Hommage à Mahmoudi

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17/02/11

 

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  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

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Scandant: «Annulez

le décret de la honte»

Un millier d’étudiants

devant le ministère

La grogne sociale se propage et touche l’université. Hier, plus de 1 000 étudiants, en grève illimitée, ont pris d’assaut le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sis à Ben Aknoun. A partir de 9h, les étudiants de huit écoles nationales ont organisé un rassemblement pacifique devant le département de leur tutelle.

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Les Titres A La Une

 

MSP

Soltani face à la tentation d’opposition

 

Grande distribution

Le consommateur toujours attaché à l'épicier du coin

 

Des malfaiteurs versent dans les kidnappings

Ils investissent le butin dans l’immobilier et l’agriculture

 

 Divers

 

Après la découverte de faux billets en devises

36 immigrés clandestins arrêtés

A l'intérieur des deux appartements, les policiers ont pu arrêter une trentaine de personnes dont quatre femmes, tous issus de pays  d'Afrique subsaharienne.

Quelque 38 accusés ont été présentés hier devant le tribunal criminel près la cour d’Alger dans une affaire d’immigration clandestine, faux et usage de faux de documents consulaires et trafic d’argent. Parmi les mis en cause il y a lieu de citer deux accusés d’origine algérienne. Il s’agit des propriétaire des deux appartements ayant servi d’abri à ces quelques immigrés clandestins et faussaires. Huit des mis en cause ont été placés sous contrôle judicaire, dont un de nationalité algérienne. Le procès relatif à cette affaire s’est ouvert dans la matinée d’hier. Les faits remontent à juillet 2009, suite à des renseignements recueillis par les éléments de la police territorialement compétente.

Aussitôt informés, les éléments de la police judiciaire se sont déplacés en force au niveau des deux appartements situés dans un immeuble à Bordj El Kiffan. A l’intérieur des deux demeures, les policiers ont pu arrêter une trentaine de personnes, dont quatre femmes, tous issus de pays d’Afrique subsaharienne. Voulant procéder à des  contrôle d’identité, il s’est avéré que la plupart d’entre eux n’avait aucun papier. Il s’agissait donc d’immigrés clandestins. Certains étaient même en possession de passeports trafiqués. Après avoir soumis les mis en cause à un interrogatoire dans les locaux des forces de sécurité, il a été établi qu’ils étaient  issus de cinq pays et de nationalités différentes. Il y a lieu de citer, à titre d’exemple, des individus originaire du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Mali. Tous ont franchi les frontières algériennes clandestinement. Au cours de la perquisition qui avait été ordonné par le procureur de la République territorialement compétent, les enquêteurs ont découvert trois micro-ordinateurs et un scanner. Mais le plus important lors de cette perquisiton fut la découverte de liasses de faux billets en dollar américain et en euro qui se trouvaient  dans un coin de ces appartement, et ce, après une minutieuse fouille des forces de sécurité chargées de cette affaire. Les policiers ont découvert également des documents consulaires du Nigéria et du Cameroun et d’autres portant le cachet du centre frontalier de Bordj Badji Mokhtar. C’est sur cette base que les résidents de ces deux appartements ont été arrêtés et présentés devant le parquet sous le chef d’inculpation de résidence irrégulière, faux et usage de faux, trafic de monnaie et de constitution d’une association de malfaiteurs.  

Par Salah Harirèche

 

 

Paris propose d’externaliser les procédures

Du nouveau pour les visas

La ministre française des Affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, a proposé mercredi d’externaliser les procédures de délivrance de visas et de poursuivre la mise en place de la biométrie «pour lutter contre la fraude», sans perdre de vue l’objectif de  «l’intégration choisie», principe prôné par le président français Nicolas Sarkozy. «Cette procédure concerne la moitié de la délivrance des visas», a-t-elle dit lors d’une réunion avec les consuls et les préfets sous la direction du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. La France compte 822 agents, dont 237 expatriés qui ont délivré  2 millions de visa, a-t-elle précisé. La ministre a également demandé d’examiner le profil des demandeurs de visas «à la lumière des intérêts à long terme de la France dans tel pays ou telle zone géographique». «Notre politique d’influence nous conduit à identifier les compétences, les talents, les potentiels qui peuvent contribuer au rayonnement de la France», a-t-elle ajouté.

