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Affaire
Sonatrach
Un géant
ébranlé
Cette affaire n'a
suscité aucun commentaire officiel. Elle n'a pas non plus provoqué
une réaction du ministre de l'Energie et des Mines. Chakib Khelil
n'a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach.
Mohamed Meziane,
P-DG de Sonatrach, la plus grande et la plus importante entreprise
du pays, a été inculpé la veille du week-end, dans une affaire de
présumées malversations sur des contrats. Outre le premier
responsable, deux des quatre vice-présidents de cette société ont
été placés sous mandat de dépôt et un troisième sous contrôle
judiciaire. Le quatrième vice-président a été désigné pour prendre
l’intérim de M. Meziane à la tête de Sonatrach. Cette affaire n’a
suscité aucun commentaire officiel. Elle n’a pas non plus provoqué
une réaction du ministre de l’Energie et des Mines. Chakib Khelil
n’a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach. Il s’est
contenté de nommer un intérimaire, sans l’annoncer officiellement,
et de poursuivre son activité en se rendant jeudi à Tamanrasset,
comme si l’inculpation de Mohamed Meziane et l’arrestation de deux
vice-présidents de Sonatrach étaient un non-évènement.
L’opacité continue
de régner dans ce secteur-clé de l’économie nationale. L’inculpation
du P-DG de la plus grande entreprise du pays aurait dû provoquer des
réactions en séries et faire tomber des têtes au sein du
gouvernement. Le silence de Khelil sur l’inculpation de M. Meziane,
qu’il a lui-même placé à la tête de Sonatrach, est troublant. Le
ministre ne pouvait pas dire qu’il ignorait totalement ce qui se
passait au 8, chemin du réservoir à Hydra, siège de Sonatrach.
L’implication de Khelil dans la gestion des affaires est un secret
de polichinelle. «Mohamed Meziane exécute les directives et
orientations du ministre. Même pour conclure de petits contrats, il
demande l’avis du ministre. Meziane ne prend pas de décisions sans
l’aval de Khelil», affirme un cadre de Sonatrach.
R. N.
Haut
Fédération nationale des journalistes algériens
Plus de 600
affaires en justice
«Les conflits
socio-juridiques entre les journalistes et leurs patrons et avec
d’autres institutions et organismes pour délit de presse et
diffamation qui se trouvent au niveau de la justice se chiffrent à
plus 600 affaires, dont les 2/3 relèvent de la diffamation», a
indiqué hier Abdenour Boukhamkham, secrétaire général de la
Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) lors de la
cérémonie de signature d’un accord avec des bureaux d’avocats
algériens à la Maison de la presse Tahar-Djaout
A ce sujet, le SG
de la FNJA affirmera que cet accord «vient essentiellement pour
accompagner les journalistes dans les conflits socio-juridiques
auxquels ils font face avec leurs patrons ou autres, notamment en
cas de diffamation, et surtout lorsqu’ils ne sont pas assistés par
leurs employeurs en ce qui concerne leur défense». Pour M.
Boukhamkham, la signature de cet accord avec le collectif d’avocats
est une des recommandations issues du Conseil national de la FNJA
tenu dernièrement à Sidi Fredj. Pour Maître Noureddine Benissad,
coordinateur du collectif d’avocats et vice-président de la Ligue
algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH), «c’est une
initiative que l’on attendait de la part de la corporation des
journalistes vu l’implication d’un nombre important d’entre eux dans
des affaires de justice». Selon l’avocat, cet accord permettra «un
accompagnement dans le processus d’organisation de la Fédération
nationale des journalistes dans le cadre de la défense et de la
promotion des droits socioéconomiques, et des droits de l’homme
d’une manière générale». En outre, Maître Benissad dira que «cette
initiative nous permettra d’inculquer cette culture des droits de
l’homme et de liberté d’expression, et défendre les journalistes
confrontés à des problèmes judiciaires».
Le juriste voit en
cet accord un partenariat qui se tiendra en deux phases. La première
consistera en la prévention en termes de concepts juridiques et
judiciaires, que le journaliste doit maîtriser pour éviter de
commettre un délit de presse et surtout de tomber dans la
diffamation et être capable de réagir à une telle accusation. La
deuxième se rapporte à la formation des journalistes pour leur
permettre de s’informer sur ce que prévoit la législation algérienne
et internationale en matière de droits et de devoirs.
Maître Benissad
rappellera à ce propos que l’Algérie a ratifié les conventions
internationales qui protègent le droit et la liberté d’expression et
que par voie de conséquence la liberté de la presse, le droit
d’informer et la liberté d’expression d’une manière générale sont
protégés par la Constitution algérienne. Soulignant les nombreuses
affaires relevant du code pénal concernant particulièrement les
problèmes de diffamation et les risques d’emprisonnement qu’encourt
le journaliste, il y a une contradiction flagrante avec les
engagements de l’Algérie en ratifiant les textes internationaux. «Il
s’agit aujourd’hui de mettre la législation nationale, notamment les
codes pénal et de l’information, en conformité avec les accords
internationaux».
