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Après la découverte de faux billets en devises
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immigrés clandestins arrêtés
A
l'intérieur des deux appartements, les policiers ont pu
arrêter une trentaine de personnes dont quatre femmes,
tous issus de pays d'Afrique subsaharienne.
Quelque 38 accusés ont été présentés hier devant le
tribunal criminel près la cour d’Alger dans une affaire
d’immigration clandestine, faux et usage de faux de
documents consulaires et trafic d’argent. Parmi les mis
en cause il y a lieu de citer deux accusés d’origine
algérienne. Il s’agit des propriétaire des deux
appartements ayant servi d’abri à ces quelques immigrés
clandestins et faussaires. Huit des mis en cause ont été
placés sous contrôle judicaire, dont un de nationalité
algérienne. Le procès relatif à cette affaire s’est
ouvert dans la matinée d’hier. Les faits remontent à
juillet 2009, suite à des renseignements recueillis par
les éléments de la police territorialement compétente.
Aussitôt informés, les éléments de la police judiciaire
se sont déplacés en force au niveau des deux
appartements situés dans un immeuble à Bordj El Kiffan.
A l’intérieur des deux demeures, les policiers ont pu
arrêter une trentaine de personnes, dont quatre femmes,
tous issus de pays d’Afrique subsaharienne. Voulant
procéder à des contrôle d’identité, il s’est avéré que
la plupart d’entre eux n’avait aucun papier. Il
s’agissait donc d’immigrés clandestins. Certains étaient
même en possession de passeports trafiqués. Après avoir
soumis les mis en cause à un interrogatoire dans les
locaux des forces de sécurité, il a été établi qu’ils
étaient issus de cinq pays et de nationalités
différentes. Il y a lieu de citer, à titre d’exemple,
des individus originaire du Nigeria, du Niger, du Tchad
et du Mali. Tous ont franchi les frontières algériennes
clandestinement. Au cours de la perquisition qui avait
été ordonné par le procureur de la République
territorialement compétent, les enquêteurs ont découvert
trois micro-ordinateurs et un scanner. Mais le plus
important lors de cette perquisiton fut la découverte de
liasses de faux billets en dollar américain et en euro
qui se trouvaient dans un coin de ces appartement, et
ce, après une minutieuse fouille des forces de sécurité
chargées de cette affaire. Les policiers ont découvert
également des documents consulaires du Nigéria et du
Cameroun et d’autres portant le cachet du centre
frontalier de Bordj Badji Mokhtar. C’est sur cette base
que les résidents de ces deux appartements ont été
arrêtés et présentés devant le parquet sous le chef
d’inculpation de résidence irrégulière, faux et usage de
faux, trafic de monnaie et de constitution d’une
association de malfaiteurs.
Par
Salah Harirèche
Paris propose d’externaliser les procédures
Du
nouveau pour les visas
La
ministre française des Affaires étrangères, Mme Michèle
Alliot-Marie, a proposé mercredi d’externaliser les
procédures de délivrance de visas et de poursuivre la
mise en place de la biométrie «pour lutter contre la
fraude», sans perdre de vue l’objectif de
«l’intégration choisie», principe prôné par le président
français Nicolas Sarkozy. «Cette procédure concerne la
moitié de la délivrance des visas», a-t-elle dit lors
d’une réunion avec les consuls et les préfets sous la
direction du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. La
France compte 822 agents, dont 237 expatriés qui ont
délivré 2 millions de visa, a-t-elle précisé. La
ministre a également demandé d’examiner le profil des
demandeurs de visas «à la lumière des intérêts à long
terme de la France dans tel pays ou telle zone
géographique». «Notre politique d’influence nous conduit
à identifier les compétences, les talents, les
potentiels qui peuvent contribuer au rayonnement de la
France», a-t-elle ajouté.
R.
I.
La question du jour
Pas
plus de monde le 19 que le 12 février
Comme
il était prévisible, la marche non autorisée du 12
février n’a pas drainé grand monde. On peut même dire
qu’elle n’a pas drainé de monde du tout. Et comme il
était tout autant prévisible, cet échec manifeste n’a
pas empêché les organisateurs de prétendre qu’elle avait
été un franc succès au contraire, et que sans la
répression qu’elle avait rencontrée elle aurait été bien
plus grande encore, un véritable raz-de-marée populaire.
