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Justice
5 500 personnes
poursuivies pour corruption
A l’occasion d’une
séance plénière de l’APN, le ministre a indiqué que la «ferme»
volonté politique de l’Etat à endiguer la corruption sous toutes ses
formes a permis de révéler ce nombre considérable d’affaires.
Des chiffres et
des maux. Le nombre d’affaires liées à la corruption traitées par la
justice algérienne montre que le pays est gangrené par ce phénomène.
Selon le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, 5
557 personnes ont été poursuivies et condamnées pour des affaires
liées à la corruption durant la période s’étalant de 2006 à 2009. A
une réponse d’un député à l’occasion d’une séance plénière de l’APN,
le ministre a indiqué que la «ferme» volonté politique de l’Etat à
endiguer la corruption sous toutes ses formes a permis de révéler ce
nombre considérable d’affaires de corruption. Le ministre a souligné
que d’autres dossiers liés à la corruption sont au stade des
enquêtes préliminaires, affirmant que le taux le plus élevé de
délits de corruption est enregistré dans des affaires de
dilapidation des biens par un fonctionnaire public avec 55,16% de
crimes. Par ailleurs, le crime lié à «l’attribution d’avantages
injustifiés dans les marchés publics» est de 11,37 % alors que la
corruption des fonctionnaires publics a atteint 10,98 % du taux
global des crimes liés à ce fléau, selon M.Belaïz. Le ministre a
indiqué que les réseaux de lutte contre la corruption qui existent
actuellement ont été renforcés par la réhabilitation de la Cour des
comptes afin de contrôler les dépenses publiques, annonçant la mise
en place prochaine de «l’observatoire national de lutte contre la
corruption» ainsi que
«la révision du
code des marchés publics». A noter que les scandales financiers se
suivent et se ressemblent ces dernières années en Algérie. Les
montants détournés et dont la presse se fait l’écho défrayent la
chronique. La victime: le Trésor public et par ricochet le pauvre
contribuable, devenu la vache à traire. Sur un autre chapitre,
M.Belaïz a réitéré la nécessité de respecter le principe de la
présomption d’innocence dont jouit tout accusé jusqu’à preuve de sa
culpabilité suite à «la décision de la justice». Le taux de
criminalité en Algérie est «en baisse constance», a déclaré
également M. Belaïz. Tout en reconnaissant l’échec du durcissement
des peines à l’encontre des auteurs de crimes, le ministre a
souligné que la baisse du taux de criminalité est le résultat de la
politique pénitentiaire judicieuse adoptée par l’Etat. Le ministre a
précisé que le taux global de la baisse des meurtres commis avec
préméditation et des homicides volontaires au niveau national a
atteint 76,64 % entre 2006 et 2009. «En 2006 le nombre des meurtres
commis avec préméditation a atteint 1 166 crimes contre 159 en 2009,
soit une baisse de 86,33 %», a annoncé le ministre.
Saison du hadj
2010 : les directives d’Ouyahia
Les problèmes et
les dépassements ayant émaillé la saison du hadj de l’année
précédente semble pousser les pouvoirs publics à faire mieux afin
d’assurer les pèlerins algériens dans les Lieux Saints. A une
question d’un membre de l’APN, le ministre des Affaires religieuses
et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, a annoncé que les problèmes
enregistrés lors du précédent pèlerinage étaient dus à des parties
ou à des facteurs précis dont l’exiguïté des espaces réservés aux
hadjis algériens, outre les difficultés liées au transport des
hadjis de Arafat à Mina.
Le ministre a
rappelé l’intérêt accordé personnellement par le Premier ministre à
la question du pèlerinage, en tenant à superviser directement
l’opération de préparation et de suivi de la prochaine saison du
hadj. Le dernier Conseil interministériel avait défini les
responsabilités de tout un chacun, afin de garantir la réussite de
la saison du hadj 2010. Le Premier ministre avait donné, à cet
effet, des directives strictes à toutes les parties concernées y
compris aux départements ministériels, en vue de mener à bien la
prochaine saison du hadj et de redorer l’image de l’Algérie dans les
Lieux Saints de l’Islam. Sur un autre registre,
M. Ghlamallah a
annoncé que son département ministériel est en train d’examiner un
projet visant à promouvoir le fonds de la zakat en une institution
spécialisée et plus professionnelle, appelée «Office de la zakat».
Cette démarche, soutient le ministre, découle de notre souci
permanent de gérer les affaires de la zakat sur la base de la
rigueur et de la transparence, principes mis en œuvre par le
ministère depuis la création du fonds.
Par Hocine L.
Haut
Début des travaux du 9è congrès du FLN
Le jeu
verrouillé par Belkhadem
Ceux qui croyaient
que Abdelkader Hadjar pourrait être le concurrent de Belkhadem se
sont retrouvés sans espoir et dépassés par la gestion du congrès.
