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Comment s'adapter aux nouvelles donnes de la région ?

L’Algérie cernée de régimes islamistes

«Pas d'inconvénient» pour le ministre

Ghlamallah accepte un syndicat d’imams

En attendant les résultats officiels de la présidentielle en Egypte

L’armée balise le terrain

Les députés au travail dimanche prochain

L'APN reprend du service

La barre des 62 tonnes franchie

Saisies records de drogue

Centres de services

Djezzy inaugure le 1er CDS multifonctionnel en Algérie

Vincenzo Necsi nommé P-DG de Djezzy

Prétoire

«Au voleur de ne pas se faire attraper»

Cour d'Alger

Le dossier de l’exportation des déchets ferreux  a été ouvert

Histoire de la période coloniale en Algérie

Regain d’intérêt en France

 

 20/06/12

Comment s'adapter aux nouvelles donnes de la région ?

L’Algérie cernée de régimes islamistes

Les effets du printemps arabe semblent se préciser de plus en plus sur le monde arabe, dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Il s'agit de la mise en place de nouveaux régimes «islamistes» qui ne dérangent pas apparemment les puissances étrangères qui avaient dans un passé récent soutenu les régimes «dictatoriaux».

L’Algérie fait partie de cette zone qui a vécu de grandes turbulences depuis décem-bre 2010. Si elle a échappé au même scénario, elle se retrouve entourée par ces nouveaux gouvernants auxquels elle ne peut pas tourner le dos, même si au niveau des frontières le risque reste très élevé avec l’instabilité constatée en Libye et la situation au Nord du Mali. Ainsi, Alger est en situation de traiter avec ces nouvelles autorités, notamment de Tunisie, de Libye et d’Egypte où les Frères musulmans se déclarent vainqueurs de l’élection présidentielle, en attendant la suite des événements au Mali et en Syrie, sachant que pour le cas de la Mauritanie c’est déjà une République islamique et le Maroc reste sous régime royal  malgré le triomphe des islamistes aux législatives. Dans le contexte du printemps arabe, les positions de l’Algérie ont été qualifiées d’«ambiguës» par plusieurs parties, notamment occidentales,  alors qu’il s’agissait de défendre le principe de «non ingérence» dans les affaires internes des pays, sans oublier les enjeux de ces événements. L’Algérie qui a souffert de son expérience avec les islamistes suite à l’arrêt du processus électoral de 92, est aujourd’hui entourée par des régimes islamistes. Une situation qui ne sera pas sans effets.  D’ailleurs, les partis qualifiés «d’islamistes» en Algérie se sont mobilisés dans l’espoir de reproduire le même scénario (montée des islamistes) lors des législatives du 10 mai dernier. Mais le  rêve ne se réalise pas toujours. D’autre part, au niveau des relations extérieures, l’Algérie a déjà entamé la normalisation des relations avec les nouveaux régimes issus du printemps arabe. Pour le cas de la Libye, avec tous les enjeux notamment sécuritaires d’autant que ce pays n’est pas encore stable vu les affrontements entre quelques tribus, le Président Bouteflika lui-même s’est entretenu avec le chef du Conseil de transition libyen, Mustapha Abdeldjalil, par la médiation de l’Emir du Qatar en marge du Sommet du gaz. Des entretiens qui s’inscrivent dans le cadre du rapprochement avec le nouveau «régime» libyen. Ces entretiens ont été suivis par le déplacement du ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui a confirmé la disposition de l’Algérie à aider la Libye dans le domaine sécuritaire. A rappeler également la visite de deux jours en Algérie, les 14 et 15 avril derniers, du président du Conseil national de transition libyen, Mustapha Abdeldjalil, à l’invitation de Bouteflika. S’agissant de la Tunisie, l’Algérie a reçu le patron du parti tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, comme un président. Lors de sa visite à Alger, Rached Ghannouchi a souligné l’importance de la concertation pour l’intérêt de l’Algérie, de la Tunisie et de la région en général.

M. Ghannouchi est le président du parti qui a remporté, avec 89 sièges sur les 217, les élections de l’Assemblée constituante du 23 octobre. Il effectuait à Alger sa première visite officielle à l’étranger depuis sa victoire.

