Événement

Retour

Justice

5 500 personnes poursuivies pour corruption

Début des travaux du 9è congrès du FLN

Le jeu verrouillé par Belkhadem

Plusieurs militants interdits d'accès à la Coupole

Ambiance festive à l’intérieur et colère à l’extérieur

Le conflit qui les oppose dure depuis plus de trois mois

Entre médecins et Barkat, un dialogue de sourds

Le balnéaire et le thermalisme de plus en plus convoités

Deux millions de touristes se sont rendus en Algérie en 2009

La famille Brarti au sujet de la condamnation de son fils

«Victime d’une erreur judiciaire»

Rattrapage des cours perdus par la grève

Les élèves consacrent  leurs vacances aux cours particuliers

Ouverture du 15e Salon de l’artisanat

En parallèle, un colloque sur le design

Il détenait des… numéros des fils d’Ali Benhadj

Un sous-traitant de Sonatrach accusé d’apologie du terrorisme

Frayeur

Un python sème la panique dans un quartier d’Alger

Chômage, cherté des billets et retards

Moins de voyageurs à la SNTF en 2009

Pénétrante de Béjaïa

L’étude confiée à un bureau sud-coréen

Approvisionnement en blé

Les réserves de Hamiani

 

 20/03/10

Justice

5 500 personnes poursuivies pour corruption

A l’occasion d’une séance plénière de l’APN, le ministre a indiqué que la «ferme» volonté politique de l’Etat à endiguer la corruption sous toutes ses formes a permis de révéler ce nombre considérable d’affaires.

Des chiffres et des maux. Le nombre d’affaires liées à la corruption traitées par la justice algérienne montre que le pays est gangrené par ce phénomène. Selon le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, 5 557 personnes ont été poursuivies et condamnées pour des affaires liées à la corruption durant la période s’étalant de 2006 à 2009. A une réponse d’un député à l’occasion d’une séance plénière de l’APN, le ministre a indiqué que la «ferme» volonté politique de l’Etat à endiguer la corruption sous toutes ses formes a permis de révéler ce nombre considérable d’affaires de corruption. Le ministre a souligné que d’autres dossiers liés à la corruption sont au stade des enquêtes préliminaires, affirmant que le taux le plus élevé de délits de corruption est enregistré dans des affaires de dilapidation des biens par un fonctionnaire public avec 55,16% de crimes. Par ailleurs, le crime lié à «l’attribution d’avantages injustifiés dans les marchés publics» est de 11,37 % alors que la corruption des fonctionnaires publics a atteint 10,98 % du taux global des crimes liés à ce fléau, selon M.Belaïz. Le ministre a indiqué que les réseaux de lutte contre la corruption qui existent actuellement ont été renforcés par la réhabilitation de la Cour des comptes afin de contrôler les dépenses publiques, annonçant la mise en place prochaine de «l’observatoire national de lutte contre la corruption» ainsi que

«la révision du code des marchés publics». A noter que les scandales financiers se suivent et se ressemblent ces dernières années en Algérie. Les montants détournés et dont la presse se fait l’écho défrayent la chronique. La victime: le Trésor public et par ricochet le pauvre contribuable, devenu la vache à traire. Sur un autre chapitre, M.Belaïz a réitéré la nécessité de respecter le principe de la présomption d’innocence dont jouit tout accusé jusqu’à preuve de sa culpabilité suite à «la décision de la justice». Le taux de criminalité en Algérie est «en baisse constance», a déclaré également M. Belaïz. Tout en reconnaissant l’échec du durcissement des peines à l’encontre des auteurs de crimes, le ministre a souligné que la baisse du taux de criminalité est le résultat  de la politique pénitentiaire judicieuse adoptée par l’Etat. Le ministre a précisé que le taux global de la baisse des meurtres commis avec préméditation et des homicides volontaires au niveau national a atteint 76,64 % entre 2006 et 2009. «En 2006 le nombre des meurtres commis avec préméditation a atteint 1 166 crimes contre 159 en 2009, soit une baisse de 86,33 %», a annoncé le ministre. 

Saison du hadj 2010 : les directives d’Ouyahia

Les problèmes et les dépassements ayant émaillé la saison du hadj de l’année précédente semble pousser les pouvoirs publics à faire mieux afin d’assurer les pèlerins algériens dans les Lieux Saints. A une question d’un membre de l’APN, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, a annoncé que les problèmes enregistrés lors du précédent pèlerinage étaient dus à  des parties ou à des facteurs précis dont l’exiguïté des espaces réservés aux hadjis algériens, outre les difficultés liées au transport des hadjis de Arafat à Mina.

Le ministre a rappelé l’intérêt accordé personnellement par le Premier ministre à la question du pèlerinage, en tenant à superviser directement l’opération de préparation et de suivi de la prochaine saison du hadj. Le dernier Conseil interministériel avait défini les responsabilités de tout un chacun, afin de garantir la réussite de la saison du hadj 2010. Le Premier ministre avait donné, à cet effet, des directives strictes à toutes les parties concernées y compris aux départements ministériels, en vue de mener à bien la prochaine saison du hadj et de redorer l’image de l’Algérie dans les Lieux Saints de l’Islam. Sur un autre registre,

M. Ghlamallah a annoncé que son département ministériel est en train d’examiner un projet visant à promouvoir le fonds de la zakat en une institution spécialisée et plus professionnelle, appelée «Office de la zakat». Cette démarche, soutient le ministre, découle de notre souci permanent de gérer les affaires de la zakat sur la base de la rigueur et de la transparence, principes mis en œuvre par le ministère depuis la création du fonds.     

Par Hocine L.

      Haut

 

Début des travaux du 9è congrès du FLN

Le jeu verrouillé par Belkhadem

Ceux qui croyaient que Abdelkader Hadjar pourrait être le concurrent de Belkhadem se sont retrouvés sans espoir et dépassés par la gestion du congrès.