Lynda
N.Bourebrab
Haut
Education
Le syndicat du
CLA mobilise ses troupes
«Une journée de
protestation, le 27 janvier, deux autres le mois de février prochain
et un rassemblement devant le Palais du gouvernement, une journée
d’étude sur la violence en milieu scolaire le mois de mars et,
enfin, une grève ouverte à partir du mois de février si les
revendications du CLA ne sont pas satisfaites». C’est la série
d’actions fixée d’ores et déjà par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA),
a annoncé Idir Achour, le chargé de communication du syndicat, lors
d’une conférence de presse tenue à Béjaïa hier. Idir Achour, qui a
lancé un appel à «une large mobilisation des travailleurs et des
syndicats de l’éducation», estime que «c’est l’unique moyen» de
faire aboutir les attentes des travailleurs, invitant les autres
syndicats à y adhérer. Le conférencier dira : «Trois semaines après
l’arrêt de la grève, nous n’avons rien vu de concret». «Pire,
ajoutera-t-il, on attendait l’augmentation de nos salaires, nous
avons été surpris par celle du marché à près de 100% et les factures
vont encore grimper cette année», prévoyant une flambée du coût de
l’eau, de l’électricité, du gaz et du carburant et, par conséquent,
une baisse du pouvoir d’achat durant l’année en cours. «Nous étions
opposés à l’arrêt du mouvement de grève pour ces même raisons, nous
n’avons pas été écoutés et le temps a fini par nous donner raison»,
a-t-il indiqué. Et de faire observer que «l’enveloppe financière
réservée par le gouvernement aux enseignants n’induira en fait
qu’une infime augmentation des salaires, soit 25% du salaire de base
ou 3 000 à 6 000 dinars». Le conférencier a souligné l’urgence de
l’élaboration d’une politique salariale réelle avant de réitérer les
quatre principales revendications du dernier mouvement de
protestation. Des revendications qui «restent toujours
d’actualité», fait-il remarquer. Il s’agit de «la revalorisation du
point indiciaire de 45 à 200 dinars, la promulgation du régime
indemnitaire, la retraite après 25 ans de service, la modification
du statut particulier, l’intégration des contractuels, etc.». Des
revendications que seule «la mobilisation est capable d’arracher», a
soutenu Idir Achour qui a dénoncé «le refus des négociations par les
pouvoirs publics» et plaidé pour «l’unité d’action des syndicats
autonomes pour défendre l’école publique». Et il tirera à boulets
rouges sur la Fédération des parents d’élèves qui n’est présente que
lors des grèves, ajoutant que celle-ci «est présidée par une
personne qui n’a pas d’enfants scolarisés». Sur le plan pédagogique,
le responsable du CLA estime que «le retard de 45 jours est
théoriquement impossible à rattraper», ceci en présence de ses
camarades du Snapap : adjoints d’éducation et communaux. En effet,
le représentant des adjoints d’éducation de Béjaïa (affiliés
récemment au Snapap) lancera un appel à «la mobilisation de ce
corps pour un sit-in devant le Palais du gouvernement le 14 février
prochain». Il renouvellera les revendications des adjoints
d’éducation, à savoir la classification du corps à la 10, la
restitution des droits à l’exercice dans le corps pédagogique et la
participation au poste de surveillant général après 10 ans
d’expérience. M. Ali Yahia, représentant des communaux estime que la
tutelle à elle seule ne peut rien faire. Une action globale et un
regroupement dans une centrale syndicale (CGT) s’imposent pour faire
arracher les revendications des travailleurs. M. Ali Yahia n’a pas
exclu une action mais après un travail de mobilisation des
communaux.
Tarek B.S.
Haut
A 24 heures du match capital Algérie-Angola
Les supporters
algériens croient en la victoire
A Alger comme
partout à travers le pays, on est plutôt très optimiste quant à la
victoire des Verts face à Lasplancas Negras et ce, 24 heures avant
le coup d’envoi de ce big match.
Après la tempête
c’est le retour du beau temps dans toute l’Algérie. Après une
première sortie ratée de l’équipe nationale de football face au
Malawi, les Verts se sont rachetés face à une très bonne et solide
équipe malienne bourrée de stars du ballon rond et ce, par la plus
petite des marges 1 à 0 grâce à un joli but de Halliche. Une
victoire qui vaut son pesant d’or, car elle a propulser l’Algérie à
la troisième place dans son groupe et du coup garder ses chances
intactes quant à la qualification au deuxième tour des éliminatoires
de la CAN 2010. Cette fois-ci ce n’est pas facile pour notre onze,
car il s’agit d’une équipe angolaise qui joue à domicile et devant
son public. A Alger comme partout à travers le pays, on est plutôt
très optimiste quant à la victoire des Verts face à Lasplancas
Negras et ce, 24 heures avant le coup d’envoi de ce big match. En
effet, le public algérien est non seulement très fier de son équipe
nationale après sa brillante victoire contre les Maliens, emmenés
par Kanouté, Keita, Sissoko et Diarra, qui a pu redonner un second
souffle, voire un autre espoir pour les Algériens, mais en plus, les
supporters algériens croient dur comme fer à une qualification pour
le 2e tour. «Il ne nous reste plus qu’une seule victoire contre
l’Angola pour nous qualifier pour le second tour. Personnellement,
je suis très optimiste, car notre équipe est meilleure que celle de
l’Angola», dira un jeune supporter d’El-Biar. Son voisin rétorque de
son côté: «Oui, mais il ne faut pas oublier que l’Angola joue devant
son public, un avantage de taille qui peut être fatal pour nous».
Certes, le fait de jouer à domicile face à son public pourrait être
bénéfique à l’équipe angolaise, mais il ne faut pas oublier
également que les joueurs algériens aiment ce genre de défi. Un avis
partagé par beaucoup de supporters algériens, et d’autres sont quasi
certains d’une victoire algérienne pour ce prochain match. «Avec
Ziani, Matmour, Bougherra, Ghezal, Yebda, Belhadj et Chaouchi, on
peut battre n’importe quelle équipe et dans n’importe quel stade»,
dira un autre supporter d’Alger-Centre. En plus de cette réaction
des supporters des Verts, les supportrices algériennes s’intéressent
également à l’EN et le plus étonnant c’est qu’elles suivent de très
près la CAN 2010.
