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Scandant : «Annulez le décret de la honte»

Un millier d’étudiants devant le ministère

Suite à la dissolution de l'ex-EPLF

Des travailleurs sans salaire depuis sept mois

Education nationale

Le Cnapest annonce une grève générale le 2 mars

MSP

Soltani face à la tentation d’opposition

Des malfaiteurs versent dans les kidnappings

Ils investissent le butin dans l’immobilier et l’agriculture

Le trafic prend de l'ampleur dans le pays

Cent voitures volées en 45 jours

Une mission US en Algérie entre le 27 février et le 4 mars

L’Amérique veut s’impliquer en hors hydrocarbures

Akbou

Le calme revient après quatre jours d’émeutes

Avocats de Béjaïa

Me Dris à la tête du Conseil de l’ordre

Grande distribution
Le consommateur toujours attaché à l’épicier du coin

 

 17/02/11

Scandant : «Annulez le décret de la honte»

Un millier d’étudiants devant le ministère

A partir de 9h, les étudiants de huit écoles nationales ont organisé un rassemblement pacifique devant le département de leur tutelle. Ils protestent contre le décret N° 10-315 du 13 décembre 2010, qui dévalorise leur diplôme.

La grogne sociale se propage et touche l’université. Hier, plus de 2 000 étudiants, en grève illimitée, ont pris d’assaut le siège du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sis à Ben Aknoun. A partir de 9h, les étudiants de huit écoles nationales ont organisé un rassemblement pacifique devant le département de leur tutelle. Ils protestent contre le décret N° 10-315 du 13 décem-bre 2010, qui dévalorise leur diplôme. «Wizara hagara», «Arrêtez le décret pour sauver l’université», «On a marre de la hogra», «Ecoles supérieures, diplômes inférieurs», «Assa azeka, l’ingéniorat yela yela (aujourd’hui ou demain l’ingéniorat existe toujours), ou encore «Harraoubia dégage», scandaient les étudiants, très en colère. «Arrêtez la mascarade», «Ingéniorat ou haraga», «Valorisez nos diplômes», lit-on encore sur les pancartes et au-tres banderoles. Les étudiants, venus de plusieurs wilayas du pays, réclament l’annulation, pure et simple, de ce décret et le retour au système classique. Ce décret qui fixe la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires a fini par rassembler tous les étudiants des écoles d’ingénieurs en une seule coordination pour défendre leurs droits. Les étudiants demandent tous les privilèges octroyés aux diplômés de master 2, à savoir l’accès aux bourses à l’étranger. Les étudiants exigent également l’instauration des écoles doctorales au niveau de toutes les écoles supérieures et le changement des conditions d’accès aux écoles doctorales en remplaçant l’accès sur dossier par un accès sur concours écrit obligatoire. La coordination des étudiants des grandes écoles n’a pas omis d’inclure les revendications des techniciens supérieurs dans leur plateforme. Dans ce sens, les étudiants réclament l’intégration de la dernière promotion des TS au cycle long avec la dernière promotion de la deuxième année ingénieur d’Etat. «Nous dénonçons ce décret de la honte. C’est de la pure humiliation. Par ce décret, les pouvoirs publics favorisent les diplômés du système LMD sur ceux du système classique. On demande que le diplôme ingénieur soit à titre égal au master 2», dira Mourad, étudiant en cinquième année de l’Ecole nationale supérieure des statistiques et d’économie appliquée (ENSSEA). Et à son camarade de classe, Saïd d’enchaîner :

«Avec ce décret, le diplôme d’ingéniorat est classé à la catégorie 13 au lieu de 14. Notre diplôme ingéniorat a été dévalué. C’est notre avenir qui est mis en danger. Nous refusons cette discrimination. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout dans notre mouvement et jusqu’à l’annulation de ce décret. Nous reviendrons demain (aujourd’hui) si la tutelle continue à afficher la sourde oreille.» Un groupe d’étudiants s’est constitué déjà pour occuper les lieux devant le ministère. Au fur à mesure que la foule des étudiants grossit, une dizaine de fourgons des policiers antiémeutes arrivent sur les lieux pour parer à des éventuels troubles. Calmes et surtout bien organisés, les protestataires exhibent leurs cartes d’étudiants devant les policiers. «On n’est pas des voyous, on est des étudiants», hurlent-ils. Aucun incident n’a été signalé, grâce à la conscience et au civisme des étudiants.