Après un marathon de préparation qui a satisfait les uns et a mis en colère d’autres, le Front de libération nationale (FLN) est arrivé à organiser son 9e congrès dont les travaux se sont ouverts hier  à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger). Malgré les traces de la crise de 2004, la direction actuelle du vieux parti a voulu montrer l’ouverture du congrès  comme une fête pour marquer l’importance de ce rendez- vous avec notamment la présence de Chadli Bendjedid en plus des représentants de quelques  partis «communistes» arabes et turc, avant d’entamer les choses sérieuses. Même si on parle déjà de la fermeture du jeu de la part de Belkhadem qui n’a pas de concurrent pour l’instant. D’ailleurs, ceux qui croyaient que Abdelkader Hadjar pourrait être le concurrent de Belkhadem se sont retrouvés sans espoir et dépassés par la gestion du congrès bien avant son organisation.  Et pour leur part, les opposants comme le cas de Abbès Mekhalif, l’un des fidèles de Benflis et ex-président du groupe parlementaire du FLN, sont présents à ce rendez-vous mais sans armes pour imposer «le changement». Ainsi, le vieux parti a eu droit à un message de son président d’honneur, Abdelaziz  Bouteflika, lu en son nom par le secrétaire général de la Présidence de la République, Habba El Okbi. A savoir que le poste de président du parti sera parmi les points qui seront abordés au cours de ce congrès. Bouteflika appelle le FLN à s’ouvrir aux générations montantes. En tout cas dans son message, M. Bouteflika  a invité le FLN a adopté un dialogue honnête et efficient et à s’ouvrir aux générations montantes pour préserver la place qu’il occupe parmi les forces les plus actives sur la scène nationale. Après avoir qualifié le FLN  de grand parti, il dira que  la tenue de la 9e session ordinaire de ce congrès s’inscrit dans le prolongement des actions du parti visant «à consacrer les principes auxquels il doit sa création».  Dans ce cadre, il a ajouté «le FLN mène aujourd’hui la marche de construction et d’édification aux côtés d’autres partis nationaux pour redynamiser le processus démocratique à travers un partenariat politique et une concurrence loyale à tous les niveaux lors des échéances nationales conformément à l’esprit de la Constitution, aux lois de la République et aux usages internationaux».

 

Belkhadem défend son mandat

Abdelaziz Belkhadem a eu droit à des applaudissements. Il a affirmé dans son discours que ce congrès intervient après celui réunificateur de 2005, et constitue «une nouvelle étape dans le processus de consolidation des caractéristiques du parti, qui englobent à la fois l’adaptation politique et la vision prospective dont les fondements trouvent leur essence dans les référents historiques du 1er Novembre 1954».

D’ailleurs, ce congrès coïncide avec la célébration du la fête de la Victoire, le 19 mars. M.Belkhadem a réitéré la position de son parti exigeant de la France officielle «une reconnaissance de ses crimes coloniaux commis en Algérie et des excuses au peuple algérien». Par ailleurs, il n’a pas manqué d’évoquer «certaines pratiques» constatées dans les rangs de son parti lors des élections locales et législatives, notamment l’usage de l’argent pour arriver à des postes importants. Pour Belkhadem, même si ces pratiques ne sont pas spécial FLN et existent dans d’autres partis, «au FLN, il faut lutter conte l’achat des consciences» a-t-il dit.  M.Belkhadem qui a prononcé la première fois le mot «président d’honneur» au lieu président tout simplement en parlant de  Bouteflika, a défendu en présence de ses deux alliés (M.Soltani et M.Ouyahia) l’alliance présidentielle comme étant basée sur la stabilité et la défense des institutions de l’Etat. Devant le Premier ministre Ahmed Ouyahia, M.Belkhadem a rappelé «les acquis» enregistrés quand il a été Chef du gouvernement, notamment «casser les tabous de l’augmentation des salaires, les primes l’adoption des lois de moudjahid et de chahid et autres». M.Belkhadem a évoqué aussi l’importance de doter les APC des prérogatives et la représentativité politique de la femme et de la jeunesse. Il a également dénoncé la liste noire adoptée par les Etats-Unis et la France en la qualifiant d’atteinte à la dignité de l’Humanité. D’autre part, il a réitéré le soutien de son parti à la lutte du peuple sahraoui pour son autodétermination, soulignant que la construction effective de l’Union du Maghreb arabe (UMA) permettra au peuple sahraoui de recouvrer ses droits, conformément aux résolutions des Nations unies. Il  a également réitéré le soutien de FLN,  notamment  à la cause palestinienne, l’appui de son parti au combat de la Syrie pour récupérer le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël. A souligner que  le 9e congrès devra approuver le retour aux anciennes appellations des structures du parti, à savoir le bureau politique, le comité central et le secrétaire général du parti. La fin des travaux de ces assises est attendue pour  dimanche prochain, qui verra  l’élection du secrétaire général du parti, des membres du bureau politique et ceux du comité central. Mais le défi majeur reste celui d’effacer définitivement les traces de la crise de 2004 «chose qui n’est pas acquise d’avance».      

Par Nacera Chenafi

 

Chadli Bendjedid parmi les présents

L’ex-président de la République Chadli Bendjedid a tenu à assister à l’ouverture des travaux du 9e congrès du FLN. Avant son départ, juste à la fin du discours de Belkhadem, ce dernier – Belkhadem – a annoncé triomphalement sa présence et l’a remercié pour avoir fait le déplacement. Chadli s’est contenté de gestes de la main pour saluer l’assistance. Pendant quelques secondes Chadli était la star du congrès, tous les regards étaient branchés sur lui jusqu’à sa sortie de la salle, accompagné d’une forte délégation.

