Événement

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Affaire Sonatrach

Un géant ébranlé

Fédération nationale des journalistes algériens

Plus de 600 affaires en justice

Education

Le syndicat du CLA mobilise ses troupes

A 24 heures du match capital Algérie-Angola

Les supporters algériens croient en la victoire

Retour prochain de l’ambassadeur égyptien?

Abou El Gheit : «La relation entre l’Algérie et l’Egypte s’améliorera bientôt»

Pénurie de matériaux de construction

Les cimenteries accusées de spéculation

Amar Amokrane, entrepreneur et membre de l'AGEA

«30% des entreprises engagées dans le séisme de 2003 ne sont pas encore pas payées»

Maintien de l'Algérie sur la liste des pays à risque

Le mouvement associatif se réveille

Ils demandent un engagement officiel de l'usine et de l'Etat

Les travailleurs d’ArcelorMittal poursuivent leur grève

Tribunal de Sidi M'hamed 

Aujourd’hui se décide l’avenir de l’Enaditex

Universités

Pas de halte à la politique d’arabisation

Entretien avec Ali Christian Zabat, directeur général de la société Entre Deux Rivages (EDR)

Un événement d’envergure internationale en gestation

Flambée des prix des fruits

L’orange à 150 DA/kg et les dattes à 320

Commerce

Des jeunes réclament des locaux

 

 17/01/10

Affaire Sonatrach

Un géant ébranlé

Cette affaire n'a suscité aucun commentaire officiel. Elle n'a pas non plus provoqué une réaction du ministre de l'Energie et des Mines. Chakib Khelil n'a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach.

Mohamed Meziane, P-DG de Sonatrach, la plus grande et la plus importante entreprise du pays, a été inculpé la veille du week-end, dans une affaire de présumées malversations sur des contrats. Outre le premier responsable, deux des quatre vice-présidents de cette société ont été placés sous mandat de dépôt et un troisième sous contrôle judiciaire. Le quatrième vice-président a été désigné pour prendre l’intérim de M. Meziane à la tête de Sonatrach. Cette affaire n’a suscité aucun commentaire officiel. Elle n’a pas non plus provoqué une réaction du ministre de l’Energie et des Mines. Chakib Khelil n’a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach. Il s’est contenté de nommer un intérimaire, sans l’annoncer officiellement, et de poursuivre son activité en se rendant jeudi à Tamanrasset, comme si l’inculpation de Mohamed Meziane et l’arrestation de deux vice-présidents de Sonatrach étaient un non-évènement.

L’opacité continue de régner dans ce secteur-clé de l’économie nationale. L’inculpation du P-DG de la plus grande entreprise du pays aurait dû provoquer des réactions en séries et faire tomber des têtes au sein du gouvernement. Le silence de Khelil sur l’inculpation de M. Meziane, qu’il a lui-même placé à la tête de Sonatrach, est troublant. Le ministre ne pouvait pas dire qu’il ignorait totalement ce qui se passait au 8, chemin du réservoir à Hydra, siège de Sonatrach. L’implication de Khelil dans la gestion des affaires est un secret de polichinelle. «Mohamed Meziane exécute les directives et orientations du ministre. Même pour conclure de petits contrats, il demande l’avis du ministre. Meziane ne prend pas de décisions sans l’aval de Khelil», affirme un cadre de Sonatrach.

R. N.

 

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Fédération nationale des journalistes algériens

Plus de 600 affaires en justice

«Les conflits socio-juridiques entre les journalistes et leurs patrons et avec d’autres institutions et organismes pour délit de presse et diffamation qui se trouvent au niveau de la justice se chiffrent à plus 600 affaires, dont les 2/3 relèvent de la diffamation», a indiqué hier Abdenour Boukhamkham, secrétaire général de la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) lors de la cérémonie de signature d’un accord avec des bureaux d’avocats algériens à la Maison de la presse Tahar-Djaout

A ce sujet, le SG de la FNJA affirmera que cet accord «vient essentiellement pour accompagner les journalistes dans les conflits socio-juridiques auxquels ils font face avec leurs patrons ou autres, notamment en cas de diffamation, et surtout lorsqu’ils ne sont pas assistés par leurs employeurs en ce qui concerne leur défense». Pour M. Boukhamkham, la signature de cet accord avec le collectif d’avocats est une des recommandations issues du Conseil national de la FNJA tenu dernièrement à Sidi Fredj. Pour Maître Noureddine Benissad, coordinateur du collectif d’avocats et vice-président de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH),  «c’est une initiative que l’on attendait de la part de la corporation des journalistes vu l’implication d’un nombre important d’entre eux dans des affaires de justice». Selon l’avocat, cet accord permettra «un accompagnement dans le processus d’organisation de la Fédération nationale des journalistes dans le cadre de la défense et de la promotion des droits socioéconomiques, et des droits de l’homme d’une manière générale». En outre, Maître Benissad dira que «cette initiative nous permettra d’inculquer cette culture des droits de l’homme et de liberté d’expression, et défendre les journalistes confrontés à des problèmes judiciaires».

Le juriste voit en cet accord un partenariat qui se tiendra en deux phases. La première consistera en  la prévention en termes de concepts juridiques et judiciaires, que le journaliste doit maîtriser pour éviter de commettre un délit de presse et surtout de tomber dans la diffamation et être capable de réagir à une telle accusation. La deuxième se rapporte à la formation des journalistes pour leur permettre de s’informer sur ce que prévoit la législation algérienne et internationale en matière de droits et de devoirs.