«D’habitude, je ne
m’intéresse pas au football et encore moins à la Coupe d’Afrique,
mais depuis ces deux dernières années, je suis devenue une accro du
football. Je suis tout ce qui est ballon rond que ce soit au niveau
national qu’international. Cela dit, j’espère une belle victoire de
notre équipe face à l’Angola, avec un joli but de Bougherra»,
insiste une jeune supportrice de Boufarik.
La fête
sera-t-elle rééditée demain ?
Durant la nuit
d’avant-hier, les quartiers de la banlieue algéroise étaient en fête
après la belle revanche des Fennecs contre le Mali. Ils étaient des
milliers à défiler dans les rues d’Alger, à la place Audin, au
centre de la capitale, comme partout dans les autres communes. La
jubilation était présente. Des supporters défilant dans des
véhicules, des youyous, des enfants munis de drapeaux sillonnant
les rues et ruelles d’Alger, tout le monde scandait : One, Two,
Three, Viva l’Algérie. Une ambiance tout à fait différente par
rapport au premier match joué contre le Malawi. Là c’était autre
chose. Ce jour-là, les supporters algériens étaient abattus
moralement, après un sévère score 3 à 0 face à une équipe malawite
supérieure sur tous les plans. Certains n’ont pas tenu le choc et
ont pleuré. Mais fort heureusement, la réaction des Verts a été la
bienvenue, redonnant ainsi beaucoup d’espoir aux supporters
algériens. Comme partout à Alger, la commune de Kouba a été au
rendez-vous pour fêter la première victoire des Verts à la CAN 2010.
Les supporters koubéens, toujours fiers au RCK, club de la banlieue,
ont manifesté leur joie après cette belle victoire. Toujours
fidèles, les Koubéens sont sortis par centaines dans les rues de
cette commune. Au célèbre quartier Les Lauriers, comme au Vieux
Kouba ou encore à Ben Omar, Garidi, Jolie Vue et Les Annassers, les
gens scandaient tous les slogans de l’Algérie. Des scènes presque
similaires que celles du match d’Oum Derman, où notre équipe a
arraché son billet pour le Mondial sud-africain face aux Pharaons.
Le match de ce lundi face à l’Angola sera capital pour les Verts,
car il déterminera si l’Algérie continuera son aventure africaine.
Autrement dit, la question est de savoir si les supporters algériens
vont défiler ou pas demain, car tout dépend du score. Alors,
croisons les doigts pour une victoire des Verts contre l’équipe
angolaise.
Par Sofiane Abi
Haut
Retour prochain de l’ambassadeur égyptien?
Abou El Gheit :
«La relation entre l’Algérie et l’Egypte s’améliorera bientôt»
«Les relations
algéro-égyptiennes ont toujours été positives (mais entachées) par
le football et un rendement, qui ne devait pas avoir lieu, d’une
certaine presse», a déclaré le ministre égyptien des Affaires
étrangères, Abou El Gheit, dans un entretien paru dans l’édition
d’avant-hier d’Asharq Awsat, ajoutant que «je ne crois pas qu’il y
ait quelque chose d’essentiel qui entrave» ces relations. C’est un
ministre égyptien des Affaires étrangères qui tente de minimiser
l’ampleur des événements qui ont émaillé les relations entre les
deux pays, avec une certaine rupture avec de précédents propos
hostiles à l’Algérie, tenus après le match de football ayant opposé
notre équipe nationale et l’équipe nationale égyptienne au Soudan.
«La relation entre l’Algérie et l’Egypte est bonne et s’améliorera
avec le temps et dans pas longtemps», a lancé Abou El Gheit. Il a
évoqué la proposition faite par le président égyptien de tenir un
sommet de la Ligue arabe qui sera consacré à la «réconciliation»
entre pays arabes, en qualifiant les désaccords existant entre des
pays arabes de «dangereux», ajoutant qu’«il faut une mobilisation
active pour le retour de la concorde dans les situations arabes». Il
est à noter que l’ambassadeur d’Egypte en Algérie a été rappelé pour
«concertations» au lendemain du match de football qui a eu lieu le
18 novembre 2009. Depuis, cet ambassadeur n’a pas regagné son poste
en Algérie et des voix, en Egypte, ont conditionné son retour par
«la présentation d’excuses par l’Algérie ou le dédommagement
d’entreprises égyptiennes en Algérie». Des demandes d’excuses
rejetées par l’Algérie qui a expliqué, pour ce qui est des
dédommagements, que c’est une affaire qui concerne les assurances.
Des observateurs de la scène politique estiment que par la
proposition de Hosni Moubarek de tenir un sommet de la Ligue arabe
consacré à la «réconciliation», le président égyptien chercherait à
mettre fin à «l’embrouille» existant entre l’Algérie et l’Egypte et
favoriser le retour de l’ambassadeur égyptien qui a quitté l’Algérie
il y a presque deux mois.
S. A.
Haut
Pénurie de matériaux de construction
Les cimenteries
accusées de spéculation
La
décision d’importation de 1 million de tonnes n’est pas en mesure de
répondre au déficit et rétablir l’équilibre entre l’offre et la
demande tant qu’on ne fera rien pour arrêter la spéculation.