 «Nous ne sommes pas manipulés»

«Des hommes politiques guettent notre mouvement pour faire de nos revendications un fonds de commerce. Des appels nous ont été lancés afin de rejoindre leurs partis politiques ou organisations. Nous ne sommes pas des gamins. Personne ne peut nous manipuler. On est conscients», explique un délégué des étudiants. «Certains sont allés jusqu’à parler de notre adhésion à la Coordination nationale pour le changement démocratique (CNCD). C’est faux ! Que les choses soient claires. On est apolitiques. On veux juste l’annulation de ce décret pour nous mettre à préparer nos examens», ajoute-t-il encore. Il est à  signaler que tous les examens des écoles concernées ont été reportés à une date ultérieure. Les étudiants ne comptent pas reculer jusqu’à la prise en charge de leur plateforme de revendications. Une réunion est prévue pour aujourd’hui entre les délégués des étudiants, les directeurs des Ecoles nationales supérieures et les représentants du ministère afin de trouver un terrain d’entente. Faute de quoi, les étudiants continueront leur mouvement de protestation. A rappeler qu’une réunion a été tenue le 9 février entre les représentants des étudiants et la tutelle. Cette dernière a tenu a démentir formellement «les rumeurs et les allégations», autour de la suppression du diplôme d’ingénieur d’Etat et affirme que ce diplôme est toujours en vigueur. Le ministère a rappelé également que les titulaires de ce diplôme «ont la possibilité de poursuivre des études en vue de la préparation d’un doctorat». Des assurances qui n’ont rien changé dans le mouvement de contestation entamé par les étudiants.        

Par Hocine Larabi

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Suite à la dissolution de l'ex-EPLF

Des travailleurs sans salaire depuis sept mois

Plus de 200 travailleurs de la société VRD Plus, filiale de l’ex-EPLF sont toujours sans  salaire depuis plus de sept mois. Un retard qui a provoqué la colère de ces derniers pour déclencher une grève illimitée. «Toutes les voies de recours ont été entreprises», affirment les représentants des travailleurs.

«A chaque mouvement de protestation de débrayage ou autre, les responsables du groupe Sogecor relevant de la SGP Indjab se distinguent pour nous affirmer que la  situation des arriérés sera régularisée». «Et même les deux mois de congés annuels qui sont toujours bloqués au niveau de la Cacobatph pour non-paiement des cotisations», ajoutent-ils. Des promesses engagées qui n’ont jamais été honorées, dénoncent les travailleurs en colère. Les syndicalistes s’interrogent aussi sur les engagements du ministère de l’Habitat de prendre en charge le passif et l’actif des quatre filiales de l’ex-EPLF. 

Il est à rappeler que c’est le troisième mouvement de protestations déclenché

en l’espace de deux mois par les travailleurs de cette entreprise, pour réclamer leur dû.

«Nous vivons dans la misère. Aucun parmi nous n’a échappé aux achats à crédit auprès de l’épicier du village», affirment les travailleurs.

 Par ailleurs, il est utile aussi de rappeler que quatre cents travailleurs de l’entreprise MCCES filiale, affiliée à Sogecor sont sans salaires depuis plus de cinq mois. Ils encourent les mêmes conditions sociales que ceux de VRD Plus après la dissolution de l’Ex-EPLF.

Tous les mouvements de grève, les sit-in observés devant le siège du groupe de l’ex-EPLF à proximité de l’oued Taraeg à Boumerdès, ainsi que l’intervention des responsables syndicaux de l’union de wilaya n’ont abouti à aucun résultat.  

Selon un syndicaliste, un groupe important de travailleurs s’est présenté, hier, devant le siège de l’APW. A l’issue de cette dernière initiative, le président élu de ladite structure départementale aurait rassuré les protestataires que leurs doléances seraient transmises à un haut niveau. «Nous réclamons haut et fort notre dû et non l’aumône.» «Nous vivons dans la misère.» «Aucun parmi nous n’a échappé aux anciennes pratiques liées aux achats à crédit auprès de l’épicier du coin» s’exclament les travailleurs.

