|
A cause d'une querelle entre deux
professeurs
Le service d'un hôpital fermé
pendant deux ans…
Lamentable attitude que celle
de deux professeurs qui ne se soucient ni de l'intérêt
du malade ni de celui des praticiens qui exerçaient dans
des conditions difficiles car l'étage pour équipement
médical est resté fermé pendant deux ans.
Un service relevant de
l’établissement hospitalier de cardiologie
Mohand-Amokrane- Maouche à Alger pour la rénovation
duquel l’Etat a débloqué 24 milliards de DA, est resté
fermé aux malades à cause d’une querelle entre deux
professeurs. Le ministre de la Santé, de la Population
et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, en
visite à l’établissement, a donné des instructions
fermes pour l’ouverture du service en septembre
prochain, rappelant la nécessité de placer l’intérêt du
malade au-dessus de toute autre considération. Selon le
personnel, la querelle entre le chef du conseil
scientifique et le chef du service cardiologie a éclaté
après le refus du premier de quitter son ancien bureau.
Par Sélim N.
Soutien à des groupes
terroristes à Tébessa
14 individus arrêtés
Les services de la sûreté de
daïra d’El Ma Labiod (60 km au sud de Tébessa) ont
arrêté, durant ces dernières 24 heures, 14 individus
accusés de soutien moral et financier à des groupes
terroristes, a indiqué jeudi une source policière.
L’interpellation de ces personnes, parmi lesquelles
figurent deux femmes, est «consécutive à l’arrestation
d’un terroriste lors d’une embuscade tendue par les
forces de sécurité combinées dans la nuit de lundi à
mardi derniers à Djebel Gabel Boudjellal, à El Ma Labiod»,
a précisé la même source qui a rappelé qu’un autre
terroriste a été éliminé au cours de cette opération qui
s’était soldée par la récupération d’un fusil d’assaut
de type kalachnikov. Ces individus seront présentés à la
justice «après l’achèvement de l’enquête diligentée par
les services de la police judiciaire de la daïra»,
a-t-on encore indiqué.
M L
Des licences bloquées pour
non-payement de dettes
Le MO Béjaïa risque de rater
l'entame de la saison
Des licences des joueurs du
MO Béjaïa ont été rejetées par la Ligue nationale de
football. Et pour cause, le club ne s’est toujours pas
acquitté de ses dettes qui s’élèvent à 1,2 milliards de
centimes. Les demandes de licence ont été introduites
par la direction du MOB la semaine dernière au bureau
de la Ligue nationale qui a immédiatement demandé
l’intervention des autorités du secteur pour trouver une
issue au problème. La direction des Vert et Noir n’a
qu’une semaine pour trouver une solution, faute de quoi
ses nouvelles recrues ne seront pas qualifiées pour la
prochaine saison 2012-2013. Pour rappel, la date butoir
initiale étaitfixée au 15 août avant de voir la tutelle
accorder une rallonge d’une semaine aux clubs concernés
par des litiges. «Nous sommes confrontés avec une
dizaine de clubs au payement de nos dettes. Nous allons
nous concerter entre présidents de club pour
chercher des solutions et un terrain d’entente avec la
ligue», a expliqué le président du conseil
d’administration du MOB, Mustapha Bouchebah, lors d’une
conférence de presse qu’il a animée mercredi passé au
cercle du club. Et d’ajouter : «Je lance un appel aux
autorités de la wilaya de Béjaïa et leur demande de
réagir vite pour trouver un issue a ce problème qui
risque de compromettre l’avenir de l’équipe, notamment
l’entame de la compétition». Un début de saison très
important pour le reste du championnat, car rater les
premiers matchs peut porter atteinte au moral des
troupes et il sera difficile de remonter aux premières
loges et espérer gagner le titre. «Il y a lieu de
rappeler que les autorités du secteur, la DJS en
l’occurrence, s’était engagée par écrit à payer ces
dettes il y a près d’un mois», ajoute le conférencier.
Depuis, la situation n’a pas évolué.
H.C.
Privés d'eau potable
Des habitants ferment le
siège de leur mairie
Les villageois de Thirdhemt,
dans la commune de Toudja, ont fermé le siège de la
mairie. Cette action intervient, disent-ils, après
l’expiration de leur ultimatum donné il y aune semaine
aux autorités locales. Ils ont exigé la mise en service
du réservoir d’eau potable du village, réceptionné
depuis longtemps mais en suspens à cause du manque
d’alimentation en énergie électrique et quelques au-tres
problèmes d’ordre technique. Les mécontents réclament le
revêtement des routes du village, la réalisation d‘une
salle de soins, etc. Les insurgés menacent de maintenir
leur action ou de revenir très bientôt à la charge si
leurs doléances ne sont pas prises en charge
sérieusement d’ici quelques jours.
H.C.
La question du jour
La peste
La trahison en politique
n’est pas une spécificité algérienne, fort heureusement.
On en a eu un bel exemple aux dernières législatives
françaises avec la déconfiture de Ségolène Royal. Ne
s’est-elle pas fait doubler par un obscur
concurrent appartenant au même camp qu’elle, dont
l’élection n’aurait pas été possible sans les voix de la
droite, celle-ci étant trop contente de faire battre une
ancienne candidate socialiste à l’élection
présidentielle, qui plus est, pressentie pour occuper le
perchoir de l’Assemblée ? Mais si la trahison
en politique n’est pas purement algérienne, il se
pourrait bien toutefois qu’elle soit plus courante chez
nous qu’ailleurs. Si nous ne prenons garde, elle
finirait par devenir la norme. Déjà, en effet, qu’elle
n’est même plus relevée comme telle, c’est-à-dire comme
un manquement d’ordre moral, un comportement en soi
condamnable. Déjà qu’elle passe pour une conduite
normale, non répréhensible en soi, qu’elle est même
portée à l’actif de la personne peu scrupuleuse qui en
est responsable. C’est ainsi qu’on chercherait en vain
dans les médias l’ombre d’une critique pour ce qui
n’est en tout et pour tout qu’un coup de poignard dans
le dos. Le meilleur exemple en est toujours la
candidature de Ali Benflis à la présidentielle de 2004,
qui s’est présenté contre l’homme auquel il devait le
meilleur de sa carrière. Il suffit de se remémorer le
climat de lynchage qui régnait à l’époque pour mesurer
la déliquescence morale du camp qui alors se donnait
pour la force de l’avenir, en même temps qu’il se posait
pour le représentant des plus hautes valeurs politiques.
Ali Benflis a fédéré autour de sa candidature à peu près
tout ce que l’Algérie comptait de parvenus prêt à
marcher sur tout pour arriver à leur fin, c’est-à-dire
au pouvoir. Qu’on imagine seulement ce que nous serions
devenus si la trahison l’avait emporté à cette
occasion ! Ce que nous serons aujourd’hui ! La trahison
ne serait plus seulement une pratique, certes qui tend à
se répandre, mais qui quand même reste confinée dans
certaines limites, elle serait une sorte d’acte
fondateur, la base du nouveau pouvoir. Il ne resterait
plus après cela qu’à l’inscrire dans la Constitution
comme le moyen privilégié d’accéder au pouvoir.
Mais que la trahison ne soit
pas passée lors de cette présidentielle ne l’a pas
empêché de poursuivre son petit bonhomme de chemin vers
la banalisation la plus complète, c’est-à-dire vers la
normalisation. Dès qu’un lieutenant, un second couteau
s’est acquis une certaine réputation, parfois pour les
plus mauvaises raisons, il n’attend plus que le moment
pour se retourner contre ceux qui ont favorisé ou tout
simplement fait sa promotion. Rien de plus pressé à
faire pour lui que de cracher dans la fontaine où il a
bu. Bref, il crée son propre parti, pour aussitôt faire
son offre de service. Il n’est pas un seul camp qui soit
immunisé contre cette peste, tous en ont été frappés et
pourront l’être à nouveau. Pour autant, c’est chez les
islamistes qu’elle s’attarde ces derniers
temps. Un islamiste qui s’est fait un nom, davantage
encore un islamiste qui est devenu ministre, et qui, on
ne sait pourquoi fait brusquement parler de lui dans les
journaux, c’est un islamiste qui non seulement va créer
son propre parti, mais qui va prendre en tout le
contre-pied des positions de la formation dont il est
issu et qu’il quitte avec un sens poussé de
l’opportunité. Exemple : le MSP en a soupé de la
participation au gouvernement, il veut se refaire une
santé dans l’opposition. C’est son droit. Mais c’est
aussi le droit de Amar Ghoul de sortir du rang après
cela, pour déclarer être tout disposé lui par contre à
faire partie du futur gouvernement.
Par Mohamed Habili
Haut
|