Ministres et responsables de partis au rendez-vous

Pratiquement tous les ministres étaient présents au 9e congrès du FLN. Dès neuf heures du matin, de hauts responsables de l’Etat commençaient à affluer vers la Coupole Mohamed-Boudiaf. Il faut citer entre autres Abdelhamid Temmar, Abdelmalek Sellal, Khalida Toumi, etc. Aussi, l’invitation a été faite à plus de 20 partis politiques algériens. Ainsi, il est à signaler la présence de Ahmed Ouyahia, SG du RND, Boudjerra Soltani, président du MSP, Louisa Hanoune, SG du Parti des travailleurs qui, malgré le différend latent qui l’oppose au vieux parti, a répondu favorablement à l’invitation de Abdelaziz Belkhadem. L’invitation a été faite également à plusieurs partis étrangers, d’obédience socialiste. Il est à citer, entre autres, le Parti Baath syrien, le Parti de la justice et du développement turc, les partis communistes, vietnamien, chinois ainsi que celui de la Corée du Nord. Des représentants de partis de la Tunisie, de la Libye, du Liban, des représentants du Hamas et du Fatah palestiniens étaient présents. Il est à relever aussi la présence du secrétaire général du Front Polisario.     

Zeroual et Benflis les grands absents

Liamine Zeroual, ex-président de la République et Ali Benflis, ex-secrétaire général du FLN ont brillé par leur absence. Des sources bien informées ont affirmé que des invitations leur ont été adressées. Abdelaziz Belkhadem en saluant Chadli, n’a soufflé mot concernant les absents à ce congrès. Il est à relever également que les familles de cadres et responsables décédés, ayant marqué de leur empreinte le Front de libération nationale, entre autres, Chérif Messadia, ont été invitées à prendre part au congrès.

Des scanners, mais pas «corporels»

Le 9e congrès du FLN a été caractérisé par des mesures de sécurité draconiennes. Simples participants, délégués, journalistes ou autres ont été tous soumis à un contrôle minutieux. Des scanners ont été placés au niveau de tous les points d’accès. Les agents de sécurité n’hésitaient pas à demander aux invités d’enlever leurs manteaux pour s’assurer qu’ils ne portent rien  sur eux. A cela s’ajoute la stricte vérifications par scanners, un pour les bagages un autre pour les congressistes. «J’espère qu’il ne s’agit pas d’un scanner corporel» ironise une invitée. A force de vouloir tout contrôler et ne rien laisser au hasard, les organisateurs du 9e congrès ont fini par exagérer. Plusieurs journalistes n’ayant pas récupéré leurs badges la veille ont trouvé toutes les peines du monde pour le faire, dans la matinée d’hier, et pouvoir, ainsi, accomplir leur mission.  

Le congrès vu par les militants

Plus de 5 000 participants ont pris part au 9e congrès du FLN. Entre hommes, femmes et jeunes, une bonne partie des congressistes nourrissent de grandes ambitions et aspirent à occuper des postes de responsabilité. C’est pourquoi il y a un  risque de voir beaucoup de mécontents se manifester dans les prochaines heures. Pis,  il est à craindre des débordements puisque des dizaines de militants comptent défendre leurs chances jusqu’à la fin et ne veulent pas se laisser faire. C’est du moins ce que nous confirme M. Kheniche, délégué de la wilaya de Biskra qui reconnaît «l’existence de plusieurs mécontents». Djellah Omar, délégué de la wilaya de Skikda, estime, lui, que «le parti est victime de l’ambition démesurée de certains militants».

 

      Haut

Plusieurs militants interdits d'accès à la Coupole

Ambiance festive à l’intérieur et colère à l’extérieur

Plusieurs militants ont été interdits d’accès à la Coupole Mohamed-Boudiaf. De hauts cadres du Front de libération nationale étaient parmi les personnalités dont la présence ne semble pas être la bienvenue. Les agents de sécurité installés au niveau des points d’accès étaient intraitables. Ainsi, si l’ambiance était festive à l’intérieur de la salle, des altercations ont été enregistrées à l’extérieur. Plusieurs militants ont exprimé leur colère et mécontentement d’autant qu’ils n’ont pas trouvé d’interlocuteurs susceptibles de justifier les raisons de leur exclusion. Il faut dire que le courroux a été contenu dans un périmètre loin du lieu de la tenue des travaux du congrès, mais l’information s’est propagée telle une traînée de poudre et a été sur les lèvres de tous les congressistes. Certains n’ont pas hésité à qualifier les évincés «de semeurs de trouble», alors que d’autres ont exprimé leur compassion mais à voix  basse. Certes, le souvenir des Benflissistes était dans l’air, mais l’ambiance donnait plutôt l’image d’un parti qui se porte mieux. Un parti qui continue de cicatriser ses plaies. A 9 heures, des bousculades étaient perceptibles, notamment au niveau des points d’accès des délégués et invités. Leur nombre était tellement grand que les opérations de contrôle minutieux rendaient les files d’attente de plus en plus épaisses. Ce qui a fini par avoir raison des nerfs des militants. A 10h30, les gradins de la Coupole étaient archicombles. A 10h50, Abdelaziz Belkhadem fait son apparition. Il a été accompagné par un tonnerre d’applaudissements. Après les salutations d’usage, la récitation de versets coraniques par un imam, et après l’intonation de l’hymne national, il a été procédé à la lecture de la lettre du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Terminée, Belkhadem s’approprie, à nouveau, la parole et entame son discours. Un discours long et monotone dans l’ensemble, mais dont certains passages ont suffi pour enflammer les congressistes. En fait, les Flnistes ont beaucoup applaudi la demande de pardon formulé à l’endroit de la France ainsi que l’application de la réciprocité avec les pays ayant classé l’Algérie parmi les pays à risque terroriste. Aussi, des «Ohda Thania» «deuxième mandat» fusaient, de temps à autre, de l’intérieur de la salle. Abdelaziz Belkhadem faisait semblant de ne pas entendre les acclamations et poursuivait calmement son discours. Intérieurement, Abdelaziz Belkhadem était aux anges d’autant que le risque, tant redouté, de perturbations à l’ouverture des travaux a été dépassé. 