Il a déclaré : «Je suis venu pour des concertations dans l’intérêt de nos deux pays et de la région. Ma visite intervient dans un contexte marqué par des changements très importants en Tunisie». La Tunisie, premier pays à connaître le printemps arabe avec «la révolution du jasmin», n’a toujours pas retrouvé sa stabilité avec, notamment, la montée des «salafistes». Pour ce qui est de la Mauritanie, les relations ont toujours existé avec cette République islamique ; quant au Maroc, les islamistes qui détiennent la majorité parlementaire ne changeront la position de ce royaume concernant le Sahara occidental. Il reste le cas de l’Egypte, en attendant la confirmation de la victoire des Frères musulmans à la présidentielle. Cependant le risque vient des frontières, avec la naissance d’un «Etat autonome islamiste» au Nord du Mali. Face à toutes ces nouveaux donnes régionales, un contexte plein d’enjeux, Alger est tenu de se positionner en s’adaptant aux changements.

N. C.

 

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«Pas d'inconvénient» pour le ministre

Ghlamallah accepte un syndicat d’imams

Des syndicalistes pour les imams, pourquoi pas ? C’est ce qu’estime le premier responsable des Affaires religieuses, Bouadballah Ghlamallah, qui explique que les imams sont des fonctionnaires comme tous les autres. Nous avons toujours tendance à croire que le travail  des imams est plus une vocation et une pratique religieuse qu’un simple  métier. Mais il s’avère que ce n’est plus le cas du moment que la corporation des imams commence déjà à se regrouper pour défendre ses droits en tant que fonctionnaires. Plusieurs Imams ont récemment constitué une formation sous le nom «Ligue nationale des imams» et œuvrent à se faire agréer par l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Cet avant- goût d’une organisation et activité syndicale pour la communauté des imams est loin d’être rejeté par le département des Affaires religieuses et des wakfs. En marge de la rencontre nationale d’évaluation de 12 wilayas sur la zakat et le bilan annuel du secteur et la gestion des biens wakfs, le ministre Bouabdallah Ghlamallah a estimé qu’il ne voyait pas d’«inconvénient  à la création d’un syndicat d’imams de mosquées pour défendre leurs droits» en tant que fonctionnaires ayant les mêmes droits que ceux des autres institutions. M. Ghlamallah a affirmé que les imams sont des fonctionnaires inscrits à la Caisse nationale des assurances sociales et ont les mêmes droits que leurs pairs dans les autres secteurs. En réponse à une question sur la tentative de propager le courant chiite parmi l’élite en Algérie, M. Ghlamallah a soutenu que son département s’employait à mettre «des mesures de prévention efficaces et fortes pour éviter un tel phénomène», affirmant que «les Algériens ne sont ni des salafistes ni des chiites».  Concernant les dispositions prises par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs en prévision du mois de ramadhan, M. Ghlamallah a indiqué que les mosquées seront ouvertes jour et nuit et que tout sera mis en œuvre pour accueillir ce mois sacré.  Concernant les biens Wakfs en Algérie, le ministre a indiqué qu’ils étaient estimés à quelque 8 000 globalement. Ces biens ne sont pas exploités d’une manière rationnelle car constitués pour la plupart de logements affectés à des imams et d’autres sont loués au prix modique de 600 DA le  mois. Les revenus de la zakat ont atteint 71 milliards pour l’année 2011. Selon le ministre, entre 120 000 et 150 000 personnes effectueront la Omra durant le mois de ramadhan cette année, affirmant que des mesures ont été prises pour éviter les désagréments enregistrés auparavant, notamment pour le retour.

Yasmine Ayadi

 

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En attendant les résultats officiels de la présidentielle en Egypte

L’armée balise le terrain

Même si les résultats officiels  ne seront connus que jeudi, Mohamed Morsi – candidat des Frères musulmans – pourrait bien être le successeur de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011.  Aujourd'hui, l'Egypte se trouve dans une instabilité institutionnelle et une tourmente politique,  conjuguées à une éventuelle recrudescence de la violence.

