Hommage à Mahmoudi

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19/12/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

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Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

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(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

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Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

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C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

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Une victoire pour la cause sahraouie, une gifle pour le Maroc

Aminatou Haidar rentre chez elle

Objet d’une mobilisation sans précédent, la militante sahraouie, Aminatou Haidar, a regagné, dans la nuit de jeudi à vendredi, sa ville natale Laâyoune occupée.

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Les Titres A La Une

 

Terrorisme

Des automobilistes foncent sur les auteurs d’un faux barrage

 

32 décès et 553 cas confirmés

L’Algérie face à la grippe A

 

Saâdane, annonçant la composition de l'EN

«Nous avons besoin de Lacen»

 

 Divers

 

Coopération militaire et technique Mali-Algérie

Un bilan et une hostilité malienne

Derrière ces propos lénifiants se dissimule une franche hostilité de la part des Maliens, surtout de leurs médias, sur le rôle joué par l’Algérie dans la genèse et l’aggravation du terrorisme au Sahel.

Le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants malien a présidé hier l’ouverture de la 4e session du comité mixte de suivi de l’accord de coopération militaire et technique Mali-Algérie.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie, du chef d’état-major général des armées, Gabriel Poudiougou, des officiers généraux et directeurs de services du Mali et d’une forte  délégation d’officiers algériens.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants a déclaré que cette session revêt pour le Mali une importance toute particulière. En effet, dit-il, elle offre aux membres des deux délégations l’occasion privilégiée de faire le bilan des activités exécutées et de formuler des recommandations utiles dans les domaines tel celui intéressant la lutte contre le terrorisme dont la mise en œuvre permettra à nos populations laborieuses de vivre en paix et en sécurité. Il a profité de l’occasion pour remercier sincèrement les autorités algériennes pour leur contribution de qualité au retour de la paix dans les régions nord du Mali. L’occasion était également bonne pour lui de rendre hommage à la clairvoyance et aux liens d’amitié et de fraternité existant entre les chefs d’État du Mali et de l’Algérie qui, par leur action personnelle, ont toujours insufflé à cette coopération, une dynamique de progrès et de réussite. «Ces rencontres régulières de haut niveau reflètent  à suffisance l’amitié et l’estime que se portent nos deux chefs d’Etat. Aussi, nous devons œuvrer ensemble pour faire de notre coopération bilatérale, un modèle, une valeur d’exemple», a-t-il déclaré. Avant de réitérer la ferme détermination et la disponibilité totale des plus hautes autorités de notre pays à ne ménager aucun effort pour la réalisation des objectifs communs fixés. Dans cette optique, il est nécessaire de faire de la sous-région un havre de paix, afin de concentrer les efforts sur le développement économique et social en faveur des peuples. Pour sa part, le chef de la délégation militaire algérienne, le général Benbicha Mohamed Saleh, a salué l’excellence de la coopération bilatérale qui se manifeste par des contacts fréquents. Sans les énumérer, l’officier algérien a souligné des insuffisances constatées, çà et là, dans la mise en œuvre du suivi de l’accord de coopération militaire et technique entre les deux pays. A le croire, ces faiblesses doivent être plutôt une réelle source de motivation et de volonté des deux pays à donner un nouveau souffle à la coopération militaire Mali-Algérie. Avant de formuler le vœu que le forum aboutisse à la réalisation des aspirations profondes et légitimes de peuples engagés dans le même combat du développement économique et social dans un environnement de paix et de stabilité. Cette réunion est périodique et se passe, de façon tournante, dans les deux pays. «Nous ne manquerons pas certainement d’évoquer l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne en général et au Nord de notre pays en particulier à cause des agissements d’une poignée de bandits qui y sévissent», a confié un officier malien sous le couvert de l’anonymat. «Cette rencontre offre aux membres des deux délégations l’occasion privilégiée de faire le bilan des activités exécutées et de formuler des recommandations utiles dans des domaines  tels que celui intéressant la lutte contre le terrorisme», a déclaré le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. «Nous ne manquerons pas certainement d’évoquer l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne en général et au nord de notre pays en particulier à cause des agissements d’une poignée de bandits qui y sévissent», renchérit un officier malien qui a requis l’anonymat. Il faut souligner que derrière ces propos lénifiant se dissimule une franche hostilité de la part des Maliens, surtout de leurs médias, sur le rôle joué par l’Algérie dans la genèse et l’aggravation du terrorisme au Sahel. A les en croire, les dirigeants algériens joueraient un «double jeu» en repoussant vers le Mali leurs propres terroristes et en manipulant les groupes armés pour en faire un instrument de déstabilisation de la région. Ainsi, peut-on lire dans Maliweb, sous la plume «d’analystes» qui reprennent les clichés les plus éculés de la presse française sur la situation algérienne, «plusieurs événements qui confirment l’instrumentalisation de la rébellion touarègue au Mali par l’Algérie ont eu lieu de 2006 à 2009». Dans un tel climat de défiance, que peut-on espérer vraiment de cette quatrième session de la coopération entre les deux pays ?     