Après un marathon
de préparation qui a satisfait les uns et a mis en colère d’autres,
le Front de libération nationale (FLN) est arrivé à organiser son 9e
congrès dont les travaux se sont ouverts hier à la Coupole du
complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger). Malgré les traces de la
crise de 2004, la direction actuelle du vieux parti a voulu montrer
l’ouverture du congrès comme une fête pour marquer l’importance de
ce rendez- vous avec notamment la présence de Chadli Bendjedid en
plus des représentants de quelques partis «communistes» arabes et
turc, avant d’entamer les choses sérieuses. Même si on parle déjà de
la fermeture du jeu de la part de Belkhadem qui n’a pas de
concurrent pour l’instant. D’ailleurs, ceux qui croyaient que
Abdelkader Hadjar pourrait être le concurrent de Belkhadem se sont
retrouvés sans espoir et dépassés par la gestion du congrès bien
avant son organisation. Et pour leur part, les opposants comme le
cas de Abbès Mekhalif, l’un des fidèles de Benflis et ex-président
du groupe parlementaire du FLN, sont présents à ce rendez-vous mais
sans armes pour imposer «le changement». Ainsi, le vieux parti a eu
droit à un message de son président d’honneur, Abdelaziz Bouteflika,
lu en son nom par le secrétaire général de la Présidence de la
République, Habba El Okbi. A savoir que le poste de président du
parti sera parmi les points qui seront abordés au cours de ce
congrès. Bouteflika appelle le FLN à s’ouvrir aux générations
montantes. En tout cas dans son message, M. Bouteflika a invité le
FLN a adopté un dialogue honnête et efficient et à s’ouvrir aux
générations montantes pour préserver la place qu’il occupe parmi les
forces les plus actives sur la scène nationale. Après avoir qualifié
le FLN de grand parti, il dira que la tenue de la 9e session
ordinaire de ce congrès s’inscrit dans le prolongement des actions
du parti visant «à consacrer les principes auxquels il doit sa
création». Dans ce cadre, il a ajouté «le FLN mène aujourd’hui la
marche de construction et d’édification aux côtés d’autres partis
nationaux pour redynamiser le processus démocratique à travers un
partenariat politique et une concurrence loyale à tous les niveaux
lors des échéances nationales conformément à l’esprit de la
Constitution, aux lois de la République et aux usages
internationaux».
Belkhadem
défend son mandat
Abdelaziz
Belkhadem a eu droit à des applaudissements. Il a affirmé dans son
discours que ce congrès intervient après celui réunificateur de
2005, et constitue «une nouvelle étape dans le processus de
consolidation des caractéristiques du parti, qui englobent à la fois
l’adaptation politique et la vision prospective dont les fondements
trouvent leur essence dans les référents historiques du 1er Novembre
1954».
D’ailleurs, ce
congrès coïncide avec la célébration du la fête de la Victoire, le
19 mars. M.Belkhadem a réitéré la position de son parti exigeant de
la France officielle «une reconnaissance de ses crimes coloniaux
commis en Algérie et des excuses au peuple algérien». Par ailleurs,
il n’a pas manqué d’évoquer «certaines pratiques» constatées dans
les rangs de son parti lors des élections locales et législatives,
notamment l’usage de l’argent pour arriver à des postes importants.
Pour Belkhadem, même si ces pratiques ne sont pas spécial FLN et
existent dans d’autres partis, «au FLN, il faut lutter conte l’achat
des consciences» a-t-il dit. M.Belkhadem qui a prononcé la première
fois le mot «président d’honneur» au lieu président tout simplement
en parlant de Bouteflika, a défendu en présence de ses deux alliés
(M.Soltani et M.Ouyahia) l’alliance présidentielle comme étant basée
sur la stabilité et la défense des institutions de l’Etat. Devant le
Premier ministre Ahmed Ouyahia, M.Belkhadem a rappelé «les acquis»
enregistrés quand il a été Chef du gouvernement, notamment «casser
les tabous de l’augmentation des salaires, les primes l’adoption des
lois de moudjahid et de chahid et autres». M.Belkhadem a évoqué
aussi l’importance de doter les APC des prérogatives et la
représentativité politique de la femme et de la jeunesse. Il a
également dénoncé la liste noire adoptée par les Etats-Unis et la
France en la qualifiant d’atteinte à la dignité de l’Humanité.
D’autre part, il a réitéré le soutien de son parti à la lutte du
peuple sahraoui pour son autodétermination, soulignant que la
construction effective de l’Union du Maghreb arabe (UMA) permettra
au peuple sahraoui de recouvrer ses droits, conformément aux
résolutions des Nations unies. Il a également réitéré le soutien de
FLN, notamment à la cause palestinienne, l’appui de son parti au
combat de la Syrie pour récupérer le plateau du Golan, territoire
syrien occupé par Israël. A souligner que le 9e congrès devra
approuver le retour aux anciennes appellations des structures du
parti, à savoir le bureau politique, le comité central et le
secrétaire général du parti. La fin des travaux de ces assises est
attendue pour dimanche prochain, qui verra l’élection du
secrétaire général du parti, des membres du bureau politique et ceux
du comité central. Mais le défi majeur reste celui d’effacer
définitivement les traces de la crise de 2004 «chose qui n’est pas
acquise d’avance».
Par Nacera
Chenafi
Chadli
Bendjedid parmi les présents
L’ex-président de
la République Chadli Bendjedid a tenu à assister à l’ouverture des
travaux du 9e congrès du FLN. Avant son départ, juste à la fin du
discours de Belkhadem, ce dernier – Belkhadem – a annoncé
triomphalement sa présence et l’a remercié pour avoir fait le
déplacement. Chadli s’est contenté de gestes de la main pour saluer
l’assistance. Pendant quelques secondes Chadli était la star du
congrès, tous les regards étaient branchés sur lui jusqu’à sa sortie
de la salle, accompagné d’une forte délégation.
Ministres et
responsables de partis au rendez-vous
Pratiquement tous
les ministres étaient présents au 9e congrès du FLN. Dès neuf heures
du matin, de hauts responsables de l’Etat commençaient à affluer
vers la Coupole Mohamed-Boudiaf. Il faut citer entre autres
Abdelhamid Temmar, Abdelmalek Sellal, Khalida Toumi, etc. Aussi,
l’invitation a été faite à plus de 20 partis politiques algériens.
Ainsi, il est à signaler la présence de Ahmed Ouyahia, SG du RND,
Boudjerra Soltani, président du MSP, Louisa Hanoune, SG du Parti des
travailleurs qui, malgré le différend latent qui l’oppose au vieux
parti, a répondu favorablement à l’invitation de Abdelaziz Belkhadem.
