|
Comment
s'adapter aux nouvelles donnes de la région ?
L’Algérie
cernée de régimes islamistes
Les effets du
printemps arabe semblent se préciser de plus en plus sur le monde
arabe, dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Il s'agit de
la mise en place de nouveaux régimes «islamistes» qui ne dérangent
pas apparemment les puissances étrangères qui avaient dans un passé
récent soutenu les régimes «dictatoriaux».
L’Algérie fait
partie de cette zone qui a vécu de grandes turbulences depuis
décem-bre 2010. Si elle a échappé au même scénario, elle se retrouve
entourée par ces nouveaux gouvernants auxquels elle ne peut pas
tourner le dos, même si au niveau des frontières le risque reste
très élevé avec l’instabilité constatée en Libye et la situation au
Nord du Mali. Ainsi, Alger est en situation de traiter avec ces
nouvelles autorités, notamment de Tunisie, de Libye et d’Egypte où
les Frères musulmans se déclarent vainqueurs de l’élection
présidentielle, en attendant la suite des événements au Mali et en
Syrie, sachant que pour le cas de la Mauritanie c’est déjà une
République islamique et le Maroc reste sous régime royal malgré le
triomphe des islamistes aux législatives. Dans le contexte du
printemps arabe, les positions de l’Algérie ont été qualifiées
d’«ambiguës» par plusieurs parties, notamment occidentales, alors
qu’il s’agissait de défendre le principe de «non ingérence» dans les
affaires internes des pays, sans oublier les enjeux de ces
événements. L’Algérie qui a souffert de son expérience avec les
islamistes suite à l’arrêt du processus électoral de 92, est
aujourd’hui entourée par des régimes islamistes. Une situation qui
ne sera pas sans effets. D’ailleurs, les partis qualifiés
«d’islamistes» en Algérie se sont mobilisés dans l’espoir de
reproduire le même scénario (montée des islamistes) lors des
législatives du 10 mai dernier. Mais le rêve ne se réalise pas
toujours. D’autre part, au niveau des relations extérieures,
l’Algérie a déjà entamé la normalisation des relations avec les
nouveaux régimes issus du printemps arabe. Pour le cas de la Libye,
avec tous les enjeux notamment sécuritaires d’autant que ce pays
n’est pas encore stable vu les affrontements entre quelques tribus,
le Président Bouteflika lui-même s’est entretenu avec le chef du
Conseil de transition libyen, Mustapha Abdeldjalil, par la médiation
de l’Emir du Qatar en marge du Sommet du gaz. Des entretiens qui
s’inscrivent dans le cadre du rapprochement avec le nouveau «régime»
libyen. Ces entretiens ont été suivis par le déplacement du ministre
de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui a confirmé la disposition de
l’Algérie à aider la Libye dans le domaine sécuritaire. A rappeler
également la visite de deux jours en Algérie, les 14 et 15 avril
derniers, du président du Conseil national de transition libyen,
Mustapha Abdeldjalil, à l’invitation de Bouteflika. S’agissant de la
Tunisie, l’Algérie a reçu le patron du parti tunisien Ennahdha,
Rached Ghannouchi, comme un président. Lors de sa visite à Alger,
Rached Ghannouchi a souligné l’importance de la concertation pour
l’intérêt de l’Algérie, de la Tunisie et de la région en général.
M. Ghannouchi est
le président du parti qui a remporté, avec 89 sièges sur les 217,
les élections de l’Assemblée constituante du 23 octobre. Il
effectuait à Alger sa première visite officielle à l’étranger depuis
sa victoire.
Il a déclaré : «Je
suis venu pour des concertations dans l’intérêt de nos deux pays et
de la région. Ma visite intervient dans un contexte marqué par des
changements très importants en Tunisie». La Tunisie, premier pays à
connaître le printemps arabe avec «la révolution du jasmin», n’a
toujours pas retrouvé sa stabilité avec, notamment, la montée des «salafistes».
Pour ce qui est de la Mauritanie, les relations ont toujours existé
avec cette République islamique ; quant au Maroc, les islamistes qui
détiennent la majorité parlementaire ne changeront la position de ce
royaume concernant le Sahara occidental. Il reste le cas de
l’Egypte, en attendant la confirmation de la victoire des Frères
musulmans à la présidentielle. Cependant le risque vient des
frontières, avec la naissance d’un «Etat autonome islamiste» au Nord
du Mali. Face à toutes ces nouveaux donnes régionales, un contexte
plein d’enjeux, Alger est tenu de se positionner en s’adaptant aux
changements.
