|
Événement
Région
Monde
Culture
Sport
Contributions
A propos
Archives
Nous écrire
|
|
A LA UNE
Le
«Front pour la sauvegarde de la démocratie» est né hier
à
Bouchaoui
Appel au
boycott du Parlement
...Lire |
|
|
Il soumettra son poste aux élections le 15 avril
Belkhadem lâche
du lest aux redresseurs
Assemblée
Les députés
s’installeront samedi
Sit-in des directeurs et censeurs le 27 mai devant la
tutelle
Une fin d’année
sur fond de contestation
Statistiques durant les 4 premiers mois de 2012
Baisse de la
facture alimentaire
Senda Boutella
L’Algérienne qui
représente l'Autriche en Algérie
|
 |
|
Opération policière
Un
autre bar clandestin ciblé
La
descente des policiers s'est soldée par l'interpellation
de 19 personnes dont 14 femmes et la saisie de faux
billets de banque de 1000 dinars et une quantité de
boissons alcoolisées. Un autre débit de boissons
alcoolisées a fait objet d’une descente policière à Tizi
Ouzou ces derniers jours, a annoncé hier la sûreté de
wilaya dans un communiqué. En effet, selon la même
source, à la fin de la semaine dernière, les éléments de
la brigade de recherches et d’investigation (BRI) ont
ciblé un bar dit «Costarica» implanté à Oued Aissi à
l’Est de Tizi Ouzou. La descente des policiers s’est
soldée par l’interpellation de 19 personnes dont 14
femmes et la saisie de faux billets de banque de 1000
dinars et une quantité de boissons alcoolisées. Déférés
devant le parquet de Tizi Ouzou avant-hier, les mis en
cause dont le gérant et 6 femmes ont été placés sous
mandat de dépôt tandis que les autres ont été cités à
comparaître.
Par
Hamid M.
Djamel Mesbah
«Je
reste au Milan AC»
Djamel
Mesbah, le défenseur international algérien de l’AC
Milan (Série A-Italie) a annoncé lundi qu’il reste au
sein des «Rossoneri» la saison prochaine, malgré le
désir de Bologne, un autre pensionnaire de la Série A de
football, de s’attacher ses services lors de la
prochaine période des transferts d’été. «Je compte
rester au Milan AC, d’autant plus que la direction de
mon club vient de me signifier son désir de me garder
malgré l’intérêt que me porte le club de Bologne», a
déclaré Mesbah à la presse à son arrivée à l’aéroport
Houari- Boumediene (Alger) pour entamer un stage avec la
sélection algérienne. Ayant rejoint le vice-champion
d’Italie, lors de la précédente période des transferts
d’hiver en provenance de Lecce (Série A/Italie), Mesbah
s’est contenté de quelques apparitions avec son club.
Malgré cela, le latéral gauche des Verts se dit
«satisfait» de ses premiers mois avec le célèbre club
italien, estimant qu’il a «déjà appris beaucoup de
choses» en côtoyant les grandes stars mondiales.
R.
S.
DROGUE
2,5
kg de kif saisis
Plus
de 2,5 kg de kif traité ont été saisis au début de la
semaine courante par les éléments de la brigade de
recherches et d’investigation (BRI) à Tizi Ouzou, a
annoncé hier après-midi la cellule de presse de la
sûreté de wilaya dans un communiqué. Il est fait état
ainsi de démantèlement de deux réseaux de trafic de
stupéfiants. Le premier est composé de trois individus
qui ont été arrêtés à Ait Yahia Moussa au sud de la
wilaya de Tizi Ouzou sur lesquels plus de 500 grammes de
kif traité ont été trouvés. Alors que le second est
constitué de deux mis en cause interpellés au niveau de
la ville des Genêts en possession de près de 2 kg de
drogue. Présentés devant le parquet de Tizi Ouzou dans
la matinée d’hier, 4 d’entre eux ont été écroués alors
que le cinquième mis en cause a été placé sous contrôle
judiciaire pour détention et commercialisation de
stupéfiants.
H.M.
Est du pays
Bientôt une unité aérienne de la Sûreté nationale
Une
unité aérienne de la Sûreté nationale (UASN) sera
«bientôt» mise en place à l’est du pays, a indiqué lundi
à Constantine un officier de police en marge de journées
«portes ouvertes» organisées au Palais de la culture
Malek-Haddad. «Ce projet sera opérationnel dès que la
Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) aura
tranché la question du lieu de son implantation, prévue
soit à Constantine, soit à Sétif», a affirmé Abdelhamid
Messaoudi, commissaire de police et pilote
d’hélicoptère. Cette unité disposera, à l’instar de
celle d’Oran (également en phase de création), «d’une
partie» des 14 hélicoptères, dont certains sont équipés
de cameras de télésurveillance, relevant actuellement de
l’unité aérienne centrale de la Sûreté nationale à
Alger, a ajouté le même officier. La future UASN de
l’Est sera notamment appelée à assurer la protection des
personnes et des biens, à surveiller et à réglementer le
trafic routier, à effectuer les transferts des éléments
d’intervention sur les lieux des opérations et à assurer
des évacuations sanitaires, a expliqué M. Messaoudi aux
visiteurs de ces journées «portes ouvertes».
