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Points chauds
Par Fouzia Mahmoudi |
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Complaisance
Comment les États-Unis
peuvent-ils continuer à affirmer vouloir une résolution juste et équitable du
conflit israélien lorsque chaque jour de nouvelles déclarations venant de hauts
fonctionnaires américains réaffirment l’attachement de leur pays à Israël ? Il y
a quelques jours encore Mark A. Schapiro, un consul américain basé en France,
faisait de nouvelles déclarations sans équivoque. D’après lui, «les relations
entre les États-Unis et Israël sont comme les relations entre les États-Unis et
la France, elles sont beaucoup plus fortes que les individus. Les chefs d’État
sont avant tout des hommes et des femmes pragmatiques. Je ne m’inquiète ni
personnellement ni professionnellement pour nos relations avec l’État hébreu.
Israël est un allié extrêmement important des États-Unis, c’est un ami, un pays
fraternel, cela a toujours été le cas, et cela va continuer», et d’ajouter
qu’«en ce qui concerne le fait d’être plus ou moins pro-israélien, vous savez,
aux États-Unis, nous sommes tous pro-israéliens, après c’est simplement une
question d’approche». Une question d’approche qui biaise néanmoins lourdement
toute tentative américaine de relancer le processus de paix. Les Palestiniens
eux sont visiblement plus considérés comme un problème dont les Américains on du
mal à se débarrasser que comme des partenaires à part entière à l’instar des
«alliés» israéliens. Pourtant, au début du mandat de Barack Obama, ce dernier
avait explicitement déclaré vouloir adopter la solution des «deux peuples, deux
Etats», une solution qui a, semble-t-il aujourd’hui été non seulement oubliée
mais visiblement écartée. Mais les Palestiniens, eux, continuent de croire que
l’Occident ne violera pas ses engagements aussi nonchalamment et que de nouveaux
efforts de paix seront prochainement entrepris. Toutefois, il est
malheureusement évident que quels que soient les efforts déployés par les
Américains, ils pencheront toujours du côté des Israéliens empêchant les
Palestiniens d’être traités avec l’équité qu’ils sont en droit d’attendre.
F. M.
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Pakistan
La justice
destitue le Premier ministre
La Cour suprême du
Pakistan a destitué hier le Premier ministre Yousuf Raza Gilani,
deux mois après l'avoir condamné pour son refus de rouvrir des
poursuites pour corruption contre le président du pays, et ordonné
au président de le remplacer.
Reste à savoir si
ce verdict va entraîner la démission immédiate de M. Gilani.
Celui-ci a déclaré à plusieurs reprises que seul le Parlement, et
non la justice, pouvait ordonner sa destitution. Mais d'autres
responsables du Parti du peuple pakistanais (PPP) au pouvoir ont
évoqué la possibilité qu'il soit remplacé rapidement par un autre
cadre du PPP pour éviter une crise aiguë avec l'institution
judiciaire et une paralysie du pouvoir. Le verdict renforce en tout
cas l'incertitude politique et la fragilité d'un gouvernement déjà
aux prises avec une violente rébellion islamiste, menée par les
talibans alliés à Al-Qaïda, et une grave crise économique et
sociale. Il pourrait également entraîner des élections législatives
anticipées avant le début 2013, date prévue du prochain scrutin. Le
PPP a convoqué une réunion d'urgence juste après l'annonce du
verdict, a annoncé la télévision publique. Le président Zardari
préside cette réunion destinée à examiner la situation et à laquelle
participe le Premier ministre Gilani, a déclaré à l'AFP un
responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat. Yousuf Raza
Gilani est destitué de son rang de parlementaire à partir du 26
avril, date de sa condamnation, avait auparavant déclaré le
président de la Cour suprême, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, en
lisant l'arrêt de la cour. Il cesse également après la même date
d'être Premier ministre du Pakistan, et ce poste doit être considéré
comme vacant, a-t-il ajouté. La Commission électorale devra notifier
officiellement cette destitution et le président devra pren-dre les
mesures nécessaires pour assurer la continuité du processus
démocratique, notamment l'élection d'un nouveau Premier ministre,
a-t-il ajouté. M. Gilani est le Premier ministre en exercice à avoir
été ainsi condamné dans l'histoire du Pakistan, indépendant depuis
1947. Aux termes de la Constitution pakistanaise, une personne
reconnue coupable d'avoir porté atteinte à l'honneur de la justice
ou de l'avoir ridiculisée peut être empêchée de siéger au Parlement,
condition sine qua non pour être Premier ministre. La Cour suprême
réclame la réouverture de poursuites contre le président Zardari
pour des détournements présumés de fonds publics de l'ordre de 12
millions de dollars en compagnie de son épouse Benazir Bhutto alors
qu'elle était Premier ministre (1988-90 et 1993-96) et lui un de ses
ministres. Les soubresauts politiques du Pakistan sont suivis de
près par les puissances occidentales, à commencer par les
États-Unis, parce qu'il est la seule puissance militaire nucléaire
du monde musulman, et l'un des sanctuaires de puissants réseaux
islamistes, dont Al-Qaïda.
Par Hasna F.
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