Qui a remporté la présidentielle en Egypte? Quiproquo et confusion générale  après  le second tour de l’élection présidentielle qui a enregistré un  faible taux de participation officiel estimé à 35 %. Les Egyptiens se trouvent dans une situation confuse au lendemain du premier scrutin présidentiel de l’après-Moubarak. Les deux finalistes à cette élection ont revendiqué chacun la victoire et continuent de s’accuser de fraude. Les partisans du  candidat des  Frères musulmans, Mohamed Morsi se réclame vainqueur, alors que le camp d’Ahmed Chafik, ancien ministre du président déchu Hosni Moubarak, conteste la victoire revendiquée par les Frères musulmans. Selon les Frères musulmans, dont les observateurs ont quadrillé le pays et exercé une surveillance scrupuleuse des bureaux de vote, Mohamed Morsi l’emporterait sur son rival Chafik, avec 52 % des voix. Cette victoire est par ailleurs  confirmée par la plupart des médias qui attribuent aux Frères musulmans environ 12,5 millions de voix, soit 52%. Son rival Ahmed Chafik, lui, n’aurait obtenu  que 48 % des suffrages. Ce dernier accuse cependant les islamistes d’avoir falsifié les résultats et revendique un score de 52 %.  D’autre part, la Haute Commission électorale,  qui n’a pas encore  terminé  le décompte et examiné les dizaines de plaintes déposées par les deux parties, n’annoncera le résultat officiel que jeudi 21 juin. En attendant, elle a fait état de plusieurs cas de fraudes. Il s’agit de  1 200 bulletins précochés en faveur du candidat Morsi provenant directement d’imprimeries qui auraient été découverts par des juges  en ouvrant des paquets de bulletins vierges. Suite à quoi, des employés de ces imprimeries ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête, ainsi que plusieurs individus qui auraient distribué, à l’entrée des bureaux de vote,  des stylos à encre délébile. Les organisations non-gouvernementales qui ont observé le scrutin ont fait état de fraudes  des deux côtés. La dissolution du Parlement par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), à la veille du vote, a semé la consternation et a prouvé la volonté des militaires de maintenir leur contrôle sur la gestion des affaires politiques, par-delà tout processus électoral. Dans l’attente de l’élection d’une nouvelle chambre, ces derniers se sont en effet arrogé les pouvoirs législatifs et budgétaires avant d’émettre, les premières urnes à peine dépouillées, une déclaration constitutionnelle qui soumet le futur président à l’autorité du CSFA et le prive de tout contrôle sur les affaires militaires. Cela étant, le CSFA a procédé à la formation du conseil de défense nationale pour prendre en charge les questions liées à «la sécurité du pays» et dont la présidence sera confiée au  président élu. Le conseil compte, outre le président de la République, seize  membres dont le ministre de la Défense. D’autre part, le conseil est habilité à inviter les vice-présidents du Conseil des ministres, les ministres ou autres. A noter  que le Parlement élu dernièrement lors des premières élections législatives, a été invalidé par la Haute Cour constitutionnelle. Ainsi, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) s’est attribué les prérogatives législatives.

 Par Yazid Madi

 

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Les députés au travail dimanche prochain