A. K.

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Education nationale

Le Cnapest annonce une grève générale le 2 mars

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Cnapest appelle l’ensemble des établissements du secondaire à entamer une journée de contestation générale décidée pour le 2 mars prochain. De ce fait, le choix du 2 mars précisément se veut particulièrement symbolique au syndicat autonome, vu que l’année dernière à la même date, le gouvernement avait décidé de radier les enseignants grévistes à ce moment-là. Ainsi, c’est après une réunion de deux jours que le conseil national du syndicat qui avait traité la situation et les perspectives du secteur de l’Education, avait conclu à une journée de grève générale. A ce propos, le porte-parole du syndicat Messaoud Boudiba a également appelé les adhérents du Cnapest à tenir des conseils de wilaya durant cette même journée de protestation. Des conseils de wilaya qui, selon lui, déboucheront sur un conseil national qui se tiendra le 4 et 5 mars prochain, et au cours duquel devra être arrêté un plan d’action qui permettra d’achever les dossiers en suspens. En outre, parmi les revendications du syndicat autonome, l’on retiendra notamment la question de la gestion des œuvres sociales, la médecine du travail, le régime indemnitaire et le code du travail.            

Lynda N. B.

 

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MSP

Soltani face à la tentation d’opposition

A plusieurs reprises le MSP s'est distingué par des positions très critiques envers le gouvernement et n'a cessé d'exprimer son mécontentement du fonctionnement de l'Alliance présidentielle.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) est à nouveau à la croisée des chemins. Le choix de son retrait ou non du gouvernement a été remis sur la table, suite aux dernières émeutes qu’a connues le pays et la colère exprimée par des milliers de jeunes. Le vice-président du MSP, Abderrezak Mokri, avait ainsi fait la proposition de se retirer du gouvernement. Une proposition qui ne semble pas avoir l’unanimité au sein du parti. Mais arriver jusqu’à la soumettre à débat d’une manière officielle, renseigne, on ne peut mieux, sur l’absence de consensus à ce sujet au sein de cette formation. Son initiateur, M. Mokri, dans une déclaration à la presse, a affirmé que le parti ne connaît aucune dissension et toutes «les idées sont débattues dans un climat fraternel». Aussi, il a apporté un démenti quant à l’information faisant état de sa démission du parti et nié l’existence de conflits entre lui et Boudjerra Soltani. Toutefois, il a précisé que sa proposition sera tranchée prochainement, et souligné que plusieurs militants partagent son idée. Ce qui laisse entendre que la formation de feu Mahfoud Nahnah connaîtra des développements dans les prochains jours. Cela d’autant qu’à plusieurs reprises le MSP s’est distingué par des positions très critiques envers le gouvernement et n’a cessé d’exprimer son mécontentement du fonctionnement de l’Alliance présidentielle. C’est dire que l’opposition a toujours tenté cette formation. Boudjerra Soltani, dans le but d’entretenir un semblant d’équilibre, a fait preuve de beaucoup de prudence dans la gestion des affaires internes du parti, notamment après le mouvement de dissidence qui a affecté et déstabilisé, il y a quelques mois, le MSP. Les dissidents reprochaient à Soltani sa double casquette de président du parti et membre de l’exécutif, et l’avaient obligé à quitter son poste de ministre d’Etat sans portefeuille. Mais que la revendication consiste carrément à basculer à 360°, il est à craindre des fractures. Aussi, faut-il rappeler que Abderrezak Mokri est l’une des personnalités les plus influentes du MSP et toute initiative provenant de sa part ne peut passer inaperçue. Le vice-président du MSP a d’ailleurs affiché son insatisfaction de la gestion des affaires de l’Etat. Intervenant dernièrement sur les ondes de la Radio nationale, il avait tiré à boulets rouges sur le gouvernement et déclaré que l’Algérie a raté l’occasion de prendre son essor, ces dernières années, malgré l’embellie financière. Ce constat d’échec démontre que pour ce dirigeant rien ne peut justifier la présence du parti au gouvernement. Une conviction qu’il a d’ailleurs tenu à défendre, soutenant que les raisons justifiant la participation du MSP au gouvernement, à savoir la protection de l’Etat, ne sont plus d’actualité. Selon lui, le nouveau défi est la lutte contre la corruption et le parti doit s’adapter à cette nouvelle donne. Il y a quelques mois, Boudjerra Soltani avait déclaré détenir des preuves sur des cas de corruption, mais s’est vite recroquevillé dans sa carapace sans oser les rendre publics. Avec cette sortie de Abderrezak Mokri, va-t-on voir le parti engagé dans cette bataille et en faire son fer de lance en prévision des prochaines élections ?             

