Hommage à Mahmoudi

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17/12/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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Les méfaits d’une gestion assistée

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Les ramifications

d’un fléau

 


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  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

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Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

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Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

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A LA UNE


Prophétie d’un ministre

«10% des Algériens atteints de grippe porcine à la fin 2010»

10% des Algériens seraient atteints du virus A/H1N1 à la fin 2010. 3 600 cas désespérés, représentant 1% des personnes contaminées seront enregistrés.

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Les Titres A La Une

 

Districh et l’Enaditex ont déjà payé leur peau

Le tsunami asiatique souffle sur le textile algérien

 

Rechta, tchakhtchoukha et un bon plat de couscous au poulet sacrifié

La Maida de Awal Mouharam

 

 Divers

 

Classement mondial Fifa

L’Algérie à la 26e place

Les Verts gagnent ainsi 38 places par rapport à l’an dernier, signant ainsi, avec le Brésil, la meilleure progression en 2009. Sur le continent africain, l’Algérie est classée cinquième, devant le Cameroun (11e), la Côte d’Ivoire (16e), le Nigeria (22e) et l’Egypte (24e). L’Algérie doit ce résultat à son parcours lors de la phase qualificative pour la CAN et le Mondial 2010. Cela faisait 24 ans que le pays ne s’était pas qualifié pour une phase finale de Coupe du monde. Et l’Algérie n’a perdu qu’un seul match, le 14 novembre au Caire contre l’Egypte (2 à 0) dans les conditions qu’on connaît : agression des joueurs avant le match, climat de violence dans le stade…

C’est l’Espagne qui garde la tête du classement international de la Fifa, pour la deuxième année consécutive. Les adversaires de l’Algérie au prochain Mondial sont classés 9e (Angleterre), 14e (Etats-Unis) et 31e (Slovénie).

 

Terrorisme

Un islamiste armé abattu à Tébessa

L’offensive des forces de sécurité contre les groupes terroristes du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) se poursuit. Mardi dans la soirée, les troupes spéciales de l’ANP ont abattu un terroriste dans la région de Djabal Al Abyadh, situé à 125 km de Tébessa, a appris TSA de source sécuritaire locale. Un fusil d’assaut de type Séminov a été récupéré à l’issue de l’opération, selon la même source. L’identité du terroriste, âgé d’une cinquantaine d’années, n’a pas été révélée. Depuis quelques jours, les forces spéciales de l’armée mènent une opération de ratissage à Djabal Al Abyadh, à la suite d’informations obtenues faisant état de la présence d’un groupe armé dans cette zone de la wilaya de Tébessa.

 

Bonne nouvelle pour les travailleurs

Awal Mouharram journée chômée et payée 

A l’occasion du nouvel an de l’Hégire, la journée d’Awal Mouharram 1431, correspondant au vendredi 18 décembre 2009, sera une journée chômée et payée pour l’ensemble des personnels des institutions et administrations publiques, indique mercredi un communiqué de la direction générale de la Fonction publique. Toutefois, ajoute le communiqué, les personnels exerçant en travail posté sont tenus d’assurer la continuité du service, précise la même source.  Le vendredi étant une journée chômée et payée, a-t-on besoin, franchement, de nous le rappeler sous forme d’un communiqué ? Mais peut-être que les communiqués sont comptabilisés dans l’évaluation des activités annuelles de la Fonction publique, ceci dit sans méchanceté.    

El Laskar

 

La Question du jour

Le combat sur les deux fronts d’Aminatou Haïdar

Supposons que la militante sahraouie des Droits de l’homme,  Aminatou Haïdar, succombe à son état d’affaiblissement, par suite d’une grève de la faim qu’elle observe depuis maintenant une trentaine de jours. Cette  hypothèse ne peut être exclue en effet,  compte tenu  à la fois de la détermination  qui est la sienne à faire valoir son droit à retourner librement dans son pays, et de celle du Maroc à ne pas y accéder. Que croit-on qu’en seraient les conséquences ? Verrait-on la communauté internationale s’indigner, tenir le Maroc pour responsable de cette issue malheureuse tout en lui en demandant des comptes ? Poser cette question, c’est y répondre. Si jusque-là la pression internationale s’est manifestée, c’est surtout pour s’exercer  de biais sur la militante sahraouie dans le dessein de l’amener à interrompre  son action de protestation, et d’abord en évitant de tenir à l’adresse du Maroc le langage de la fermeté, de lui rappeler plus précisément qu’en tant que force occupante, ce qu’il est toujours au regard du droit international, il ne lui appartient pas d’empêcher  un ou une Sahraouie de retourner dans son pays quand bon lui semble, ou de poser des conditions à son retour. Ce qu’on appelle la communauté internationale, notion qui en l’occurrence recouvre l’Espagne, la France, les Etats-Unis, et, dans le rôle du bon toujours acculé à l’impuissance, l’ONU, regrettera sans doute cette fin dramatique, mais ce sera tout. Les trois puissances intéressées à la question du Sahara occidental seront d’autant moins portées à en incriminer le Maroc qu’elles le soutiennent dans son entreprise d’annexion du pays d’Aminatou Haïdar.

A coup sûr, le concert d’indignations montera d’un autre bord que celui  des Etats,  qu’ils soient des puissances ou non, encore qu’il soit probable que l’Algérie officielle y associe sa voix, mais  du côté des défenseurs des Droits de l’homme,  auxquels il faut ajouter à peu près tout ce que le monde compte de femmes et d’hommes épris de justice, de liberté et de paix. C’est dire s’il y aura du monde pour déplorer la perte d’Aminatou Haïdar, et pour en tenir l’Etat marocain responsable.

