Hommage à Mahmoudi

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17/01/10

 

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10-11 et 12 décembre 1960

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A 24 heures du match Algérie-Angola

Les supporters algériens croient en la victoire

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Les cimenteries accusées de spéculation

 

Ils demandent un engagement officiel de l'usine et de l'Etat

Les travailleurs d’ArcelorMittal poursuivent leur grève

 

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Terrorisme

Le procès de Harkat s’ouvre demain à Ottawa

La phase publique des audiences sur la légitimité du certificat de sécurité émis contre Mohamed Harkat s’ouvre lundi matin, à Ottawa. Soupçonné d’activités terroristes – ce qu’il nie formellement depuis son arrestation en 2002 – le résidant de la capitale plaidera sa cause devant la Cour fédérale du Canada. «Les sept dernières années ont été un véritable cauchemar», raconte sa conjointe Sophie Harkat. Je me bats parce que je suis convaincue de l’innocence de mon mari. Il n’a jamais été, il n’est pas, et il ne sera jamais un terroriste. Mohamed Harkat, un ancien livreur de pizza d’Ottawa né en Algérie, est sous le coup d’un certificat de sécurité depuis 2002. Le Service canadien du renseignement de sécurité soutient qu’il est un extrémiste islamiste et un collaborateur du réseau Al-Qaïda. Il a été remis en liberté sous de strictes conditions, mais demeure menacé d’expulsion vers son pays d’origine. «Nous n’avons pas peur que la vérité sorte, martèle Sophie Harkat. Nous voulons qu’elle éclate au grand jour. Combien de vies devront encore être détruites ? » Les supporters de la cause de Mohamed Harkat – qui entendent remplir la salle d’audience de l’édifice de la Cour suprême, lundi – rappellent que les tribunaux ont récemment cassé deux certificats de sécurité, soit ceux d’Adil Charkaoui et d’Hassan Almrei. «Jamais deux sans trois», a lancé l’activiste Monia Mazigh. «Nous avons les outils démocratiques pour obtenir la vérité, poursuit l’épouse de Maher Arar. Pourquoi ne pas donner à ces gens le droit de se défendre, avec transparence et justice ?»

 

Retransmission de la CAN

ART dédommage ses abonnés algériens

Le Bouquet de chaînes satellitaires ART devrait procéder prochainement au dédommagement de ses clients en Algérie, en Tunisie, au Maroc et en Egypte, rapportent des médias tunisiens. Cette situation est due au manquement du Bouquet ART vis-à-vis de ses clients privés de CAN, alors que la retransmission de la compétition africaine faisait partie de la campagne commerciale du Groupe. ART, en effet, a cédé ses droits sportifs à Al Jazeera Sports pour 1,6 milliard de dollars, sans pour autant garantir à ses clients l’accès à la Coupe d’Afrique des Nations. Le Groupe de médias fondé par Cheik Salah El Kamel a, de ce fait, manqué à ses engagements, ce qui l’a poussé à verser des sommes de dédommagement à qui de droit. En Algérie notamment, plusieurs dizaines de clients d’ART ont protesté et exprimé leur colère face à ce qu’ils ont qualifié d’arnaque.

 