On les entend encore mentir comme des arracheurs de
dents. Ils oublient seulement de se rappeler que c’était
la révolution qu’ils voulaient mettre en marche ce
jour-là. Or, de révolution, on n’en voit pas encore le
bout du nez. Pas de leur côté en tout cas. Ce qu’Ali
Yahia Abdenour a indirectement avoué en disant qu’il
fallait rester sur la brèche tout le temps qu’il
faudrait jusqu’à ce que les gens sortent dans la rue. Ce
qui implique qu’ils n’y étaient pas le 12 février, dans
la rue. A la Place du 1er Mai, il y avait ce jour-là
plus de badauds et de journalistes que de manifestants.
Les
organisateurs de la marche avaient donc pu se compter.
Si la marche a été empêchée, en revanche leur
rassemblement ne l’a pas été. En comptant large, leur
nombre devait se situer entre 500 et mille. De sorte que
le pire qui pouvait leur arriver, c’était justement
qu’on les laisse marcher.
Pour
autant, ils ne sont pas contents et veulent revenir à la
charge le samedi prochain. C’est Ali Yahia Abdenour qui
a expliqué pourquoi il ne fallait pas lâcher prise. La
révolution, a-t-il dit, lors de la réunion d’évaluation,
est dans la rue. Il suffit d’insister un peu, et les
gens descendront dans la rue, où la CNCD les appelle. Et
alors, ce sera la révolution, c’est-à-dire la fin de
Bouteflika.
Ses
amis sont d’accord avec lui. Ils veulent tous tenter le
coup une deuxième fois. Ensuite, ils aviseront. Ce n’est
pas maintenant, n’est-ce pas, que les conditions
internationales sont plus que favorables, incitatives,
qu’ils vont abandonner la partie, sous prétexte que les
Algériens ne font pas montre d’un grand enthousiasme à
leur endroit. Ils leur forceront la main, ils les feront
descendre dans la rue, pour se mettre derrière eux, car
ils ont reçu le feu vert des Américains et des Européens
pour faire tomber Bouteflika. Saïd Sadi en a pris
l’engagement solennel samedi dernier à la Place du 1er
Mai : «Nous vous libérerons de Bouteflika». Comme s’il
sous-entendait : que vous le vouliez ou non.
En
fait, il n’y a pas la moindre raison de penser que la
grande foule sera au rendez-vous samedi prochain. On
peut même supposer qu’il y aura moins de monde encore
que la première fois. Car les mêmes causes qui ont fait
que les Algérois ne sont pas descendus dans la rue
samedi dernier à l’appel de Ali yahia Abdenour sont
toujours là, et de ce fait produiront le même effet
abortif samedi prochain. On peut d’ailleurs résumer ces
causes en une seule : une révolution éclate ou n’éclate
pas selon une logique intrinsèque impénétrable. Il faut
être d’une prétention illimitée pour croire qu’il est
possible de la déclencher comme on presserait sur un
bouton.
Ali
Yahia semble sûr de son affaire parce qu’il sent
l’électricité dans l’air : des mouvements revendicatifs
éclatent ici et là, qui menacent de se généraliser, des
logements sociaux sont squattés par les sans-logis, d’où
d’ailleurs ils sont systématiquement expulsés, les
chômeurs à différents endroits du pays exigent que des
emplois leur soient donnés… toutes choses qui
effectivement sont annonciatrices d’une explosion
sociale. Il existe de plus une grande ressemblance
entre ces mouvements et ceux qui sont en train de se
développer tant en Tunisie qu’en Egypte.
Alors, Ali Yahia et ses amis se sont dits : il doit
être facile d’opérer une jonction entre cette grogne
sociale et nous ; que dis-je facile, il est impératif de
descendre dans la rue pour la capter et la mettre
aussitôt au service du changement politique que nous
voulons.
Pressés comme ils sont, et d’abord parce qu’eux-mêmes
sont talonnés par une urgence qui leur est propre, ces
gens-là ne voient pas l’abîme qu’il y a entre eux et les
«offensés et humiliés» sortis de leur torpeur. Ils ne
se rendent pas compte qu’ils se trouvent sur deux
planètes différentes, qu’ils ne sont pas de la même
famille politique.
Par
Mohamed Habili
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