Maître Benissad rappellera à ce propos que l’Algérie a ratifié les conventions internationales qui protègent le droit et la liberté d’expression et que par voie de conséquence la liberté de la presse, le droit d’informer et la liberté d’expression d’une manière générale sont protégés par la Constitution algérienne. Soulignant les nombreuses affaires relevant du code pénal concernant particulièrement les problèmes de diffamation et les risques d’emprisonnement qu’encourt le journaliste, il y a une contradiction flagrante avec les engagements de l’Algérie en ratifiant les textes internationaux. «Il s’agit aujourd’hui de mettre la législation nationale, notamment les codes pénal et de l’information, en conformité avec les accords internationaux».

Lynda N.Bourebrab

 

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Education

Le syndicat du CLA mobilise ses troupes

«Une journée de protestation, le 27 janvier, deux autres le mois de février prochain et un rassemblement devant le Palais du gouvernement, une journée d’étude sur la violence en milieu scolaire le mois de mars et, enfin, une grève ouverte à partir du mois de février si les revendications du CLA ne sont pas satisfaites». C’est la série d’actions fixée d’ores et déjà par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), a annoncé Idir Achour, le chargé de communication du syndicat, lors d’une conférence de presse tenue à Béjaïa hier. Idir Achour, qui a lancé un appel à «une large mobilisation des travailleurs et des syndicats de l’éducation», estime que «c’est l’unique moyen» de faire aboutir les attentes des travailleurs, invitant les autres syndicats à y adhérer. Le conférencier dira :  «Trois semaines après l’arrêt de la grève,  nous n’avons rien vu de concret». «Pire, ajoutera-t-il, on attendait l’augmentation de nos salaires, nous avons été surpris par celle du marché à près de 100% et les factures vont encore grimper cette année», prévoyant une flambée du coût de l’eau, de l’électricité, du gaz et du carburant et, par conséquent, une baisse du pouvoir d’achat durant l’année en cours.  «Nous étions opposés à l’arrêt du mouvement de grève pour ces même raisons, nous n’avons pas été écoutés et le temps a fini par nous donner raison», a-t-il indiqué. Et de faire observer que «l’enveloppe financière réservée par le gouvernement aux enseignants n’induira en fait qu’une infime augmentation des salaires, soit 25% du salaire de base ou 3 000 à 6 000 dinars». Le conférencier a souligné l’urgence de l’élaboration d’une politique salariale réelle avant de réitérer les quatre principales revendications du dernier mouvement de protestation. Des revendications qui  «restent toujours d’actualité», fait-il remarquer. Il s’agit de «la revalorisation du point indiciaire de 45 à 200 dinars, la promulgation du régime indemnitaire, la retraite après 25 ans de service,  la modification du statut particulier,  l’intégration des contractuels, etc.».  Des revendications que seule «la mobilisation est capable d’arracher», a soutenu Idir Achour qui a dénoncé «le refus des négociations par les pouvoirs publics» et plaidé pour «l’unité d’action des syndicats autonomes pour défendre l’école publique». Et il tirera à boulets rouges sur la Fédération des parents d’élèves qui n’est présente que lors des grèves, ajoutant que celle-ci «est présidée par une personne qui n’a pas d’enfants scolarisés». Sur le plan pédagogique, le responsable du CLA estime que «le retard de 45 jours est théoriquement  impossible à rattraper», ceci en présence de ses camarades du Snapap : adjoints d’éducation et communaux. En effet, le représentant des adjoints d’éducation de Béjaïa (affiliés récemment  au Snapap) lancera un appel à «la mobilisation de ce corps pour un sit-in devant le Palais du gouvernement le 14 février prochain». Il renouvellera les revendications des adjoints d’éducation, à savoir la classification du corps à la 10, la restitution des droits à l’exercice dans le corps pédagogique et la participation au poste de surveillant général après 10 ans d’expérience. M. Ali Yahia, représentant des communaux estime que la tutelle à elle seule ne peut rien faire. Une action globale et un regroupement dans une centrale syndicale (CGT) s’imposent pour faire arracher les revendications des travailleurs.  M. Ali Yahia n’a pas exclu une action mais après un travail de mobilisation des communaux.

Tarek B.S.   

 

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A 24 heures du match capital Algérie-Angola

Les supporters algériens croient en la victoire

A Alger comme partout à travers le pays, on est plutôt très optimiste quant à la victoire des Verts face à Lasplancas Negras et ce, 24 heures avant le coup d’envoi de ce big match.