L’invitation a été faite également à plusieurs partis étrangers,
d’obédience socialiste. Il est à citer, entre autres, le Parti Baath
syrien, le Parti de la justice et du développement turc, les partis
communistes, vietnamien, chinois ainsi que celui de la Corée du
Nord. Des représentants de partis de la Tunisie, de la Libye, du
Liban, des représentants du Hamas et du Fatah palestiniens étaient
présents. Il est à relever aussi la présence du secrétaire général
du Front Polisario.
Zeroual et
Benflis les grands absents
Liamine Zeroual,
ex-président de la République et Ali Benflis, ex-secrétaire général
du FLN ont brillé par leur absence. Des sources bien informées ont
affirmé que des invitations leur ont été adressées. Abdelaziz
Belkhadem en saluant Chadli, n’a soufflé mot concernant les absents
à ce congrès. Il est à relever également que les familles de cadres
et responsables décédés, ayant marqué de leur empreinte le Front de
libération nationale, entre autres, Chérif Messadia, ont été
invitées à prendre part au congrès.
Des scanners,
mais pas «corporels»
Le 9e congrès du
FLN a été caractérisé par des mesures de sécurité draconiennes.
Simples participants, délégués, journalistes ou autres ont été tous
soumis à un contrôle minutieux. Des scanners ont été placés au
niveau de tous les points d’accès. Les agents de sécurité
n’hésitaient pas à demander aux invités d’enlever leurs manteaux
pour s’assurer qu’ils ne portent rien sur eux. A cela s’ajoute la
stricte vérifications par scanners, un pour les bagages un autre
pour les congressistes. «J’espère qu’il ne s’agit pas d’un scanner
corporel» ironise une invitée. A force de vouloir tout contrôler et
ne rien laisser au hasard, les organisateurs du 9e congrès ont fini
par exagérer. Plusieurs journalistes n’ayant pas récupéré leurs
badges la veille ont trouvé toutes les peines du monde pour le
faire, dans la matinée d’hier, et pouvoir, ainsi, accomplir leur
mission.
Le congrès vu
par les militants
Plus de 5 000
participants ont pris part au 9e congrès du FLN. Entre hommes,
femmes et jeunes, une bonne partie des congressistes nourrissent de
grandes ambitions et aspirent à occuper des postes de
responsabilité. C’est pourquoi il y a un risque de voir beaucoup de
mécontents se manifester dans les prochaines heures. Pis, il est à
craindre des débordements puisque des dizaines de militants comptent
défendre leurs chances jusqu’à la fin et ne veulent pas se laisser
faire. C’est du moins ce que nous confirme M. Kheniche, délégué de
la wilaya de Biskra qui reconnaît «l’existence de plusieurs
mécontents». Djellah Omar, délégué de la wilaya de Skikda, estime,
lui, que «le parti est victime de l’ambition démesurée de certains
militants».
Haut
Plusieurs militants interdits d'accès à la Coupole
Ambiance
festive à l’intérieur et colère à l’extérieur
Plusieurs
militants ont été interdits d’accès à la Coupole Mohamed-Boudiaf. De
hauts cadres du Front de libération nationale étaient parmi les
personnalités dont la présence ne semble pas être la bienvenue. Les
agents de sécurité installés au niveau des points d’accès étaient
intraitables. Ainsi, si l’ambiance était festive à l’intérieur de la
salle, des altercations ont été enregistrées à l’extérieur.
Plusieurs militants ont exprimé leur colère et mécontentement
d’autant qu’ils n’ont pas trouvé d’interlocuteurs susceptibles de
justifier les raisons de leur exclusion. Il faut dire que le
courroux a été contenu dans un périmètre loin du lieu de la tenue
des travaux du congrès, mais l’information s’est propagée telle une
traînée de poudre et a été sur les lèvres de tous les congressistes.
Certains n’ont pas hésité à qualifier les évincés «de semeurs de
trouble», alors que d’autres ont exprimé leur compassion mais à
voix basse. Certes, le souvenir des Benflissistes était dans l’air,
mais l’ambiance donnait plutôt l’image d’un parti qui se porte
mieux. Un parti qui continue de cicatriser ses plaies. A 9 heures,
des bousculades étaient perceptibles, notamment au niveau des points
d’accès des délégués et invités. Leur nombre était tellement grand
que les opérations de contrôle minutieux rendaient les files
d’attente de plus en plus épaisses. Ce qui a fini par avoir raison
des nerfs des militants. A 10h30, les gradins de la Coupole étaient
archicombles. A 10h50, Abdelaziz Belkhadem fait son apparition. Il a
été accompagné par un tonnerre d’applaudissements. Après les
salutations d’usage, la récitation de versets coraniques par un
imam, et après l’intonation de l’hymne national, il a été procédé à
la lecture de la lettre du président de la République Abdelaziz
Bouteflika. Terminée, Belkhadem s’approprie, à nouveau, la parole et
entame son discours. Un discours long et monotone dans l’ensemble,
mais dont certains passages ont suffi pour enflammer les
congressistes. En fait, les Flnistes ont beaucoup applaudi la
demande de pardon formulé à l’endroit de la France ainsi que
l’application de la réciprocité avec les pays ayant classé l’Algérie
parmi les pays à risque terroriste. Aussi, des «Ohda Thania»
«deuxième mandat» fusaient, de temps à autre, de l’intérieur de la
salle. Abdelaziz Belkhadem faisait semblant de ne pas entendre les
acclamations et poursuivait calmement son discours. Intérieurement,
Abdelaziz Belkhadem était aux anges d’autant que le risque, tant
redouté, de perturbations à l’ouverture des travaux a été dépassé.
Aomar F.