N. C.
Haut
«Pas d'inconvénient» pour le ministre
Ghlamallah
accepte un syndicat d’imams
Des syndicalistes
pour les imams, pourquoi pas ? C’est ce qu’estime le premier
responsable des Affaires religieuses, Bouadballah Ghlamallah, qui
explique que les imams sont des fonctionnaires comme tous les
autres. Nous avons toujours tendance à croire que le travail des
imams est plus une vocation et une pratique religieuse qu’un simple
métier. Mais il s’avère que ce n’est plus le cas du moment que la
corporation des imams commence déjà à se regrouper pour défendre ses
droits en tant que fonctionnaires. Plusieurs Imams ont récemment
constitué une formation sous le nom «Ligue nationale des imams» et
œuvrent à se faire agréer par l’Union générale des travailleurs
algériens (UGTA). Cet avant- goût d’une organisation et activité
syndicale pour la communauté des imams est loin d’être rejeté par le
département des Affaires religieuses et des wakfs. En marge de la
rencontre nationale d’évaluation de 12 wilayas sur la zakat et le
bilan annuel du secteur et la gestion des biens wakfs, le ministre
Bouabdallah Ghlamallah a estimé qu’il ne voyait pas d’«inconvénient
à la création d’un syndicat d’imams de mosquées pour défendre leurs
droits» en tant que fonctionnaires ayant les mêmes droits que ceux
des autres institutions. M. Ghlamallah a affirmé que les imams sont
des fonctionnaires inscrits à la Caisse nationale des assurances
sociales et ont les mêmes droits que leurs pairs dans les autres
secteurs. En réponse à une question sur la tentative de propager le
courant chiite parmi l’élite en Algérie, M. Ghlamallah a soutenu que
son département s’employait à mettre «des mesures de prévention
efficaces et fortes pour éviter un tel phénomène», affirmant que
«les Algériens ne sont ni des salafistes ni des chiites».
Concernant les dispositions prises par le ministère des Affaires
religieuses et des Wakfs en prévision du mois de ramadhan, M.
Ghlamallah a indiqué que les mosquées seront ouvertes jour et nuit
et que tout sera mis en œuvre pour accueillir ce mois sacré.
Concernant les biens Wakfs en Algérie, le ministre a indiqué qu’ils
étaient estimés à quelque 8 000 globalement. Ces biens ne sont pas
exploités d’une manière rationnelle car constitués pour la plupart
de logements affectés à des imams et d’autres sont loués au prix
modique de 600 DA le mois. Les revenus de la zakat ont atteint 71
milliards pour l’année 2011. Selon le ministre, entre 120 000 et 150
000 personnes effectueront la Omra durant le mois de ramadhan cette
année, affirmant que des mesures ont été prises pour éviter les
désagréments enregistrés auparavant, notamment pour le retour.
Yasmine Ayadi
Haut
En attendant les résultats officiels de la présidentielle en
Egypte
L’armée balise
le terrain
Même si les
résultats officiels ne seront connus que jeudi, Mohamed Morsi –
candidat des Frères musulmans – pourrait bien être le successeur de
Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011. Aujourd'hui,
l'Egypte se trouve dans une instabilité institutionnelle et une
tourmente politique, conjuguées à une éventuelle recrudescence de
la violence.