Par Aomar Fekrache

 

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Des malfaiteurs versent dans les kidnappings

Ils investissent le butin dans l’immobilier et l’agriculture

Sous la pression populaire ils ont remis en liberté l'otage sans percevoir la rançon au lendemain du décès de Hand Slimana.

La bande s'est ensuite attaquée à plusieurs débits de boissons alcoolisées parfois avec prise d'otages.

Le procureur général près la cour de Tizi Ouzou, Mohamed Tayeb Lazizi, a animé hier un point de presse au cours duquel il est revenu dans les détails sur l’affaire de la bande de malfaiteurs de Fréha qui ont versé dans les enlèvements de personnes aisées. En effet, à l’occasion il a énuméré les principaux crimes attribués à ce réseau comptant en moins 11 individus, dont trois sont toujours en cavale, 7 d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt par le parquet de Azazga vendredi dernier et un autre en détention à la maison d’arrêt d’Akbou (Béjaïa). Selon les explications fournies par le PG de Tizi Ouzou, les présumés membres de cette bande devraient s’expliquer sur pas moins d’une quinzaine de crimes commis sur le territoire des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Biskra, sans compter d’autres agressions et atteintes aux personnes et à leurs biens. Tout a démarré d’un renseignement fourni par un citoyen natif de Sidi Mansour (Timizart) à la brigade de gendarmerie de Fréha suite à l’abandon d’un véhicule de marque Golf par ses trois occupants à cause d’un accident corporel de la route, appuyé par l’exploitation d’une série de plaintes émanant des victimes d’agressions et d’extorsion de fonds sous la menace d’armes à feu commises dans l’est de la wilaya de Tizi Ouzou, en plus de l’arrestation de deux individus, l’un à Chellata (Béjaïa) à bord d’une voiture volée de marque Peugeot 406 mais propriétaire du véhicule accidenté de Timizart, d’une arme à feu de type PA et d’une importante somme d’argent, et l’autre à Fréha.  L’exploitation des puces et des communications téléphoniques passées par les deux mis en cause a permis d’identifier leurs complices et d’arrêter certains d’entre eux. L’une des deux puces a été utilisée par les ravisseurs d’un otage enlevé en juillet 2010 dans la région de Fréha, lors de la demande de rançon aux proches de la victime. Le premier acte de la bande a été commis la nuit du 3 mars 2010 sur la RN 12, entre Yakouren et Adekar, à hauteur du village Ighouladh. Un transporteur de boissons alcoolisées a été braqué avec une arme factice et la complicité de l’accompagnateur de la victime qui a été délestée de 400 millions de centimes, dont une partie du butin, 30 millions de centimes, a servi à l’achat de deux armes à feu un kalachnikov et un pistolet automatique acquis auprès d’un trafiquant originaire du Sud du pays. La même victime sera braquée deux mois plus tard une seconde fois, sur le même tronçon routier, et la somme de 289 millions de centimes lui sera extorquée.

Les malfaiteurs ont également réservé une partie de l’argent volé pour acheter d’autres armes. Le 4 juillet 2010, ils ont enlevé et séquestré durant une semaine A. Lounes, avant de le libérer en contrepartie d’une rançon de 700 millions de centimes. Par la suite, ils ont kidnappé Slimana Amar après avoir mortellement blessé son cousin Hand le 14 novembre dernier. Sous la pression populaire, ils ont remis en liberté l’otage sans percevoir la rançon au lendemain du décès de Hand Slimana. La bande s’est ensuite attaquée à plusieurs débits de boissons alcoolisées, parfois avec prise d’otages et usage de violence avec armes à feu, et à des automobilistes afin de les délester de leurs véhicules qu’ils utilisent pour leurs déplacements. Comme ils recouraient à la location de véhicules auprès des agences en dehors du territoire de la wilaya de Tizi Ouzou. Ils se présentaient comme activistes au nom de l’AQMI dans leurs négociations avec les familles de leurs otages. Au total, selon le décompte fourni par Mohamed Tayeb Lazizi,  ils ont commis trois elèvements, plus d’une dizaine d’agressions suivies d’extorsion de fonds, dont l’une dans un marché hebdomadaire à Biskra.