Après la tempête c’est le retour du beau temps  dans toute l’Algérie. Après une première sortie ratée de l’équipe nationale de football face au Malawi, les Verts se sont rachetés face à une très bonne et solide équipe malienne bourrée de stars du ballon rond et ce, par la plus petite des marges 1 à 0 grâce à un joli but de Halliche. Une victoire qui vaut son pesant d’or, car elle a propulser l’Algérie à la troisième place dans son groupe et du coup garder ses chances intactes quant à la qualification au deuxième tour des éliminatoires de la CAN 2010. Cette fois-ci ce n’est pas facile pour notre onze, car il s’agit d’une équipe angolaise qui joue à domicile et devant son public. A Alger comme partout à travers le pays, on est plutôt très optimiste quant à la victoire des Verts face à Lasplancas Negras et ce,  24 heures avant le coup d’envoi de ce big match. En effet, le public algérien est non seulement très fier de son équipe nationale après sa brillante victoire contre les Maliens, emmenés par Kanouté, Keita, Sissoko et Diarra, qui a pu redonner un second souffle, voire un autre espoir pour les Algériens, mais en plus, les supporters algériens croient dur comme fer à une qualification pour le  2e tour. «Il ne nous reste plus qu’une seule victoire contre l’Angola pour nous qualifier pour le second tour. Personnellement, je suis très optimiste, car notre équipe est  meilleure que celle de l’Angola», dira un jeune supporter d’El-Biar. Son voisin rétorque de son côté: «Oui, mais il ne faut pas oublier que l’Angola joue devant son public, un avantage de taille qui peut être fatal pour nous». Certes, le fait de jouer à domicile face à son public pourrait être bénéfique à l’équipe angolaise, mais il ne faut pas oublier également que les joueurs algériens aiment ce genre de défi. Un avis partagé par beaucoup de supporters algériens, et d’autres sont quasi certains d’une victoire algérienne pour ce prochain match. «Avec Ziani, Matmour, Bougherra, Ghezal, Yebda, Belhadj et Chaouchi, on peut battre n’importe quelle équipe et dans n’importe quel stade», dira un autre supporter d’Alger-Centre. En plus de cette réaction des supporters des Verts, les supportrices algériennes s’intéressent également à l’EN et le plus étonnant c’est qu’elles suivent de très près la CAN 2010.

«D’habitude, je ne m’intéresse pas au football et encore moins à la Coupe d’Afrique, mais depuis ces deux dernières années, je suis devenue une accro du football. Je suis tout ce qui est ballon rond que ce soit au niveau national qu’international. Cela dit, j’espère une belle victoire de notre équipe face à l’Angola, avec un joli but de Bougherra», insiste une jeune supportrice de Boufarik.

La fête sera-t-elle rééditée demain ?

Durant la nuit d’avant-hier, les quartiers de la banlieue algéroise étaient en fête après la belle revanche des Fennecs contre le Mali. Ils étaient des milliers à défiler dans les rues d’Alger, à la place Audin, au centre de la capitale, comme partout dans les autres communes. La jubilation était présente. Des supporters défilant dans des véhicules, des youyous,  des enfants munis de drapeaux sillonnant les rues et ruelles d’Alger, tout le monde scandait : One, Two, Three, Viva l’Algérie. Une ambiance tout à fait différente par rapport au premier match joué contre le Malawi. Là c’était autre chose. Ce jour-là, les supporters algériens étaient abattus moralement, après un sévère score 3 à 0 face à une équipe malawite supérieure sur tous les plans. Certains n’ont pas tenu le choc et ont pleuré. Mais fort heureusement, la réaction des Verts a été la bienvenue, redonnant ainsi beaucoup d’espoir aux supporters algériens. Comme partout à Alger, la commune de Kouba a été au rendez-vous pour fêter la première victoire des Verts à la CAN 2010. Les supporters koubéens, toujours fiers au RCK, club de la banlieue, ont manifesté leur joie après cette belle victoire. Toujours fidèles, les Koubéens sont sortis par centaines dans les rues de cette commune. Au célèbre quartier Les Lauriers, comme au Vieux Kouba ou encore à Ben Omar, Garidi, Jolie Vue et Les Annassers, les gens scandaient tous les slogans de l’Algérie. Des scènes presque similaires que celles du match d’Oum Derman, où notre équipe a arraché son billet pour le Mondial sud-africain face aux Pharaons. Le match de ce lundi face à l’Angola sera capital pour les Verts, car il déterminera si l’Algérie continuera son aventure africaine. Autrement dit, la question est de savoir si les supporters algériens vont défiler ou pas demain, car tout dépend du score. Alors, croisons les doigts pour une victoire des Verts contre l’équipe angolaise.   

Par Sofiane Abi

 

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Retour prochain de l’ambassadeur égyptien?

Abou El Gheit : «La relation entre l’Algérie et l’Egypte s’améliorera bientôt»

«Les relations algéro-égyptiennes ont toujours été positives (mais entachées) par le football et un rendement, qui ne devait pas avoir lieu, d’une certaine presse», a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Abou El Gheit, dans un entretien paru dans l’édition d’avant-hier d’Asharq Awsat, ajoutant que «je ne crois pas qu’il y ait quelque chose d’essentiel qui entrave» ces relations. C’est un ministre égyptien des Affaires étrangères qui tente de minimiser l’ampleur des événements qui ont émaillé les relations entre les deux pays, avec une certaine rupture avec de précédents propos hostiles à l’Algérie, tenus après le match de football ayant opposé notre équipe nationale et l’équipe nationale égyptienne au Soudan. «La relation entre l’Algérie et l’Egypte est bonne et s’améliorera avec le temps et  dans pas longtemps», a lancé Abou El Gheit. Il a évoqué la proposition faite par le président égyptien de tenir un sommet de la Ligue arabe qui sera consacré à la «réconciliation» entre pays arabes, en qualifiant les désaccords existant entre des pays arabes de «dangereux», ajoutant qu’«il faut une mobilisation active pour le retour de la concorde dans les situations arabes». Il est à noter que l’ambassadeur d’Egypte en Algérie a été rappelé pour «concertations»  au lendemain du match de football qui a eu lieu le 18 novembre 2009. Depuis, cet ambassadeur n’a pas regagné son poste en Algérie et des voix, en Egypte, ont conditionné son retour par «la présentation d’excuses par l’Algérie ou le dédommagement d’entreprises égyptiennes en Algérie». Des demandes d’excuses rejetées par l’Algérie qui a expliqué, pour ce qui est des dédommagements, que c’est une affaire qui concerne les assurances. Des observateurs de la scène politique estiment que par la proposition de Hosni Moubarek de tenir un sommet de la Ligue arabe consacré à la «réconciliation», le président égyptien chercherait à mettre fin à «l’embrouille» existant entre l’Algérie et l’Egypte et favoriser le retour de l’ambassadeur égyptien qui a quitté l’Algérie il y a presque deux mois.    