Corruption

Vers l’annulation de trois contrats attribués à deux groupes chinois

Les groupes chinois CCECC et CRG Limited pourraient perdre des contrats d’un montant global de plus de 2,5 milliards de dollars dans les chemins de fer en Algérie. Selon nos informations, les autorités algériennes s’apprêtent à annuler l’attribution provisoire, annoncée en juillet dernier, des projets de construction de 447 km de lignes de chemins de fer à ces deux groupes pour les confier à des groupes algériens et étrangers.  La cause ? «Les projets ont été attribués dans des conditions douteuses, mais la décision finale de disqualifier les groupes chinois n’a pas été prise. Des contacts ont été établis avec d’autres sociétés locales et étrangères pour remplacer les Chinois», explique un proche du dossier. Contactée par TSA, l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) a indiqué qu’aucune décision définitive n’a été prise concernant les projets attribués aux deux groupes chinois. En juillet dernier, l’Anesrif avait annoncé l’attribution provisoire à CCECC et CRG Limited de trois contrats dans les chemins de fer pour plus de 2,5 milliards de dollars. Les Chinois étaient en concurrence avec des groupes et des groupements occidentaux issus de plusieurs pays, notamment l’Espagne, l’Italie et le Portugal.  Le groupe CCECC a remporté le contrat de construction de la ligne ferroviaire Tissemsilt-Boughezoul sur 139 kilomètres, pour près de 600 millions de dollars. L’Anesrif a également confié au même groupe la réalisation de la ligne ferroviaire Saïda-Tiaret sur 153 km pour 870 millions de dollars.  Pour sa part, le groupe chinois CRG Limited, associé à l’entreprise publique algérienne Infrarail dans le cadre d’un consortium, a obtenu le contrat de réalisation de la ligne ferroviaire Relizane-Tiaret-Tissemsilt sur 185 kilomètres pour près de 1,2 milliard de dollars. «L’Anesrif procède à l’annulation des appels d’offres dès qu’il y a soupçon de corruption. Mais ces annulations provoquent des retards importants pour la réalisation de ces projets», explique un proche du dossier. Or, selon nos informations, les mêmes intermédiaires mis en cause dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, notamment le Français Pierre Falcone et les deux frères Bédjaoui, étaient impliqués dans les négociations sur ces deux contrats. Les services de sécurité enquêtent actuellement sur les conditions d’attribution de ces marchés.   A plusieurs reprises, l’Anesrif avait annulé des contrats après les avoir attribués provisoirement. Ces annulations fréquentes expliquent en partie les retards énormes de la modernisation des chemins de fer en Algérie. Au total, une quinzaine de grands projets dans les chemins de fer peinent à voir le jour. En fait, aucun grand projet ferroviaire lancé en 2004-2005 dans le cadre du second plan d’investissements publics de 150 milliards de dollars, excepté la modernisation du réseau ferré de la banlieue d’Alger, n’a été livré jusqu’à ce jour.

 

La Question du jour

Une grande épuration en vue ?

On se doutait bien que 2010 ne se passerait pas sans que d’importantes  affaires  de corruption occupent le devant de la scène. Mais personne n’aurait pu prévoir que la nouvelle année commence aussi fort à cet égard. Pensez donc, SONATRACH, qui d’un seul coup est délestée des poids lourds de sa direction, dont son P-DG, placé sous contrôle judiciaire ! Avec un tel début, le moins que l’on puisse dire c’est que ça promet, que ça va faire mal !

Cependant, au point où nous en sommes, que savons-nous réellement du dossier ? Rien, les deux journaux qui ont rapporté la nouvelle ne nous ont révélé que ce qu’on a bien voulu leur dire. Ils ne pouvaient pas poser des questions à leur source, pour en savoir un peu plus, ou seulement pour se faire préciser un ou deux  détails. C’est toute la différence entre une enquête de journalistes et la publication d’une information qui ne leur doit rien.

Deux journaux (d’habitude ce privilège n’échoit qu’à un seul, toujours le même) ont donné la nouvelle de la mise sous contrôle du P-DG de Sonatrach, et l’arrestation de plusieurs autres dirigeants de la compagnie, et d’autres personnes encore impliquées dans la même affaire, mais pas les médias publics, en particulier pas la radio et la télévision. Pourquoi cette bizarrerie, qui, toutefois, ne déroge à l’habitude ? Il a existé en effet depuis les débuts de la presse privée la même division de travail entre celle-ci et les grands médias publics. On peut penser que c’est la première qui est avantagée, ou plutôt un ou deux de ses titres, à l’exclusion des autres, étant donné qu’elle est à même de publier des informations que les médias publics ne sont pas autorisés à diffuser. Mais on peut tout aussi bien comprendre les choses différemment, et  estimer que dans le cas de ces derniers, il serait plus difficile de balancer une information comme on la reçoit, sans autre forme de procès pour ainsi dire.

Ce serait, à ce que nous apprend un de ces deux journaux, sur dénonciation qu’une enquête a été ordonnée  par le président de la République, qui a abouti à ce que nous savons.