Haut
Le conflit qui les oppose dure depuis plus de trois mois
Entre médecins
et Barkat, un dialogue de sourds
Encore un autre
échec de dialogue entre les praticiens de la santé publique, en
grève depuis trois mois, et le ministère de la Santé. Les deux
réunions de conciliation tenues par les responsables de la santé
avec les deux syndicats, SNPSP et le SNPSSP, mercredi et jeudi
derniers, n’ont abouti à aucun résultat. Dialogue de sourds. Les
deux parties en conflit ne cesse, à chaque occasion, de réitérer
leur attachement au dialogue. Mais à ce jour et en dépit de
préjudices engendrés par cette grève aux citoyens, aucune solution
n’a été proposée pour désamorcer cette crise. Pis, les deux parties
se rejettent la balle et s’accusent mutuellement. Des déclarations
et des accusations qui, sans doute, enfoncent le clou dans un
secteur qui ne peut, jusque-là, sortir de son éternel léthargie. «En
dépit des négociations de longue haleine engagées avec la tutelle,
aucune avancée concrète n’a été malheureusement enregistrée quant à
la prise en charge des revendications, notamment le statut
particulier», a déploré le Dr Yousfi, président du SNPSSP à l’APS.
Les revendications des médecins de la santé publique restent sans
suite. Déterminés à arracher leurs droits socioprofessionnels, les
praticiens ont décidé donc de ne plus abandonner la lutte et de
poursuivre leur débrayage malgré les menaces brandies par leur
tutelle. En effet, Barkat avait affirmé dimanche que la justice
avait tranché et déclaré illégale la grève des deux syndicats
relevant que «parmi les revendications de l’Intersyndicale, il y en
a certaines légitimes, même très légitimes, sur lesquelles son
département était prêt à négocier, et d’autres carrément illogiques,
en contradiction avec la loi et le règlement de la Fonction
publique». «Ce n’est pas en prenant les malades en otages qu’on
règle ses problèmes. Si les médecins campent sur leurs positions et
refusent de dialoguer, la décision de la justice, qui a déclaré
cette grève illégale, sera appliquée» avertit le premier responsable
du secteur de la santé, en soulignant que son département «n’a
jamais refusé de dialoguer avec le SNPSP et le SNPSSP». Les médecins
grévistes, à leur côté, crient à «la fuite en avant des pouvoirs
publics» et souhaitent des propositions concrètes au cours de ces
réunions de conciliation. Ils sont irrités notamment par les
dernières déclarations des responsables politiques à différentes
échelles. En signe d’apaisement, les praticiens de la santé publique
ont décidé, après avoir été reçus à la Présidence de la République,
de suspendre tous les rassemblements et les autres actions de rue.
Deux jours après, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a fustigé les
praticiens en condamnant leurs actions de protestation. Ensuite,
c’est au tour du ministre de la Santé d’annoncer que la «grève est
illégale» et d’accuser les praticiens de «non-assistance à personne
en danger». Les médecins ne comptent pas faire machine arrière et
décident d’aller jusqu’au bout dans leurs actions.
Par Hocine L.
Haut
Le balnéaire et le thermalisme de plus en plus convoités
Deux millions
de touristes se sont rendus en Algérie en 2009
La destination
Algérie semble reprendre des couleurs pour séduire de plus en plus
de touristes, et tend même à se diversifier et ce, en dépit de la
crise financière mondiale qui frappe de plein fouet le secteur du
tourisme. «Globalement, 2 millions de touristes se sont rendus en
Algérie», a déclaré à l’agence APS, le directeur général de l’Office
national du tourisme (ONT), Mohamed Benelhadj, en marge du Salon
international du tourisme «Le Monde à Paris», ouvert jeudi passé,
dans la capitale française. Tout en reconnaissant que l’Algérie
reste à la traîne en matière d’affluence des touristes par rapport à
ses voisins, Benelhadj s’enorgueillit toutefois du fait de
l’augmentation qu’elle a enregistré et qui serait, selon le même
responsable de 20%. «Nous partons sur une échelle basse par rapport
à nos voisins, mais nous avons enregistré une augmentation de
l’ordre de 20%. L’Algérie, par rapport à d’autres destinations
semblables, a été la seule à enregistrer une augmentation», a-t-il
déclaré.
En faisant l’éloge
de la politique qui a permis de réaliser cette augmentation du
nombre de touristes, le DG de l’ONT a fait savoir qu’outre le
produit d’appel du «Grand Sud», bon nombre de touristes affichent
leur souhait de passer leurs vacances sur des sites balnéaires et
dans des stations thermales. «Ce qui est nouveau, c’est cette
demande pour le balnéaire et le thermalisme. Il est vrai
qu’aujourd’hui, on est loin de concurrencer les opérateurs tunisiens
ou français, mais nous restons convaincus que nous y parviendrons
car les objectifs fixés par la tutelle sont en train de se
concrétiser».
Tout en
félicitant, au passage, les différents acteurs nationaux qui
auraient contribué à cette dynamique, (agences de voyages, tours
operators, Air Algérie), Benelhadj a affiché un grand optimisme
quant à l’avenir du tourisme en Algérie. «L’Algérie est un pays qui
se construit même si elle connaît quelques difficultés. Nous sommes
sur des boulevards qui s’ouvrent à nous et il est important pour
nous d’être à la hauteur des challenges à relever et des missions à
remplir», a-t-il indiqué. En outre, le DG de l’Office du tourisme a
souligné que «le tourisme est une alternative sérieuse aux
ressources hydrocarbures et c’est pour cela que les pouvoirs publics
déploient de grands efforts pour que cette destination soit
incontournable dans le bassin méditerranéen et dans le monde du
tourisme».
Sans donner de
détails sur la nationalité des touristes, des professionnels du
secteur font savoir que bon nombre de vacanciers qui viennent
visiter le pays, notamment en période estivale, sont des nationaux
vivant à l’étranger, notamment en France. Des touristes qui ne
déboursent pas beaucoup dans la mesure où ils passent la majeure
partie de leurs vacances chez de la famille. Pour ainsi dire, et en
comparaison avec les voisins, le Maroc a enregistré, selon les
chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, 8 millions de
touristes, la Tunisie 7 millions en 2009 et la Libye 3 millions.