Aomar F.

 

      Haut

Le conflit qui les oppose dure depuis plus de trois mois

Entre médecins et Barkat, un dialogue de sourds

Encore un autre échec de dialogue entre les praticiens de la santé publique, en grève depuis trois mois, et le ministère de la Santé. Les deux réunions de conciliation tenues par les responsables de la santé avec les deux syndicats, SNPSP et le SNPSSP, mercredi et jeudi derniers, n’ont abouti à aucun résultat. Dialogue de sourds. Les deux parties en conflit ne cesse, à chaque occasion, de réitérer leur attachement au dialogue. Mais à ce jour et en dépit de préjudices engendrés par cette grève aux citoyens, aucune solution n’a été proposée pour désamorcer cette crise. Pis,  les deux parties se rejettent la balle et s’accusent mutuellement. Des déclarations et des accusations qui, sans doute, enfoncent le clou dans un secteur qui ne peut, jusque-là, sortir de son éternel léthargie. «En dépit des négociations de longue haleine engagées avec la tutelle, aucune avancée concrète n’a été malheureusement enregistrée quant à la prise en charge des revendications, notamment le statut particulier», a déploré le Dr Yousfi, président du SNPSSP à l’APS. Les revendications des médecins de la santé publique restent sans suite. Déterminés à arracher leurs droits socioprofessionnels, les praticiens ont décidé donc de ne plus abandonner la lutte et de poursuivre leur débrayage malgré les menaces brandies par leur tutelle. En effet, Barkat avait affirmé dimanche que la justice avait tranché et déclaré illégale la grève des deux syndicats relevant que «parmi les revendications de l’Intersyndicale, il y en a certaines légitimes, même très légitimes, sur lesquelles son département était prêt à négocier, et d’autres carrément illogiques, en contradiction avec la loi et le règlement de la Fonction publique». «Ce n’est pas en prenant les malades en otages qu’on règle ses problèmes. Si les médecins campent sur leurs positions et refusent de dialoguer, la décision de la justice, qui a déclaré cette grève illégale, sera appliquée» avertit le premier responsable du secteur de la santé, en soulignant que son département «n’a jamais refusé de dialoguer avec le SNPSP et le SNPSSP». Les médecins grévistes, à leur côté, crient à «la fuite en avant des pouvoirs publics» et souhaitent des propositions concrètes au cours de ces réunions de conciliation. Ils sont irrités notamment par les dernières déclarations des responsables politiques à différentes échelles. En signe d’apaisement, les praticiens de la santé publique ont décidé, après avoir été reçus à la Présidence de la République, de suspendre tous les rassemblements et les autres actions de rue. Deux jours après, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a fustigé les praticiens en condamnant leurs actions de protestation. Ensuite, c’est au tour du ministre de la Santé d’annoncer que la «grève est illégale» et d’accuser les praticiens de «non-assistance à personne en danger». Les médecins ne comptent pas faire machine arrière et décident d’aller jusqu’au bout dans leurs actions.

Par Hocine L.

      Haut

 

Le balnéaire et le thermalisme de plus en plus convoités

Deux millions de touristes se sont rendus en Algérie en 2009

La destination Algérie semble reprendre des couleurs pour séduire de plus en plus de touristes, et tend même à se diversifier et ce, en dépit de la crise financière mondiale qui frappe de plein fouet le secteur du tourisme. «Globalement, 2 millions de touristes se sont rendus en Algérie», a déclaré à l’agence APS, le directeur général de l’Office national du tourisme (ONT), Mohamed Benelhadj, en marge du Salon international du tourisme «Le Monde à Paris», ouvert jeudi passé, dans la capitale française. Tout en reconnaissant que l’Algérie reste à la traîne en matière d’affluence des touristes par rapport à ses voisins, Benelhadj s’enorgueillit toutefois du fait de l’augmentation qu’elle a enregistré et qui serait, selon le même responsable de 20%. «Nous partons sur une échelle basse par rapport à nos voisins, mais nous avons enregistré une augmentation de l’ordre de 20%. L’Algérie, par rapport à d’autres destinations semblables, a été la seule à enregistrer une augmentation», a-t-il déclaré.

En faisant l’éloge de la politique qui a permis de réaliser cette augmentation du nombre de touristes, le DG de l’ONT a fait savoir qu’outre le produit d’appel du «Grand Sud», bon nombre de touristes affichent leur souhait de passer leurs vacances sur des sites balnéaires et dans des stations thermales. «Ce qui est nouveau, c’est cette demande pour le balnéaire et le thermalisme. Il est vrai qu’aujourd’hui, on est loin de concurrencer les opérateurs tunisiens ou français, mais nous restons convaincus que nous y parviendrons car les objectifs fixés par la tutelle sont en train de se concrétiser».

Tout en félicitant, au passage, les différents acteurs nationaux qui auraient contribué à cette dynamique, (agences de voyages, tours operators, Air Algérie), Benelhadj a affiché un grand optimisme quant à l’avenir du tourisme en Algérie. «L’Algérie est un pays qui se construit même si elle connaît quelques difficultés. Nous sommes sur des boulevards qui s’ouvrent à nous et il est important pour nous d’être à la hauteur des challenges à relever et des missions à remplir», a-t-il indiqué. En outre, le DG de l’Office du tourisme a souligné que «le tourisme est une alternative sérieuse aux ressources hydrocarbures et c’est pour cela que les pouvoirs publics déploient de grands efforts pour que cette destination soit incontournable dans le bassin méditerranéen et dans le monde du tourisme».