Malgré
l’importation de grandes quantités de ciments et l’annonce des
pouvoirs publics d’en importer davantage pour combler le déficit
enregistré au niveau des usines de production nationales, le
problème persiste et les entrepreneurs trouvent toujours du mal à
achever leurs chantiers.
A ce sujet, le
président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA),
Mouloud Kheloufi, a estimé, hier au siège de l’association à Alger,
à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la présentation
de l’état des lieux du secteur du BTPH, que «la
décision d’importation de 1 million de tonnes n’est pas en mesure de
répondre au déficit et rétablir l’équilibre entre l’offre et la
demande tant qu’on ne fera rien pour arrêter la spéculation». Sans
détour, Kheloufi a carrément pointé du doigt les cimenteries d’être
elles-mêmes à l’origine du mal. «Comment peut-on parler d’une
pénurie de ciment au moment où des quantités sont réservées dans des
hangars et cédées au prix fort». «Cette situation est née d’une
spéculation pratiquée en amont, soit au niveau des unités de
production», a-t-il accusé avant d’illustrer : «Un entrepreneur qui
passe commande de 40 tonnes pour réaliser une phase de son projet se
voit livrer seulement 10 tonnes. Cet entrepreneur qui se voit obligé
de terminer son chantier dans les délais n’a d’autre choix que de se
rabattre sur le marché parallèle pour acquérir les 30 tonnes
manquantes, qui sont en fait vendues aux revendeurs». Pis encore, le
président de l’Agea a révélé qu’au moment où on parle de crise de ce
matériau, «le ciment algérien passe par nos frontières pour être
vendu au Maroc».
Même si le
problème du ciment est considéré comme étant le plus épineux et qui
entrave l’avancement des projets dans le domaine du BTPH, le
président de l’Agea a également souligné celui des créances des
entreprises qui sont retenues par l’administration. «Le problème des
créances reste toujours d’actualité même si elles enregistrent un
recul. Car en 2007, elles étaient de 40 milliards de DA pour passer
en 2008 à 27 milliards, dont 19 à 20 milliards concernent les
avenants des entreprises», a-t-il déclaré.
Sur un autre
registre, le président de l’association des entrepreneurs n’a pas
omis de critiquer la mesure du crédit documentaire qui a été prise
dans le cadre de loi de finances 2009, lequel à ses yeux, a
réellement handicapé les entreprises algériennes puisqu’il favorise
plus les fournisseurs étrangers que les entreprises
algériennes «avant l’entrée en vigueur de cette mesure, c’était nous
qui maîtrisons le temps, la qualité et le prix. Mais depuis, les
fournisseurs nous envoient de la marchandise de mauvaise qualité
dans les délais qu’ils veulent et une fois arrivée au port, nous
n’avons même pas le droit de refuser de la prendre si elle n’est pas
conforme aux conditions indiquées dans la commande», a-t-il déploré.
Du fait de toutes ces contraintes, Kheloufi a dressé un triste bilan
de la situation dans laquelle se trouvent les entreprises
nationales. «Entre 150 et 200 entreprises ont mis la clé sous le
paillasson depuis l’été dernier et celles qui font dans
l’importation sont réduites à 40 %», a-t-il conclu.
Par Hafid
Mesbah
Haut
Amar Amokrane, entrepreneur et membre de l'AGEA
«30% des
entreprises engagées dans le séisme de 2003 ne sont pas encore pas
payées»
Le Jour
d’Algérie : Dans un pays comme l’Algérie où beaucoup de chantiers
restent ouverts, l’implication des entreprises nationales, notamment
privées reste faible comparée à celle des entreprises étrangères,
pourquoi selon vous ?
Amar Amokrane :
Jusqu’à aujourd’hui, on n’a pas donné aux entreprises nationales la
place qu’elles méritent et restent toujours mal vues, accusées de
fraude et de manque de compétence. Cette méfiance et ce mépris ne
doivent pas être généralisés puisque le nombre de sociétés
malhonnêtes est insignifiant par rapport au reste. D’ailleurs, le
président de l’Agea l’a si bien indiqué en parlant d’un taux
d’entreprises fraudeuses qui ne dépasserait pas 0,79 % au moment où
il est de 25% en Europe et 70% dans les pays africains.
On reproche
également aux entreprises locales ne pas avoir les qualifications
pour la réalisation de projets, qu’en pensez-vous ?
Cette situation de
manque de qualification s’est accentuée après le séisme de 2003
lorsque des individus qui n’ont rien à voir avec le secteur du
bâtiment ont profité de l’urgence à remettre en état les
infrastructures démolies en créant des entreprises et se lancer dans
l’activité.
A ce moment
précis, personne ne leur a rien demandé, mais depuis les choses ont
changé et il faut bien adopter les mesures qu’il faut. A ce sujet,
30% des entrepreneurs qui ont contribué à la reconstruction des
zones touchées par le séisme ne sont encore pas payées. Revenant aux
qualifications, les maîtres de l’œuvre exagèrent dans les
procédures, car même pour de simples travaux de peinture, ils
demandent des qualifications de 3e ou 4e catégorie alors qu’il
suffit de la qualification 1 ou 2 pour les faire.
Certains appels
d’offres ont été réservés aux entreprises nationales, n’est-ce pas
un encouragement pour elles ?
Ces appels
d’offres sont réservés aux grandes entreprises et non pas aux
petites et moyennes.
Car celles qui en
souffrent le plus sont plutôt cette dernière catégorie vers
lesquelles il faut regarder si on veut éviter leur disparition.
Entretien
réalisé par H. M.
