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A cause d'une rumeur sur son implication dans un
trafic de drogue
Un
homme casse la mâchoire de son voisin
Le mis
en cause a été déjà jugé au niveau du tribunal d’Hussein
Dey à Alger avant de se voir condamné à une peine de
deux années de prison ferme et 100 000 Da d’amende.
Un
jeune homme a comparu devant le tribunal pénal près la
cour d’Alger pour coups et blessures ayant entraîné un
arrêt de travail de 45 jours à l’un de ses voisins. Le
mis en cause est accusé d’avoir asséné à sa victime un
violent coup avec une arme blanche assez lourde. La
victime a eu la mâchoire littéralement fracassée suite à
ce brutal coup. Le mis en cause a été déjà jugé au
niveau du tribunal d’Hussein Dey à Alger avant de se
voir condamné à une peine de deux années de prison ferme
et 100 000 Da d’amende.
La
victime a été agressée après qu’une bagarre s’est
déclenchée entre elle et son agresseur suite à une
simple discussion qui n’a pas tardé à tourner au
vinaigre. Lors de sa comparution devant le tribunal
pénal près la cour d’Alger, le prévenu a niéles faits
retenus contre lui en indiquant qu’il s’était juste
défendu car, selon lui, c’est bien la victime qui
l’avait agressé ce jour-là. La victime a de son côté
contrarié les assertions de son agresseur lors de
l’audience.
Selon
celle-ci, le mis en cause l’avait agressé parce qu’il
avait entendu dire que la victime faisait courir sur lui
la nouvelle selon laquelle il faisait du trafic de
drogue dans le quartier. C’est après coup qu’il était
allé voir cette victime, histoire de s’expliquer sur
cette affaire, mais cette petite discussion avait mal
tourné puisqu’elle s’est achevée par l’admission en
urgence à l’hôpital de l’un des deux interlocuteurs. La
victime a catégoriquement nié l’avoir accusé d’être
derrière un quelconque trafic de drogue et affirme lui
avoir juré l’infondé de ces assertions et qu’il ne
s’agit là que de rumeurs infondées.
Par
Salah H.
Blida
Un
réseau de trafic de drogue dure démantelé
Les
éléments de la brigade de recherches et d’interventions
de la sûreté de wilaya de Blida viennent de mettre fin
aux agissements d’une bande de malfaiteurs spécialisée
dans le trafic de drogue dure (héroïne), a-t-on appris
mardi auprès du chargé de la communication de la sûreté
de wilaya. Agissant sur la base d’informations faisant
état de l’existence au niveau du quartier Zabana de
Blida d’une bande de malfaiteurs qui s’adonnent au
trafic et à la commercialisation de drogue dure, les
éléments de la brigade de recherches et d’interventions
(BRI), ont réussi à identifier et interpeller les mis en
cause dont l’âge varie entre 21 et 23 ans. Ces dealers
ont été interpellés en flagrant délit au moment de leur
arrestation en possession de 8 grammes d’héroïne,
répartis en 34 capsules qui sont écoulées à raison de
1500 DA la capsule, a-t-on précisé de même source.
Déférés lundi devant le parquet de Blida, deux des mis
en cause ont été placés sous mandat de dépôt par le
magistrat instructeur pour les chefs d’inculpation de
détention et commercialisation de drogue dure alors que
le fournisseur de cette bande, en fuite, est activement
recherché, a indiqué la même source.
M.
L.
Pour avoir giflé une journaliste
La
Fifa inflige une amende à Rafik Saïfi
La
Fifa a infligé une amende de 3.000 francs suisses (2.300
euros), à l’attaquant Rafik Saïfi pour avoir giflé une
journaliste à la fin du match Algérie-Etats-Unis (0-1)
lors du Mondial-2010, a-t-on appris mercredi auprès de
l’instance dirigeante du football. Une journaliste du
quotidien Compétition avait été giflée dans la zone
d’interview après ce match perdu contre les Etats-Unis.
Elle avait déposé plainte officiellement auprès de la
Fédération internationale (Fifa). La journaliste, Asma
Halimi, avait été giflée sur la joue droite par le
joueur dans la zone d’interview avant de répliquer
elle-même par une gifle. «J’ai écrit un article sur lui
il y a quelque temp», avait déclaré à l’époque
Mme
Halimi. Le joueur est actuellement sans club.