R. I.

 

 

La question du jour

Pas plus de monde le 19 que le 12 février

Comme il était prévisible, la marche non autorisée du 12 février n’a pas drainé grand monde. On peut même dire qu’elle n’a pas drainé de monde du tout. Et comme il était tout autant prévisible, cet échec manifeste n’a pas empêché les organisateurs de prétendre qu’elle avait été un franc succès au contraire, et que sans la répression qu’elle avait rencontrée elle aurait été bien plus grande encore, un véritable raz-de-marée populaire. On les entend encore mentir comme des arracheurs de dents. Ils oublient seulement de se rappeler que c’était la révolution qu’ils voulaient mettre en marche ce jour-là. Or, de révolution, on n’en voit pas encore le bout du nez. Pas de leur côté en tout cas. Ce qu’Ali Yahia Abdenour a indirectement avoué en disant qu’il fallait  rester sur la brèche tout le temps qu’il faudrait jusqu’à ce que les gens sortent dans la rue. Ce qui implique qu’ils n’y étaient pas le 12 février, dans la rue. A la Place du 1er Mai, il y avait ce jour-là plus de badauds et de journalistes que de manifestants.

 Les organisateurs de la marche avaient donc pu se compter. Si la marche a été empêchée, en revanche leur rassemblement ne l’a pas été. En comptant large, leur nombre devait se situer entre 500 et mille. De sorte que le pire qui pouvait leur arriver, c’était justement qu’on les laisse marcher.

Pour autant, ils ne sont pas contents et veulent revenir à la charge le samedi prochain. C’est Ali Yahia Abdenour qui a expliqué pourquoi il ne fallait pas lâcher prise. La révolution, a-t-il dit, lors de la réunion d’évaluation, est dans la rue. Il suffit d’insister un peu, et les gens descendront dans la rue, où la CNCD les appelle. Et alors, ce sera la révolution, c’est-à-dire la fin de Bouteflika.

 Ses amis sont d’accord avec lui. Ils veulent tous tenter le coup une deuxième fois. Ensuite, ils aviseront. Ce n’est pas maintenant, n’est-ce pas, que les conditions internationales sont plus que favorables, incitatives, qu’ils vont abandonner la partie, sous prétexte que les Algériens ne font pas montre d’un grand enthousiasme à leur endroit. Ils leur forceront la main, ils les feront descendre dans la rue, pour se mettre derrière eux, car ils ont reçu le feu vert des Américains et des Européens pour faire tomber Bouteflika. Saïd Sadi en a pris l’engagement solennel samedi dernier à la Place du 1er Mai : «Nous vous libérerons de Bouteflika». Comme s’il sous-entendait : que vous le vouliez ou non.

 En fait, il n’y a pas la moindre raison de penser que la grande foule sera au rendez-vous samedi prochain. On peut même supposer qu’il y aura moins de monde encore que la première fois. Car les mêmes causes qui ont fait que les Algérois ne sont pas descendus dans la rue samedi dernier à l’appel de Ali yahia Abdenour  sont toujours là, et de ce fait produiront le même effet abortif samedi prochain.  On peut d’ailleurs résumer ces causes en une seule : une révolution éclate ou n’éclate pas selon une logique intrinsèque impénétrable. Il faut être d’une prétention illimitée pour croire qu’il est possible de la déclencher comme on presserait sur un bouton.

 Ali Yahia semble sûr de son affaire parce qu’il sent l’électricité dans l’air : des mouvements revendicatifs éclatent ici et là, qui menacent de se généraliser, des logements sociaux sont squattés par les sans-logis, d’où d’ailleurs ils sont systématiquement expulsés, les chômeurs à différents endroits du pays exigent  que des emplois leur soient donnés…  toutes choses qui effectivement sont annonciatrices  d’une explosion sociale. Il existe de plus  une grande ressemblance entre ces mouvements et ceux qui sont en train de se développer tant en Tunisie qu’en Egypte.