Par Hafid
Mesbah
Haut
La famille Brarti au sujet de la condamnation de son fils
«Victime d’une
erreur judiciaire»
«Nous sommes
victimes d’un jugement fondé sur l’intime conviction et des preuves
scientifiques formelles n’ont pas été prises en considération», a
déclaré les membres de la famille Brarti au sujet de la condamnation
de leur frère et fils, dans une conférence de presse qu’ils ont
tenue au domicile familial avant-hier. Les conférenciers sont allés
jusqu’à dire que «la victime s’est donnée la mort tout seul avec
automutilation». «Le test d’ADN, les empreintes digitales retrouvées
sur l’arme du crime, l’absence de sang de la victime sur le corps de
l’accusé et le rapport du médecin légiste» ont été invoqués comme
preuves plaidant en faveur de l’accusé et que ces éléments, selon
eux, ont été «ignorés par la justice». Pour rétablir leur frère
Lakhdar dans ses droits et l’innocenter, ils ont fait appel et
compte aussi «saisir» l’Inspection générale du ministère de la
Justice pour lui demander de diligenter «une enquête interne afin de
réparer cette erreur et mettre un terme à cette dérive». Pour eux,
il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «erreur judiciaire» et que
si «tous éléments de l’affaire ont été exploités, leur frère serait
libéré et n’aurait jamais écopé d’une lourde peine de 10 ans
d’emprisonnement». Ils sont revenus sur les témoignages d’un
infirmier qui pour eux plaident en faveur de leur frère et fils qui
est «innocent», selon leurs propos. Et sur les blessures mortelles
de la victime: «Cela ne peut être que l’œuvre d’un connaisseur et
lui savait exactement à quel endroit se poignarder». Les membres de
la famille Brarti ont annoncé une autre conférence de presse dans
les prochains jours.
Tarek B.S.
Haut
Rattrapage des cours perdus par la grève
Les élèves
consacrent leurs vacances aux cours particuliers
Bien qu’ils
n’aient pas accepté de sacrifier une semaine de leurs vacances pour
rattraper les cours non dispensés pendant la grève observée par le
secteur de l’Education, les élèves des classes d’examen les
consacreront aux cours de soutien et aux révisions collectives ou
individuelles.
A moins de deux
mois des examens de fin d’année, les vacances de printemps sont une
opportunité pour accélérer le rythme de préparation des examens. Les
élèves comptent sur ces deux semaines pour rattraper le retard et
préparer l’examen de fin d’année à leur manière, d’autant que la
proposition du département de Benbouzid demandant de sacrifier une
semaine des vacances de printemps pour les classes d’examen a été
boudée à l’unanimité par les élèves et les enseignants. Mais cela
ne se justifiera pas automatiquement par le repos des élèves.
Interrogés avant-hier sur leur méthode de rattrapage et de
préparation, les lycéens nous ont révélé que ce sont les cours de
soutien ainsi que les révisions collectives ou individuelles qui
sont au programme de leurs «vacances».
«Les vacances sont
pour l’école pas pour les élèves, ni pour les enseignants, car ce
sont eux qui s’occupent de rattraper le retard par des cours
supplémentaires», dira un lycéen qui compte sur les cours
supplémentaires plus que sur ceux dispensés à l’école. Ses
camarades, par contre, évoquent un autre plan, une deuxième session
du bac. «Si le ministère de l’Education veut vraiment que nous ne
soyions pas victimes de retard et de perturbation, une deuxième
session serait légitime pour les élèves qui sont déstabilisés par
les mouvements de protestation», indiquent-ils. Et d’ajouter que les
répercussions de la grève sont importantes sur leur état
psychologique. Les élèves comptent récupérer leur retard loin des
bancs de l’école, ceux qui n’ont pas commencé les cours de soutien
en début
d’année finiront
par rejoindre la caravane des cours privés comme une alternative
fatale à laquelle ils ne peuvent échapper. Rappelons que le 25 mai
est la date d’arrêt des cours pour l’année scolaire 2009/2010,
tandis que le 6 juin est officiellement la date du Bac, le 1er juin
celle du BEM. S’agissant des examens du primaire, la première
session du passage en sixième est prévue à la fin du mois de mai,
suivie de la seconde session le 27 juin. Le ministre de l’Education
a indiqué que les sujets de l’examen du baccalauréat porteront sur
les programmes enseignés jusqu’au 25
mai.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Ouverture du 15e Salon de l’artisanat
En parallèle,
un colloque sur le design
En marge de
l’ouverture, M. Benbada a indiqué que cette manifestation, qui
devrait mettre en avant les innovations des artisans algériens,
constituera une occasion pour commercialiser le produit artisanal
algérien et bénéficier des au-tres expériences. De telles
manifestations, a affirmé le minis-tre, se proposent de pérenniser
ce patrimoine à travers la formation et l’apprentissage. Il a
rappelé à cet égard l’intérêt qu’accorde l’Etat à ce secteur qui
contribue au développement économique. Le 15e Salon de l’artisanat
s’est ouvert jeudi au Palais des expositions des Pins maritimes à
Alger avec la participation de plus de 330 exposants de 14 pays,
dont l’Algérie. Le coup d’envoi de cette manifestation, qui se
poursuivra jusqu’au 25 mars sous le thème «Exprimer avec les
mains», a été donné par le ministre de la Petite et Moyenne
entreprise et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, en présence de son
homologue congolaise. Organisé par le ministère de la Petite et
Moyenne entreprise et de l’Artisanat, ce Salon auquel une aire de 4
000 m2 a été consacrée, verra la participation de 282 exposants
algériens et 51 exposants étrangers. Entre autres pays, il y a lieu
de citer la Syrie, la Tunisie, le Congo, le Niger, l’Espagne,
l’Allemagne et le Brésil. Il y a lieu de citer également la
participation des pays de l’Asie du Sud tels que le Vietnam, l’Inde,
le Pakistan, la Malaisie et de plusieurs entreprises en relation
avec le secteur de l’artisanat, dont l’Agence nationale de soutien à
l’emploi de jeunes (Ansej), la Caisse nationale d’assurance des
non-salariés (Casnos) ainsi que des banques publiques. Il a évoqué
les mesures prises par l’Etat pour encourager les métiers de
l’artisanat, notamment depuis 2003, dans le cadre du plan d’action
de développement durable en faveur de l’artisanat. Un autre plan
d’action (2010-2014) est en cours d’élaboration visant à consolider
les acquis en la matière, a encore ajouté le ministre. Dans ce
cadre, l’Etat a entamé la réalisation de quelque 90 structures
d’artisanat à travers les wilayas à l’instar des maisons d’artisanat
et des centres de formation, a-t-il soutenu. En marge du Salon, le
7e Colloque international de l’artisanat se tiendra les 21 et 22
mars sur la «Problématique du design» et «Design entre authenticité
et modernité». Des espaces seront également consacrés à la
littérature, l’enfance, l’innovation et à la protection des
handicapés.