Les services de sécurité ont saisi un lot d’armes à feu constitué de 2 Kalachnikovs, un pistolet automatique de 9 mm, 4 chargeurs, un enregistrement sonore de revendication de leurs enlèvements par l’AQMI, 2 vaches, 7 téléphones portables, deux véhicules Golf et Peugeot 406 ainsi que la mise sous scellés d’une coopérative immobilière située à Fréha et le gel des avoirs d’un mis en cause estimés à 700 millions de centimes. Une somme d’argent a été saisie également sur les mis en cause. Actuellement, l’affaire est en instruction judiciaire pour la poursuite des investigations en vue de mettre la main sur les vendeurs d’armes au profit de cette bande, alors que des mandats d’arrêt ont été lancés contre les trois accusés en fuite. 

Par Hamid M.

 

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Le trafic prend de l'ampleur dans le pays

Cent voitures volées en 45 jours

Les services de sécurité ont enregistré, depuis le 1er janvier dernier, une hausse inquiétante de trafic de voitures, et ce au niveau de plusieurs wilayas du pays. En l’espace de 45 jours, près de 100 voitures ont été volées dans plusieurs régions du pays. Un phénomène, qui, selon les services de sécurité, prend cette année de l’ampleur. Selon une source sûre, la plupart des véhicules ciblés par les trafiquants sont d’origine asiatique et européenne, notamment les marques françaises très visées par les réseaux de malfaiteurs. A Alger, depuis le début de l’année, près de 30 voitures ont été subtilisées à leurs propriétaires. Habituellement, les voleurs agissent dans des quartiers peu fréquentés par les piétons, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les «pilleurs» de véhicules agissent désormais dans des endroits très fréquentés et n’hésitent pas à voler en présence de témoins. Ils ne semblent pas craindre les représailles des services de sécurité. A Médéa, sept véhicules ont été volés depuis le début de l’année. Onze personnes ont été interpellées dans le cadre d’enquêtes menées par la police judiciaire de cette wilaya, quatre ont été placées sous mandat de dépôt. A M’sila, trois grosses cylindrées ont été également volées. Les vols de véhicules concernent même les wilayas du Sud du pays, à l’image de Ouargla qui a été «visitée» par des voleurs. En effet, deux véhicules asiatiques appartenant à une société étrangère ont été subtilisés dans cette ville. 

L’enquête des 7 grosses cylindrées volées eu Europe se poursuit

L’enquête relative à la célèbre affaire du vol de sept grosses cylindrées volées en Europe et envoyées en Algérie se poursuit. Selon un officier de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) relevant de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya (SWPJ) d’Alger, deux réseaux transfrontaliers spécialisés dans le trafic de grosses cylindrées agissant dans le cadre de cette affaire ont été démantelés.

Au bout de deux mois d’une enquête menée par la BRI dans  les wilayas de l’Est du pays, un second groupe (après le premier démantelé) a pu être localisé et destructuré par cette section de la police nationale. Il s’agit d’un réseau transfrontalier faisant dans le trafic de grosses cylindrées volées en Europe entre autres, et dotées de faux dossiers de base après leur entrée en Algérie, ajoute l’officier de la BRI. Selon cette source, «sept personnes accusées dans cette affaire ont été présentées devant la justice et placées sous mandat de dépôt. Nous avons par ailleurs sollicité Interpol, leur fournissant les numéros de châssis de ces voitures pour des recherches en vue d’identifier leurs propriétaires et les pays de provenance». La BRI d’Alger a élucidé, durant le mois d’août dernier, une affaire similaire ayant touché sept wilayas du pays et récemment démantelé un autre réseau transfrontalier et récupéré 14 véhicules, rappelle notre interlocuteur. Cet officier rappelle par ailleurs que la BRI d’Alger a saisi il y a quelque temps 19 kilogrammes d’héroïne pure et traité plusieurs affaires liées au trafic de pièces archéologiques volées à Djanet, de corail et de stupéfiants. «La BRI, créée en 2005 dans le but de lutter contre la grande criminalité dans le cadre du droit commun, a enregistré des résultats satisfaisants», note-t-il. «Parmi nos missions, assister les services de police judiciaire de sûreté de daïra ou autres et suivant nos prérogatives, et intervenir sur tout le territoire de la wilaya d’Alger. Nous possédons également une section d’intervention», conclut-il.