Haut
Maintien de l'Algérie sur la liste des pays à risque
Le mouvement
associatif se réveille
Si quelques partis
politiques à l’exception du RND et de Enahdha, ont préféré garder le
silence par rapport à la décision des Etats-Unis et de la France de
classer l’Algérie sur la liste des pays à risque, le mouvement
associatif algérien se réveille enfin et essaye de se rattraper en
dénonçant l’attitude américaine et française.
Dans ce cadre,
Saïda Benhabylès, présidente de la Fédération internationale des
associations des victimes du terrorisme, actuelle présidente du
Mouvement féminin de solidarité avec la femme rurale, ancienne
ministre des Affaires sociales et ancienne sénatrice, a pris
l’initiative pour dénoncer le classement de l’Algérie sur la liste
des pays à risque. Mme Benhabylès qui s’est présentée comme «prix
des Nations unies pour le mouvement associatif dans la lutte contre
le terrorisme en 2001» a déclaré hier dans un point de presse
qu’elle a tenu à Alger que «puisque les Etats-Unis n’ont pas retiré
leur décision qui touche la dignité de l’Algérie, on élèvera
toujours notre voix au nom de la société civile surtout après la
position officielle de l’Algérie, sans qu’il y ait jusqu’à présent
le retrait de l’Algérie de cette liste».
Dans ce contexte,
elle a ajouté :«On envoie un appel à l’opinion publique mondiale
afin de mettre un terme à cette position» «celle des Etats-Unis» qui
touche à la réputation de l’Algérie». Ajoutant qu’il s’agit d’une
«position raciste», elle a souligné que l’Algérie qui était victime
du terrorisme est maintenant «accusée». Selon l’ancienne sénatrice,
elle pourra aller jusqu’à adresser une lettre au Président
américain. Pour soutenir ses dires,
Mme Benhabylès,
cite le nom du fameux journaliste américain John Cooley, qui dans
son livre intitulé La CIA et le Djihad, 1950-2001, prouve
l’implication de la CIA dans le soutien aux mouvements islamistes.
Il faut dire que
le réveil du mouvement associatif algérien, même s’il s’agit d’une
seule association, intervient après que les pouvoirs publics ont
rendu public la position officielle de l’Algérie qui attend d’être
retirée des listes américaine et française de pays à risque et
estime que la France et les Etats-Unis doivent «apporter des
explications». C’est ce qu’a déclaré mercredi dernier à la Radio
nationale le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Il
avait affirmé aussi que l’Algérie a jugé «inappropriée» la décision
des Etats-Unis de l’inscrire parmi les 14 pays dont les
ressortissants pourront être sujets à des contrôles spécifiques dans
les aéroports américains et demande à être exclue de cette liste
ajoutant que «la mesure dénote une politique de deux poids deux
mesures».
Pour rappel, les
ambassadeurs des Etats-Unis et de France à Alger ont été récemment
convoqués au ministère des Affaires étrangères où la position de
l’Algérie leur a été précisée. Mais depuis, aucune position
officielle de la part des deux pays (Etats-Unis et France) n’a été
donnée et l’Algérie qui figure toujours sur la fameuse liste des
pays à risque.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Ils demandent un engagement officiel de l'usine et de l'Etat
Les
travailleurs d’ArcelorMittal poursuivent leur grève
Les 7 200 salariés
du complexe sidérurgique d'Annaba ne décolèrent pas. Ils
maintiennent la pression sur la direction générale de l'usine et le
gouvernement algérien.
En grève illimitée
depuis le 12 janvier, les travailleurs d’ArcelorMittal ont décidé de
poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction
des revendications liées au plan d’investissement de l’usine. Le
secrétaire général du syndicat de l’entreprise, Smaïn Koudria a
affirmé, lors d’une conférence de presse tenue hier, que la reprise
du travail est conditionnée par un engagement officiel et écrit de
la direction générale d’ArcelorMittal et du gouvernement algérien
quant à la concrétisation de ce plan d’investissement global qui
doit tenir compte de la réhabilitation de la cokerie. A l’origine de
ce mouvement social, rappelons-le, qui touche le complexe
sidérurgique de Annaba, ancienne entreprise publique rachetée à
70% par
ArcelorMittal en 2001, l’arrêt pour cause de danger de l’unité
cokerie, vieille de 30 ans, et que la direction d’entreprise refuse
de rénover a lors qu’elle s’y était engagée. Le syndicat
d’entreprise en appelle à l’Etat, qui détient 30% du capital, afin
qu’il intervienne. La fermeture définitive de la cokerie risque
d’entraîner, selon les syndicalistes, une réduction du plan de
charge de l’entreprise avec, à la clé, une compression d’effectifs,
alors qu’ArcelorMittal a enregistré fin 2009 des résultats
bénéficiaires sur son site algérien. Ce mouvement de grève n’a pas
laissé la direction générale d’ArcelorMittal indifférente. Elle a
réagi avant même que les travailleurs du complexe passent à
l’action. En réaction à la grève, le P-DG d’ArcelorMittal, Vincent
Legouic, a dévoilé son plan d’investissement pour les prochaines
années. «La société ArcelorMittal Annaba a investi 123 millions de
dollars dans les premières années du partenariat, entre 2001 et
2009. Elle prépare également un plan d’investissement pour la
période de 2010 à 2014 de plus de 350 millions de dollars, dont 30
seront réalisés dès 2010», avait déclaré M.Legouic. Amar Belkacemi,
P-DG du groupe Sider, a tenté également de calmer les travailleurs
du complexe sidérurgique, lors de la marche de protestation qu’ils
avaient effectuée jeudi dernier. La direction de ce groupe a en
effet proposé dans une lettre adressée aux pouvoirs publics
algériens, un plan d’investissement global et durable pour
l’Algérie. C’est ainsi que la direction de l’usine entend relancer
le projet de Bellara à Jijel par l’implantation d’une usine à
réduction directe (transformation des billettes en rond à béton)
d’une capacité de 3 millions de tonnes par an. Le directeur général
dit attendre un agenda de rencontres de la part des pouvoirs
publics, pour permettre la mise en œuvre de ce plan. En résumé, la
direction de ce complexe affiche son accord total sur tous les
points inscrits dans la plateforme de revendications du préavis de
grève du partenaire social, excepté le principal, la réhabilitation
de l’unité cokerie qui emploie 320 salariés. Une revendication à
laquelle les travailleurs ne sont pas prêts à concéder. En adoptant
cette politique des petits pas, la direction générale d’ArcelorMittal
a échoué dans ses démarches tendant à convaincre le syndicat de
l’entreprise à mettre fin au mouvement de débrayage. Les
travailleurs ont rejeté en bloc le plan d’investissement d’Arcelor
en le jugeant insuffisant. En attendant l’aboutissement de ces
tractations, le mot d’ordre de grève générale et illimitée est
maintenu avec un service minimum.
