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L'ambassadeur de France à Alger à propos du Sahara Occidental

«Nous soutenons les résolutions de l’ONU»

Abdelhak Benchikha, entraîneur national

«Je suis là pour gagner»

L'Algérie face à l'ingérence étrangère dans le Sahel

Comment traquer l’argent versé à l’Aqmi ?

Le client est loin d'être roi en Algérie

Les commerçants et le complexe de servir

Un programme d'assistance sera  bientôt lancé

L’UE aidera l’Algérie dans ses réformes

Cinq de ses acolytes arrêtés en Angleterre, en France et en Algérie

Un grand trafiquant de véhicules recherché se trouve en Omra

Les élèves à la recherche de leurs documents

Des files interminables devant les mairies

Règlement d’arriérés

Les ex-travailleurs de l’EPLF lancent un appel de détresse

Couverture postale

Benhamadi plaide pour une approche plus simple

Route meurtrière

Un sexagénaire tué sur la RN 12

TIZI OUZOU

4e édition de la fête de la figue

Suite à la baisse des importations au 1er semestre

Recul des recettes douanières de l’Algérie

Analyse critique de Ron Haleber

La déconstruction chez Arkoun

Regard

La luxure du Golfe s’attaque aux femmes marocaines

 

 16/09/10

L'ambassadeur de France à Alger à propos du Sahara Occidental

«Nous soutenons les résolutions de l’ONU»

L’ambassadeur de France à Alger affirmera que «Raffarin n’est pas Monsieur Algérie», contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse depuis la nomination de ce dernier.

Suite à la nomination de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin pour coordonner et renforcer la coopération économique entre l’Algérie et la France, la secrétaire française d’Etat au commerce extérieur arrivera en début de semaine prochaine pour préparer la visite de Raffarin, a annoncé hier, lors d’une rencontre organisée à sa résidence, l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Ainsi, c’est dans un langage diplomatique affichant une volonté de dépassionner les sujets qui bloquent les relations entre la France et l’Algérie qu’il a affirmé que les relations franco- algériennes connaissent depuis trois mois, «une nouvelle étape», notamment avec le dénouement de l’affaire Hasseni qui constituait un dossier épineux dans la relation entre les deux pays. Espérant ainsi «un nouveau rythme dans les relations algéro-françaises». C’est dans ce contexte que le représentant de l’Etat français affichera une appréhension certaine vis-à-vis du projet de loi initié par le député FLN criminalisant le colonialisme. Selon le diplomate, «si ce texte devait être voté, cela ne faciliterait pas les relations bilatérales et les conséquences seront en chaîne». 

Jean-Pierre Raffarin, un rôle catalyseur  

Abordant la nomination de Jean-Pierre Raffarin, l’ambassadeur de France à Alger affirmera que «Raffarin n’est pas Monsieur Algérie», contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse depuis la nomination de ce dernier. Et d’expliquer que la mission de ce dernier, ayant lui-même été chef d’entreprise et Premier ministre, est à «caractère purement économique» dont le but est de coordonner les différents projets de coopération  économique français implantés en Algérie, et également de soutenir les investissements respectifs aussi bien français en Algérie qu’algériens en France.

Le diplomate rappellera au passage que la venue de Raffarin pour gérer la coopération économique entre la France et l’Algérie et œuvrer à renforcer les investissements entre les deux pays est intervenue suite à la conversation du 20 juin dernier entre le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Interrogé sur la nature des obstacles qui freinent l’investissement français en Algérie, Xavier Driencourt relèvera bon nombre de projets qui «datent d’un certain temps», à l’instar de Saint Gobin, de projets industriels pharmaceutiques, de l’automobile et du ciment entre autres, n’ont pas vu le jour «à cause de différentes natures», essentiellement celles d’ordre administratif. A ce propos, le rôle de Jean-Pierre Raffarin, dira le diplomate, sera celui d’un «facilitateur qui catalysera l’énergie des entreprises françaises».