S. A.

 

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Pénurie de matériaux de construction

Les cimenteries accusées de spéculation

La décision d’importation de 1 million de tonnes n’est pas en mesure de répondre au déficit et rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande tant qu’on ne fera rien pour arrêter la spéculation.

Malgré l’importation de grandes quantités de ciments et l’annonce des pouvoirs publics d’en importer davantage pour combler le déficit enregistré au niveau des usines de production nationales, le problème persiste et les entrepreneurs trouvent toujours du mal à achever leurs chantiers.

A ce sujet, le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Kheloufi, a estimé, hier au siège de l’association à Alger, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la présentation de l’état des lieux du secteur du BTPH, que «la décision d’importation de 1 million de tonnes n’est pas en mesure de répondre au déficit et rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande tant qu’on ne fera rien pour arrêter la spéculation». Sans détour, Kheloufi a carrément pointé du doigt les cimenteries d’être elles-mêmes à l’origine du mal. «Comment peut-on parler d’une pénurie de ciment au moment où des quantités sont réservées dans des hangars et cédées au prix fort». «Cette situation est née d’une spéculation pratiquée en amont, soit au niveau des unités de production», a-t-il accusé avant d’illustrer : «Un entrepreneur qui passe commande de 40 tonnes pour réaliser une phase de son projet se voit livrer seulement 10 tonnes. Cet entrepreneur qui se voit obligé de terminer son chantier dans les délais n’a d’autre choix que de se rabattre sur le marché parallèle pour acquérir les 30 tonnes manquantes, qui sont en fait vendues aux revendeurs». Pis encore, le président de l’Agea a révélé qu’au moment où on parle de crise de ce matériau, «le ciment algérien passe par nos frontières pour être vendu au Maroc». 

Même si le problème du ciment est considéré comme étant le plus épineux et qui entrave l’avancement des projets dans le domaine du BTPH, le président de l’Agea a également souligné celui des créances des entreprises qui sont retenues par l’administration. «Le problème des créances reste toujours d’actualité même si elles enregistrent un recul. Car en 2007, elles étaient de 40 milliards de DA pour passer en 2008 à 27 milliards, dont 19 à 20 milliards concernent les avenants des entreprises», a-t-il déclaré.

Sur un autre registre, le président de l’association des entrepreneurs n’a pas omis de critiquer la mesure du crédit documentaire qui a été prise dans le cadre de loi de finances 2009, lequel à ses yeux, a réellement handicapé les entreprises algériennes puisqu’il favorise plus les fournisseurs étrangers que les entreprises algériennes «avant l’entrée en vigueur de cette mesure, c’était nous qui maîtrisons le temps, la qualité et le prix. Mais depuis, les fournisseurs nous envoient de la marchandise de mauvaise qualité dans les délais qu’ils veulent et une fois arrivée au port, nous n’avons même pas le droit de refuser de la prendre si elle n’est pas conforme aux conditions indiquées dans la commande», a-t-il déploré. Du fait de toutes ces contraintes, Kheloufi a dressé un triste bilan de la situation dans laquelle se trouvent les entreprises nationales. «Entre 150 et 200 entreprises ont mis la clé sous le paillasson depuis l’été dernier et celles qui font dans l’importation sont réduites à 40 %», a-t-il conclu.

Par Hafid Mesbah

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Amar Amokrane, entrepreneur et membre de l'AGEA

«30% des entreprises engagées dans le séisme de 2003 ne sont pas encore pas payées»

Le Jour d’Algérie : Dans un pays comme l’Algérie où beaucoup de chantiers restent ouverts, l’implication des entreprises nationales, notamment privées reste faible comparée à celle des entreprises étrangères, pourquoi selon vous ?

Amar Amokrane : Jusqu’à aujourd’hui, on n’a pas donné aux entreprises nationales la place qu’elles méritent et restent toujours mal vues, accusées de fraude et de manque de compétence. Cette méfiance et ce mépris ne doivent pas être généralisés puisque le nombre de sociétés malhonnêtes est insignifiant par rapport au reste. D’ailleurs, le président de l’Agea l’a si bien indiqué en parlant d’un taux d’entreprises fraudeuses qui ne dépasserait pas 0,79 % au moment où il est de 25% en Europe et 70% dans les pays africains.

 

On reproche également aux entreprises locales ne pas avoir les qualifications pour la réalisation de projets, qu’en pensez-vous ?

Cette situation de manque de qualification s’est accentuée après le séisme de 2003 lorsque des individus qui n’ont rien à voir avec le secteur du bâtiment ont profité de l’urgence à remettre en état les infrastructures démolies en créant des entreprises et se lancer dans l’activité.

A ce moment précis, personne ne leur a rien demandé, mais depuis les choses ont changé et il faut bien adopter les mesures qu’il faut. A ce sujet, 30% des entrepreneurs qui ont contribué à la reconstruction des zones touchées par le séisme ne sont encore pas payées. Revenant aux qualifications, les maîtres de l’œuvre exagèrent dans les procédures, car même pour de simples travaux de peinture, ils demandent des qualifications de 3e ou 4e catégorie alors qu’il suffit de la qualification 1 ou 2 pour les faire.

