|
L’Orchestre
symphonique national en concert jeudi
Des musiciens
étrangers et algériens rassemblés
Le jeune maestro
allemand, Jan Moritz Onken, dirigera jeudi l’Orchestre symphonique
national qui rassemblera des musiciens algériens et étrangers dans
le cadre des échanges culturels entre pays, a annoncé à Alger le
maestro Abdelkader Bouazzara, chef de l’Orchestre symphonique
national.
De son côté, le
maestro allemand a dit avoir déjà dirigé en 2009 l’Orchestre
symphonique national lors de la 1re édition du festival
international de la musique philharmonique. Malgré la différence des
langues et des cultures la musique reste un lien universel, a-t-il
affirmé, estimant que la diversité imprimera un caractère
international au concert de jeudi.
Pour le choix des
musiques de Mozart, Beethoven ou encore Schubert, il a expliqué que
le génie de ces grands musiciens l’a poussé à opter pour des
partitions de leurs répertoires pour transmettre leur volonté et
leur détermination au public algérien qui célèbre le 50e
anniversaire de son indépendance.
Jan Moritz est
natif de la ville de Wuppertal (Allemagne) en 1977. Sa première
participation musicale remonte à 1997 avec le festival international
de musique philharmonique de St Petersbourg. A neuf ans, il a mené
sa première expérience à la tête d’un orchestre.
Il a été primé
dans plusieurs concours internationaux dont le 10e concours
international des chefs d’orchestre à Budapest en 2010. A partir de
2011, il a mis en place avec Barbara Buntrock l’orchestre Paretz. L’Orchestre
symphonique national gratifiera jeudi soir le public de l’auditorium
du Palais de la culture de délicates belles œuvres universelles
signées notamment Ludwig van Beethoven, Antonin Duvorak, Wolfgang
Amadeus Mozart, Giacomo Puccini et de chants populaires de Frantz
Schubert.
Par Aida S.
Haut
Feliv/A l’ère des technologies de l’information
Trois auteurs
débattent des nouvelles formes de narration
Invités de la 5e
édition du Feliv (Festival international du livre et de la
littérature jeunesse), l’Américain Jonathan Ames et les Algériens
Jaoudet Guessouma et Amara Lakhous ont débattu lundi à Alger de
leurs manières respectives d’aborder la narration littéraire en
rapport à d’autres genres artistiques et aux nouvelles technologies.
Auteurs de trois
romans et scénariste pour la télévision, Jonathan Ames a ouvert le
débat en rappelant «l’universalité de l’acte de raconter des
histoires», en dépit des «formes nouvelles» ou de l’évolution des
«formes classiques» de narration.
Pour Jaoudet
Guessouma, artiste peintre, travaillant également pour le cinéma et
ayant à son actif deux romans, cette évolution de la narration suit
celle des nouveaux médias comme internet. Aussi, l’auteur de «Zorna»
pense-t-il que «l’éclatement des formes narratives s’impose par la
réalité de l’époque, la multiplication des supports et les nouvelles
exigences du lectorat».
Amara Lakhous
estime, quant à lui, que la particularité de son travail d’auteur
vient du fait qu’il écrive en deux langues, l’italien et l’arabe,
précisant qu’il n’est pas un traducteur et que chaque roman est
«écrit en deux versions». Cette spécificité permet à l’auteur de
«Choc des civilisation à Piazza Vittorio», de mêler plusieurs
références culturelles, notamment celles ayant trait au cinéma
italien des années 60 et la «comedia del arte» qu’il a adapté,
dit-il, à des réalités propres au monde arabe dans son dernier roman
«Divorce à la musulmane», en écho au film «Divorce à l’Italienne» de
l’Italien Pietro Gerni. Cette influence du cinéma se traduit
également, selon l’auteur, par sa manière de travailler le texte et
la trame narrative «en utilisant, comme pour un film, les techniques
de montage».
Rebondissant sur
l’intervention de Jaoudet Guessouman, l’écrivain new-yorkais donne
l’exemple de certains auteurs de son entourage qui privilégient
«l’interactivité dans la lecture à l’heure des livres numériques»,
qui seraient, selon lui, «le futur certain de la littérature avec
lequel il faudra s’adapter». Une nouvelle forme de narration, basée
sur la possibilité d’introduire des «liens hypertextes, permettant
l’illustration de la trame par des images, ou la présence, comme
pour le cinéma, d’un fond musical».
L’auteur de «The
extra man» (L’homme de compagnie) précise cependant que le livre
numérique ne porte pas atteinte à la narration, mais introduit une
forme nouvelle de la lecture.
Pour Amara Lakhous,
le livre numérique et, plus généralement, les nouvelles technologies
donnent un «plus grand rôle aux lecteurs», alors que «la réactivité
de ces derniers était minimisée par la présence de médiateurs que
sont les éditeurs et les critiques».
Lamine H.
Haut
Copyright 2003-2011 Le Jour d'Algérie.
|