Par Hocine L.
Haut
Tribunal de Sidi M'hamed
Aujourd’hui se
décide l’avenir de l’Enaditex
Après deux
reports, la chambre sociale relevant du tribunal correctionnel de
Sidi M’hamed prononcera aujourd’hui la dissolution ou non de
l’entreprise algérienne de textile, Enaditex. Les avocats du
collectif des syndicalistes de l’entreprise Enaditex croient dur
comme fer à une décision en faveur de leurs clients, une victoire
pour les travailleurs de cette entreprise. «Nous avons une grande
confiance en la justice algérienne. Ceci dit, nous avons un grand
espoir quant à l’avenir de l’Enaditex, vu le dossier très solide en
faveur de nos clients», indiquent les avocats du collectif des
syndicalistes de l’entreprise quelques heures avant le verdict
final. Les regards des 800 travailleurs de l’Enaditex seront braqués
aujourd’hui sur le tribunal de Sidi M’hamed. Ces derniers espèrent
que le tribunal prononce une décision en leur faveur, car la
dissolution irrévocable de leur entreprise sera synonyme de
chômage. Une crainte partagée par M. Zanadi, membre du syndicat de
l’Enaditex. Ce dernier parle d’un risque majeur sur l’avenir de
centaines de travailleurs de cette entreprise. Le chômage sera l’une
des répercussions les plus graves si la dissolution est prononcée
par le tribunal de Sidi M’hamed. Mais, face à cette probabilité, le
syndicat de l’Enaditex a déjà tout prévu. D’abord, si la chambre
sociale du tribunal de Sidi M’hamed prononce son verdict au profit
des représentants de la SGP (partie en conflit avec l’Enaditex),
soit la dissolution de l’Enaditex, les syndicalistes se pourvoiront
en cassation. Puis, des sit-in et des rassemblements seront
également organisés les semaines à venir jusqu’à ce qu’ils
obtiennent gain de cause. Des lettres ouvertes seront destinées au
président de la République, au Premier ministre et au ministre du
Travail pour attirer leur attention sur cette pénible situation. En
résumé, les syndicalistes de l’Enaditex promettent une résistance
contre la dissolution de leur entreprise. Rappelons d’autre part que
le tribunal de Sidi M’hamed a déjà reporté son verdict, et ce, en
l’absence des représentants de la SGP Industrie Manufactury, qui ont
décidé la dissolution de l’Enaditex. Aux deux premières audiences,
il n’y avait que les représentants des travailleurs, leur défense,
et les représejntnats du Centre national du registre du commerce (CNRC).
Suite à cela, le juge en charge de l’étude du référé a décidé de
renvoyer l’affaire une nouvelle fois (pour aujourd’hui), exigeant la
présence des deux parties concernées dans cette affaire. La SGP
avait pris la décision de dissoudre l’Enaditex il y a près de deux
mois. Depuis, les travailleurs de cette entreprise ont opposé une
résistance farouche afin que la SGP revienne sur sa décision.
Plusieurs sit-in ont été observés par les syndicalistes de l’Enaditex
avec le feu vert de l’UGTA qui soutient les revendications logiques
de ces travailleurs. L’Enaditex, ce fleuron de l’économie
algérienne, faut-il le rappeler, était le partenaire officiel de
l’équipe nationale algérienne de football. Aujourd’hui, il ne reste
plus que 350 infrastructures, 160 unités entre aires de stockage et
magasins à travers le pays. Cette situation est le résultat de la
mauvaise gestion de cette entreprise depuis ces dix dernières
années. Ses responsables ont largement démontré leur incompétence à
gérer une telle entreprise.
Sofiane Abi
Haut
Universités
Pas de halte à
la politique d’arabisation
Le ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid
Harraoubia, a réaffirmé jeudi dernier l’attachement du gouvernement
à la politique d’arabisation de l’enseignement supérieur. En réponse
à une question orale d’un député de l’APN au cours d’une session
plénière sur les raisons qui retardent l’arabisation des classes
scientifiques et de technologie à l’université algérienne, le
ministre a souligné que celle-ci n’a ménagé aucun effort pour la
promotion de la langue arabe dans les domaines de l’enseignement et
de la recherche ou dans l’administration universitaire.