Qui a remporté la
présidentielle en Egypte? Quiproquo et confusion générale après le
second tour de l’élection présidentielle qui a enregistré un faible
taux de participation officiel estimé à 35 %. Les Egyptiens se
trouvent dans une situation confuse au lendemain du premier scrutin
présidentiel de l’après-Moubarak. Les deux finalistes à cette
élection ont revendiqué chacun la victoire et continuent de
s’accuser de fraude. Les partisans du candidat des Frères
musulmans, Mohamed Morsi se réclame vainqueur, alors que le camp
d’Ahmed Chafik, ancien ministre du président déchu Hosni Moubarak,
conteste la victoire revendiquée par les Frères musulmans. Selon les
Frères musulmans, dont les observateurs ont quadrillé le pays et
exercé une surveillance scrupuleuse des bureaux de vote, Mohamed
Morsi l’emporterait sur son rival Chafik, avec 52 % des voix. Cette
victoire est par ailleurs confirmée par la plupart des médias qui
attribuent aux Frères musulmans environ 12,5 millions de voix, soit
52%. Son rival Ahmed Chafik, lui, n’aurait obtenu que 48 % des
suffrages. Ce dernier accuse cependant les islamistes d’avoir
falsifié les résultats et revendique un score de 52 %. D’autre
part, la Haute Commission électorale, qui n’a pas encore terminé
le décompte et examiné les dizaines de plaintes déposées par les
deux parties, n’annoncera le résultat officiel que jeudi 21 juin. En
attendant, elle a fait état de plusieurs cas de fraudes. Il s’agit
de 1 200 bulletins précochés en faveur du candidat Morsi provenant
directement d’imprimeries qui auraient été découverts par des juges
en ouvrant des paquets de bulletins vierges. Suite à quoi, des
employés de ces imprimeries ont été arrêtés dans le cadre de
l’enquête, ainsi que plusieurs individus qui auraient distribué, à
l’entrée des bureaux de vote, des stylos à encre délébile. Les
organisations non-gouvernementales qui ont observé le scrutin ont
fait état de fraudes des deux côtés. La dissolution du Parlement
par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), à la veille du
vote, a semé la consternation et a prouvé la volonté des militaires
de maintenir leur contrôle sur la gestion des affaires politiques,
par-delà tout processus électoral. Dans l’attente de l’élection
d’une nouvelle chambre, ces derniers se sont en effet arrogé les
pouvoirs législatifs et budgétaires avant d’émettre, les premières
urnes à peine dépouillées, une déclaration constitutionnelle qui
soumet le futur président à l’autorité du CSFA et le prive de tout
contrôle sur les affaires militaires. Cela étant, le CSFA a procédé
à la formation du conseil de défense nationale pour prendre en
charge les questions liées à «la sécurité du pays» et dont la
présidence sera confiée au président élu. Le conseil compte, outre
le président de la République, seize membres dont le ministre de la
Défense. D’autre part, le conseil est habilité à inviter les
vice-présidents du Conseil des ministres, les ministres ou autres. A
noter que le Parlement élu dernièrement lors des premières
élections législatives, a été invalidé par la Haute Cour
constitutionnelle. Ainsi, le Conseil suprême des forces armées
(CSFA) s’est attribué les prérogatives législatives.
Par Yazid Madi
Haut
Les députés au travail dimanche prochain
L'APN reprend
du service
C’est la fin de la
récréation pour les nouveaux députés. Après un blocage qui aura duré
plusieurs semaines, l’Assemblée populaire nationale, issue du
scrutin du 10 mai, reprendra ses travaux officiellement le 24 juin
prochain. Installée le 26 mai dernier, la chambre basse du Parlement
a programmé, en effet, une séance plénière, consacrée à
l’installation des différentes instances et organes de son
fonctionnement interne. Ainsi, après le RND (68 sièges) qui a choisi
ses représentants au sein des commissions, c’est au tour du parti
majoritaire, le FLN de procéder demain à l’élection de ses 23
membres devant occuper des postes de responsabilités au sein de l’APN.
Les représentants du FLN seront dégagés par le bureau politique du
parti. Sur les six groupes parlementaires constitués, la répartition
des structures internes de la chambre basse du Parlement algérien a
été attribuée aux trois groupes parlementaires du FLN, avec ses 208
députés, le RND, avec ses 68 députés, et le groupe des indépendants
avec ses 17 élus. Les groupes parlementaires de l’Alliance de
l’Algérie verte (AAV), (49 sièges), le FFS (27 sièges) et le PT (24)
se sont prononcés auparavant en faveur du boycott des postes de
responsabilités au sein du Parlement. Sur la base de ces données,
les structures de fonctionnement se répartissent à raison de 9
vice-présidents du bureau de l’APN et de 8 commissions permanentes
pour le groupe parlementaire du FLN en sa qualité de majorité. Le
RND occupe 3 vice-présidences du bureau et 3 commissions permanentes
alors que le groupe parlementaire des indépendants a un poste de
vice-président et une commission permanente. Le groupe parlementaire
du Rassemblement national démocratique (RND) avait élu récemment ses
représentants au sein des structures de l’APN. Ainsi, Miloud Chorfi
a été reconduit à la tête du groupe parlementaire par Ahmed Ouyahia,
secrétaire général du RND. Abdesslam Bouchouareb, Kenibar Djilali et
Chihab Seddik ont été également élus vice-présidents de l’APN alors
que Bounafla Hacene a été élu président de la commission de la
défense nationale. Ainsi donc, le FLN en tant que parti majoritaire
revendique la présidence des grandes commissions sensibles à enjeux,
comme les commissions juridique et des libertés, celle des affaires
étrangères, celle de la défense, celle des finances et du budget,
celle des affaires économiques et du développement et celle de
l’éducation, de l’enseignement supérieur. Le contrôle et la gestion
des autres commissions sont laissés aux autres groupes
parlementaires. La commission juridique et des libertés revêt une
importance capitale durant cette première année d’exercice de la
chambre basse. C’est, en effet, à cette commission que reviendra la
mission d’examiner, d’étudier et de suivre les amendements qui
seront apportés à la mouture portant nouvelle Constitution. Deux
ministres sont pressentis pour présider cette structure.