 «Les partenaires algériens sont difficilement identifiables»

Concernant la loi de finances complémentaire de 2010, Xavier Driencourt la qualifiera de «très compliquée» et de «prolongement» de celle de 2009, avouant que «les entreprises étrangères préféreraient certainement un cadre plus libéral». En revanche, il reconnaîtra avec une certaine satisfaction, allusion faite au crédit documentaire,  «un certain nombre de petits aménagements». A ce propos, concernant la mesure exigeant des investisseurs étrangers de contracter un partenariat local à hauteur de 51%, le représentant de l’Etat français soulignera la difficulté des investisseurs étrangers à identifier les bons partenaires algériens, indiquant que «le tissu industriel algérien n’est pas considérable, particulièrement en ce qui concerne le secteur privé». Cependant, l’ambassadeur assurera que «les entreprises françaises, pour leur part, sont conscientes du cadre juridique algérien et ont décidé de s’installer dans le marché algérien dans la durée».

En outre, pour favoriser les relations économiques entre les deux pays, Xavier Driencourt mettra l’accent sur l’importance du «climat politique» qui permettrait d’asseoir cette coopération. Aussi, dira-t-il qu’«il faut une impulsion du contexte politique».

Un climat politique qui, selon lui, est en amélioration, notamment avec les dernières visites des émissaires du président Sarkozy en Algérie. Il indiquera l’installation prochaine de la nouvelle Chambre de commerce algéro-française qui donnera justement un cadre administratif et juridique à cette coopération. De surcroît, la facilitation de l’octroi des visas algériens pour les hommes d’affaires français viendra encourager la venue de ces derniers pour prospecter le marché algérien. Par ailleurs, l’ambassadeur affirmera que dans un cadre de partenariat, il existe beaucoup de potentialités d’entreprises, aussi bien françaises qu’algériennes, pour investir le marché africain.

 «La liste noire est un malentendu»

Abordé sur la justification d’inscrire l’Algérie sur la fameuse liste noire établie par la France où l’Algérie figure parmi les quatorze Etats considérés comme sources du terrorisme, Xavier Driencourt dira que cette dernière a suscité «un malentendu» et q’elle ne consistait pas en «une discrimination directe envers les Algériens.

C’est un dispositif qui s’applique à l’ensemble des pays». Et d’ajouter que «c’est un dispositif léger» comparé à ceux pratiqués dans d’autres pays, et qui consiste uniquement à faciliter le contrôle de la police des frontières.

Interrogé sur la nature des différends franco-algériens, le représentant du chef de l’Etat français répondra qu’il s’agit essentiellement de «dossiers de politique étrangère, particulièrement celui du Sahara occidental», et également des affaires de justice qui ont heurté les Algériens de part leur grande médiatisation.

Ainsi, pour expliquer la position de la France vis-à-vis du Sahara occidental, le diplomate reconnaîtra que ce sujet constitue une cause de divergence entre l’Algérie et le Maroc. Il soutiendra : «Nous sommes amis du Maroc, mais nous ne sommes pas directement partie prenante du plan d’autonomie proposé par le Maroc», poursuivant que la France soutient les résolutions de l’ONU.

S’agissant du dossier des otages, Xavier Driencourt affirmera que le développement d’une zone de non-droit dans la région du Sahel, et qui peut s’étendre à d’autres pays, est «une source de préoccupation majeure pour la France».  A ce sujet, l’ambassadeur démentira formellement que la France a versé une quelconque rançon contre la libération en février dernier de Pierre Camatte, détenu par l’AQMI. En outre, il soulignera que la France est reconnaissante pour «les efforts consentis par l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme dans cette région».

Par Lynda N.Bourebrab

 

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Abdelhak Benchikha, entraîneur national

«Je suis là pour gagner»

Abdelhak Benchikha, nouveau sélectionneur des Verts s'est exprimé sur plusieurs questions relatives à l'EN, lors d'une conférence de presse tenue hier au centre de presse du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf.