«L’université algérienne était et continue d’être la promotrice
principale de la langue arabe à grande échelle», a-t-il soutenu. Le
ministre a précisé que l’utilisation de la langue arabe s’étalera à
d’autres disciplines scientifiques. «L’arabisation de l’enseignement
supérieur se concrétise à travers son utilisation non seulement dans
les sciences humaines et sociales mais aussi dans les spécialités
des sciences exactes comme les mathématiques, la physique et la
chimie», a souligné le ministre. A cet effet, le premier responsable
du secteur de l’Enseignement supérieur appelle à la prudence quant à
l’application de cette politique linguistique à l’université.
«L’intérêt accordé à la langue arabe en tant que langue
d’enseignement principale ne doit pas nous amener à faire dans la
précipitation, surtout lorsqu’il s’agit de spécialités dont les
conditions pédagogiques ne sont pas suffisamment réunies pour
permettre des initiatives dans ce sens», indique-t-il. S’agissant de
la problématique des sciences technologiques et des sciences
médicales, Harraoubia a estimé qu’«elle ne concernait pas uniquement
l’université algérienne mais toutes les universités arabes qui
utilisent une langue étrangère dans l’enseignement de ces
spécialités».
520 bourses de
formation à l’étranger
Sur un autre
chapitre, Harraoubia a annoncé que 520 bourses d’études et de
formation à l’étranger seront attribuées aux étudiants et
enseignants sur la base d’un concours prévu en mars. Le ministre a
affirmé à cet effet que ces primes concerneront différentes
spécialités dont les mathématiques, l’informatique, la gestion et
les sciences économiques. S’agissant du phénomène de la fuite des
cerveaux, le ministre a indiqué qu’au cours des cinq dernières
années, tous les étudiants et enseignants qui sont partis pour des
études et des stages à l’étranger dans le cadre de ces bourses sont
revenus au pays. A une question sur ce qu’il a qualifié de «plagiat
des mémoires de fin d’études», Harraoubia a souligné que ce
phénomène n’existe pas, précisant que le thème des mémoires préparés
par les étudiants à la fin de leur cursus doit être enregistré au
niveau du Cerist afin d’éviter qu’il soit traité par d’autres
étudiants.
Tayeb Louh :
«Les années d’inactivité pour des faits liés à la tragédie nationale
comptabilisées»
De son côté, le
ministre du Travail et de la Sécurité sociale a affirmé que «les
années d’inactivité des travailleurs licenciés pour des faits liés à
la tragédie nationale sont comptabilisées pour leur départ à la
retraite, étant considérées comme des années de service», ajoutant
que «668 dossiers ont été pris en charge». Cette mesure est prise,
selon lui, en vertu d’un décret présidentiel n°06-124 promulgué en
2006 au titre des textes d’application de la charte pour la paix et
la réconciliation nationale qui fixe les modalités de réintégration
ou d’indemnisation des personnes ayant fait l’objet de mesures
administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie
nationale. Sur les méthodes adoptées pour le calcul des années
d’inactivité des travailleurs au système de retraite, Louh a indiqué
que «les personnes concernées bénéficient du rachat des cotisations,
au titre de la sécurité sociale, pour les années d’inactivité
résultant du licenciement».
Synthèse H. L.
Haut
Entretien avec Ali Christian Zabat, directeur général de la
société Entre Deux Rivages (EDR)
Un événement
d’envergure internationale en gestation
Ali Christian
Zabat, directeur général de la société Entre Deux Rivages (EDR) est
un algéro-français spécialisé dans l’organisation d’événements
sportifs et culturels internationaux. Il a été le premier à
organiser, il y a quelques semaines, un festival d’envergure
internationale relatif au catch mexicain en France. Il prépare pour
l’Algérie un projet d’événement mettant sur le même terrain des
champions internationaux de football.
Propos recueillis
par Ahmed Gasmia
Le Jour
d’Algérie : Vous venez d’organiser le premier festival de catch
mexicain en France. Pouvez-vous nous en parler ?
Ali Christian
Zabat : Cet événement entre
dans le cadre des échanges entre la France et le Mexique et
s’inscrit dans le cadre des festivités de l’année du Mexique en
France prévue pour 2011. J’ai pensé que l’organisation d’un festival
sportif était le meilleur moyen de faire connaître la culture
mexicaine en France, à plus forte raison que le catch mexicain,
appelé aussi Lucha Libre, fait partie intégrante du folklore
mexicain. Nous avons réussi, lors de cet événement, à faire
connaître ce sport très particulier et très différent des autres
genres de catch en France.
Vous avez déjà
organisé des événements en Algérie. Est-ce que vous envisagez d’en
organiser d’autres prochainement ?
J’ai
effectivement organisé des événements en Algérie et mon expérience
dans mon pays d’origine a été marquée par des succès mais aussi par
des échecs. Entre 2003 et 2007, j’ai lancé des événements, en
Algérie, en tant que particulier. A partir de l’année 2008, j’ai
créé la société Entre Deux Rivages, une société d’événementiels qui
a pour objectif de rapprocher les peuples des deux rives de la
Méditerranée. Mon prochain projet pour l’Algérie est l’organisation
d’un événement qui est, en fait, une sorte d’hommage à notre équipe
nationale qui s’est qualifiée pour le Mondial. Je pense, en fait, à
une rencontre réunissant des joueurs, dont certains ont une
renommée mondiale. «Le trophée des légendes» est l’intitulé choisi
pour cet événement qui sera présenté comme étant une rencontre de
gala avec des remises de trophées à la clôture. La date n’a pas
encore été choisie, mais les Algériens le sauront en temps voulu.