Par ailleurs, la
nouvelle Assemblée reprendra ses travaux juste pour l’installation
de ces structures puisque les nouveaux députés devraient prendre
leur congé le 3 juillet prochain sans avoir voté un seul texte. Il
faudra attendre l’automne pour voir la nouvelle APN se mettre
éventuellement au travail. Une fois de retour, les nouveaux députés
ne vont pas chômer. Ils auront à promulguer plusieurs lois. A
commencer par la loi de finances complémentaire 2012, la loi sur les
hydrocarbures, la loi régissant la fonction d’avocat et la révision
de la Constitution qui interviendra début 2013.
Mehdi Ait
Mouloud
Haut
La barre des 62 tonnes franchie
Saisies records
de drogue
Les coups sévères
portés aux «narcos» se succèdent et se ressemblent. Toutefois, les
réseaux de trafic de kif semblent déterminés à faire écouler leur
marchandise en Algérie. Durant la nuit d'avant-hier, les douaniers
ont réussi un autre coup en saisissant deux autres tonnes de
cannabis. Cela porte le bilan des drogues saisies à 62 tonnes depuis
janvier passé. Un record.
Tout a commencé
vers 00h40 de la nuit d’avant-hier, lorsque les douaniers faisaient
la ronde, comme à leur accoutumée. Soudain, un véhicule de type 4x4
de marque Mitsubishi, portant une plaque d’immatriculation
étrangère, a été repéré par les éléments des Douanes. C’est le début
d’une longue traque. Les narcotrafiquants affolés par la présence
des douaniers ont tenté de s’échapper en accélérant sur la RN 99.
Une traque digne d’un film hollywoodien qui a fini, au bout de
quelques dizaines de minutes, par l’abandon du véhicule par les
narcotrafiquants au lieudit Hemmam El Chayker. Les deux occupants du
véhicule 4x4 ont pris la fuite en abandonnant leur engin ainsi que
les quantités de cannabis. Ils ont profité de l’obscurité de la nuit
en prenant la voie menant à la forêt. Suite à la fouille du
véhicule, les douaniers ont découvert plusieurs dizaines de sacs
«bourrés» de kif traité. La quantité totale est de deux tonnes,
selon les douaniers. Toujours selon ces derniers, la drogue saisie
comporte deux marques différentes, «Khamsa» et «Mercedes». Ces deux
marques seraient de bonne qualité ; d’ailleurs, leurs prix s’avèrent
des plus chers dans les milieux de trafic. D’autre part, les deux
tonnes récupérées lors de cette opération étaient en partance pour
le Moyen-Orient, plus particulièrement vers les Emirats arabes unis.
C’est à partir de ce pays arabe que les quantités de drogue partent
vers Israël. Les narcotrafiquants semblent décidés à ne pas baisser
les bras, après les coups sévères encaissés depuis le début de
l’année par les services de sécurité algériens. D’ailleurs, ce
nouveau coup porté à la nébuleuse est le deuxième après celui
réalisé il y a vingt jours par les douaniers. Cela dit, le 30 mai
dernier, plus de 4 tonnes avaient été saisies par les douaniers,
toujours au niveau de la commune de Maghnia, faut-il le rappeler. En
plus de ces deux prises record, les gardes-frontière (GGF) relevant
de la Gendarmerie nationale ont réussi, au cours des cinq premiers
mois 2012, à saisir 40 tonnes de résine de cannabis. Un record
jamais atteint depuis plus de 30 ans. Même cas pour la police qui à
son tour a réussi à porter deux coups sérieux aux narcotrafiquants
en saisissant dans le cadre de deux opérations quelque 8 tonnes. En
tout, nous sommes déjà à 62 tonnes de kif traité qui sont saisies.