Safy T.
La question du jour
Retour à la normale
Maintenant que l’émotion ressentie par les partis dont
les scores ont été très sensiblement en-deçà de ceux sur
les lesquels ils tablaient (on connaît le
dicton populaire, qu’on peut rendre comme suit : qui se
met à compter dans son coin se retrouve au final avec
plus qu’il ne lui en faut) est en train de retomber, la
tendance générale est au retour à la normale. Non
seulement l’Assemblée ne sera pas boycottée, comme y
tiennent tout particulièrement le FNA et El Adala, qui
s’estiment avoir été particulièrement lésés par la
fraude, dont il faut tout de même rappeler qu’elle n’est
toujours pas établie, mais il est à peu près certain que
pas un seul député ne sera absent à la séance
inaugurale.
Comment s’expliquer que le tohu-bohu postélectoral soit
si prompt finalement à retomber ? Tout simplement par
le même principe que celui qui veut qu’un spectacle
médiocre ne tienne pas longtemps l’affiche.
Une
protestation non crédible ne sert pas tant à obtenir
gain de cause qu’à sauver les apparences à ceux qui la
mènent. Ou du moins à essayer, car il n’est pas évident
que les perdants aux législatives aient convaincu grand
monde en justifiant leur débâcle, comme à chaque fois,
par la fraude massive et généralisée. D’autant que tout
ce qu’ils ont dit sur cette dernière se ramène à cette
espèce de vérité première : le FLN ne peut pas gagner
une élection. De sorte que s’il en remporte une, cela
impliquerait ipso facto qu’il y a eu fraude. Sophisme
circulaire évident : on présuppose ce qu’il s’agit
justement d’établir.
En
politique, c’est le rapport de force qui décide de tout.
C’est à cette réalité objective qu’il appartient de
départager le vrai du faux. Tout le reste n’est que
littérature, illusions, et autres façons de trop
présumer de soi. On peut aller plus loin et dire qu’un
parti qui fraude en toute impunité n’a pas fraudé en
réalité. Il n’aurait fait dans ce cas que se servir à
sa mesure. Une fraude correspondant à l’état réel des
forces en présence ne fausse en rien la donne,
puisqu’elle s’y conforme. Ce qui prouve de façon
indiscutable que le FLN n’a pas fraudé, c’est que ses
accusateurs se montrent incapables de rien entreprendre
pour lui faire rendre gorge. C’est cela la politique :
le choc de forces aveugles. Toutes les règles édictées
pour en civiliser le cours ne changeront pas sa loi
fondamentale. Par leurs gesticulations vaines et leurs
déclarations sonores, Moussa Touati et Abdallah
Djaballah, mais aussi Louisa Hanoune, qui cependant ne
voudrait rien avoir de commun avec ces deux-là, sont en
train d’apporter la preuve que le FLN a mérité sa
victoire. Ce qui les anime au premier chef, c’est le
souci de garder la confiance de leurs propres ouailles,
c’est la crainte d’être l’objet d’une contestation
interne. L’accusation de fraude, c’est aujourd’hui le
meilleur des ciments pour nombre de partis.
Il
faut dire que leurs chefs ont eu cette fois-ci plus
chauds que d’habitude. C’est qu’il a été moins facile de
mettre la défaite, ou seulement le recul, sur le dos de
la fraude, les autorités ayant eu en l’occurrence un
plus grand soin de décrédibiliser cette échappatoire. On
ne peut pas dire cependant que cette voie de retraite
ait été complètement coupée, mais l’emprunter par tous
les perdants, ou presque, n’a cependant pas été sans
poser de problème. Le dispositif gagnerait à être
amélioré la prochaine fois, c’est-à-dire aux locales de
fin d’année.
Quoi
qu’il en soit, il sera dans les heures qui viennent de
moins en moins question de fraude et de plus en plus
question d’inauguration de la nouvelle législature, et
de nouveau gouvernement à mettre en place. Après cela,
il ne restera plus qu’à voir comment solder le mouvement
anti-Belkhadem au sein du parti vainqueur pour que
toutes les pendules soient remises à zéro. Quoi de plus
anormal qu’un parti victorieux qui se déchire ? Un
secrétaire général vainqueur qui loin de se renforcer
est renversé ?