L'APN reprend du service

C’est la fin de la récréation pour les nouveaux députés. Après un blocage qui aura duré plusieurs semaines, l’Assemblée populaire nationale, issue du scrutin du 10 mai, reprendra ses travaux officiellement le 24 juin prochain. Installée le 26 mai dernier, la chambre basse du Parlement a programmé, en effet, une séance plénière, consacrée à l’installation des différentes instances et organes de son fonctionnement interne. Ainsi, après le RND (68 sièges) qui a choisi ses représentants au sein des commissions, c’est au tour du parti majoritaire, le FLN de procéder demain à l’élection de ses 23 membres devant occuper des postes de responsabilités au sein de l’APN. Les représentants du FLN seront dégagés par le bureau politique du parti. Sur les six groupes parlementaires constitués, la répartition des structures internes de la chambre basse du Parlement algérien a été attribuée aux trois groupes parlementaires du FLN, avec ses 208 députés, le RND, avec ses 68 députés, et le groupe des indépendants avec ses 17 élus. Les groupes parlementaires de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), (49 sièges), le FFS (27 sièges) et le PT (24) se sont prononcés auparavant en faveur du boycott des postes de responsabilités au sein du Parlement. Sur la base de ces données,  les structures de fonctionnement se répartissent à raison de  9 vice-présidents du bureau de l’APN et de 8 commissions permanentes pour le groupe parlementaire du FLN en sa qualité de majorité. Le RND occupe 3 vice-présidences du bureau et 3 commissions permanentes alors que le groupe parlementaire des indépendants a un poste de vice-président et une commission permanente. Le groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND) avait élu récemment ses représentants au sein des structures de l’APN. Ainsi, Miloud Chorfi a été reconduit à la tête du groupe parlementaire par Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND. Abdesslam Bouchouareb, Kenibar Djilali et Chihab Seddik ont été également élus vice-présidents de l’APN alors que Bounafla Hacene a été élu président de la commission de la défense nationale. Ainsi donc, le FLN en tant que parti majoritaire revendique la présidence des grandes commissions sensibles à enjeux, comme les commissions juridique et des libertés, celle des affaires étrangères, celle de la défense, celle des finances et du budget, celle des affaires économiques et du développement et celle de l’éducation, de l’enseignement supérieur. Le contrôle et la gestion des autres commissions sont laissés aux autres groupes parlementaires. La commission juridique et des libertés revêt une importance capitale durant cette première année d’exercice de la chambre basse. C’est, en effet, à cette commission que reviendra la mission d’examiner, d’étudier et de suivre les amendements qui seront apportés à la mouture portant nouvelle Constitution. Deux ministres sont pressentis pour présider cette structure.

Par ailleurs, la nouvelle Assemblée reprendra ses travaux juste pour l’installation de ces structures puisque les nouveaux députés devraient prendre leur congé le 3 juillet prochain sans avoir voté un seul texte. Il faudra attendre l’automne pour voir la nouvelle APN se mettre éventuellement au travail. Une fois de retour, les nouveaux députés ne vont pas chômer. Ils auront à promulguer plusieurs lois. A commencer par la loi de finances complémentaire 2012, la loi sur les hydrocarbures, la loi régissant la fonction d’avocat et la révision de la Constitution qui interviendra début 2013.

Mehdi Ait Mouloud

 

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La barre des 62 tonnes franchie

Saisies records de drogue

Les coups sévères portés aux «narcos» se succèdent et se ressemblent. Toutefois, les réseaux de trafic de kif semblent déterminés à faire écouler leur marchandise en Algérie. Durant la nuit d'avant-hier, les douaniers ont réussi un autre coup en saisissant deux autres tonnes de cannabis. Cela porte le bilan des drogues saisies à 62 tonnes depuis janvier passé. Un record.

Tout a commencé vers  00h40 de la nuit d’avant-hier, lorsque les douaniers faisaient la ronde, comme à leur accoutumée. Soudain, un véhicule de type 4x4 de marque Mitsubishi, portant une plaque d’immatriculation étrangère, a été repéré par les éléments des Douanes. C’est le début d’une longue traque. Les narcotrafiquants affolés par la présence des douaniers ont tenté de s’échapper en accélérant sur la RN 99. Une traque digne d’un film hollywoodien qui a fini, au bout de quelques dizaines de minutes, par l’abandon du véhicule par les narcotrafiquants au lieudit Hemmam El Chayker. Les deux occupants du véhicule 4x4 ont pris la fuite en abandonnant leur engin ainsi que les quantités de cannabis. Ils ont profité de l’obscurité de la nuit en prenant la voie menant à la forêt. Suite à la fouille du véhicule, les douaniers ont découvert plusieurs dizaines de sacs «bourrés» de kif traité. La quantité totale est de deux tonnes, selon les douaniers. Toujours selon ces derniers, la drogue saisie comporte deux marques différentes, «Khamsa» et «Mercedes». Ces deux marques seraient de bonne qualité ; d’ailleurs, leurs prix s’avèrent des plus chers dans les milieux de trafic. D’autre part, les deux tonnes récupérées lors de cette opération étaient en partance pour le Moyen-Orient, plus particulièrement vers les Emirats arabes unis. C’est à partir de ce pays arabe que les quantités de drogue partent vers Israël. Les narcotrafiquants semblent décidés à ne pas baisser les bras, après les coups sévères encaissés depuis le début de l’année par les services de sécurité algériens. D’ailleurs, ce nouveau coup porté à la nébuleuse est le deuxième après celui réalisé il y a vingt jours par les douaniers. Cela dit, le 30 mai dernier, plus de 4 tonnes avaient été saisies par les douaniers, toujours au niveau de la commune de Maghnia, faut-il le rappeler. En plus de ces deux prises record, les gardes-frontière (GGF) relevant de la Gendarmerie nationale ont réussi, au cours des cinq premiers mois 2012, à saisir 40 tonnes de résine de cannabis. Un record jamais atteint depuis plus de 30 ans. Même cas pour la police qui à son tour a réussi à porter deux coups sérieux aux narcotrafiquants en saisissant dans le cadre de deux opérations quelque 8 tonnes. En tout, nous sommes déjà à 62 tonnes de kif traité qui sont saisies. Il s’agit non seulement d’un record mais beaucoup plus d’un envahissement, voire d’un tsunami de drogue. 