Il s’agit non seulement d’un record mais beaucoup plus d’un
envahissement, voire d’un tsunami de drogue.
S.A.
Haut
Centres de services
Djezzy inaugure
le 1er CDS multifonctionnel en Algérie
Djezzy consolide
sa couverture en termes de centres de services et dénombre
maintenant 87 centres à l’échelle nationale. Le tout dernier,
inauguré hier à Sidi Yahia, par le directeur général adjoint
commercial de Djezzy Albert Fernandez, en présence de la presse, se
distingue des autres, de constituer une première dans son genre de
super centre de service (CDS) multifonctionnel en Algérie. Le
premier opérateur privé de la téléphonie mobile en Algérie se
rapproche ainsi de ses clients non seulement en élargissant son
réseau de centres de services mais en le modernisant. Dans son
allocution d’ouverture Albert Fernandez a relevé que ce nouveau
centre répond à la politique de proximité de Djezzy dont la
première vocation consiste à offrir le meilleur service clientèle.
Chouchouté avec les couleurs de l’opérateur Djezzy, ce nouveau
centre de services comprend plusieurs espaces dédiés à
l’information, à la vente, aux entreprises ainsi que des vitrines de
nouveaux produits. Décoré d’un design moderne et fonctionnel, il
est doté des écrans tactiles qui facilitent aux clients de
naviguer sur le site Djezzy et les offres disponibles ainsi que les
fiches techniques des mobiles. Des écrans plats suspendus leur
permettront également de visionner les spots publicitaires
diffusés en boucle ainsi qu’à accéder à des informations pratiques.
En plus des guichets d’accueil, le nouveau CDS est séparé en deux
parties. L’espace clients et l’espace Entreprises, qui sont dotés
d’un nombre important de positions susceptibles de répondre avec
célérité et efficacité aux visiteurs de ces catégories avec un
traitement business class. L’offre mobile n’est pas en reste. Elle
est mieux étoffée qu’ailleurs avec différents modèles pour tous les
goûts qui feront le bonheur des plus exigeants. S’exprimant sur les
nouvelles offres de l’opérateur Djezzy, Albert Fernandez, a révélé
que de nouvelles offres sont prévues pour le prochain mois de
ramadhan. De même pour la 3 G dont le travail est en cours en
attendant son lancement en Algérie.
Yasmine A.
Haut
Vincenzo Necsi nommé P-DG de Djezzy
Ahmed Abou Doma
CEO d’OTH, vice-président exécutif de Vimpelcom pour la région
Afrique et Asie vient de nommer Vincenzo Nesci au poste de P-DG de
Djezzy. Vincenzo jouit d’une expérience reconnue et d’une profonde
connaissance de la région Moyen-Orient & Afrique ainsi que d’une
expertise précieuse dans le domaine de la technologie, pour y avoir
travaillé dans les domaines de l’énergie et des télécommunications
pendant près de quarante ans. Vincenzo est diplômé avec mention de
l’Université Bocconi de Milan, où il a suivi également des
formations en post-universitaire dans les opérations bancaires
internationales et finances. Il a entamé sa carrière comme
professeur d’université et professeur associé en Europe et en
Afrique. Par la suite, il a travaillé pour General Electric en Libye
et au Nigeria. En 1980, Vincenzo rejoint Alcatel, où il a servi
pendant 30 ans à différents titres dans divers pays comme l’Italie,
la Belgique, la France, le Moyen-Orient et l’Afrique. Il a été le
vice-président pour la région Moyen-Orient pendant neuf ans et fut
plus tard nommé président de l’Unité régionale pour le Moyen-Orient
et l’Afrique d’Alcatel Lucent, un poste qu’il a occupé jusqu’en juin
2010. Vincenzo a rejoint OTH en septembre 2010 comme conseiller
principal du CEO du groupe. Un an plus tard, il fut nommé au poste
de Chief Executive Officer de la division d’Afrique subsaharienne,
une responsabilité qu’il continuera à assumer. Vincenzo qui est un
parfait francophone prendra ses fonctions de P-DG de Djezzy le 1er
juillet 2012.