Le nouveau driver des Fennecs a tenu d’abord à rendre hommage à son prédécesseur, Rabah Saâdane, qu’il remerciera pour toutes les joies qu’il a données au peuple algérien. «Il faut dire que Saâdane a beaucoup fait pour l’équipe nationale et qu’il faut le remercier pour tout cela», dira le coach des Verts  et qui avouera qu’il a répondu à l’appel du pays et du cœur. «Je suis très honoré de la confiance qu’on a portée à son encontre  et je tiens à dire que je suis prêt à tout faire pour mon pays, y compris nettoyer le siège de la FAF», relèvera-t-il. Benchikha dira qu’il  n’a pas signé de contrat avec la FAF et qu’il ne signera pas de contrat avec l’Algérie, ce qui veut dire implicitement qu’il fait confiance aux dirigeants de la FAF et à son président, Mohamed Raouraoua. Le coach des Verts parlera du prochain stage des Verts et qui aura lieu du 3 au 8 octobre prochain, avouant qu’il aura lieu en Algérie et plus spécialement à l’hôtel militaire de Beni Messous. «Tous les moyens sont mis à la disposition de l’équipe nationale par l’armée et je ne vois pas pourquoi on changerait d’endroit», dira-t-il, en avouant  que  la FAF n’a pas trouvé aussi de plan de vol pour rejoindre la République centrafricaine, alors qu’ici on mettra à la disposition de l’EN un avion spécial. Pour le stage, le nouveau sélectionneur national avouera qu’il fera appel au même groupe et que s’il y aura changement cela se fera après ce match, surtout que le temps est court et qu’il ne peut pas tout changer maintenant. Le sélectionneur des Verts rappellera que l’EN aura six mois de repos avant le troisième match des éliminatoires, ce qui fait sans doute qu’il y aura des changement, même s’il avoue que cela dépendra de la forme des joueurs qu’il injectera lors du prochain match amical face au Luxembourg et notamment les locaux. «Chaque joueur aura sa chance, car nous sommes tous des Algériens, et le meilleur sera aligné», affirmera Benchikha. Il avouera que l’intérêt de l’équipe nationale le préoccupe plus que tout et que lors de la prise de contact qu’il aura avec les joueurs lors du prochain stage qui précédera le match face à la République centrafricaine, il tiendra à leur dire qu’il veut réussir avec eux. Pour ce qui est du problème de l’attaque, Benchikha affirmera que, théoriquement, il a des solutions, mais que tout dépendra du répondant des joueurs sur le terrain. Le coach des Fennecs a souligné que le match qui attend l’équipe face à la République centrafricaine est important, mais pas décisif. «Nous devons l’emporter et on doit être à la hauteur», indiquera Benchikha qui affirmera que les joueurs sont décidés à relever le défi, mais qu’il faudra qu’il trouve, quand même, les mots pour les motiver pour revenir avec les trois points de ce déplacement difficile. Pour ce qui est du staff technique, il affirmera qu’il est reconduit, parce que ces entraîneurs connaissent le groupe et qu’il vaudrait mieux qu’ils restent pour l’aider dans sa tâche. Il annoncera que la FAF devrait désigner un adjoint ensuite et qui sera soit local ou étranger. Enfin et pour ce qui est de la liste des joueurs qui devront défendre les couleurs nationales lors du prochain match des éliminatoires face à la République centrafricaine, il avouera qu’elle sera rendue publique les 18 ou 19 du mois en cours et qu’elle sera affichée sur le site de la FAF. 

Par Anouar M.

 

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L'Algérie face à l'ingérence étrangère dans le Sahel

Comment traquer l’argent versé à l’Aqmi ?