 

Certains appels d’offres ont été réservés aux entreprises nationales, n’est-ce pas un encouragement pour elles ?

Ces appels d’offres sont réservés aux grandes entreprises et non pas aux petites et moyennes.

Car celles qui en souffrent le plus sont plutôt cette dernière catégorie vers lesquelles il faut regarder si on veut éviter leur disparition.

Entretien réalisé par H. M.

 

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Maintien de l'Algérie sur la liste des pays à risque

Le mouvement associatif se réveille

Si quelques partis politiques à l’exception du RND et de Enahdha, ont préféré garder le silence par rapport à la décision des Etats-Unis et de la France de classer l’Algérie sur la liste des pays à risque, le mouvement associatif algérien se réveille enfin et essaye de se rattraper en dénonçant l’attitude américaine et française.

Dans ce cadre, Saïda Benhabylès, présidente de la Fédération internationale des associations des victimes du terrorisme, actuelle présidente du Mouvement féminin de solidarité avec la femme rurale, ancienne ministre des Affaires sociales et ancienne sénatrice,  a pris l’initiative pour dénoncer le classement de l’Algérie sur la liste des pays à risque. Mme Benhabylès qui s’est présentée comme «prix des Nations unies pour le mouvement associatif dans la lutte contre le terrorisme  en 2001» a déclaré hier dans un point de presse qu’elle a tenu à Alger que «puisque les Etats-Unis n’ont pas retiré leur décision qui touche la dignité de l’Algérie, on élèvera toujours notre voix au nom de la société civile surtout après la position officielle de l’Algérie, sans qu’il y ait jusqu’à présent le retrait de l’Algérie de cette liste».

Dans ce contexte, elle a ajouté :«On envoie un appel à l’opinion publique mondiale afin de mettre un terme à cette position» «celle des Etats-Unis» qui touche à la réputation de l’Algérie». Ajoutant qu’il s’agit d’une «position raciste», elle a souligné que l’Algérie qui était victime du terrorisme  est maintenant «accusée». Selon l’ancienne sénatrice, elle pourra aller jusqu’à adresser une lettre au Président américain. Pour soutenir ses dires,

Mme Benhabylès, cite le nom du fameux journaliste américain John Cooley, qui dans son livre intitulé La CIA et le Djihad, 1950-2001, prouve l’implication de la CIA dans le soutien aux mouvements islamistes.

Il faut dire que le réveil du mouvement associatif algérien, même s’il s’agit d’une seule association, intervient après que les pouvoirs publics ont rendu public la position officielle de l’Algérie qui attend d’être retirée des listes américaine et française de pays à risque et estime que la France et les Etats-Unis doivent «apporter des explications». C’est ce qu’a déclaré mercredi dernier  à la Radio nationale  le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Il avait affirmé aussi que l’Algérie a jugé «inappropriée» la décision des Etats-Unis de l’inscrire parmi les 14 pays dont les ressortissants pourront être sujets à des contrôles spécifiques dans les aéroports américains et demande à être exclue de cette liste ajoutant que «la mesure dénote une politique de deux poids deux mesures».

Pour rappel, les ambassadeurs des Etats-Unis et de France à Alger ont été récemment convoqués au ministère des Affaires étrangères où la position de l’Algérie leur a été précisée. Mais depuis, aucune position officielle de la part des deux pays (Etats-Unis et France) n’a été donnée et l’Algérie qui figure toujours sur la fameuse liste des pays à risque.

Par Nacera Chenafi

 

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Ils demandent un engagement officiel de l'usine et de l'Etat

Les travailleurs d’ArcelorMittal poursuivent leur grève

Les 7 200 salariés du complexe sidérurgique d'Annaba ne décolèrent pas. Ils maintiennent la pression sur la direction générale de l'usine et le gouvernement algérien.

En grève illimitée depuis le 12 janvier, les travailleurs d’ArcelorMittal ont décidé de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction des revendications liées au plan d’investissement de l’usine. Le secrétaire général du syndicat de l’entreprise, Smaïn Koudria a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue hier, que la reprise du travail est conditionnée par un engagement officiel et écrit de la direction générale d’ArcelorMittal et du gouvernement algérien quant à la concrétisation de ce plan d’investissement global qui doit tenir compte de la réhabilitation de la cokerie. A l’origine de ce mouvement social, rappelons-le, qui touche le complexe sidérurgique de Annaba, ancienne entreprise publique rachetée à