Communiqué
Haut
Prétoire
«Au voleur de
ne pas se faire attraper»
Est-il interdit de
voler ? La question est bien entendu affirmative. Toutefois, le
proverbe dit le contraire : «Il n’est pas interdit de voler mais il
est interdit de se faire attraper». D’aucuns penseraient bien
entendu qu’il s’agit là d’un proverbe créé et monté de toutes pièces
par les voleurs eux-mêmes en vue de justifier leur acte
répréhensible devant l’opinion publique mais surtout devant ce juge
intransigeant qu’est la conscience. Du coup, on peut dire que ce
proverbe leur sert de terrier. Ce petit trou creusé au sol pour y
cacher leur petite tête qui ne pense qu’à s’enrichir sans penser aux
conséquences de leurs actes. Les partisans de ce genre de proverbe
sont en général des partisans du moindre effort. Pas un d’entre eux
ne se livre à la culture du sol, à l’élevage des bestiaux, pas un
n’est à la tête d’une industrie ni n’entreprend un travail pénible
ou offrant quelques risques. Ces gens qui sont de plus en plus
nombreux de nos jours préfèrent s’enrichir en pratiquant une usure
effrénée, en commettant toutes les fraudes, toutes les escroqueries,
toutes les spoliations, toutes les prévarications qui mènent de la
sorte droit à la richesse. Toutefois, comme cela ne suffisait pas de
prendre l’argent du contribuable d’une manière illégale, les
partisans de ce genre de méthode affichent ostentatoirement leurs
biens comme pour suggérer à leurs concitoyens qui transpirent à
longueur de journée que «le travailleur n’est qu’un imbécile !?»
Mais après ce bout de chemin, il reste quand même quelque chose
d’incomplet. Comme un goût d’inachevé. En effet, il reste le remord
qui tarabuste les esprits des partisans de cette philosophie. Pour
cela, il n’y a pas mieux qu’un endoctrinement établi de toutes
pièces rassemblées et mixées pour en faire ce proverbe. De même
qu’il est recommandé aux menteurs de se souvenir de leurs mensonges,
il est aussi recommandé au voleur de ne pas se faire attraper.
Salah Harirèche
Haut
Cour d'Alger
Le dossier de
l’exportation des déchets ferreux a été ouvert
Le dossier de
l'affaire des déchets ferreux dans laquelle sont impliquées quelque
17 personnes, dont une douzaine de douaniers et cinq exportateurs, a
été présenté devant le tribunal pénal près la cour d'Alger.
L’affaire a éclaté
après une première enquête effectuée en 2000, portant sur un
dossier de corruption au niveau du port d’Alger. D’autres enquêtes
ont été menées par les services concernés suite à une saisine de la
présidence de la République. L’enquête a eu lieu après la
constitution d’une commission présidentielle mixte en vue de faire
la lumière sur les différentes affaires de corruption qui ont eu
lieu au niveau du port d’Alger. Cette commission, faut-il encore le
souligner, comprenait des représentants de plusieurs secteurs et
départements ministériels qui ont travaillé de concert en vue de
faire la lumière sur des affaires de corruption au port d’Alger,
dont principalement celle ayant trait à l’exportation de manière
illégale des déchets ferreux et non ferreux. L’instruction et
l’ouverture de cette enquête avaient été rendues exécutoires sur
décision de la présidence de la République, passant par la Chefferie
du gouvernement pour atterrir sur le bureau du procureur général
d’Alger après avoir été contacté par courrier par le ministre de la
Justice, garde des Sceaux de l’époque qui lui avait ordonné
l’ouverture d’une enquête judicaire à propos de dépassements et
d’irrégularités dans des transactions et des opérations économiques
qui ont eu lieu au niveau de l’entreprise du port d’Alger. C’est
ainsi que la police judicaire, sous les ordres du procureur général
d’Alger, a entamé une enquête préliminaire au cours de laquelle elle
a interrogé 5 exportateurs de déchets ferreux et non ferreux. La
même équipe d’enquêteurs de la police judicaire a, par la suite,
questionné des cadres et de simples douaniers. Il a été indiqué dans
l’arrête de renvoi de cette affaire que parmi cette douzaine de
douaniers, figurent des directeurs centraux des Douanes algériennes,
des chefs de services, des inspecteurs au niveau du port d’Alger et
autres. Selon le dossier, lesdits cadres se sont compromis dans des
affaires de falsification de documents officiels qui ont occasionné
au Trésor public un manque à gagner d’une valeur globale de 12
milliards de centimes. Ce manque à gagner aurait été provoqué suite
à de fausses déclarations, notamment en ce qui concerne le poids et
le prix des marchandises, car la différence entre les véritables
chiffres et ceux déclarés équivalait au manque à gagner subi par le
Trésor public.