Quels sont les véhicules les plus prisés ?

La législation algérienne interdit  désormais l’importation de véhicules de plus d’un an (loi votée en 2005), c’est donc des voitures quasiment neuves qui sont les plus recherchées pour alimenter les réseaux de trafic très actifs à Alger. De la simple Clio au 4x4 de luxe, en passant par la Mercedes ou même les tractopelles, les réseaux internationaux de voitures volées s’intéressent à tout, et n’hésitent pas à envoyer plusieurs marques de véhicules à des clients très spéciaux à Alger. Cela sans oublier les deux roues, notamment les scooters, très appréciés chez nous. 

D’où viennent ces véhicules et où vont-ils ?

La moitié des véhicules saisis à Alger vient de l’étranger, notamment de pays européens et 80% des passeurs sont marseillais, algériens, anglais et africains. Ils proviennent soit de vols simples, soit de car-jacking ou de home-jacking.

Des moyens plus efficaces pour neutraliser sans dommage les systèmes de sécurité de plus en plus performants utilisés en Europe pour dissuader ces réseaux de trafic.

Les détournements de location de voitures, surtout étrangères, constituent une part non négligeable de ces trafics. Dans 80% des cas, ils sont destinés à l’Algérie et dans 14% à la Tunisie.

Le reste étant pour le Sénégal et, de façon résiduelle, pour les pays de l’Est.

Les enquêteurs européens et algériens ont noté que les pics du trafic se situaient notamment pendant les vacances scolaires et lors du ramadhan.

Comment s’organisent les passages ?

Plus de 60% des véhicules volés sont «simplement» maquillés, faussement plaqués et accompagnés de faux papiers (carte grise par exemple). Certains trafics sont plus élaborés, comme celui mis au jour en septembre dernier par le groupe «auto» de la sûreté départementale : les malfaiteurs achetaient des voitures à bas prix à des propriétaires complices, lesquels s’empressaient de déclarer le vol pour percevoir la prime d’assurance. A titre d’exemple, une Renault Mégane neuve achetée 3 000 € était revendue 12 000 € en Algérie.

Enfin, de plus en plus de voitures voyagent en «petits morceaux». Les pièces détachées sont moins repérables. Moteurs, tableaux de bord et déclencheurs d’airbags se négocient au prix fort.

Qui sont les passeurs?

C’est les derniers maillons d’une chaîne de malfaiteurs très bien structurée. En grande précarité financière, ce sont souvent des chômeurs ou des personnes en situation irrégulière recrutés par le bouche à oreille.

A la livraison, le passeur peut empocher une enveloppe de 1 000 € pour une Clio et 5 000€ pour une berline de luxe. Une activité grassement payée, qui reste moins dangereuse que le «vol» mais aussi risquée.

Certains passeurs, appelés «chèvres» dans le jargon policier, peuvent être sacrifiés afin de détourner l’attention policière et écouler plus facilement le reste de la marchandise. Ces voitures seront par la suite envoyées vers Alger, la destination finale. La plupart des passeurs sont d’origine algérienne, souvent résidant en Europe dans des quartiers dits «difficiles». Sofiane Abi

 

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Une mission US en Algérie entre le 27 février et le 4 mars

L’Amérique veut s’impliquer en hors hydrocarbures

Ce voyage organisé en partenariat avec l’US-Algeria Business Council (USABC) permettra aux délégués américains de sillonner, en un peu moins d’une semaine, les deux plus importantes villes du pays, à savoir Alger et Oran.

Jusqu’à une date récente, les hommes d’affaires américains s’intéressaient peu ou pas du tout à investir dans les pays du Maghreb et notamment en Algérie et que les importations en hydrocarbures constituaient l’essentiel des relations commerciales entre Alger et Washington.

Mais depuis un certain nom-bre d’années, les Américains semblent découvrir les vertus d’un pays qui annonce l’engagement d’une bagatelle de 286 milliards de dollars rien que dans les investissements publics et ce, en l’espace de cinq ans seulement (plan quinquennal 2010-2014).