Par
Mohamed Habili
Haut
|
A propos/ Archives/
Nous écrire
| |
|
|
Edito
Par
Nadjib Stambouli |
|
En attendant
le séisme
Il y a
neuf ans, régulière et irrépressible routine sous notre
ciel que la nature a fait pas très clément, le séisme
frappait, touchant Boumerdès mais aussi une partie de la
capitale. L’anniversaire de cette colère terrestre,
par-delà la commémoration et l’appel de la mémoire, est
l’occasion de décliner des statistiques, pour la plupart
réconfortantes. Il n’y a certes aucune raison de mettre
en doute la fiabilité de ces chiffres, sous forme un
tantinet triomphaliste de tant et tant de familles
relogées dans des habitations en dur, après avoir connu,
sous l’urgence, la peu enviable, mais nécessaire vie
dans les chalets. Comme en toute opération de grande
envergure, engageant des considérations sociales et
humaines d’un côté et de l’autre de grands moyens
financiers pour la reconstruction, après l’établissement
de critères de bâtisses à démolir (les fameuses croix de
différentes couleurs), le relogement ne s’est pas
déroulé comme une «lettre à la poste», les bénéficiaires
ayant à maintes reprises manifesté leur mécontentement.
Mais tout cela a abouti à la vérification de l’adage
«tout est mal qui finit bien». Résultat définitif : un
séisme à la fois meurtrier et dévastateur, suivi
d’opérations de sauvetage, puis de reconstruction
elles-mêmes accompagnées de relogement de milliers de
familles sinistrées, et le désastre est oublié, pour ne
pas dire l’incident est clos. Il en restera des images
de douleur et de deuil bien sûr, mais aussi une énième
confirmation, hormis celle évidente d’un Etat réactif à
chaque catastrophe naturelle, de la réaction collective
de solidarité et d’entraide dont font montre les
Algériens en pareils calvaires. Entre-temps, des
constats sur des malfaçons ont été établis, ainsi que
des procès sur le béton mafieux et assassin, avec les
condamnations
qui vont avec, et la boucle est bouclée. On efface tout
et on recommence… au prochain séisme. Il doit bien y
avoir des leçons qui ont été tirées et des décisions qui
en ont résulté, comme par exemple un centre des
catastrophes et cataclysmes naturels (ce n’est pas le
nom officiel, mais en substance…), mais soit elles sont
gardées au secret, soit elles ont été mises au placard
aux oubliettes, en attendant que vienne les exhumer le
fracas sismique à venir. Etant su que l’Algérie est
assise sur une faille tectonique et que les tremblements
de terre sont inscrits dans nos gènes géographiques,
prévoir le séisme qui viendra à coup sûr ne relève plus
de la résignation fataliste, mais de la projection
scientifique, la seule inconnue étant la date exacte et
l’épicentre de l’inévitable drame. Les seuls qui font
des exercices et des entraînements dans ce sens sont
ceux qui à chaque fois font preuve de leur savoir-faire
habituel, imbibé de sens sacrifice, à savoir les
pompiers. Mais par ailleurs, on fait de l’attentisme la
seule ligne de conduite. C’est faute de s’être
imprégnés, alors que les occasions d’apprentissage n’ont
pas manqué, de cette vérité que ce n’est jamais le
séisme qui tue, mais les malfaçons dans le bâti ainsi
que l’impréparation qui confortent les macabres bilans,
que l’Algérie se retrouve à intervalles irréguliers
confrontée à un cataclysme souvent tragique comme s’il
advenait pour la première fois. Il est pourtant connu
que la gestion des crises, en particulier celles des
catastrophes, revient à ne pas être pris au dépourvu,
l’unique façon étant la maîtrise, dans les tout premiers
moments après la secousse, de la communication. Or, à ce
sujet, neuf ans après le dernier «grand» séisme, des
éléments nouveaux sont entrés en jeu, comme le téléphone
mobile et internet, pour ne citer que les mieux ancrés
dans la société. Ces deux moyens, à titre d’exemple,
sont-ils prévus dans les dispositifs d’urgence,
autrement dit dans les cellules de crise ? D’abord, y
a-t-il des cellules de crise, au sens permanent du
terme ? Ce genre de cellule, dite également de veille,
est l’instance réactive à la seconde près et c’est elle
qui donne l’alerte, d’où surgiront d’autres cellules qui
prendront en charge les premiers secours ainsi que les
mesures urgentes, comme celles des périmètres de
sécurité, ou, surtout d’information. Cette cellule, s’il
faut attendre la catastrophe pour l’instituer, ne
servirait alors qu’à gérer le fait accompli.
N.S.
Haut
| |