Par Azouaou
Mahiout
Haut
Histoire de la période coloniale en Algérie
Regain
d’intérêt en France
«L'Algérie, de
toutes les anciennes colonies françaises, est celle qui suscite le
plus d'intérêt en France, faisant l'objet de la majorité des travaux
universitaires et de débats publics».
L’histoire de la
période coloniale en Algérie suscite de plus en plus d’intérêt chez
les chercheurs français, a indiqué lundi à Oran l’historienne
française Sylvie Thénault. «Aujourd’hui, dans le champ de la
recherche universitaire française, il y a un véritable regain
d’intérêt pour la période coloniale en Algérie», a-t-elle affirmé
lors d’une conférence animée au Centre de recherche en anthropologie
sociale et culturelle (CRASC). «L’Algérie, de toutes les anciennes
colonies françaises, est celle qui suscite le plus d’intérêt en
France, faisant l’objet de la majorité des travaux universitaires et
de débats publics», a souligné
Mme Thénault,
observant que l’histoire de cette période est «en plein
renouvellement et connaît un dynamisme réel». De nombreux jeunes
doctorants français sont inscrits en thèse sur l’histoire de
l’Algérie à la période coloniale, donnant lieu à l’exploitation de
sources archivistiques dans les deux pays, ce qui constitue, selon
Mme Thénault, une «approche intéressante» par rapport à celle
suggérée jusque-là par les premières références françaises qui
remontent aux années 1960 et 1970. «On peut penser que le temps est
venu de dépasser ces ouvrages parce qu’ils ont été écrits à une
époque où l’on n’écrivait pas l’histoire comme on le fait
aujourd’hui, d’autant que les auteurs privilégiaient l’histoire
politique aux dépens de l’histoire sociale», a-t-elle fait valoir.
L’historienne française a rappelé dans ce contexte que le
vieillissement des sources biographiques a été constaté dès les
années 2000 par les chercheurs français intéressés par la période
coloniale. L’autre facteur ayant suscité le regain d’intérêt observé
dans le champ universitaire français est dû à la volonté de
«rattraper le retard» accusé dans ce domaine par rapport aux
chercheurs anglo-saxons qui se sont beaucoup intéressés à l’histoire
algérienne, a-t-elle dit. Le souci de se défaire de la vision
européo-centriste a été également évoqué comme une motivation
supplémentaire en France où, a-t-elle relevé, «il y a une réelle
prise de conscience quant à la nécessité d’équilibrer les débats en
associant les historiens des deux pays pour une écriture de tous les
points de vue». A l’intention des jeunes chercheurs français, Mme
Ténault a préconisé une plus large diversification du champ
d’investigation, soutenant qu’il ne doit plus être limité aux
archives qui sont essentiellement de source administrative
coloniale. Elle a estimé, dans ce sens, qu’une écriture équilibrée
de l’histoire de la période coloniale en Algérie doit également
s’appuyer sur de nouveaux protocoles de recherche fondés sur les
enquêtes ethnographiques, les témoignages, et d’autres sources comme
les poèmes, les chants et la littérature. Chargée de recherche au
Centre de recherche scientifique (CNRS,France), Mme Thénault a pour
domaine principal d’étude le droit et la répression légale pendant
la guerre de Libération nationale. Ses travaux s’articulent
notamment autour des pratiques de l’administration coloniale en
Algérie, et sont axés en particulier sur les camps d’internement
français entre 1954 et 1962. Son tout dernier ouvrage s’intitule
«Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale. Camps, internements,
assignations à résidence». Sa conférence à Oran a été organisée par
le CRASC en collaboration avec l’Institut français d’Oran (IFO) à
l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance nationale.
Par Selma H.
Haut
Copyright 2003-2011 Le Jour d'Algérie.
|