Pour prétendre à une place sous le soleil, une mission commerciale et d’investissement américaine fera le déplacement en Algérie entre le 27 février et le 4 mars afin de mettre l’accent sur le renforcement des partenariats dans les domaines de la technologie, de l’agro-alimentaire, des ressources en eau, de la construction et des infrastructures, de l‘énergie (renouvelable et fossile), des produits pharmaceutiques, du commerce et de la logistique, est-il annoncé sur le site économique Invest in Med. Des secteurs qui jadis n’intéressaient nullement les Américains qui se concentraient sur les seuls gisements de gaz et de pétrole.

En effet, ce voyage organisé en partenariat avec l’US-Algeria Business Council (USABC) permettra aux délégués américains de sillonner en un peu moins d’une semaine, les deux plus importantes villes du pays, à savoir Alger et Oran, et ce, en vue de lier des partenariats dans les domaines du commerce et de l’investissement dans au moins huit domaines d’activité. En outre, des réunions d’affaires B2B permettront aux délégués des Etats-Unis d’avoir accès aux partenaires potentiels, investisseurs et décideurs du gouvernement algérien et aux grandes entreprises algériennes.

Cette dynamique de rapprochement entre les deux pays est surtout enclenchée depuis l’arrivée de Barack Obama à la tête de l’Administration US puisqu’elle s’inscrit dans une politique globale de proximité entre l’Amérique et le monde musulman. Alors en collaborant dans les domaines de politiques et sécuritaires (lutte antiterroriste), judiciaire, l’économie ne peut évidemment pas être en reste. A ce sujet, le message d’Alger envers les hommes d’affaires US à venir investir en Algérie a été on ne peut plus clair lors de la visite fin 2010 à Washington du ministre des Ressources en eau et proche du président Bouteflika, Abdelmalek Sellal, qui avait déclaré : «L’Algérie n’est pas la propriété de l’Europe». Un signal fort capté 5/5 par les Etats-Unis qui n’ont cessé d’ailleurs de dépêcher délégation après délégation tout au long de l’année 2010 et laisse penser qu‘elle fera autant sinon mieux au courant 2011.

Sur le plan du commerce extérieur, les Etats-Unis sont le premier client de l’Algérie avec 9,26 milliards de dollars d’exportations algériennes (21,2 % de la structure globale des exportations) et le sixième fournisseur  à 1, 99 milliard de dollars d’exportations américaines (5,11 %). Dans la structure du commerce extérieur américain, l’Algérie est classée 16e pays à avoir une balance commerciale excédentaire avec les Etats-Unis.

Par Hafid Mesbah

 

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Akbou

Le calme revient après quatre jours d’émeutes

Le calme est revenu hier dans la ville d’Akbou après plus de quatre jours de violence provoquée en grande partie par le délogement des indus occupants des logements sociaux et RHP et logements.  Toutes les personnes arrêtées ont été libérées notamment les cinq dernières interpellations sauf un jeune qui a été mis sous mandat de dépôt et va être présenté devant le juge aujourd’hui, a-t-on appris hier auprès d’un responsable de l’APC d’Akbou. Pour rappel, les émeutes ont été déclenchées samedi soir et l’opération de délogement des squatteurs de logements n’a pas manqué de  provoquer des heurts au point de déplorer pas mois de 200 blessés parmi les jeunes manifestants et les forces de l’ordre mobilisées pour faire sortir les familles qui ont investi les logements non distribués lors des évènements qu’a connus le pays et la région en particulier le mois passé. Avant-hier, un jeune qui a été poursuivi par des CNS s’est jeté d’un toit d’une maison, un geste qui a failli lui coûter la vie, mais il a été grièvement blessé. A noter que 495 logements ont été indûment occupés dans la ville d’Akbou,  notamment dans les quartiers La Caserne, GMS et Le Stade.        

H.C.  