C’est ainsi en effet que ces choses-là commencent d’ordinaire : sur dénonciation. En l’occurrence, le plus probable est que ce sont des dirigeants de SONATRACH qui en ont dénoncé d’autres. Ils l’auraient fait en écrivant directement au chef de l’Etat. Ils ont procédé ainsi parce qu’ils savaient qu’autrement, les informations en leur possession seraient bloquées à un certain niveau, qu’au final leurs écrits seraient lettre morte. Et puis, en toute chose, ne vaut-il pas mieux s’adresser à Dieu plutôt qu’à ses saints ?

Au fond, dans le monde tel qu’il va, les services chargés de mener les enquêtes, ainsi que la justice, n’ont, dans le domaine de la lutte contre la corruption en particulier, qu’à attendre que partant de l’intérieur même des entreprises et des administrations un courrier circonstancié leur parvient, anonyme le plus souvent, dont ils n’ont plus qu’à vérifier le contenu.

Cela dit, s’agissant de SONATRACH, l’entreprise nourricière, il ne doit y avoir que le Président pour décider de la suite à donner. Or, ce qu’il a décidé donne à penser qu’il consent à prendre le taureau de la corruption par les cornes, qu’une grande épuration est sur ses tablettes, qu’elle a commencé. Et que c’est peut-être pour délivrer ce message que le premier client a été le plus gros poisson qu’on puisse imaginer : SONATRACH. Inaugurer la campagne par là où tout le monde s’attendait, le ministère des Travaux publics, n’aurait pas eu la même portée, la même signification.

Quant à savoir ce qui est reproché exactement aux mis en cause, l’honnêteté commande de ne pas prendre pour argent comptant ce qui est rapporté du dossier. De plus, il faut se garder de jouer au juge, de violer le principe de la présomption d’innocence. D’autant qu’il est difficile d’imaginer un contrat de gré à gré dans le domaine des marchés publics qui soit vraiment irréprochable.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi

Choisir

Avec la mise sous contrôle judiciaire du patron de Sonatrach ainsi que dix membres de la direction (dont trois vice-présidents), tous soupçonnés de pots-de-vin dans des affaires où les fils mêmes du P-DG auraient joué aux intermédiaires, l’Etat algérien confirme sa détermination à lutter contre la corruption. Ces opérations font suite à d’autres affaires récentes et tout aussi importantes, impliquant des hauts fonctionnaires (chef de cabinet de ministre, secrétaire général de ministère etc.), notamment liées aux chantiers de l’autoroute Est-Ouest. On se rappelle la volonté politique affirmée pour combattre ce fléau, depuis l’affaire Khalifa surtout, qui avait servi de déclic, ainsi que les nombreuses arrestations de fonctionnaires de l’Etat dont des walis. Que doit-on penser de tout cela ? Toujours la même chose. Il y a ceux qui y voient la preuve que l’Etat est si corrompu que toutes ces révélations ne sont que poudre aux yeux pour dissimuler des réalités encore plus terribles ou pour faire diversion sur des problèmes au sommet, de clans, de familles, de tribus etc. Conclusion : rien n’a bougé. Puis il y a ceux qui voient là une détermination d’éradiquer un des phénomènes les plus dommageables, moralement et économiquement, à notre pays. Ce qui est certain, c’est que beaucoup d’intérêts sont touchés par ces opérations judiciaires. Ces intérêts sont réellement affectés par une politique qui les cible. Ils mettront tout en œuvre pour discréditer, ou tenter de le faire, cette politique. Voilà pourquoi ceux qui doutent de la détermination de l’Etat à les affronter constituent leurs meilleurs alliés. On les entend déjà prédire, via certains médias nationaux et étrangers, une guerre civile pour bientôt. Mais qui sont-ils donc ces «intérêts» ? Des individus et des groupes économiques liés par la corruption à des fonctionnaires          importants et des hommes de décision. Leurs noms s’étalent régulièrement depuis quelques années dans les journaux. Il suffit de croire qu’ils sont actuellement bel et bien dans la ligne de mire pour finir par en connaître le maximum. Si on ne veut pas les connaître, parce que cela dérange nos idées toutes faites, il n’y a qu’à se faire leur porte-parole et dénigrer les institutions ou les hommes qui leur mènent la lutte.     

A. K.

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