 Alors, Ali Yahia et ses amis se sont dits : il doit être facile d’opérer une jonction entre cette grogne sociale et nous ; que dis-je facile, il est impératif de descendre dans la rue pour la capter et la mettre aussitôt au service du changement politique que nous voulons.

 Pressés comme ils sont, et d’abord parce qu’eux-mêmes sont talonnés par une urgence qui leur est propre,  ces gens-là ne voient pas l’abîme qu’il y a entre eux et les «offensés et humiliés»  sortis de leur torpeur. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se trouvent sur deux planètes différentes, qu’ils ne sont pas de la même famille politique.         

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djalil  

Comme cul

et chemise

Alors que des révolutions ont lieu ou s’amorcent dans différents pays arabes, l’Algérie voit se multiplier des grèves avec des revendications et des mots d’ordre traditionnels, très éloignés de ceux que l’opposition utilise pour tenter de mobiliser les citoyens. Peut-il y avoir jonction ? Charger de donner un sens politique aux préoccupations des différentes catégories de la population, les partis les plus hostiles au régime, comme le RCD, semblent se situer en décalage de ces préoccupations. On ne les verra pas accompagner le mouvement des étudiants ou celui des paramédicaux – ou tout autre fronde sociale – mais se précipiter sur un objectif autrement plus séduisant : la révolution du peuple que voulait initier la Coordination nationale… Les médias du monde entier n’ont d’ailleurs d’yeux que pour de tels projets. Malheureusement, la révolution ne s’initie pas en Algérie par une Coordination, fut-elle des plus généreuses. On fera comme si. On parlera de répression «inouïe», des gouvernements étrangers se permettront d’appeler les autorités nationales à la «retenue», et la Coordination en question remettra sur le tapis son appel à la révolution. Si le peuple n’est pas sorti le 12, peut-être sortira-t-il le 19. En attendant, il faut peaufiner l’analyse. Des voix s’élèvent déjà pour dénoncer la présence du RCD comme une contradiction dans un projet révolutionnaire. Ce parti n’est-il pas une composante du paysage politique qu’il est justement question de changer ? Comment l’accepter dans ses rangs et se contenter de lui demander la discrétion, alors qu’il exerce un effet repoussoir sur les gens du fait de ses compromissions passées et présentes avec le pouvoir ? Ici, il faut faire deux remarques. La première montre que nos révolutionnaires en herbe, en voulant dissimuler la présence encombrante du parti de Saïd Sadi, font des petits calculs pour tromper le peuple. La deuxième remarque est liée à la première : ils font ces petits calculs, indignes de vrais révolutionnaires, parce qu’ils se rendent compte que le peu de manifestants qui ont rejoint leur appel, c’est justement le RCD qui les leur ont ramenés. Sans autres effectifs que celui-là, ils sont devenus déjà les otages d’un politicien à qui ils ne peuvent demander que d’être discret aux yeux de ceux qu’ils appellent à marcher. Le comble de l’amateurisme ! La marche avortée du 12 a été bénéfique pour Saïd Sadi, car sans la couverture que lui a offert la Coordination, il n’aurait pas fait mieux que la fois précédente lorsqu’il s’était engagé en cavalier seul dans l’aventure révolutionnaire.               Mais il faut reconnaître que sans le RCD, la Coordination aurait rassemblé encore moins de monde, quoi qu’elle en pense aujourd’hui. Simplement parce que leur analyse commune sur la situation politique algérienne est erronée. Chacun son tour, ils se feront très discrets pour ne pas se gêner.  La prochaine fois, on verra bien qui commencera. Au fond, l’un dans l’autre, ces deux acteurs, Coordination et RCD, sont faits pour s’entendre. Comme…   

B. D.

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