70% par ArcelorMittal en 2001, l’arrêt pour cause de danger de l’unité cokerie, vieille de 30 ans, et que la direction d’entreprise refuse de rénover a           lors qu’elle s’y était engagée. Le syndicat d’entreprise en appelle à l’Etat, qui détient 30% du capital, afin qu’il intervienne. La fermeture définitive de la cokerie risque d’entraîner, selon les syndicalistes, une réduction du plan de charge de l’entreprise avec, à la clé, une compression d’effectifs, alors qu’ArcelorMittal a enregistré fin 2009 des résultats bénéficiaires sur son site algérien. Ce mouvement de grève n’a pas laissé la direction générale d’ArcelorMittal indifférente. Elle a réagi avant même que les travailleurs du complexe passent à l’action. En réaction à la grève, le P-DG d’ArcelorMittal, Vincent Legouic, a dévoilé son plan d’investissement pour les prochaines années. «La société ArcelorMittal Annaba a investi 123 millions de dollars dans les premières années du partenariat, entre 2001 et 2009. Elle prépare également un plan d’investissement pour la période de 2010 à 2014 de plus de 350 millions de dollars, dont 30 seront réalisés dès 2010», avait déclaré M.Legouic. Amar Belkacemi, P-DG du groupe Sider, a tenté également de calmer les travailleurs du complexe sidérurgique, lors de la marche de protestation qu’ils avaient effectuée jeudi dernier. La direction de ce groupe a en effet proposé dans une lettre adressée aux pouvoirs publics algériens, un plan d’investissement global et durable pour l’Algérie. C’est ainsi que la direction de l’usine entend relancer le projet de Bellara à Jijel  par l’implantation d’une usine à réduction directe (transformation des billettes en rond à béton) d’une capacité de 3 millions de tonnes par an. Le directeur général dit attendre un agenda de rencontres de la part des pouvoirs publics, pour permettre la mise en œuvre de ce plan. En résumé, la direction de ce complexe affiche son accord total sur tous les points inscrits dans la plateforme de revendications du préavis de grève du partenaire social, excepté le principal, la réhabilitation de l’unité cokerie qui emploie 320 salariés. Une revendication à laquelle les travailleurs ne sont pas prêts à concéder. En adoptant cette politique des petits pas, la direction générale d’ArcelorMittal a échoué dans ses démarches tendant à convaincre le syndicat de l’entreprise à mettre fin au mouvement de débrayage. Les travailleurs ont rejeté en bloc le plan d’investissement d’Arcelor en le jugeant insuffisant. En attendant l’aboutissement de ces tractations, le mot d’ordre de grève générale et illimitée est maintenu avec un service minimum.

Par Hocine L.

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Tribunal de Sidi M'hamed 

Aujourd’hui se décide l’avenir de l’Enaditex

Après deux reports, la chambre sociale relevant du tribunal correctionnel de Sidi M’hamed prononcera aujourd’hui la dissolution ou non de l’entreprise algérienne de textile, Enaditex. Les avocats du collectif des syndicalistes de l’entreprise Enaditex croient dur comme fer à une décision en faveur de leurs clients, une victoire pour les travailleurs de cette entreprise. «Nous avons une grande confiance en la justice algérienne. Ceci dit, nous avons un grand espoir quant à l’avenir de l’Enaditex, vu le dossier très solide en faveur de nos clients», indiquent les avocats du collectif des syndicalistes de l’entreprise quelques heures avant le verdict final. Les regards des 800 travailleurs de l’Enaditex seront braqués aujourd’hui sur le tribunal de Sidi M’hamed. Ces derniers espèrent que le tribunal prononce une décision en leur faveur, car la dissolution irrévocable de leur entreprise sera synonyme de  chômage. Une crainte partagée par M. Zanadi, membre du syndicat de l’Enaditex. Ce dernier parle d’un risque majeur sur l’avenir de centaines de travailleurs de cette entreprise. Le chômage sera l’une des répercussions les plus graves si la dissolution est prononcée par le tribunal de Sidi M’hamed. Mais, face à cette probabilité, le syndicat de l’Enaditex a déjà tout prévu. D’abord, si la chambre sociale du tribunal de Sidi M’hamed prononce son verdict au profit des représentants de la SGP (partie en conflit avec l’Enaditex), soit la dissolution de l’Enaditex, les syndicalistes se pourvoiront en cassation. Puis, des sit-in et des rassemblements seront également organisés les semaines à venir jusqu’à ce qu’ils obtiennent  gain de cause. Des lettres ouvertes seront destinées au président de la République, au Premier ministre et au ministre du Travail pour attirer leur attention  sur cette pénible situation. En résumé, les syndicalistes de l’Enaditex promettent une résistance contre la dissolution de leur entreprise. Rappelons d’autre part que le tribunal de Sidi M’hamed a déjà reporté son verdict, et ce, en l’absence des représentants de la SGP Industrie Manufactury, qui ont décidé la dissolution de l’Enaditex. Aux deux premières audiences, il n’y avait que les représentants des travailleurs, leur défense, et les représejntnats du Centre national du registre du commerce (CNRC). Suite à cela, le juge en charge de l’étude du référé a décidé de renvoyer l’affaire une nouvelle fois (pour aujourd’hui), exigeant la présence des deux parties concernées dans cette affaire. La SGP avait pris la décision de dissoudre l’Enaditex il y a près de deux mois. Depuis, les travailleurs de cette entreprise ont opposé une résistance farouche afin que la SGP revienne sur sa décision. Plusieurs sit-in ont été observés par les syndicalistes de l’Enaditex avec le feu vert de l’UGTA qui soutient les revendications logiques de ces travailleurs. L’Enaditex, ce fleuron de l’économie algérienne, faut-il le rappeler, était le partenaire officiel de l’équipe nationale algérienne de football. Aujourd’hui, il ne reste plus que 350 infrastructures, 160 unités entre aires de stockage et magasins à travers le pays. Cette situation est le résultat de la mauvaise gestion de cette entreprise depuis ces dix dernières années. Ses responsables ont largement démontré leur incompétence à gérer une telle entreprise.