S.A.

 

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Centres de services

Djezzy inaugure le 1er CDS multifonctionnel en Algérie

Djezzy consolide sa couverture en termes de centres de services  et dénombre maintenant 87 centres à l’échelle nationale. Le tout dernier, inauguré hier à Sidi Yahia,  par le directeur général adjoint commercial de Djezzy Albert Fernandez, en présence de la presse, se distingue des autres, de constituer une première dans son genre de super centre de service (CDS) multifonctionnel  en Algérie. Le premier opérateur privé de la téléphonie mobile en Algérie se rapproche ainsi de ses clients non seulement en élargissant son réseau de centres de services mais en le modernisant. Dans son allocution d’ouverture Albert Fernandez a relevé que ce nouveau centre répond à la politique de proximité de Djezzy dont  la première vocation consiste à offrir le meilleur service clientèle. Chouchouté avec les couleurs de l’opérateur Djezzy, ce nouveau centre de services comprend plusieurs espaces dédiés à l’information, à la vente, aux entreprises ainsi que des vitrines de nouveaux produits. Décoré d’un design  moderne et fonctionnel, il est doté des écrans tactiles qui  facilitent aux clients de  naviguer sur le site Djezzy et les offres disponibles  ainsi que les fiches techniques des mobiles. Des écrans plats suspendus leur permettront  également  de visionner les spots publicitaires diffusés en boucle ainsi qu’à accéder à des informations pratiques. En plus des guichets d’accueil, le nouveau  CDS est séparé en deux parties. L’espace clients et l’espace Entreprises, qui sont dotés  d’un nombre important de positions susceptibles de répondre avec célérité et efficacité aux visiteurs de ces catégories avec un traitement business class. L’offre mobile n’est pas en reste. Elle est mieux étoffée qu’ailleurs avec différents modèles pour tous les goûts qui feront le bonheur des plus exigeants. S’exprimant sur les nouvelles offres de l’opérateur Djezzy,  Albert Fernandez, a révélé que de nouvelles offres sont prévues pour le prochain mois de ramadhan. De même pour la 3 G dont le travail est en cours en attendant son lancement en Algérie.

Yasmine A.

 

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Vincenzo Necsi nommé P-DG de Djezzy

Ahmed Abou Doma CEO d’OTH, vice-président exécutif de Vimpelcom pour la région Afrique et Asie vient de nommer Vincenzo Nesci au poste de P-DG de Djezzy.  Vincenzo jouit d’une expérience reconnue et d’une profonde connaissance de la région Moyen-Orient & Afrique ainsi que d’une expertise précieuse dans le domaine de la technologie, pour y avoir travaillé dans les domaines de l’énergie et des télécommunications pendant près de quarante ans. Vincenzo est diplômé avec mention de l’Université Bocconi de Milan, où il a suivi  également des formations  en post-universitaire dans les opérations bancaires internationales et finances. Il a entamé  sa carrière comme professeur d’université et professeur associé en Europe et en Afrique. Par la suite, il a travaillé pour General Electric en Libye et au Nigeria. En 1980, Vincenzo rejoint Alcatel, où il a servi pendant 30 ans à différents titres dans divers pays comme l’Italie, la Belgique, la France, le Moyen-Orient et l’Afrique. Il a été le vice-président pour la région Moyen-Orient pendant neuf ans et fut plus tard nommé président de l’Unité régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique d’Alcatel Lucent, un poste qu’il a occupé jusqu’en juin 2010. Vincenzo a rejoint OTH en septembre 2010 comme conseiller principal du CEO du groupe. Un an plus tard, il fut nommé au poste de Chief Executive Officer de la division d’Afrique subsaharienne, une responsabilité qu’il continuera à assumer. Vincenzo qui est un parfait francophone prendra ses fonctions de P-DG de Djezzy le 1er juillet 2012.                                                                  