Est-ce que cet
événement nécessite la participation de partenaires locaux ?
En réalité,
j’aurais certainement besoin de l’aide des autorités algériennes
pour mettre sur pied ce projet. Vous savez, dans ce genre
d’événements, il faut réunir un ensemble d’ingrédients pour garantir
leur bon déroulement. Parfois, il suffit juste qu’une autorisation
ne soit pas accordée pour que tout s’arrête.
Qu’attendez-vous exactement de cet événement ?
Cet événement
permettra de faire connaître davantage l’Algérie dans un contexte où
tous les regards seront tournés vers le Mondial. En termes
d’animation et d’implication émotionnelle, je pense que l’impact
sera important en Algérie. D’un autre côté, les retombées, en termes
d’images, auront une dimension internationale.
A. G.
Haut
Flambée des prix des fruits
L’orange à 150
DA/kg et les dattes à 320
Le marché des
agrumes enregistre ces jours-ci une hausse des prix qui inquiète
considérablement les ménages qui redoutent cette hausse qui ne
semble pas évidente pour eux. Acheter un kilo d’oranges à 150 DA est
devenu impossible en raison des prix qui dépassent la normale.
Cette flambée des prix est due essentiellement à la forte demande
sur ces agrumes qui sont les fruits les plus prisés en cette
période. Un petit tour au niveau des différents marchés de la
capitale nous a permis de constater une hausse vertigineuse des prix
et les citoyens accusent les détaillants et comme toujours les
consommateurs en sont les victimes, nous dit une vieille femme,
rencontrée au Marché «Tnach» à Belouizdad. «La clémentine et
l’orange sont vendues entre 120 et 150 DA, la mandarine entre 120 et
130 DA ; j’estime que ces prix dépassent la normale en passant de
100 DA à 150 DA en l’espace de quelques jours», déplore-t-elle. De
son côté, Rokaia, femme au foyer, rencontrée au même marché, estime
également que cette hausse des prix est due à la forte demande de ce
fruit en cette période. «Certains détaillants profitent en cette
période d’hiver pour augmenter leurs chiffres d’affaires en dépit du
faible pouvoir d’achat du consommateur». Et
d’enchaîner : «Normalement, les prix ne devraient pas atteindre ce
seuil surtout qu’on est un pays producteur d’agrumes. Je me demande
où se situe le problème», martèle-t-elle. Pour sa part, Fodil, un
client rencontré au marché Clauzel, estime que les prix des fruits
notamment les agrumes resteront élevés tant que le marché n’est pas
régulé en raison d’absence de règles qui définissent les
prix. «Comme vous le voyez, les oranges affichent des prix
exorbitants et qui ne sont pas à la portée de tout le monde. En
effet, l’orange est cédée entre 130 et 150 DA le kilogramme, la
mandarine entre 120 et 130 DA; le pamplemousse est cédé entre 60 et
70 DA le kilo, le citron entre 100 et 120 DA, et ce dernier a
d’ailleurs connu une baisse des prix par rapport à la saison
estivale», dit-il. Il faut savoir que cette frénésie des prix ne
semble pas évidente pour les consommateurs qui se rabattent sur les
produits moins chers. «A cause de cette flambée des prix, je me
rabat parfois sur les produits de deuxième choix, des oranges à 80
DA me suffisent largement pour me régaler le soir avec ma petite
famille», nous lance
Abdelhadi, père de
trois enfants, rencontré au marché «Tnach». Et d’ajouter : «Parfois,
je n’hésite pas à les acheter assez cher quand je dois rendre visite
à un malade», dit-il. De leur côté, certains vendeurs estiment que
cette flambée des prix des agrumes est due à la faible production
saisonnière où un grand nombre d’arbres en floraison sont endommagés
en période de grand froid. Cette hausse des prix est constatée aussi
pour les dattes, où leurs prix grimpent d’une manière vertigineuse.
Elles sont d’aileurs cédées entre 250 et 300 DA le kilogramme,
tandis que la fameuse «Deglet Nour», est cédée à 320 DA. «Je dirai
que ces prix sont en constante augmentation en raison de la faible
production et du coût élevé des produits phytosanitaires destinés au
traitement des palmiers ainsi que d’autres contraintes qui peuvent
aussi freiner l’activité du commerçant, à savoir les coûts élevés
des déplacements et les mauvaises conditions de stockage», nous dit
un vendeur.
Mehdi I.
Haut
Commerce
Des jeunes
réclament des locaux
Des escarmouches
entre des jeunes et les forces de l’ordre ont éclaté hier matin à la
cité des 2000 logements de la nouvelle ville de Tizi Ouzou. Les
jeunes manifestants ont pris possession du site abritant les
anciennes galeries Aswak situées sur le boulevard des frères Beggas
pour ériger des baraques devrant servir de commerce. Mais les forces
de l’ordre sont intervenues hier à la première heure pour occuper
les lieux. Après un échange de propos entre les deux parties, la
tension est montée d’un cran avant que des émeutes éclatent. Au
moins 8 personnes ont été interpellées. Et ce n’est qu’en fin de
matinée que le calme est revenu dans ce quartier. Selon des jeunes
manifestants, les autorités locales leur auraient promis de trouver
des solutions la veille à leur revendication qui consiste en
l’affectation d’un site devant servir pour l’exercice de l’activité
commerciale, à l’instar de leurs concitoyens issus des autres
quartiers de la ville de Tizi Ouzou.
Hamid M.
Haut
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