Synthèse/S.H.
Haut
Il détenait des… numéros des fils d’Ali Benhadj
Un
sous-traitant de Sonatrach accusé d’apologie du terrorisme
L’accusé dans
cette affaire est un employé d’une entreprise nationale spécialisée
dans l’approvisionnement en denrées alimentaires des travailleurs de
Sonatrach. Le mis en cause exerce son métier au Sud algérien. Il a
été arrêté lors d’un contrôle d’identité en octobre 2007, au niveau
de la gare routière du Caroubier alors qu’il venait de débarquer à
Alger. Après avoir contrôlé son identité, les éléments des forces de
sécurité chargés de la sécurité de la gare routière ont passé au
peigne fin ses bagages. Les policiers ont découvert plusieurs
disques compacts CD dont trois contenant des vidéos de propagande
islamiste. Le contenu de ces trois CD appelle au djihad en
Tchétchénie. L’un des CD portait le titre : «Victoires en
Tchétchénie» et l’autre «Voyager pour combattre en Tchétchénie». Les
policiers ont trouvé également plusieurs cassettes dont le contenu
est religieux. Le mis en cause a été arrêté et son téléphone
portable saisi. En jetant un coup d’œil sur le répertoire
téléphonique du mis en cause, les policiers ont découvert les
numéros des deux fils du numéro deux de l’ex-Front islamique du
salut (FIS) Ali Benhadj. Du coup, le mis en cause a été traduit en
justice sous le chef d’inculpation d’apologie du terrorisme
islamiste. Il a été jugé puis relaxé une première fois. Le procureur
de la République près du tribunal territorialement compétent a
introduit un pourvoi en cassation pour remettre l’affaire sur le
bureau du juge Belkharchi dans l’actuelle session criminelle. Lors
du procès qui a eu lieu jeudi à la cour d’Alger, le mis en cause a
reconnu le fait que les CD avaient bel et bien été saisis sur lui
ainsi que les autres cassettes religieuses. Toutefois, le mis en
cause a indiqué qu’il ne s’agit pas d’un acte d’apologie du
terrorisme ni même à la violence mais qu’il s’est procuré ces
supports au marché de Badjerrah à Alger «par simple curiosité, rien
de plus». Pour ce qui est des numéros des deux fils d’Ali Benhadj,
l’accusé a indiqué qu’il connaît ces derniers parce qu’il habitait
le même quartier et qu’il entretient une relation amicale avec eux.
Le procureur de la République a déclaré le mis en cause coupable
d’apologie du terrorisme et a requis, au terme de son réquisitoire,
la peine de 5 ans de prison et 100 000 DA d’amende. La défense a
plaidé non coupable tout en indiquant que l’accusé n’avait
aucunement l’occasion de diffuser ces CD qu’il s’était procurés pour
un usage personnel. Au terme du procès, le juge a déclaré l’accusé
non coupable des faits retenus avant de prononcer la relaxe. Par
ailleurs, il y a lieu d’indiquer que deux autres affaires de
terrorisme devaient être traitées au niveau de la même cour. L’une
concerne un ressortissant algérien, D. Athman, résidant en Italie,
accusé d’activité terroriste à l’extérieur du pays tandis que
l’autre concerne un certain A. Oualid poursuivi pour terrorisme
également. Les deux affaires avaient été ajournées pour absence de
la défense du premier accusé et l’absence du deuxième
accusé.
S.H.
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Frayeur
Un python sème
la panique dans un quartier d’Alger
La journée d’hier
restera sans aucun doute gravée dans la mémoire des résidents du
quartier d’El-Madania, particulièrement ceux de la rue Mustapha
Serrir (Coquelicot). Ces derniers ont été pris de panique lorsqu’un
python a surgi dans le quartier avec ses trois mètres de long,
créant une grande peur parmi les habitants. Hier vers 9h00, faisant
son jogging, un homme d’une trentaine d’années résidant au quartier
cité plus haut, a repéré le serpent qui se trouvait à l’intérieur
d’une maison en ruine. Malgré le danger, il a essayé d’attaquer le
serpent, mais l’animal a fui à l’intérieur de la maison. Craignant
le pire, les habitants de la rue Mustapha Serrir ont préféré faire
appel à la Protection civile pour chasser le dangereux animal. Sur
les lieux, les agents de la Protection civile accompagnés de
policiers sont arrivés dans le but de traquer le python. Ils ont
entamé les recherches avec une grande vigilance. Après vingt minutes
de traque, les agents de la Protection civile n’ont pas réussi à le
débusquer. Ils ont préféré rebrousser chemin tout en interpellant
les habitants à ne pas s’approcher de la maison en ruine. Ce serpent
représente un grand danger, car il peut tuer s’il s’attaque à une
proie. Malgré cette mise en garde, quelques curieux ont tenté de
traquer le python, mais sans
résultat.