Sans donner de détails sur la nationalité des touristes, des professionnels du secteur font savoir que bon nombre de vacanciers qui viennent visiter le pays, notamment en période estivale, sont des nationaux vivant à l’étranger, notamment en France. Des touristes qui ne déboursent pas beaucoup dans la mesure où ils passent la majeure partie de leurs vacances chez de la famille. Pour ainsi dire, et en comparaison avec les voisins, le Maroc a enregistré, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, 8 millions de touristes, la Tunisie 7 millions  en 2009 et la Libye 3 millions.

Par Hafid Mesbah

      Haut

 

La famille Brarti au sujet de la condamnation de son fils

«Victime d’une erreur judiciaire»

«Nous sommes victimes d’un jugement fondé sur l’intime conviction et des preuves scientifiques formelles n’ont pas été prises en considération», a déclaré les membres de la famille Brarti au sujet de la condamnation de leur frère et fils, dans une conférence de presse qu’ils ont tenue au domicile familial avant-hier. Les conférenciers sont allés jusqu’à dire que «la victime s’est donnée la mort tout seul avec automutilation». «Le test d’ADN, les empreintes digitales retrouvées sur l’arme du crime, l’absence de sang de la victime sur le corps de l’accusé et le rapport du médecin légiste» ont été invoqués comme preuves plaidant en faveur de l’accusé et que ces éléments, selon eux, ont été «ignorés par la justice». Pour rétablir leur frère Lakhdar dans ses droits et l’innocenter, ils ont fait appel et compte aussi «saisir» l’Inspection générale du ministère de la Justice pour lui demander de diligenter «une enquête interne afin de réparer cette erreur et mettre un terme à cette dérive». Pour eux, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «erreur judiciaire» et que si «tous éléments de l’affaire ont été exploités, leur frère serait libéré et n’aurait jamais  écopé d’une lourde peine de 10 ans d’emprisonnement». Ils sont revenus sur les témoignages d’un infirmier qui pour eux plaident en faveur de leur frère et fils qui est «innocent», selon leurs propos. Et sur les blessures mortelles de la victime: «Cela ne peut être que l’œuvre d’un connaisseur et lui savait exactement à quel endroit se poignarder». Les membres de la famille Brarti ont annoncé une autre conférence de presse dans les prochains jours.             

Tarek B.S.

 

      Haut

Rattrapage des cours perdus par la grève

Les élèves consacrent  leurs vacances aux cours particuliers

Bien qu’ils n’aient pas accepté de sacrifier une semaine de leurs vacances pour rattraper les cours non dispensés pendant la grève observée par le secteur de l’Education, les élèves des classes d’examen les consacreront aux  cours de soutien et aux révisions collectives ou individuelles.

A moins de deux mois des examens de fin d’année, les vacances de printemps  sont une opportunité pour accélérer le rythme de préparation des examens. Les élèves comptent sur ces deux semaines pour rattraper le retard et préparer l’examen de fin d’année à leur manière, d’autant que la proposition du département de Benbouzid demandant de sacrifier une semaine des vacances de printemps  pour les classes d’examen a été boudée à l’unanimité par les élèves et les enseignants.  Mais cela ne se justifiera pas automatiquement  par le repos des élèves. Interrogés avant-hier sur leur méthode de rattrapage et de préparation, les lycéens nous ont révélé que ce sont les cours de soutien ainsi que les révisions collectives ou individuelles qui sont au programme de leurs «vacances». 

«Les vacances sont pour l’école pas pour les élèves,  ni pour les enseignants, car ce sont eux qui s’occupent de rattraper le retard par des cours supplémentaires», dira un lycéen qui compte sur les cours supplémentaires plus que sur ceux dispensés à l’école. Ses camarades, par contre, évoquent un autre plan, une deuxième session du bac. «Si le ministère de l’Education veut vraiment que nous ne soyions pas victimes de retard et de perturbation, une deuxième session serait légitime pour les élèves qui sont déstabilisés par les mouvements de protestation», indiquent-ils. Et d’ajouter que les répercussions  de la grève sont importantes sur leur état psychologique. Les élèves comptent récupérer leur retard loin des bancs de l’école, ceux qui n’ont pas commencé les cours de soutien en début

d’année finiront par rejoindre la caravane des cours privés comme une alternative fatale à laquelle ils ne peuvent échapper. Rappelons que le 25 mai est  la date d’arrêt des cours pour l’année scolaire 2009/2010, tandis que le 6 juin est officiellement la date du Bac, le 1er juin celle du BEM. S’agissant  des examens du primaire, la première session  du passage en sixième est prévue à la fin du mois de mai, suivie de la seconde session le 27 juin. Le ministre de l’Education a indiqué que les sujets de l’examen du baccalauréat  porteront sur les programmes enseignés jusqu’au 25 mai.                                         

Par Yasmine Ayadi

      Haut

 