Communiqué

 

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Prétoire

«Au voleur de ne pas se faire attraper»

Est-il interdit de voler ? La question est bien entendu affirmative. Toutefois, le proverbe dit le contraire : «Il n’est pas interdit de voler mais il est interdit de se faire attraper». D’aucuns penseraient bien entendu qu’il s’agit là d’un proverbe créé et monté de toutes pièces par les voleurs eux-mêmes en vue de justifier leur acte répréhensible devant l’opinion  publique mais surtout devant ce juge intransigeant qu’est la conscience. Du coup, on peut dire que ce proverbe leur sert de terrier. Ce petit trou creusé au sol pour y cacher leur petite tête qui ne pense qu’à s’enrichir sans penser aux conséquences de leurs actes. Les partisans de ce genre de proverbe sont en général  des partisans du moindre effort. Pas un d’entre eux ne se livre à la culture du sol, à l’élevage des bestiaux, pas un n’est à la tête d’une industrie ni n’entreprend un travail pénible ou offrant quelques risques. Ces gens qui sont de plus en plus nombreux de nos jours préfèrent s’enrichir en pratiquant une usure effrénée, en commettant toutes les fraudes, toutes les escroqueries, toutes les spoliations, toutes les prévarications qui mènent de la sorte droit à la richesse. Toutefois, comme cela ne suffisait pas de prendre l’argent du contribuable d’une manière illégale, les partisans de ce genre de  méthode affichent ostentatoirement leurs biens comme pour suggérer à leurs concitoyens qui transpirent à longueur de journée que «le travailleur n’est qu’un imbécile !?» Mais après ce bout de chemin, il reste quand même quelque chose d’incomplet. Comme un goût d’inachevé. En effet, il reste le remord qui tarabuste les esprits des partisans de cette philosophie. Pour cela, il n’y a pas mieux qu’un endoctrinement établi de toutes pièces rassemblées et mixées pour en faire ce proverbe. De même qu’il est recommandé aux menteurs de se souvenir de leurs mensonges, il est aussi recommandé au voleur de ne pas se faire attraper.

Salah Harirèche 

 

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Cour d'Alger

Le dossier de l’exportation des déchets ferreux  a été ouvert

Le dossier de l'affaire des déchets ferreux dans laquelle sont impliquées quelque 17 personnes, dont une douzaine de douaniers et cinq exportateurs, a été présenté devant le tribunal pénal près la cour d'Alger.

L’affaire a éclaté après une première enquête effectuée en  2000, portant sur un dossier de corruption au niveau du port d’Alger. D’autres enquêtes ont été menées par les services concernés suite à une saisine de la présidence de la République. L’enquête a eu lieu après la constitution d’une commission présidentielle mixte en vue de faire la lumière sur les différentes affaires de corruption qui  ont eu lieu au niveau du port d’Alger. Cette commission, faut-il encore le souligner, comprenait des représentants de plusieurs secteurs et départements ministériels qui ont travaillé de concert en vue de faire la lumière sur des affaires de corruption au port d’Alger, dont principalement celle ayant trait à l’exportation de manière illégale des déchets ferreux et non ferreux. L’instruction et l’ouverture de cette enquête  avaient été rendues exécutoires sur décision de la présidence de la République, passant par la Chefferie du  gouvernement pour atterrir sur le bureau du procureur général d’Alger après avoir été contacté par courrier par le ministre de la Justice, garde des Sceaux de l’époque qui lui avait ordonné l’ouverture d’une enquête judicaire à propos de dépassements et d’irrégularités dans des transactions et des opérations économiques qui ont eu lieu au niveau de l’entreprise du port d’Alger. C’est ainsi que la police judicaire, sous les ordres du procureur général d’Alger, a entamé une enquête préliminaire au cours de laquelle elle a interrogé 5 exportateurs de déchets ferreux et non ferreux. La même équipe d’enquêteurs de la police judicaire a, par la suite, questionné des cadres et de simples douaniers. Il a été indiqué dans l’arrête de renvoi de cette affaire que parmi cette douzaine de douaniers, figurent des directeurs centraux des Douanes algériennes, des chefs de services, des inspecteurs au niveau du port d’Alger et autres. Selon le dossier, lesdits cadres se sont compromis dans des affaires de falsification de documents officiels qui ont occasionné au Trésor public un manque à gagner d’une valeur globale de 12 milliards de centimes. Ce manque à gagner aurait été provoqué suite à de fausses déclarations, notamment en ce qui concerne le poids et le prix des marchandises, car la différence entre les véritables chiffres et ceux déclarés équivalait au manque à gagner subi par le Trésor public.           