M. A.
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Chômage, cherté des billets et retards
Moins de
voyageurs à la SNTF en 2009
La SNTF, selon une
source proche de cette société, a connu une baisse de 0,8% par
rapport à 2008. Principale raison : la hausse du prix des billets,
notamment des trains modernes récemment entrés en service.
Les voyageurs de
la Société algérienne des transports ferroviaires (SNTF) sont de
moins en moins nombreux ces deux dernières années. Pourtant, les
objectifs tracés par les responsables de la SNTF pour cette année
tablent sur près de 80 millions de voyageurs en 2010. En 2009, près
de 53 millions de personnes ont voyagé sur les lignes du réseau SNTF,
selon une source proche de cette société. On note une baisse de 0,8%
par rapport à 2008 dont la principale raison est la hausse du prix
des billets, notamment des trains modernes récemment entrés en
service, mais également la baisse du pouvoir d’achat, estime notre
source. Du coup, une baisse des recettes a été enregistrée au niveau
de la société. Dans le détail, ce sont les trajets domicile-travail
qui baissent en raison du chômage. Aussi, les prix des tickets de
trains modernes, notamment l’autorail, ont connu une hausse
fulgurante depuis leur mise en service. Cette flambée des prix a été
mal perçue par les voyageurs qui boudent de plus en plus ces trains.
Pour sa part, la SNTF a expliqué que les prix sont fixés sur la base
de plusieurs études. Ainsi, les prix proposés, ont expliqué les
responsables, sont non seulement à la portée des voyageurs et
beaucoup moins cher que le prix réel si la SNTF venait à
l’appliquer. A titre d’exemple, le prix du billet Alger-Réghaïa est
estimé par la SNTF à 50 DA, soit une hausse de 100% par rapport à
l’ancien prix. Principale raison : le train moderne, en d’autres
termes une prestation de service améliorée et un meilleur confort
que ceux proposés dans les anciens trains. Mais cette raison ne doit
en aucun cas pénaliser le voyageur qui, du jour au lendemain, voit
doubler le prix du billet.
Seuls 7% des
Algériens empruntent les trains modernes
Selon la direction
des transports de la wilaya d’Alger, seuls 7% des Algériens
empruntent aujourd’hui les trains modernes, mis en service par la
SNTF il y a plus d’un an. Le monopole du transport privé terrestre,
notamment à travers l’augmentation des dessertes des bus privés dans
la banlieue, est derrière cette situation, ajoute la direction des
transports d’Alger. Autrement dit, plus de 90% des Algériens
recourent à ce mode de transport fortement présent dans plusieurs
lignes de la capitale et ce, pour plusieurs raisons. La direction
des transports présente également par les chiffres la situation du
secteur des transports dans la capitale. Par exemple, les trains
modernes, automotrices et autorails, ces deux modes de transport de
dernière génération, n’attirent pas assez de voyageurs, malgré les
coûts des investissements, qui se chiffrent en milliards de dinars,
mobilisés par l’Etat. Ainsi, seuls 150 000 Algériens prennent
quotidiennement les trains modernes, et plus de deux millions
d’usagers préfèrent les bus privés et publics (Etusa), mais
également les taxis et les téléphériques. Une différence de taille,
explique la direction des transports, qui nécessite une politique
plus rentable pour la SNTF, afin d’éviter sa faillite. Beaucoup de
raisons font que la majorité des usagers optent pour le transport
terrestre. Il s’agit d’abord de la cherté des billets sur les
différentes lignes mises en service au profit des usagers. Un
handicap de taille qui s’est retourné contre la SNTF. Pas assez de
voyageurs, les chiffres sur lesquels avait tablé la SNTF avant
l’entrée en vigueur des trains modernes n’ont pas été atteints. Ce
qui signifie pas de grandes recettes, même pas pour amortir les
coûts des investissements à court et moyen terme.
Les Algériens
préfèrent ne pas prendre les trains modernes dont les prix sont très
élevés. A titre d’exemple, la ligne Alger-Réghaïa revient à 50 DA,
alors que le prix d’un ticket pour de bus pour la même destination
coûte 25 DA, soit 100% de différence. Ajouter à ce problème un autre
handicap tout aussi important, expliquent les usagers. Il s’agit de
la non-disponibilité des trains modernes. Beaucoup de voyageurs à
destination de Réghaïa sont obligés d’attendre des dizaines de
minutes pour emprunter un train moderne. Ainsi, ils se rabattent sur
les bus privés dont la cadence est beaucoup plus régulière. En
outre, la vitesse des trains modernes n’atteint pas les 160 km/heure
comme prévu, car la configuration du terrain ne le leur permet pas.
Les rails électrifiés construits par la SNTF le long de la banlieue
se trouvent à proximité des maisons. Il y a donc un danger
permanent, il faut être très prudent.
Par Sofiane Abi
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Pénétrante de Béjaïa
L’étude confiée
à un bureau sud-coréen
L’Agence nationale
des autoroutes (ANA) vient d’informer le wali de Béjaïa que l’étude
de la pénétrante autoroutière de Béjaïa vient d’être confiée à un
bureau d’études sud-coréen pour une somme de 195 millions de dinars.
Une commission devrait se plancher sur cette attribution qui reste
provisoire. S’agissant des expropriations des personnes dont les
biens seront touchés par le tracé et les déplacements des réseaux,
une enveloppe financière estimée à 8 milliards de DA a été débloquée
par l’Etat, destinée aux indemnisations et aux déplacements des
réseaux .Ce travail interviendra dès la confirmation du tracé défini
par le BET retenu. Par ailleurs, le wali a obtenu l’accord du
ministre des Travaux publics pour designer un chef de projet de
Béjaïa qui sera en communication directe avec les autorités au
niveau local. Le wali, Ali Bedrici, a qualifié la désignation d’un
bureau d’études d’«un grand pas vers la concrétisation de ce projet
structurant qui prouve que l’Etat est animé par une forte volonté».