Ouverture du 15e Salon de l’artisanat

En parallèle, un colloque sur le design

En marge de l’ouverture, M. Benbada a indiqué que cette manifestation, qui devrait mettre en avant les innovations des artisans algériens, constituera une occasion pour commercialiser le produit artisanal algérien et bénéficier des au-tres expériences. De telles manifestations, a affirmé le minis-tre, se proposent de pérenniser ce patrimoine à travers la formation et l’apprentissage. Il a rappelé à cet égard l’intérêt qu’accorde l’Etat à ce secteur qui contribue au développement économique. Le 15e Salon de l’artisanat s’est ouvert jeudi au  Palais des expositions des Pins maritimes à Alger avec la participation de plus de 330 exposants de 14 pays, dont l’Algérie. Le coup d’envoi de cette manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 25  mars sous le thème «Exprimer avec les mains», a été donné par le ministre de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, en présence  de son homologue congolaise. Organisé par le ministère de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat, ce Salon auquel une aire de 4 000 m2 a été consacrée, verra la participation  de 282 exposants algériens et 51 exposants étrangers. Entre autres pays, il y a lieu de citer la Syrie, la Tunisie, le Congo,  le Niger, l’Espagne, l’Allemagne et le Brésil. Il y a lieu de citer également la participation des pays de l’Asie du Sud tels que le Vietnam, l’Inde, le Pakistan, la Malaisie et de plusieurs entreprises en relation avec le secteur de l’artisanat, dont l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), la Caisse nationale d’assurance des non-salariés (Casnos) ainsi que des banques publiques. Il a évoqué les mesures prises par l’Etat pour encourager les métiers de l’artisanat, notamment depuis 2003, dans le cadre du plan d’action de développement durable en faveur de l’artisanat. Un autre plan d’action (2010-2014) est en cours d’élaboration visant à consolider les acquis en la matière, a encore ajouté le ministre. Dans ce cadre, l’Etat a entamé la réalisation de quelque 90 structures d’artisanat à travers les wilayas à l’instar des maisons d’artisanat et des centres de formation, a-t-il soutenu. En marge du Salon, le 7e Colloque international de l’artisanat se tiendra les 21 et 22 mars sur la «Problématique du design» et «Design entre authenticité et modernité». Des espaces seront également consacrés à la littérature, l’enfance, l’innovation et à la protection des handicapés.

Synthèse/S.H.

 

      Haut

Il détenait des… numéros des fils d’Ali Benhadj

Un sous-traitant de Sonatrach accusé d’apologie du terrorisme

L’accusé dans cette affaire est un employé d’une entreprise nationale spécialisée dans l’approvisionnement en denrées alimentaires des travailleurs de Sonatrach. Le mis en cause exerce son métier au Sud algérien. Il a été arrêté lors d’un contrôle d’identité en octobre 2007, au niveau de la gare routière du Caroubier alors qu’il venait de débarquer à Alger. Après avoir contrôlé son identité, les éléments des forces de sécurité chargés de la sécurité de la gare routière ont passé au peigne fin ses bagages. Les policiers ont découvert plusieurs disques compacts CD dont trois contenant des vidéos de propagande islamiste. Le contenu de ces trois CD appelle au djihad en Tchétchénie. L’un des CD portait le titre : «Victoires en Tchétchénie» et l’autre «Voyager pour combattre en Tchétchénie». Les policiers ont trouvé  également plusieurs cassettes dont le contenu est religieux. Le mis en cause a été arrêté et son téléphone portable saisi. En jetant un coup d’œil sur le répertoire téléphonique du mis en cause, les policiers ont découvert les numéros des deux fils du numéro deux de l’ex-Front  islamique du salut  (FIS) Ali Benhadj. Du coup, le mis en cause a été traduit en justice sous le chef d’inculpation d’apologie du terrorisme islamiste. Il a été jugé puis relaxé une première fois. Le procureur de la République près du tribunal territorialement compétent a introduit un pourvoi en cassation pour remettre l’affaire sur le bureau du juge Belkharchi dans l’actuelle session criminelle. Lors du procès qui a eu lieu jeudi à la cour d’Alger, le mis en cause a reconnu le fait que les CD avaient bel et bien été saisis sur lui ainsi que les autres cassettes religieuses. Toutefois, le mis en cause a indiqué qu’il ne s’agit pas d’un acte d’apologie du terrorisme ni même à la violence mais qu’il s’est procuré ces supports au marché de Badjerrah à Alger  «par simple curiosité, rien de plus». Pour ce qui est des numéros des deux fils d’Ali Benhadj, l’accusé a indiqué qu’il connaît ces derniers parce qu’il habitait le même quartier et qu’il entretient une relation amicale avec eux. Le procureur de la République a déclaré le mis en cause coupable d’apologie du terrorisme et a requis, au terme de son réquisitoire, la peine de 5 ans de prison et 100 000 DA d’amende. La défense a plaidé non coupable tout en indiquant que l’accusé n’avait aucunement l’occasion de diffuser ces CD qu’il s’était procurés pour un usage personnel. Au terme du procès, le juge a déclaré l’accusé non coupable des faits retenus avant de prononcer la relaxe. Par ailleurs, il y a lieu d’indiquer que deux autres affaires de terrorisme devaient être traitées au niveau de la même cour. L’une concerne un ressortissant algérien, D. Athman, résidant en Italie, accusé d’activité terroriste à l’extérieur du pays tandis que l’autre concerne un certain A. Oualid poursuivi pour terrorisme également. Les deux affaires avaient été ajournées pour absence de la défense du premier accusé et l’absence du deuxième accusé.        

S.H.

 

      Haut

Frayeur

Un python sème la panique dans un quartier d’Alger

La journée d’hier restera sans aucun doute gravée dans la mémoire des résidents du quartier d’El-Madania, particulièrement ceux de la rue Mustapha Serrir (Coquelicot). Ces derniers ont été pris de panique lorsqu’un python a surgi dans le quartier avec ses trois mètres de long, créant une grande peur parmi les habitants. Hier vers 9h00, faisant son jogging, un homme d’une trentaine d’années résidant au quartier cité plus haut, a repéré le serpent qui se trouvait à l’intérieur d’une maison en ruine. Malgré le danger, il a essayé d’attaquer le serpent, mais l’animal a fui à l’intérieur de la maison. Craignant le pire, les habitants de la rue Mustapha Serrir ont préféré faire appel à la Protection civile pour chasser le dangereux animal. Sur les lieux, les agents de la Protection civile accompagnés de policiers sont arrivés dans le but de traquer le python. Ils ont entamé les recherches avec une grande vigilance. Après vingt minutes de traque, les agents de la Protection civile n’ont pas réussi à le débusquer. Ils ont préféré rebrousser chemin tout en interpellant les habitants à ne pas s’approcher de la maison en ruine. Ce serpent représente un grand danger, car il peut tuer s’il s’attaque à une proie. Malgré cette mise en garde, quelques curieux ont tenté de traquer le python, mais sans résultat.                                             

 M. A.

      Haut

 

Chômage, cherté des billets et retards

Moins de voyageurs à la SNTF en 2009

La SNTF, selon une source proche de cette société, a connu une baisse de 0,8% par rapport à 2008. Principale raison : la hausse du prix des billets, notamment des trains modernes récemment entrés en service.