 Brahim Djalil et agences

 

Terrorisme

Des automobilistes foncent sur les auteurs d’un faux barrage

Un groupe d’individus armés a dressé un faux barrage à l’aube du jeudi sur une route reliant le village Aït El Kaïd à Ouadhias au sud de Tizi Ouzou, avons-nous appris de sources sécuritaires. Les auteurs du faux barrage ont voulu racketter les automobilistes dont essentiellement des commerçants de passage à cette heure de la journée, cela sans compter sur le courage des automobilistes qui ont carrément foncé droit sur les assaillants, refusant ainsi de céder à la peur que semaient ces individus bien armés. Les terroristes ont alors fait usage de leurs armes en arrosant les courageux citoyens sans faire de victimes, fort heureusement. Cette action terroriste intervient en ce moment d’accalmie qui règne dans la région grâce à la mobilisation des populations aux côtés des forces de sécurité décidées à mener une lutte implacable contre les dernières poches terroristes encore en activité en Kabylie. Cette accalmie est le fruit du travail des services de renseignement, selon une source sécuritaire qui nous a confiés que les groupes armés sont de plus en plus traqués, contraints ainsi de limiter leurs mouvements dans la région.     

Hamid M.

 

La Question du jour

Que d’abord Sonatrach circule librement

On ne peut que souscrire aux propos tenus mercredi par le ministre de l’Energie, dans un entretien à la radio, selon lesquels un partenariat stratégique avec l’Union européenne dans le domaine de l’énergie n’a de sens que s’il fait de la libre circulation des personnes un de ses articles essentiels, dont le non-respect par une des parties entraînerait la rupture. Autrement, ce serait là un banal accord commercial, dont les termes s’épuiseraient en entier dans la fourniture d’une marchandise, somme toute comme une autre, en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes ; il n’aurait rien de stratégique.

 On peut douter cependant que ce soit sur ce point précis qu’achoppent les négociations en vue de la conclusion de ce partenariat, qui durent maintenant depuis des années. Ce qu’en a dit Chakib Khellil donne en effet par moments le sentiment que parce que l’Algérie s’est montrée intraitable à cet égard que ces négociations traînent en longueur, avec le risque plausible qui plus est, qu’elles n’aboutissent pas au bout du compte. Mais quand il soutient, non sans aplomb, que pour l’Algérie, l’important ce n’est pas tant de vendre son gaz que d’imposer le principe de la libre circulation des personnes, bien loin de convaincre son public, il ne fait au contraire que lui permettre de mesurer la distance qui reste à parcourir pour que ce partenariat aboutisse, à supposer qu’il le soit jamais, en tout cas dans les formes que les négociateurs algériens voudraient lui voir revêtir.

 On peut toutefois croire aisément le ministre de l’Energie quand il dit que les négociateurs algériens soulèvent toujours la question de la libre circulation des personnes. Mais qu’ils en fassent le point nodal de la discussion avec leurs partenaires européens, voilà qui dépasse la mesure, une intention que personne n’est assez naïf pour leur prêter.

 Pour une raison bien simple : ce partenariat stratégique existe déjà, sauf qu’il est appelé différemment, c’est l’Accord d’association, dont on ne sait pas qu’il fait de la libre circulation des personnes un de ses piliers.

 Les négociateurs algériens, répétons-le, ne demanderaient sans doute pas mieux que d’obtenir le droit pour leurs concitoyens de se déplacer librement en Europe, mais ils ne sont pas en position de force pour ce faire. L’opinion nationale le comprend très bien. Chakib Khellil n’était pas obligé de lui raconter des histoires.

 Ce qu’on appelle le partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie devrait découler tout naturellement de l’Accord d’association, qui en constituerait le cadre de référence. L’Algérie n’a de toute évidence conclu le second que dans la perspective du premier. Depuis le début elle militait pour l’ouverture du marché de l’énergie devant ses produits pétroliers et gaziers, et donc pour la possibilité accordée à Sonatrach de les livrer directement au consommateur européen. Et depuis le début les Européens se sont évertués à faire échec à ce calcul.

 Pour l’heure, ils semblent d’accord pour inaugurer un partenariat dans le domaine de l’énergie, à la condition toutefois qu’il n’oblige aucun pays européen individuellement ; autrement dit, pour autant qu’il n’ait de stratégique que le nom. Ce qu’ils veulent, c’est un partenariat qui ne serait contraignant que pour la partie algérienne.

 Ce que les négociateurs n’ont pu obtenir au moment de l’élaboration de l’Accord, ils n’ont aucune chance de l’imposer dans le cadre d’un partenariat touchant un domaine particulier. Et ce n’est pas de libre circulation des personnes qu’il s’agit, mais de celle des produits énergétiques eux-mêmes, quand du moins ils  traversent la Méditerranée. Car une fois qu’ils ont passé la mer, libre à eux de circuler d’un pays à l’autre, l’Algérie ayant été contrainte de supprimer la clause de destination.

 Ainsi est fait justice de l’idée que l’approvisionnement de l’Europe, notamment en gaz, étant chez elle d’une importance capitale, le pays qui l’assure pour une part non négligeable serait    

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi   

Les enseignements d’un combat

Aminatou Haider a eu raison du Maroc, avec ou sans l’intervention de la France. D’ailleurs, imaginez que Sarkozy ait fait pression sur le roi chérifien par souci humanitaire, serait insulter sa bonne intelligence politique. En intervenant, s’il a intervenu, c’est uniquement pour sauver son ami le roi du guêpier dans lequel ils s’était fourré lui-même, lorsqu’il a décidé de défier une femme héroïque de la trempe de Aminatou. Manifestement, le bon roi voisin a agi comme il a l’habitude d’agir avec tous ses sujets : l’arbitraire du monarque de droit divin lui servant de pulsion. Sauf que Aminatou ne se considère pas comme son sujet, voilà le problème. Alors, il a beau eu gesticuler avec ses ministres, menacer l’Algérie et le Polisario, comme à son habitude, et accuser Aminatou de tous les noms d’oiseaux, cela n’a pas fonctionné. Il a donc fait marche arrière, et il a bien fait pour une fois. Aminatou est encore vivante. Que se serait-il passé, si par malheur (pour elle et pour le régime marocain), elle serait morte ? Oui, Sarkozy a bien évité à son ami, la pire des hypothèses. Pour autant, cette affaire est-elle terminée ? Le roi, et sa politique désastreuse d’occupation d’un pays tiers (le Sahara occidental), tireraient-ils les enseignements qu’il faut de cette histoire, c’est-à-dire céder à la volonté d’un peuple déterminé à arracher son indépendance ? Rien n’est moins sûr. Un combat exemplaire a été livré et gagné par les Sahraouis, il reste maintenant à le poursuivre jusqu’au bout. Aux yeux de l’opinion internationale, tout le Maroc a été sali par cette affaire. Il a montré aux yeux du monde sa véritable nature et, dé-sormais, nul n’ignore que les Sahraouis, au visage de Aminatou, refusent sa grossière manœuvre d’autonomie élargie. Il s’empressera bien entendu d’effacer les stigmates de sa défaite et de se refaire une beauté pour continuer à attirer les touristes chez lui ainsi que les sympathies habituelles que certains pays et lobbies lui manifestent généralement – inutiles de les nommer, ils sont connus. Cela devra lui prendre du temps, et le combat de centaines de milliers d’Aminatou, pour la plupart anonymes, ne cessera pas, comme par enchantement, avec la fin de la grève de l’héroïne. Tant qu’il n’aura pas reconnu la justesse du combat mené par le Polisario, et qu’il ne lui aura pas imaginé une solution satisfaisante dans un cadre bilatéral (voire régional), le Maroc va au-devant de graves déconvenues. Personne ne lui souhaite de s’empêtrer dans ce conflit qui n’est bon pour aucun pays. Mais s’il croit pouvoir reproduire indéfiniment la même politique annexionniste dans le mépris des lois internationale et des peuples, alors c’est sa responsabilité, et seulement elle, qui est engagée. 

A. K.

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