R
.S.
La question du jour
Le
domaine de prédilection de l’agitation
Aujourd’hui, en Algérie, il n’est plus question que de
corruption. Le mal se serait à ce point développé qu’il
se verrait à l’œil nu. Il serait même mesurable, sinon
dans l’ensemble de ses aspects du moins dans certains
d’entre eux. Il n’y a pas si longtemps, Djillali Hadjadj,
le champion national de la lutte contre ce fléau, a
affirmé avec un aplomb qui en évoque un autre, celui de
Abdelhamid la science, que d’après ses calculs, ce n’est
pas moins de 70% des magistrats qui sont corrompus.
Comment il a fait pour aboutir à ce chiffre, si exact
finalement ? Il s’est bien gardé de le dire. Il n’y a
que Abdelhamid Brahimi qui ait fait plus fort à cet
égard, ayant donné en son temps le chiffre exact de la
corruption… depuis l’indépendance. En somme, depuis que
le pays existe. Et l’ancien chef du gouvernement, à la
différence de Djillali Hadjadj, ne s’était pas
contenté de balancer le chiffre de la corruption (26
milliards de dollars, si je ne m’abuse), il est allé
jusqu’à livrer le modus operandi au moyen duquel il y
était parvenu.
A
l’époque, beaucoup l’ont cru ; la majorité,
probablement. En fait, dans ce domaine, un agitateur,
quel qu’il soit, pourvu qu’il dispose du soutien des
journaux, est assuré du succès. Il jouit d’un préjugé
favorable certain, qu’il ne doit pas à sa personne ou à
son talent de communicateur, mais au fait qu’une bonne
partie des Algériens croit qu’effectivement la
corruption est une réalité aussi indéniable que
générale, qu’elle s’étende de la base au sommet, qu’il
n’existe pas un millimètre carré de l’Etat et même de la
société qui n’en soit pas contaminé.
Au
temps où il n’y avait que les journaux publics, cette
certitude n’était pas moins enracinée dans les esprits.
Il y a fort à parier qu’elle l’était plus encore, parce
qu’à l’époque l’administration et ses monopoles étaient
plus puissants qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ce n’est
donc pas les journaux qui ont fait croire à la
population que leur pays est l’un des plus corrompus au
monde.
A
vrai dire, le quidam n’emploie pas ce langage. Il ne
fait pas de comparaisons. Il n’a pas le goût des
superlatifs, et il ne fait pas très attention aux
chiffres. Il ne s’intéresse pas aux classements non
plus, à la différence des journalistes. Il lui suffit de
savoir que la corruption existe, même si lui-même ne l’a
jamais rencontrée.
Un
agitateur ne doit pas se tromper de créneau. Il doit
s’engager dans le plus porteur. Et le plus porteur de
tous, c’est la corruption. Pour l’heure en tout cas. Il
n’y a qu’à voir les journaux.
Avant
d’être une réalité, la corruption est une perception. Si
un pays a mauvaise presse, il sera toujours considéré
comme très corrompu, et d’abord par ses propres
ressortissants. C’est la loi du genre. Sous ce rapport,
l’Algérie est bien servie. Personne, pas même Djillali
Hadjadj ne sait si réellement elle est le siège de plus
de corruption que les pays de la région, ou moins
qu’eux. Mais qu’elle soit perçue comme plus corrompue
qu’eux, ça, tout le monde en est convaincu, et d’abord
les Algériens eux-mêmes.
La
corruption étant en premier lieu une perception, les
illusionnistes dont c’est la mission de l’entretenir
dans un certain état, ont pour première obligation de
donner la meilleure image possible d’eux-mêmes. Dès lors
que la perception que le public a d’eux s’est, serait-ce
imperceptiblement, rembrunie, la confiance, ou la
crédulité de l’opinion, n’est plus tout à fait la même.
Il faut alors choisir entre les intérêts de la cause et
les intérêts de ceux qui l’incarnent présentement.
Une
perception, il faut qu’elle s’incarne. Sinon, ce n’est
plus qu’un mirage en train de se dissiper.
Le
thème de la corruption est certes ce qu’il y a de mieux
pour toute vocation d’agitateur. Mais il a un grand
défaut : c’est aussi le plus volatile.
Par
Mohamed Habili
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