La longue grève de la faim de la militante sahraouie, qui peut déboucher à tout moment sur la mort, est un combat implacable qui se mène en réalité sur deux fronts. Le premier, celui en tout cas sur lequel les yeux sont tournés pour le moment, implique les Etats qui à un titre ou à un autre ont voix au chapitre s’agissant du conflit du Sahara occidental. C’est sur ce terrain-là que le Maroc est le plus à l’aise. Et pour cause, l’Espagne, la France, et les Etats-Unis ne demanderaient pas mieux que de voir ce conflit se résoudre à son avantage. Quant au second front, qu’on entrevoit déjà à l’arrière-plan en train de se former, il ne sera pleinement ouvert qu’une fois survenue la fin tragique d’Aminatou Haïdar. Et là, le Maroc pourrait bien connaître la pire de ses défaites.

L’emporter vis-à-vis de la Communauté internationale ne garantit nullement qu’on obtienne la sympathie de l’opinion internationale. Dans le face-à-face qui oppose sous le regard du monde la militante sahraouie à la monarchie marocaine, l’opinion internationale, à la différence de la Communauté internationale, le nom même que le vieil impérialisme aime à se donner à lui-même au jour d’aujourd’hui, sera, est déjà  virtuellement acquise à celle-là contre celle-ci. C’est une victoire dont tous les effets ne seront palpables que dans la suite des événements.

Le Maroc n’accomplira sans doute pas le geste qui sauvera la vie d’Aminatou Haïdar, ainsi le veut sa raison d’Etat. Pourtant, il aura bien plus à perdre à laisser mourir cette femme digne et courageuse, qu’on appelle déjà la Ghandi du Sahara, qu’à faire montre d’humanité.

Mais pour céder en l’espèce, il faut être fort, c’est-à-dire sûr de son bon droit, profondément convaincu de n’avoir fait que rentrer dans ses droits en envahissant le Sahara occidental. De n’avoir pas pris la terre d’un autre peuple. Or, la monarchie marocaine tremble rien qu’à l’idée qu’elle doive un jour admettre qu’elle ne pourra s’imposer par la force à ce dernier.

M. H.

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L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djallil 

Laisser l’Egypte au temps

L’Egypte a besoin d’entretenir une tension avec l’Algérie pour satisfaire des calculs électoraux ou autres. Soit. L’Algérie, semble-t-il, n’a rien à y gagner, voilà pourquoi elle aimerait bien que cette tension cesse. Soit. Mais qu’y faire ? Leur demander pardon, aux Egyptiens, sans savoir au juste pourquoi, et leur donner en plus des sous pour les calmer ? Visiblement, par-delà tous les calculs imaginables, il y a une volonté de «punir» l’Algérie, et si par ici on ignore pourquoi, eux le savent bien par là. L’Algérie voudrait bien punir la France qui refuse de nous demander pardon pour nous avoir colonisés. Mais elle pressent qu’elle ne pourra la punir qu’en la boudant, en faisant mine de la bouder, en lui disant qu’elle la boude… Cela finit par agacer, n’est-ce pas. La France qui pense à ses petits contrats de commerce, peut être agacée ; nous ça nous soulage, ou ça nous conforte dans notre être au monde, ou ça nous fait une raison de vivre… Bref, vous voyez ? Mais l’Egypte, enfin, qu’espère-t-elle obtenir d’autre que nous agacer pareillement, et même pas nous agacer, mais agacer le fonctionnement routinier de notre vaillante diplomatie dans le ronronnement feutré de quelque instance assoupie, et dite internationale, comme cette ô combien confraternelle Ligue arabe dédiée aux Israéliens, tout au moins aux plus faucons d’entre eux ? Et s’ils font et disent n’importe quoi, eux, les Egyptiens encore et toujours, interdire à Raouraoua                d’aller au Caire, boycotter nos VIP, refuser notre obséquieuse allégeance, nous éconduire de la terre arabe, nous renier ou même nous priver de leurs stars, pourquoi cela devra-t-il nous exaspérer, nous, les Algériens ? On ne peut faire ni la guerre ni la paix, on ne peut ni s’éviter ni se rencontrer désormais, on n’est même pas sûr que si on leur demandait pardon, ils vont pardonner, et s’ils pardonnent, ils vont oublier, et s’ils acceptent d’oublier, ils ne vont pas exiger autre chose. C’est absurde, cette histoire. C’est Arabe, dirait un raciste. Non, c’est Egyptien, les racistes ont toujours tort. Et l’Egypte, au sens racial, n’est pas forcément arabe. Qu’est-elle au juste alors ? Rien. L’Egypte fut. Has been. Un dicton français dit très justement : on ne saurait être et avoir été. L’Egypte n’est parce qu’elle a été. Aujourd’hui, elle se cherche. Elle croit s’être trouvée dans le hooliganisme de quelques supporters de football qui lui ont promis l’égorgement pur et simple. Une nation morte, et bien heureuse dans son éternité de mort, semble tout à coup s’être réveillée, un visage de barbare algérien polyglotte qui lui hurle : One, two, three, viva langérie ! Elle n’en revient pas, la pauvre. Il faut faire avec. Laisser le temps au temps, comme dit l’autre. Sait-on jamais, d’ici quelques semaines, la grande Egypte va s’assoupir et replonger dans les abysses de son néant.            

B. D.

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