Les voyageurs de la Société algérienne des transports ferroviaires (SNTF) sont de moins en moins nombreux ces deux dernières années. Pourtant, les objectifs tracés par les responsables de la SNTF pour cette année tablent sur près de 80 millions de voyageurs en 2010. En 2009, près de 53 millions de personnes ont voyagé sur les lignes du réseau SNTF, selon une source proche de cette société. On note une baisse de 0,8% par rapport à 2008 dont la principale raison est la hausse du prix des billets, notamment des trains modernes récemment entrés en service, mais également la baisse du pouvoir d’achat, estime notre source. Du coup, une baisse des recettes a été enregistrée au niveau de la société. Dans le détail, ce sont les trajets domicile-travail qui baissent en raison du chômage. Aussi, les prix des tickets de trains modernes, notamment l’autorail, ont connu une hausse fulgurante depuis leur mise en service. Cette flambée des prix a été mal perçue par les voyageurs qui boudent de plus en plus ces trains. Pour sa part, la SNTF a expliqué que les prix sont fixés sur la base de plusieurs études. Ainsi, les prix proposés, ont expliqué les responsables, sont non seulement à la portée des voyageurs et beaucoup moins cher que le prix réel si la SNTF venait à l’appliquer. A titre d’exemple, le prix du billet Alger-Réghaïa est estimé par la SNTF à 50 DA, soit une hausse de 100% par rapport à l’ancien prix. Principale raison : le train moderne, en d’autres termes une prestation de service améliorée et un meilleur confort que ceux proposés dans les anciens trains. Mais cette raison ne doit en aucun cas pénaliser le voyageur qui, du jour au lendemain,  voit doubler le prix du billet.

Seuls 7% des Algériens empruntent les trains modernes

Selon la direction des transports de la wilaya d’Alger, seuls 7% des Algériens empruntent aujourd’hui les trains modernes, mis en service par la SNTF il y a plus d’un an. Le monopole du transport privé terrestre, notamment à travers l’augmentation des dessertes des bus privés dans la banlieue, est derrière cette situation, ajoute la direction des transports d’Alger. Autrement dit, plus de 90% des Algériens recourent à ce mode de transport fortement présent dans plusieurs lignes de la capitale et ce, pour plusieurs raisons. La direction des transports présente également par les chiffres la situation du secteur des transports dans la capitale. Par exemple, les trains modernes, automotrices et autorails, ces deux modes de transport de dernière génération, n’attirent pas assez de voyageurs, malgré les coûts des investissements, qui se chiffrent en milliards de dinars, mobilisés par l’Etat. Ainsi, seuls 150 000 Algériens prennent quotidiennement les trains modernes, et plus de deux millions d’usagers préfèrent les bus privés et publics (Etusa), mais également les taxis et les téléphériques. Une différence de taille, explique la direction des transports, qui nécessite une politique plus rentable pour la SNTF, afin d’éviter sa faillite. Beaucoup de raisons font que la majorité des usagers optent pour le transport terrestre. Il s’agit d’abord de la cherté des billets sur les différentes lignes mises en service au profit des usagers. Un handicap de taille qui s’est retourné contre la SNTF. Pas assez de voyageurs, les chiffres sur lesquels avait tablé la SNTF avant l’entrée en vigueur des trains modernes n’ont pas été atteints. Ce qui signifie pas de grandes recettes, même pas pour amortir les coûts des investissements à court et moyen terme.

Les Algériens préfèrent ne pas prendre les trains modernes dont les prix sont très élevés. A titre d’exemple, la ligne Alger-Réghaïa revient à 50 DA, alors que le prix d’un ticket pour de bus pour la même destination coûte 25 DA, soit 100% de différence. Ajouter à ce problème un autre handicap tout aussi important, expliquent les usagers. Il s’agit de la non-disponibilité des trains modernes. Beaucoup de voyageurs à destination de Réghaïa sont obligés d’attendre des dizaines de minutes pour emprunter un train moderne. Ainsi, ils se rabattent sur les bus privés dont la cadence est beaucoup plus régulière. En outre, la vitesse des trains modernes n’atteint pas  les 160 km/heure comme prévu, car la configuration du terrain ne le leur permet pas. Les rails électrifiés construits par la SNTF le long de la banlieue se trouvent à proximité des maisons. Il y a donc un danger permanent, il faut être très prudent. 

Par Sofiane Abi

      Haut

 

Pénétrante de Béjaïa

L’étude confiée à un bureau sud-coréen

L’Agence nationale des autoroutes (ANA) vient d’informer le wali de Béjaïa  que l’étude de la pénétrante autoroutière de Béjaïa vient d’être confiée  à un bureau d’études sud-coréen pour une somme de 195 millions de dinars. Une commission  devrait se plancher sur cette attribution qui reste provisoire. S’agissant des expropriations des personnes dont les biens seront touchés par le tracé et les déplacements des réseaux, une enveloppe financière estimée à 8 milliards de DA a été débloquée par l’Etat, destinée aux indemnisations et aux déplacements des réseaux .Ce travail interviendra dès la confirmation du tracé défini par le BET  retenu. Par ailleurs, le wali a obtenu l’accord du ministre des Travaux publics pour designer un chef de projet de Béjaïa qui sera en communication directe avec les autorités au niveau local. Le wali, Ali Bedrici, a qualifié la désignation d’un bureau d’études d’«un grand pas vers la concrétisation de ce projet structurant qui prouve que l’Etat est animé par une forte volonté».