T.B.S.
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Approvisionnement en blé
Les réserves de
Hamiani
Le président du
Forum des chefs d'entreprise, Réda Hamiani, impute le problème
d'approvisionnement en blé à l'absence de concertation entre les
intervenants de la filière.
Les
transformateurs se disent prêts à reprendre les stocks excédentaires
de blé de l’Office national interprofessionnel des céréales (OAIC)
sous réserve d’améliorer le traitement de ces produits. Ces propos
du président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Réda Hamiani,
viennent de mettre à nu les toutes dernières sorties médiatiques
d’un responsable de l’OAIC reprochant aux transformateurs d’avoir ou
de vouloir bouder la production nationale. «Il n’est pas question
de jeter ce blé à la mer tout comme il n’est pas question de bouder
la production nationale», a réagi Réda Hamiani lors d’une conférence
de presse animée ce jeudi, à l’issue d’une réunion qui a regroupé
les chefs d’entreprise. La réaction du FCE qui ne s’est fait pas
attendre fait suite aux récentes mesures prises conjointement par
l’OAIC et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural,
fixant aux transformateurs de céréales la date du 1er juin prochain
comme date butoir pour reprendre leurs approvisionnements en blé
dur national sous peine d’être exclus des prestations de l’Office.
«Nous sommes prêts à négocier pour essayer de voir des deux côtés (OAIC
et transformateurs) quels sont les types d’efforts à fournir. Nous
allons parvenir à une issue avec l’OAIC qui, lui aussi, doit faire
des efforts sur le plan qualité», a précisé M. Hamiani.
Ce dernier
explique d’ailleurs le recours des transformateurs aux importations,
ces dernières années, par le mauvais traitement du blé par l’OAIC
fournissant, selon ses dires, un blé de mauvaise qualité qui ne
correspond pas à l’évolution du marché et au modèle de consommation
des Algériens. De même, les quantités fournies par l’OAIC aux
transformateurs, estimées à 50% de leurs besoins, ne permettent pas
un meilleur usage de l’outil de production. A titre d’information,
les surstocks de blé dur et tendre provenant de l’OAIC s’élèvent à
quelque 600 000 tonnes, ce qui représente environ 3 à 4 mois de
consommation nationale, à en croire les chiffres communiqués par M.
Hamiani.
Revenant sur la
réunion avec le ministère de l’Agriculture, M. Hamiani a qualifié
ses résultats de «positifs» en ce sens que les différentes parties
se sont mises d’accord sur la constitution d’un comité
interprofessionnel de céréales regroupant d’une part, les
producteurs, les transformateurs, et de l’autre, l’OAIC, pour
trouver une solution au problème crucial des stocks. Il s’agit en
fait d’une réactivation de ce comité qui existe déjà depuis 2002 et
qui avait organisé alors la profession, a expliqué M. Hamiani,
précisant que la nouveauté réside aujourd’hui dans la participation
du privé. Abordant la mesure prise en 2009 interdisant l’exportation
des produits de blé transformés, le président du FCE a jugé
qu’«elle a mis à mort toutes les tentatives d’exportation qui ont
mis des années pour aboutir dans ce secteur», d’autant plus que
l’Algérie recèle des capacités excédentaires de transformation,
estimées actuellement à 300%. De son côté, le ministre de
l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a appelé
jeudi les transformateurs à exprimer d’ici fin mars leurs besoins en
matière de blé dur auprès de l’OAIC, en vue d’écouler les stocks de
cette matière avant l’arrivée de la nouvelle production. Chose,
indique-t-on, qui permettra de gérer les stocks existants et de se
préparer pour la prochaine campagne de collecte.
«Les stocks de
l’Office s’élèvent actuellement à près de 6 millions de quintaux
qu’il faudrait écouler avant le mois d’août prochain afin de libérer
les moyens de stockage pour la nouvelle production qui s’annonce
d’ores et déjà prometteuse», a rassuré le ministre. Abondant dans
ce sens, M. Benaïssa a souligné que l’office a subi ces dernières
années un fort ralentissement de ses ventes qui ont chuté à moins de
600 000 qx , contre 1,7 million qx auparavant. S’adressant aux
industriels et acteurs de la filière,
M. Benaïssa a
affirmé qu’il était temps d’envisager un travail plus rationnel à
partir de la campagne prochaine. C’est-à-dire que la production
nationale et les besoins du pays en matière de consommation
devraient être connus à partir de septembre. Des propositions qui
vont être étudiées lors de la réunion consacrée à la dynamisation
du Conseil interprofessionnel des céréales (CIC) à laquelle vont
assister les différents acteurs de la filière.
Ce conseil se veut
être un espace de négociation et de concertation entre tous les
acteurs impliqués, allant de la production à la consommation en
passant par la chaîne de transformation et le transport.
Intervenant à ce sujet, le ministre a souligné l’importance de cet
espace pour débattre des problèmes que rencontrent les acteurs de
l’une des filières stratégiques pour le pays. «L’objectif de ce
comité est de mettre en commun les intérêts des uns et des autres
dans le cadre d’un partenariat public-privé en vue d’améliorer et de
protéger la qualité de la production nationale et, si nécessaire,
s’organiser pour exporter ou importer», a-t-il appuyé. Répondant
aux appréhensions soulevées par les transformateurs, le ministre a
estimé que «les solutions ne peuvent être trouvées que dans un
espace organisé et interprofessionnel». Et d’ajouter : «Les acteurs
doivent comprendre que leur avenir dépend des efforts qui doivent
être faits aussi bien au niveau de la production qu’au niveau de la
transformation».
Synthèse de
Yazid Madi
Haut
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