Sofiane Abi

 

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Universités

Pas de halte à la politique d’arabisation

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a réaffirmé jeudi dernier l’attachement du gouvernement à la politique d’arabisation de l’enseignement supérieur. En réponse à une question orale d’un député de l’APN au cours d’une session plénière sur les raisons qui retardent l’arabisation des classes scientifiques et de technologie à l’université algérienne, le ministre a souligné que celle-ci n’a ménagé aucun effort pour la promotion de la langue arabe dans les domaines de l’enseignement et de la recherche ou dans l’administration universitaire. «L’université algérienne était et continue d’être la promotrice principale de la langue arabe à grande échelle», a-t-il soutenu. Le ministre a précisé que l’utilisation de la langue arabe s’étalera à d’autres disciplines scientifiques. «L’arabisation de l’enseignement supérieur se concrétise à travers son utilisation non seulement dans les sciences humaines et sociales mais aussi dans les spécialités des sciences exactes comme les mathématiques, la physique et la chimie», a souligné le ministre. A cet effet, le premier responsable du secteur de l’Enseignement supérieur appelle à la prudence quant à l’application de cette politique linguistique à l’université. «L’intérêt accordé à la langue arabe en tant que langue d’enseignement principale ne doit pas nous amener à faire dans la précipitation, surtout lorsqu’il s’agit de spécialités dont les conditions pédagogiques ne sont pas suffisamment réunies pour permettre des initiatives dans ce sens», indique-t-il. S’agissant de la problématique  des sciences technologiques et des sciences médicales, Harraoubia a estimé qu’«elle ne concernait pas uniquement l’université algérienne mais toutes les universités arabes qui utilisent une langue étrangère dans l’enseignement de ces spécialités».

520 bourses de formation à l’étranger

Sur un autre chapitre, Harraoubia a annoncé que 520 bourses d’études et de formation à l’étranger seront attribuées aux étudiants et enseignants sur la base d’un concours prévu en mars. Le ministre a affirmé à cet effet que ces primes concerneront différentes spécialités dont les mathématiques, l’informatique, la gestion et les sciences économiques. S’agissant du phénomène de la fuite des cerveaux, le ministre a indiqué qu’au cours des cinq dernières années, tous les étudiants et enseignants qui sont partis pour des études et des stages à l’étranger dans le cadre de ces bourses sont revenus au pays. A une question sur ce qu’il a qualifié de «plagiat des mémoires de fin d’études»,  Harraoubia a souligné que ce phénomène n’existe pas, précisant que le thème des mémoires préparés par les étudiants à la fin de leur cursus doit être enregistré au niveau du Cerist afin d’éviter qu’il soit traité par d’autres étudiants.

Tayeb Louh : «Les années d’inactivité pour des faits liés à la tragédie nationale comptabilisées»

De son côté, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a affirmé que «les années d’inactivité des travailleurs licenciés pour des faits liés à la tragédie nationale sont comptabilisées pour leur départ à la retraite, étant considérées comme des années de service», ajoutant que «668 dossiers ont été pris en charge». Cette mesure est prise, selon lui, en vertu d’un décret présidentiel n°06-124 promulgué en 2006 au titre des textes d’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui fixe les modalités de réintégration ou d’indemnisation des personnes ayant fait l’objet de mesures administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie nationale. Sur les méthodes adoptées pour le calcul des années d’inactivité des travailleurs au système de retraite, Louh a indiqué que «les personnes concernées bénéficient du rachat des cotisations, au titre de la sécurité sociale, pour les années d’inactivité résultant du licenciement».

Synthèse H. L.

 

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Entretien avec Ali Christian Zabat, directeur général de la société Entre Deux Rivages (EDR)

Un événement d’envergure internationale en gestation

Ali Christian Zabat, directeur général de la société Entre Deux Rivages (EDR) est un algéro-français spécialisé dans l’organisation d’événements sportifs et culturels internationaux. Il a été le premier à organiser, il y a quelques semaines, un festival d’envergure internationale relatif au catch mexicain en France. Il prépare pour l’Algérie un projet d’événement mettant sur le même terrain des champions internationaux de football.  

Propos recueillis par Ahmed Gasmia

 

Le Jour d’Algérie : Vous venez d’organiser le premier festival de catch mexicain en France. Pouvez-vous nous en parler ?

 

Ali Christian Zabat : Cet événement entre dans le cadre des échanges entre la France et le Mexique et s’inscrit dans le cadre des festivités de l’année du Mexique en France prévue pour 2011. J’ai pensé que l’organisation d’un festival sportif était le meilleur moyen de faire connaître la culture mexicaine en France, à plus forte raison que le  catch mexicain, appelé aussi Lucha Libre, fait  partie intégrante du folklore mexicain. Nous avons réussi, lors de cet événement, à faire connaître ce sport très particulier et très différent des autres genres de catch en France.

 

Vous avez déjà organisé des événements en Algérie. Est-ce que vous envisagez d’en organiser d’autres prochainement ?

J’ai  effectivement organisé des événements en Algérie et mon expérience dans mon pays d’origine a été marquée par des succès mais aussi par des échecs. Entre 2003 et 2007, j’ai lancé des événements, en Algérie, en tant que particulier. A partir de l’année 2008, j’ai créé la société Entre Deux Rivages, une société d’événementiels qui a pour objectif de rapprocher les peuples des deux rives de la Méditerranée. Mon prochain projet pour l’Algérie  est l’organisation d’un événement  qui est, en fait, une sorte d’hommage à notre équipe nationale qui s’est qualifiée pour le Mondial. Je pense, en fait, à une rencontre réunissant  des joueurs, dont certains ont une renommée mondiale. «Le trophée des légendes» est l’intitulé choisi pour cet événement qui sera présenté comme étant  une rencontre de gala avec des remises de trophées à la clôture. La date n’a pas encore été choisie, mais les Algériens le sauront en temps voulu.

