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L’Orchestre symphonique national en concert jeudi

Des musiciens étrangers et algériens rassemblés

Feliv/A l’ère des technologies de l’information

Trois auteurs débattent des nouvelles formes de narration

 

 20/06/12

 

L’Orchestre symphonique national en concert jeudi

Des musiciens étrangers et algériens rassemblés

Le jeune maestro allemand, Jan Moritz Onken, dirigera jeudi l’Orchestre symphonique national qui rassemblera des musiciens algériens et  étrangers dans le cadre des échanges culturels entre pays, a annoncé à Alger le maestro Abdelkader Bouazzara, chef de l’Orchestre symphonique national.

De son côté, le maestro allemand a dit avoir déjà dirigé en 2009 l’Orchestre symphonique national lors de la 1re édition du festival international de la musique philharmonique. Malgré la différence des langues et des cultures la musique reste un lien universel, a-t-il affirmé, estimant que la diversité imprimera un caractère international au concert de jeudi.

Pour le choix des musiques de Mozart, Beethoven ou encore Schubert, il a expliqué que le génie de ces grands musiciens l’a poussé à opter pour des partitions de leurs répertoires pour transmettre leur volonté et leur détermination au public algérien qui célèbre le 50e anniversaire de son indépendance.

Jan Moritz est natif de la ville de Wuppertal (Allemagne) en 1977. Sa première participation musicale remonte à 1997 avec le festival international de musique philharmonique de St Petersbourg. A neuf ans, il a mené sa première expérience à la tête d’un orchestre.

Il a été primé dans plusieurs concours internationaux dont le 10e concours international des chefs d’orchestre à Budapest en 2010. A partir de 2011, il a mis en place avec Barbara Buntrock l’orchestre Paretz. L’Orchestre symphonique national gratifiera jeudi soir le public de l’auditorium du Palais de la culture de délicates belles œuvres universelles signées notamment Ludwig van Beethoven, Antonin Duvorak, Wolfgang Amadeus Mozart, Giacomo Puccini et de chants populaires de Frantz Schubert.

Par Aida S.

 

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Feliv/A l’ère des technologies de l’information

Trois auteurs débattent des nouvelles formes de narration

Invités de la 5e édition du Feliv (Festival international du livre et de la littérature jeunesse), l’Américain Jonathan Ames et les Algériens Jaoudet Guessouma et Amara Lakhous ont débattu lundi à Alger de leurs manières respectives d’aborder la narration littéraire en rapport à d’autres genres artistiques et aux nouvelles technologies.

Auteurs de trois romans et scénariste pour la télévision, Jonathan Ames a ouvert le débat en rappelant «l’universalité de l’acte de raconter des histoires», en dépit des «formes nouvelles» ou de l’évolution des «formes classiques» de narration.

Pour Jaoudet Guessouma, artiste peintre, travaillant également pour le cinéma et ayant à son actif deux romans, cette évolution de la narration suit celle des nouveaux médias comme internet. Aussi, l’auteur de «Zorna» pense-t-il que «l’éclatement des formes narratives s’impose par la réalité de l’époque, la multiplication des supports et les nouvelles exigences du lectorat».

Amara Lakhous estime, quant à lui, que la particularité de son travail d’auteur vient du fait qu’il écrive en deux langues, l’italien et l’arabe, précisant qu’il n’est pas un traducteur et que chaque roman est «écrit en deux versions». Cette spécificité permet à l’auteur de «Choc des civilisation à Piazza Vittorio», de mêler plusieurs références culturelles, notamment celles ayant trait au cinéma italien des années 60 et la «comedia del arte» qu’il a adapté, dit-il, à des réalités propres au monde arabe dans son dernier roman «Divorce à la musulmane», en écho au film «Divorce à l’Italienne» de l’Italien Pietro Gerni. Cette influence du cinéma se traduit également, selon l’auteur, par sa manière de travailler le texte et la trame narrative «en utilisant, comme pour un film, les techniques de montage».

Rebondissant sur l’intervention de Jaoudet Guessouman, l’écrivain new-yorkais donne l’exemple de certains auteurs de son entourage qui privilégient «l’interactivité dans la lecture à l’heure des livres numériques», qui seraient, selon lui, «le futur certain de la littérature avec lequel il faudra s’adapter». Une nouvelle forme de narration, basée sur la possibilité d’introduire des «liens hypertextes, permettant l’illustration de la trame par des images, ou la présence, comme pour le cinéma, d’un fond musical».

L’auteur de «The extra man» (L’homme de compagnie) précise cependant que le livre numérique ne porte pas atteinte à la narration, mais introduit une forme nouvelle de la lecture.

Pour Amara Lakhous, le livre numérique et, plus généralement, les nouvelles technologies donnent un «plus grand rôle aux lecteurs», alors que «la réactivité de ces derniers était minimisée par la présence de médiateurs que sont les éditeurs et les critiques».

Lamine H.

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