyait et voit toujours d’un très mauvais œil les interventions de leur armée dans les conflits internationaux initiés par les Américains. Tony Blair, ex-Premier ministre britannique, sait par ailleurs très bien à quel point l’amitié américano-britannique peut être dommageable lorsqu’elle est poussée à l’extrême. En effet, Blair, qui malgré l’avis de son peuple et d’une partie de son gouvernement a tenu coûte que coûte à s’allier aux Américains dans le cadre de la guerre en Irak, est accusé aujourd’hui d’être à l’origine de rapports bidons fabriqués par les services secrets de son pays dans le seul but de se fournir un alibi solide à sa collaboration avec les Etats-Unis. L’on se souvient en effet que quelques mois avant l’invasion de la coalition armée menée par les Américains contre l’Irak, seuls les services secrets américains et britanniques avaient pu avancer des  «preuves» des activités nucléaires de l’Irak. Des preuves qui s’avérèrent rapidement fausses et qui avaient, on l’a su plus tard, été fabriquées de toutes pièces  pour permettre aux Américains d’envahir l’Irak. Une invasion qui s’avéra dur à supporter pour les Britanniques qui finirent par faire quitter l’Irak à leurs troupes militaires il y un peu plus d’un an et qui comptent aujourd’hui faire de même avec les soldats présents en Afghanistan, le nouvel Irak des Américains. Les pertes humaines se multipliant et les résultats sur le terrain étant nuls, la Grande-Bretagne a finalement décidé de se retirer également et progressivement du conflit armé en Afghanistan satisfaisant ainsi la demande populaire. Une décision qui n’est pas pour aider à la relance des relations britanno-américaines, un peu mornes depuis les départs de Blair et Bush les deux grands alliés, même si Obama et Cameron tentent de faire illusion. Car cette alliance entre les deux grandes puissances est essentielle et même indispensables pour les deux parties. Les américains ayant besoin de ce pied que leur offre la Grande-Bretagne en Europe et les Britanniques ne pouvant se passer d’un soutien outre-Atlantique au vu de leurs relations compliquées et complexes avec le reste de l’Europe dont ils sont volontairement plus ou moins détachés.    

F. M.

Monde

Retour

Iran

Khamenei appelle à combattre le «terrorisme» de Washington et Londres

 

 22/07/10

 

Iran

Khamenei appelle à combattre le «terrorisme» de Washington et Londres

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé hier les musulmans du monde entier à combattre le «terrorisme aveugle et sauvage» initié par Washington et Londres, accusés d'être derrière un récent attentat contre une mosquée du sud-est de l'Iran.

Dans un communiqué, Ali Khamenei a dénoncé une volonté de ces pays de monter les musulmans les uns contre les autres, notamment chiites et sunnites.

«Dans notre région (...), le terrorisme aveugle et sauvage naît des politiques diaboliques des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de leurs mercenaires», a déclaré Ali Khamenei dans ce texte diffusé au septième jour de deuil du double attentat-suicide contre la mosquée chiite de Zahedan qui a coûté la vie à 28 personnes.

«Tous les musulmans sont appelés à combattre (...) ce diabolique et sinistre résultat qui est le symbole de la corruption sur terre et de la (...) guerre contre Dieu», a poursuivi le guide suprême iranien dans ce texte lu à l'antenne sur la télévision d'Etat.

Le groupe rebelle sunnite Joundallah (soldats de Dieu) a revendiqué la double attaque de la mi-juillet contre la mosquée chiite de Zahedan, qui a également fait plus de 250 blessés.

Ces attentats ont été condamnés par les capitales occidentales, mais Téhéran a dénoncé une implication de Washington. Dimanche dernier, le président Mahmoud Ahmadinejad a ainsi accusé les forces américaines présentes en Afghanistan et au Pakistan d'apporter leur soutien à de tels actes.

Les attentats de Zahedan ont été perpétrés par les «wahhabites (une branche rigoriste du sunnisme, ndlr) sournois et fanatiques avec le soutien (...) de services d'espionnage étrangers», a pour sa part déclaré hier Ali Khamenei.

La République islamique accuse régulièrement Joundallah d'être entraîné et équipé par les services de renseignement américains, israéliens, britanniques et pakistanais dans le but de déstabiliser le pouvoir central iranien.

Le guide suprême a estimé que l'attaque contre la mosquée chiite avait pour objectif de diviser les musulmans.

«Les penseurs chiites et sunnites dans l'ensemble des pays arabes et islamiques devraient débusquer les intentions des ennemis, qui sont de pousser au terrorisme sectaire, et prévenir ainsi (les musulmans) du grand danger des conflits confessionnels», a-t-il poursuivi.

Il a répété que l'Iran était la «cible des services d'espionnage des Etats-Unis, du régime sioniste et de Grande-Bretagne», qui cherchent à provoquer un «conflit entre chiites et sunnites».

«Mais la République islamique ne laissera pas les agents de l'arrogance mondiale (l'Occident, ndlr) provoquer la division entre frères musulmans», a assuré l'ayatollah Khamenei dans son communiqué.

L'Iran est un pays majoritairement chiite, mais une importante part de la province du Sistan-Balouchistan, dont Zahedan est le chef-lieu, et est sunnite, de l'ethnie balouche.

Revendiquant le double attentat du 15 juillet, le Joundallah, en lutte depuis dix ans contre le pouvoir iranien, avait indiqué avoir voulu frapper les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche