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Classement mondial Fifa
L’Algérie à la 26e place
Les
Verts gagnent ainsi 38 places par rapport à l’an
dernier, signant ainsi, avec le Brésil, la meilleure
progression en 2009. Sur le continent africain,
l’Algérie est classée cinquième, devant le Cameroun
(11e), la Côte d’Ivoire (16e), le Nigeria (22e) et
l’Egypte (24e). L’Algérie doit ce résultat à son
parcours lors de la phase qualificative pour la CAN et
le Mondial 2010. Cela faisait 24 ans que le pays ne
s’était pas qualifié pour une phase finale de Coupe du
monde. Et l’Algérie n’a perdu qu’un seul match, le 14
novembre au Caire contre l’Egypte (2 à 0) dans les
conditions qu’on connaît : agression des joueurs avant
le match, climat de violence dans le stade…
C’est
l’Espagne qui garde la tête du classement international
de la Fifa, pour la deuxième année consécutive. Les
adversaires de l’Algérie au prochain Mondial sont
classés 9e (Angleterre), 14e (Etats-Unis) et 31e
(Slovénie).
Terrorisme
Un
islamiste armé abattu à Tébessa
L’offensive des forces de sécurité contre les groupes
terroristes du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI) se poursuit. Mardi dans la soirée, les
troupes spéciales de l’ANP ont abattu un terroriste dans
la région de Djabal Al Abyadh, situé à 125 km de
Tébessa, a appris TSA de source sécuritaire locale. Un
fusil d’assaut de type Séminov a été récupéré à l’issue
de l’opération, selon la même source. L’identité du
terroriste, âgé d’une cinquantaine d’années, n’a pas été
révélée. Depuis quelques jours, les forces spéciales de
l’armée mènent une opération de ratissage à Djabal Al
Abyadh, à la suite d’informations obtenues faisant état
de la présence d’un groupe armé dans cette zone de la
wilaya de Tébessa.
Bonne nouvelle pour les travailleurs
Awal Mouharram journée chômée et payée
A
l’occasion du nouvel an de l’Hégire, la journée d’Awal
Mouharram 1431, correspondant au vendredi 18 décembre
2009, sera une journée chômée et payée pour l’ensemble
des personnels des institutions et administrations
publiques, indique mercredi un communiqué de la
direction générale de la Fonction publique. Toutefois,
ajoute le communiqué, les personnels exerçant en travail
posté sont tenus d’assurer la continuité du service,
précise la même source. Le vendredi étant une journée
chômée et payée, a-t-on besoin, franchement, de nous le
rappeler sous forme d’un communiqué ? Mais peut-être que
les communiqués sont comptabilisés dans l’évaluation des
activités annuelles de la Fonction publique, ceci dit
sans méchanceté.
El
Laskar
La Question du jour
Le
combat sur les deux fronts d’Aminatou Haïdar
Supposons que la militante sahraouie des Droits de
l’homme, Aminatou Haïdar, succombe à son état
d’affaiblissement, par suite d’une grève de la faim
qu’elle observe depuis maintenant une trentaine de
jours. Cette hypothèse ne peut être exclue en effet,
compte tenu à la fois de la détermination qui est la
sienne à faire valoir son droit à retourner librement
dans son pays, et de celle du Maroc à ne pas y accéder.
Que croit-on qu’en seraient les conséquences ?
Verrait-on la communauté internationale s’indigner,
tenir le Maroc pour responsable de cette issue
malheureuse tout en lui en demandant des comptes ? Poser
cette question, c’est y répondre. Si jusque-là la
pression internationale s’est manifestée, c’est surtout
pour s’exercer de biais sur la militante sahraouie dans
le dessein de l’amener à interrompre son action de
protestation, et d’abord en évitant de tenir à l’adresse
du Maroc le langage de la fermeté, de lui rappeler plus
précisément qu’en tant que force occupante, ce qu’il est
toujours au regard du droit international, il ne lui
appartient pas d’empêcher un ou une Sahraouie de
retourner dans son pays quand bon lui semble, ou de
poser des conditions à son retour. Ce qu’on appelle la
communauté internationale, notion qui en l’occurrence
recouvre l’Espagne, la France, les Etats-Unis, et, dans
le rôle du bon toujours acculé à l’impuissance, l’ONU,
regrettera sans doute cette fin dramatique, mais ce sera
tout. Les trois puissances intéressées à la question du
Sahara occidental seront d’autant moins portées à en
incriminer le Maroc qu’elles le soutiennent dans son
entreprise d’annexion du pays d’Aminatou Haïdar.
A coup
sûr, le concert d’indignations montera d’un autre bord
que celui des Etats, qu’ils soient des puissances ou
non, encore qu’il soit probable que l’Algérie officielle
y associe sa voix, mais du côté des défenseurs des
Droits de l’homme, auxquels il faut ajouter à peu près
tout ce que le monde compte de femmes et d’hommes épris
de justice, de liberté et de paix. C’est dire s’il y
aura du monde pour déplorer la perte d’Aminatou Haïdar,
et pour en tenir l’Etat marocain responsable.
La
longue grève de la faim de la militante sahraouie, qui
peut déboucher à tout moment sur la mort, est un combat
implacable qui se mène en réalité sur deux fronts. Le
premier, celui en tout cas sur lequel les yeux sont
tournés pour le moment, implique les Etats qui à un
titre ou à un autre ont voix au chapitre s’agissant du
conflit du Sahara occidental. C’est sur ce terrain-là
que le Maroc est le plus à l’aise. Et pour cause,
l’Espagne, la France, et les Etats-Unis ne demanderaient
pas mieux que de voir ce conflit se résoudre à son
avantage. Quant au second front, qu’on entrevoit déjà à
l’arrière-plan en train de se former, il ne sera
pleinement ouvert qu’une fois survenue la fin tragique
d’Aminatou Haïdar. Et là, le Maroc pourrait bien
connaître la pire de ses défaites.
L’emporter vis-à-vis de la Communauté internationale ne
garantit nullement qu’on obtienne la sympathie de
l’opinion internationale. Dans le face-à-face qui oppose
sous le regard du monde la militante sahraouie à la
monarchie marocaine, l’opinion internationale, à la
différence de la Communauté internationale, le nom même
que le vieil impérialisme aime à se donner à lui-même au
jour d’aujourd’hui, sera, est déjà virtuellement
acquise à celle-là contre celle-ci. C’est une victoire
dont tous les effets ne seront palpables que dans la
suite des événements.
Le
Maroc n’accomplira sans doute pas le geste qui sauvera
la vie d’Aminatou Haïdar, ainsi le veut sa raison
d’Etat. Pourtant, il aura bien plus à perdre à laisser
mourir cette femme digne et courageuse, qu’on appelle
déjà la Ghandi du Sahara, qu’à faire montre d’humanité.
Mais
pour céder en l’espèce, il faut être fort, c’est-à-dire
sûr de son bon droit, profondément convaincu de n’avoir
fait que rentrer dans ses droits en envahissant le
Sahara occidental. De n’avoir pas pris la terre d’un
autre peuple. Or, la monarchie marocaine tremble rien
qu’à l’idée qu’elle doive un jour admettre qu’elle ne
pourra s’imposer par la force à ce dernier.
M.
H.
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