T.B.S.

 

      Haut

Approvisionnement en blé

Les réserves de Hamiani

Le président du Forum des chefs d'entreprise, Réda Hamiani, impute le  problème d'approvisionnement en blé à l'absence de concertation entre les intervenants de la filière. 

Les transformateurs se disent prêts à reprendre les stocks excédentaires de blé de l’Office national interprofessionnel des céréales (OAIC) sous réserve d’améliorer le traitement de ces produits. Ces propos du président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Réda Hamiani, viennent de mettre à nu les toutes dernières sorties médiatiques d’un responsable de l’OAIC reprochant aux transformateurs d’avoir ou de vouloir bouder la production nationale. «Il n’est pas  question de jeter ce blé à la mer tout comme il n’est pas question de bouder la production nationale», a réagi Réda Hamiani lors d’une conférence de presse animée ce jeudi,  à l’issue d’une réunion qui a regroupé les chefs d’entreprise. La réaction du FCE qui ne s’est fait pas attendre fait suite aux récentes mesures prises  conjointement par  l’OAIC et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, fixant aux  transformateurs de céréales la date du 1er juin prochain comme date butoir pour  reprendre leurs approvisionnements en blé dur national sous peine d’être exclus des prestations de l’Office. «Nous sommes prêts à négocier pour essayer de voir des deux côtés (OAIC et transformateurs) quels sont les types d’efforts à  fournir.  Nous allons parvenir  à une issue avec l’OAIC qui, lui aussi, doit faire des efforts sur le plan qualité», a précisé M. Hamiani.

Ce dernier explique d’ailleurs le recours des transformateurs aux importations, ces dernières années,  par  le mauvais traitement du blé par l’OAIC  fournissant, selon ses dires, un blé de mauvaise qualité qui ne correspond pas à l’évolution du marché et au modèle de consommation des Algériens. De même, les quantités fournies par l’OAIC aux transformateurs, estimées à 50% de leurs besoins, ne permettent pas un meilleur usage de l’outil de production. A titre d’information, les surstocks de blé dur et tendre provenant de  l’OAIC s’élèvent à quelque 600 000 tonnes, ce qui représente environ 3 à 4 mois de consommation nationale, à en croire les  chiffres communiqués par M. Hamiani.

Revenant sur la réunion avec le ministère de l’Agriculture,  M. Hamiani a qualifié  ses résultats de «positifs» en ce sens que les différentes parties se sont mises d’accord sur la constitution d’un comité interprofessionnel de céréales regroupant d’une part,  les producteurs, les transformateurs, et de l’autre, l’OAIC, pour trouver une solution au problème crucial des stocks.  Il s’agit en fait d’une réactivation de ce comité qui existe déjà depuis 2002 et qui avait organisé alors la profession, a expliqué M. Hamiani, précisant que la nouveauté réside aujourd’hui dans la participation du privé. Abordant la mesure prise en 2009 interdisant l’exportation des produits de blé transformés, le président du FCE a jugé  qu’«elle a mis à mort  toutes les tentatives d’exportation qui ont mis des années pour aboutir dans ce secteur», d’autant plus que l’Algérie recèle des capacités excédentaires de transformation, estimées actuellement à 300%. De son côté, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a appelé jeudi les transformateurs à exprimer d’ici fin mars leurs besoins en matière de blé dur auprès de l’OAIC, en vue d’écouler les stocks de cette matière avant l’arrivée de la nouvelle production. Chose, indique-t-on,  qui permettra de gérer les stocks existants et de se préparer pour la prochaine campagne de collecte.

«Les stocks de l’Office s’élèvent actuellement à près de 6 millions de quintaux qu’il faudrait écouler avant le mois d’août prochain afin de libérer les moyens de stockage pour la nouvelle production  qui s’annonce d’ores et déjà prometteuse», a rassuré le ministre.  Abondant dans ce sens, M. Benaïssa a souligné que l’office a subi  ces dernières années un fort ralentissement de ses ventes qui ont chuté à moins de 600 000 qx , contre 1,7 million qx auparavant. S’adressant aux industriels et acteurs de la filière, 

M. Benaïssa a affirmé qu’il était temps d’envisager un travail  plus rationnel à partir de la campagne prochaine. C’est-à-dire que la production nationale et les besoins du pays en matière de consommation devraient être connus à partir de septembre.  Des propositions qui  vont  être étudiées lors de la réunion consacrée à la dynamisation du Conseil interprofessionnel des céréales (CIC) à laquelle vont assister les différents acteurs de la filière.

Ce conseil se veut être un espace de négociation et de concertation entre tous les acteurs impliqués, allant de la production à la consommation en passant par la chaîne de  transformation et le transport.  Intervenant à ce sujet, le ministre a souligné l’importance de cet espace pour débattre des problèmes que rencontrent les acteurs de l’une des filières stratégiques pour le pays. «L’objectif de ce comité est de mettre en commun  les intérêts des uns et des autres dans le cadre d’un partenariat public-privé en vue d’améliorer et de protéger la qualité de la production nationale et, si nécessaire, s’organiser pour exporter ou importer», a-t-il appuyé.  Répondant aux appréhensions soulevées par les transformateurs, le ministre a estimé que «les solutions ne peuvent être trouvées que dans un espace organisé et interprofessionnel». Et d’ajouter : «Les acteurs doivent comprendre que leur avenir dépend des efforts qui  doivent être faits aussi bien au niveau de la production qu’au niveau de la transformation».   

Synthèse de Yazid Madi

      Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche