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Terrorisme
Reddition de l’«émir» Abou Tourab
L’«émir» Dramchini Rabah, alias Abou Tourab, s’est rendu
ces derniers jours avec armes et bagages aux forces de
sécurité, a-t-on appris de sources concordantes.
Le
terroriste, âgé de 47 ans et originaire de Beni Daoud relevant
de la commune de Thenia à 15 km à l’est du chef-lieu de
wilaya Boumerdès, a gagné les maquis en 1993 pour
s’affilier à la katibet El Arkam qui écume la région de
Thenia et Si Mustapha où il sévissait avec des groupes
terroristes du GIA avant de rejoindre Hassen Hattab qui
créa le GSPC. Selon des informations, ce terroriste a
occupé plusieurs postes de responsabilités parmi les
groupes terroristes en fuite et côtoyé plusieurs
«émirs» Gouri AbdelMalek alias Khaled Abou Selmane,
Khelifi Youcef et autres. Comme il a participé à
plusieurs attentats terroristes dont l’attentat
kamikaze perpétré en 2008 contre le commissariat de
police de Thenia. Plusieurs condamnations ont été
prononcées contre lui par le tribunal criminel près
la cour de Boumerdès pour des peines allant de 20 ans
de prison ferme à la condamnation à la peine capitale,
lors de ces différentes sessions.
Par
A. Ammar
Méteo
Averses orageuses sur dix-neuf wilayas
Des
pluies torrentielle s’abattent depuis hier sur près de
vingt wilayas du centre et de l’ouest du pays. Un
bulletin spécial a été émis par l’Office national de la
météorologie (ONM). Ce dernier précise qu’il s’agit
«d’averses orageuses localement assez marquées» qui
toucheront «dix-neuf wilayas de l’Ouest et du Centre».
Il s’agit des wilayas de Tlemcen, Aïn Témouchent, Oran,
Sidi Bel- Abbès, Saïda, Mascara, Relizane, Mostaganem,
Chlef, Tiaret, Tissemssilt, Aïn Defla, Tipasa, Alger,
Boumerdès, Tizi Ouzou, Médéa, Blida et Bouira, précise
l’ONM. La validité de ces intempéries s’étalera du
mercredi à 15h00 à la journée d’aujourd’hui à 15h00, et
les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement
40mm, selon le bulletin. Les habitants sont appelés
ainsi à faire preuve de vigilance, notamment les
résidants des constructions précaires, bidonvilles ou
dans les lits de oueds. Cela puisque des dégâts ont été
enregistrés par le passé et des averses ont fait
beaucoup de dégâts matériels, voire de victimes
humaines. Bien que les autorités publiques ont programmé
des projets d’assainissements et d’évacuation des eaux
pluviales à travers plusieurs villes et agglomérations
dans le but d’éviter tout risque d’inondation, il
n’empêche que plusieurs familles restent vulnérables à
chaque pluie. L’utilité des bulletins spéciaux est
d’ailleurs d’aviser les citoyens afin qu’ils ne soient
pas brusqués par les eaux, notamment en cas
d’inondations.
Aomar F.
Contrebande
20
000 cartouches de cigarettes saisies
Plus
de 20 000 cartouches de cigarettes de contrebande ont
été saisies par les agents des Douanes à Relizane, au
niveau de l’autoroute Est-Ouest, dans la région de
Belassel, selon ces mêmes services. La même source a
indiqué que cette quantité de cigarettes de marque
étrangère, dissimulée dans un camion-citerne destiné au
transport de produits de graissage à l’ouest du pays, a
été découverte, aux environs de deux heures du matin,
mardi, lors d’un barrage de contrôle effectué par la
brigade polyvalente des Douanes de la wilaya de Relizane.
Le chauffeur du camion a pris la fuite, a-t-on ajouté.
La brigade polyvalente des Douanes de Relizane a été
créée cette année, rappelle-t-on.
Accidents de la route
Dix
morts et 74 blessés en une journée
Dix
(10) personnes ont été tuées et 74 autres blessées dans
vingt- sept (27) accidents de la circulation routière
survenus durant la journée de mardi dernier à travers
l’ensemble du territoire national, selon la Gendarmerie
nationale. Ces accidents ont causé des dégâts matériels
importants à quarante et un (41) moyens de locomotion
mis en cause, ajoute la même source. Les accidents
mortels ont été enregistrés dans les wilayas de Chlef,
Tlemcen, Tiaret, Adrar, Khenchela et Tébessa, précise la
Gendarmerie nationale, qui relève que l’excès de
vitesse, les dépassements dangereux, la chaussée rendue
glissante par les chutes de pluie et l’imprudence des
piétons demeurent les causes essentielles de ces
accidents.
Question du jour
Ces
images parlantes qu'on n'a pas vues
La
coutume (mais est-ce le mot qui convient s’agissant d’un
acte de gouvernement qui n’est en usage que depuis
quelques années, une innovation du seul Président en
exercice) suivant laquelle le Président reçoit après la
rupture du jeûne ses ministres, un par un sauf
dérogation, pour les écouter lui faire un rapport sur
leur domaine de compétence, donne le sentiment de
dépérir, d’être devenu un cérémoniel sans véritable
contenu, pour ne pas dire une corvée qu’on voudrait bien
s’épargner. Si on continue d’y sacrifier, c’est juste
pour ne pas donner prise à la rumeur, dont le sujet de
prédilection n’a pas varié : la santé du Président.
Qu’un changement même microscopique survienne dans ses
habitudes, dans son apparence physique, dans le décorum
d’El Mouradia, et la voilà qui se ranime, brodant avec
une vigueur renouvelée sur un thème dont on ne peut
dire qu’elle ait tiré grande satisfaction jusqu’à
présent, mais qu’elle n’hésiterait pas à revisiter si
elle avait la moindre raison pour cela.
Déjà,
quand tout se passe comme d’habitude, comme prévu,
comme ça devrait se passer, elle parvient à trouver le
rien qui ne colle pas, le détail infime que ni vous ni
moi n’aurions la présence d’esprit de relever, et cela
rien qu’à regarder les images de la télévision, qui
pourtant n’ont rien de spontanées. Vous pensez bien
qu’avant d’être diffusées, elles ont été minutieusement
examinées, passées au peigne fin, si elles ont été
expurgées de tout ce qui est susceptible d’être mal
interprété, par les soins d’experts en communication,
par des gens dont l’œil exercé est capable de tiquer à
la plus petite fausse note. Et pourtant, malgré tous ces
soins préventifs, d’autres experts, exerçant pour la
plupart à la Maison de la Presse, sont capables de
déceler des choses ayant échappé à la vigilance de ceux
dont c’est la fonction de gérer l’image du chef de
l’Etat.
Or,
jusque-là, il n’a été question que d’images diffusées,
d’images existantes, d’images vues par les deux équipes
d’experts aux prises l’une avec l’autre, l’une tenue de
construire un message, de le vendre, et l’autre de le
déconstruire, de le faire mentir. Là où ça se complique,
mais où dans le même temps ça devient palpitant, c’est
lorsqu’il n’y a pas d’images, et qu’il devrait en y
avoir.
S’il
n’y a pas d’images, c’est clair, c’est parce que le
Président n’est ni filmable ni montrable. Il est
mourant, quoi ! A supposer qu’il ne soit pas déjà mort.
Cette deuxième éventualité étant, pour peu qu’on y
pense, disent à mots à peine couverts les
déconstructeurs, plus probable que la première, car il
faudrait alors que le Président aille si mal que si à
proprement parler il n’a pas encore passé l’arme à
gauche, il doit être en tout cas si mal en point qu’il
doit être mort d’une certaine façon. Qu’on ne vienne pas
chipoter, soulever un faux problème, personne ne
ressemble plus à un mort que quelqu’un qu’on ne peut
même pas mettre en images.
Le cas
est si peu une vue de l’esprit que nous y sommes
justement. Les auditions de ministres (mais le mot
est-il approprié, ne vaudrait-il pas mieux lui préférer
audience, comme lorsqu’on dit : donner audience ?) par
le Président ont débuté, comme le veut la coutume, mais
pas d’images jusque-là, pour en attester.
Je ne
saurais dire pour ma part si lors des ramadhan
précédents, la télévision a montré les ministres
entrant, ou sortant, ou entrant puis sortant de la
Présidence. D’une part, parce que je ne regarde pas la
télévision, et de l’autre, parce que je n’aurais
strictement rien vu même si j’avais au contraire été un
drogué de la télévision. J’aurais vu, à l’exemple de
plein de gens, que ce qu’on aurait bien voulu montrer.
Mais voir ce qui n’a pas été montré, un Président
mourant, c’est soit être très fort, soit un fou, soit
près de l’être. Ou alors, il faut être la championne du
monde des tayabat el hammam.
Par
Mohamed Habili
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