Par Azouaou Mahiout

 

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Histoire de la période coloniale en Algérie

Regain d’intérêt en France

«L'Algérie, de toutes les anciennes colonies françaises, est celle qui suscite le plus d'intérêt en France, faisant l'objet de la majorité des travaux universitaires et de débats publics».

L’histoire de la période coloniale en Algérie suscite de plus en plus d’intérêt chez les chercheurs français, a indiqué lundi à Oran l’historienne française Sylvie Thénault. «Aujourd’hui, dans le champ de la recherche universitaire française, il y a un véritable regain d’intérêt pour la période coloniale en Algérie», a-t-elle affirmé lors d’une conférence animée au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC). «L’Algérie, de toutes les anciennes colonies françaises, est celle qui suscite le plus d’intérêt en France, faisant l’objet de la majorité des travaux universitaires et de débats publics», a souligné

Mme Thénault, observant que l’histoire de cette période est «en plein renouvellement et connaît un dynamisme réel». De nombreux jeunes doctorants français sont inscrits en thèse sur l’histoire de l’Algérie à la période coloniale, donnant lieu à l’exploitation de sources archivistiques dans les deux pays, ce qui constitue, selon Mme Thénault, une «approche intéressante» par rapport à celle suggérée jusque-là par les premières références françaises qui remontent aux années 1960 et 1970. «On peut penser que le temps est venu de dépasser ces ouvrages parce qu’ils ont été écrits à une époque où l’on n’écrivait pas l’histoire comme on le fait aujourd’hui, d’autant que les auteurs privilégiaient l’histoire politique aux dépens de l’histoire sociale», a-t-elle fait valoir. L’historienne française a rappelé dans ce contexte que le vieillissement des sources biographiques a été constaté dès les années 2000 par les chercheurs français intéressés par la période coloniale. L’autre facteur ayant suscité le regain d’intérêt observé dans le champ universitaire français est dû à la volonté de «rattraper le retard» accusé dans ce domaine par rapport aux chercheurs anglo-saxons qui se sont beaucoup intéressés à l’histoire algérienne, a-t-elle dit. Le souci de se défaire de la vision européo-centriste a été également évoqué comme une motivation supplémentaire en France où, a-t-elle relevé, «il y a une réelle prise de conscience quant à la nécessité d’équilibrer les débats en associant les historiens des deux pays pour une écriture de tous les points de vue». A l’intention des jeunes chercheurs français, Mme Ténault a préconisé une plus large diversification du champ d’investigation, soutenant qu’il ne doit plus être limité aux archives qui sont essentiellement de source administrative coloniale. Elle a estimé, dans ce sens, qu’une écriture équilibrée de l’histoire de la période coloniale en Algérie doit également s’appuyer sur de nouveaux protocoles de recherche fondés sur les enquêtes ethnographiques, les témoignages, et d’autres sources comme les poèmes, les chants et la littérature. Chargée de recherche au Centre de recherche scientifique (CNRS,France), Mme Thénault a pour domaine principal d’étude le droit et la répression légale pendant la guerre de Libération nationale. Ses travaux s’articulent notamment autour des pratiques de l’administration coloniale en Algérie, et sont axés en particulier sur les camps d’internement français entre 1954 et 1962. Son tout dernier ouvrage s’intitule «Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale. Camps, internements, assignations à résidence». Sa conférence à Oran a été organisée par le CRASC en collaboration avec l’Institut français d’Oran (IFO) à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance nationale.

Par Selma H.

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