 

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Avocats de Béjaïa

Me Dris à la tête du Conseil de l’ordre

Les avocats de la wilaya de Béjaïa se sont regroupés dans un bâtonnat à la faveur d’une assemblée générale tenue récemment. Un Conseil de l’ordre des avocats de la wilaya a été mis en place et 500 avocats y ont pris part. Au total, 19 membres ont été désignés pour un mandat de trois ans. La présidence de ce Conseil est chapeautée par Me Dris Abderahamne. La wilaya de Béjaïa compte une cour qui comprend cinq tribunaux (Bejaïa, Amizour, Kherrata, Sidi Aïch et Akbou). Quatre d’entre ces institutions ont été saccagés lors des derniers évènements qu’a connus le pays.  A noter que Me Dris est connu dans la corporation. Il avait été en juin 2009 le principal animateur d’une rencontre internationale organisée à Béjaïa  dont les thèmes sont toujours d’actualité : «Les crimes de la France coloniale», «Les massacres du 8-Mai 1945 et la législation internationale» ainsi que

«Les crimes commis par les Israéliens depuis leur occupation de la Palestine en 1948». Me Dris est désormais membre du bureau de l’Union nationale des barreaux algériens. Ce dernier annonce la célébration de la Journée internationale des avocats à Béjaïa.

T.B.S.

 

Grande distribution
Le consommateur toujours attaché à l’épicier du coin

Espaces indispensables à la vie économique, les grandes surfaces et supermarchés n'arrivent pas à s'imposer à Alger, en dépit d'un marché potentiel prometteur fort de plus de 3,5 millions de consommateurs.
Dans une économie pourtant ouverte sur la concurrence depuis deux décennies et une consommation des ménages en constante croissance, supérettes, supermarchés et hypermarchés, très florissants ailleurs dans le monde, semblent être boudés par les Algérois, notamment en raison des prix souvent plus élevés dans ces établissements par rapport aux commerces de proximité. Faible intérêt des enseignes internationales à vouloir s’installer en Algérie, concurrence déloyale de l’informel qui a dissuadé nombre d’opérateurs nationaux à investir dans la grande distribution : des facteurs qui font que cette activité demeure très concurrencée par les petits commerces, voire «quasiment absente», s’accordent à dire de nombreux habitants de la capitale. Pour les investisseurs dans cette filière, et malgré «l’énorme potentiel que représente le marché dans le Grand Alger, avec ses plus de 3,5 millions d’habitants, il est toujours difficile d’obtenir des terrains susceptibles d’accueillir de nouveaux supermarchés, hypermarchés ou centres commerciaux», d’où le nombre insuffisant de ce type de commerce «grand-public» autant à Alger-Centre que dans sa périphérie, estime un cadre du ministère du commerce. «L’activité de la grande distribution à Alger dispose d’un important potentiel. Le Grand Alger peut accueillir des grandes surfaces d’une capacité totale de plusieurs centaines de milliers de m2», relève de son côté Alain Roland, président de la Société des centres commerciaux d’Algérie (SCCA), gestionnaire du centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar (Est d’Alger). Selon lui, «toutes les conditions de nature à encourager les investisseurs dans la grande distribution en Algérie sont réunies, dont les avantages accordés par l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI)». Cela, a-t-il fait remarquer, n’est pas suffisant puisque «d’une façon générale, en Algérie il y a une faible présence d’enseignes internationales, principalement en raison du manque d’espaces adéquats pour qu’elles puissent développer leurs activités». «Il y a une demande importante dans le marché de la grande distribution à Alger, mais l’offre n’est pas suffisante», souligne M. Roland. Mais les consommateurs algérois, dont la majorité demeure adepte des marchés et commerces de proximité, ont tendance à critiquer les prix des produits commercialisés par les supermarchés existants pour la plupart dans la périphérie d’Alger. En effet, des Algérois s’interrogent sur «l’utilité de faire ses courses hebdomadaires dans un supermarché qui pratique les mêmes prix que ceux affichés dans l’épicerie ou la supérette du coin». Même avec un nombre total de grandes surfaces et supermarchés dont le nombre avoisine la soixantaine, implantés surtout dans la périphérie de la capitale, ces centres d’achat n’ont pas pu, pour autant, fidéliser ou du moins attirer davantage de clients. Le manque de commodités pour le stationnement, d’endroits pour la restauration, de boutiques d’habillement et d‘activités ludiques, sont les grandes raisons de la désaffection du public pour ces centres commerciaux, selon des pères de famille qui regrettent amèrement l’inexploitation des espaces des ex-Galeries algériennes et Aswak El Fellah dans la grande distribution. En attendant, les Algérois boudent les grandes surfaces et préfèrent plutôt les petites supérettes de quartier, «plus conviviales», selon des habitants du grand Alger.
Par Salem O.
 

 

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