 

Est-ce que cet événement nécessite la participation de partenaires locaux ?

En réalité, j’aurais certainement besoin de l’aide des autorités algériennes pour mettre sur pied ce projet. Vous savez, dans ce genre d’événements, il faut réunir un ensemble d’ingrédients pour garantir leur bon déroulement. Parfois, il suffit juste qu’une autorisation ne soit pas accordée pour que tout s’arrête.

 

Qu’attendez-vous exactement de cet événement ?

Cet événement permettra de faire connaître davantage l’Algérie dans un contexte où tous les regards seront tournés vers le Mondial. En termes d’animation et d’implication émotionnelle, je pense que l’impact sera important en Algérie. D’un autre côté, les retombées, en termes d’images, auront une dimension internationale.

A. G.

 

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Flambée des prix des fruits

L’orange à 150 DA/kg et les dattes à 320

Le marché des agrumes enregistre ces jours-ci une hausse des prix qui inquiète considérablement les ménages qui redoutent cette hausse  qui ne semble pas évidente pour eux. Acheter un kilo d’oranges à 150 DA est devenu impossible en raison des  prix qui dépassent la normale. Cette flambée des prix est due essentiellement  à la forte demande sur ces agrumes qui sont les fruits les plus prisés en cette période. Un petit tour au niveau des différents marchés de la capitale nous a permis de constater une hausse vertigineuse des prix et les citoyens accusent les détaillants et comme toujours les consommateurs en sont les victimes, nous dit une vieille femme, rencontrée au Marché «Tnach» à Belouizdad. «La clémentine et l’orange sont vendues entre 120 et 150 DA, la mandarine entre 120 et 130 DA ; j’estime que ces prix dépassent la normale en passant de 100 DA à 150 DA en l’espace de quelques jours», déplore-t-elle. De son côté, Rokaia, femme au foyer, rencontrée au même marché, estime également que cette hausse des prix est due à la forte demande de ce fruit en cette période. «Certains détaillants profitent en  cette période d’hiver pour augmenter leurs chiffres d’affaires en dépit du faible pouvoir d’achat du consommateur». Et d’enchaîner : «Normalement, les prix ne devraient pas atteindre ce seuil surtout qu’on est un pays producteur d’agrumes. Je me demande où se situe le problème», martèle-t-elle. Pour sa part, Fodil, un client rencontré au marché Clauzel, estime que les prix des fruits notamment les agrumes resteront élevés tant que le marché n’est pas régulé en raison d’absence de règles qui définissent les prix. «Comme vous le voyez, les oranges affichent des prix exorbitants et qui ne sont pas à la portée de tout le monde. En effet, l’orange est cédée entre 130 et 150 DA le kilogramme, la mandarine entre 120 et 130 DA;  le pamplemousse est cédé entre 60 et 70 DA le kilo, le citron entre 100 et 120 DA, et ce dernier a d’ailleurs connu une baisse des prix par rapport à la saison estivale», dit-il. Il faut savoir que cette frénésie des prix ne semble pas évidente pour les consommateurs qui se rabattent sur les produits moins chers. «A cause de cette flambée des prix, je me rabat parfois sur les produits de deuxième choix, des oranges à 80 DA me suffisent largement pour me régaler le soir avec ma petite famille», nous lance

Abdelhadi, père de trois enfants, rencontré au marché «Tnach». Et d’ajouter : «Parfois, je n’hésite pas à les acheter assez cher quand je dois rendre visite à un malade», dit-il. De leur côté, certains vendeurs estiment que cette flambée des prix des agrumes est due à la faible production saisonnière où un grand nombre d’arbres en floraison sont endommagés en période de grand froid. Cette hausse des prix est constatée aussi pour les dattes, où leurs prix grimpent d’une manière vertigineuse. Elles sont d’aileurs cédées entre 250  et 300 DA le kilogramme, tandis que la fameuse «Deglet Nour», est cédée à 320 DA. «Je dirai que ces prix sont en constante augmentation en raison de la faible production et du coût élevé des produits phytosanitaires destinés au traitement des palmiers ainsi que d’autres contraintes qui peuvent aussi freiner l’activité du commerçant,  à savoir les coûts élevés des déplacements et les mauvaises conditions de stockage», nous dit un vendeur. 

Mehdi I.

 

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Commerce

Des jeunes réclament des locaux 

Des escarmouches entre des jeunes et les forces de l’ordre ont éclaté hier matin à la cité des 2000 logements de la nouvelle ville de Tizi Ouzou. Les  jeunes manifestants  ont pris possession du site abritant les anciennes galeries Aswak situées sur le boulevard des frères Beggas pour ériger des baraques devrant servir de commerce. Mais les forces de l’ordre sont intervenues  hier à la première heure pour occuper les lieux. Après un échange de propos entre les deux parties, la tension est montée d’un cran avant que des émeutes éclatent. Au moins 8 personnes ont été interpellées. Et ce n’est qu’en fin de matinée que le calme est revenu dans ce quartier. Selon des jeunes manifestants, les autorités locales leur auraient promis de trouver des solutions la veille à leur revendication qui consiste en l’affectation d’un site devant servir pour l’exercice de l’activité commerciale, à l’instar de leurs concitoyens issus des autres quartiers de la ville de Tizi Ouzou.

Hamid M.

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