Dans un contexte marqué par une grande faille dans le traitement du kidnapping dans la région du Sahel comme source de financement des terroristes, l’Algérie essaie de trouver la bonne solution, puisque au moment où elle tient à sa position portant «rejet total» du paiement de rançons aux groupes terroristes, des capitales occidentales choisissent de négocier la libération de leurs otages détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont Madrid qui aurait dépensé 8 millions d’euros pour libérer ses trois ressortissants. Alors qu’au cours d’une visite à Alger, le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait décalré que son pays allait soutenir la proposition algérienne. Une proposition qui porte «sur la nécessité d’arriver à un consensus international autour d’une résolution des Nations unies condamnant le paiement de rançons». Ainsi, l’Algérie se retrouve seule à essayer de faire face à la situation «délicate» que connaît le Sahel tout en refusant «l’ingérence étrangère». Mais plusieurs capitales occidentales préfèrent négocier avec Aqmi et payer les rançons, donc, les terroristes auront toujours de quoi s’acheter des armes, dont la première cible est les pays de la région. Il y a trois jours, Kamel Rezag Bara, conseiller à la présidence de la République, chargé des affaires de terrorisme, a déclaré que depuis 2005, «les rançons versées dans la région du Sahel ont rapporté plus de 50 millions d’euros aux groupes terroristes d’Aqmi». En matière de classement des pays,  «l’Espagne aurait versé 8 millions d’euros pour libérer ses ressortissants retenus par la branche maghrébine d’Al-Qaïda», suivie de «l’Italie avec 3,6 millions dépensés pour la libération de deux otages aux mains d’Aqmi en mai», et enfin «l’Autriche, qui aurait versé 2,5 millions pour la libération de deux otages en avril 2009». Dans ce cadre, un émissaire espagnol est attendu aujourd’hui à Alger pour une visite de travail. Il s’agit du secrétaire d’Etat espagnol chargé de l’Amérique latine, Juan Pablo de Laiglesia. C’est ce qui a été indiqué à l’APS par une source du ministère des Affaires étrangères. Durant son séjour, le responsable espagnol aura des entretiens avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Les deux responsables vont aborder «les relations bilatérales ainsi que les questions politiques internationales et régionales d’intérêt commun, notamment la coopération euro-méditerranéenne, la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel ainsi que les derniers développements de la question du Sahara occidental». Mais en réalité, la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment en matière de coopération, sera le point le plus sensible qui sera abordé entre le responsable espagnol et les responsables algériens vu les enjeux et surtout les «menaces» de la situation au Sahel. En tout cas, l’émissaire espagnol arrivera en Algérie à la veille d’une «rencontre qui regroupera aujourd’hui, à Alger, des responsables militaires d’Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger», selon l’agence de presse koweitienne Kuna qui cite un haut responsable algérien. Cette rencontre a pour objectif «la création d’une cellule de renseignement chargée du suivi des activités des groupes armés affiliés à l’AQMI». Cette réunion a été précédée par une rencontre des attachés de défense des ambassades des pays cités. En tout cas, même la radio française RFI a annoncé une rencontre à huis clos qui aurait eu lieu mardi dernier. Une rencontre qui serait consacrée à «comment traquer l’argent sale d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) issu des enlèvements d’étrangers et de contrebande dans la région du Sahel». Cependant, du côté des autorités algériennes, aucune information n’a filtré. Ainsi, face à l’attitude des capitales occidentales, les pays du Sahel se trouvent dans l’obligation d’assumer une mission «difficile» qui constitue à trouver une solution pour mettre un terme à l’usage de cet argent dans l’achat d’armes et autres, dont les premières victimes sont les citoyens des pays de la région. A rappeler que bien avant Madrid, la France avait exercé une pression sur le Mali pour répondre aux exigences d’Al Qaïda, même si Paris essaye toujours de démentir son implication dans l’échange de Pierre Camatte, un otage français contre la libération de quatre terroristes dont deux Algériens revendiqués par l’Algérie. Il est à souligner que pour le cas de l’Espagne, ce pays est lié à l’Algérie par un Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé en octobre 2002. Ainsi, on se demande si l’Algérie peut faire confiance à ses voisins de la Méditerranée et ceux du Sahel dans son combat contre le terrorisme dans cette région ?          

Par Nacera Chenafi

 

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Le client est loin d'être roi en Algérie

Les commerçants et le complexe de servir

Le client algérien n'est pas victime de l'arnaque et de la multitude des risques  qui guettent sa santé mais surtout de l'orgueil très mal placé  et du mauvais accueil des commerçants.

Au niveau d’Alger comme un peu partout  dans les grandes villes, il n’est plus étonnant de voir des épiceries fermées pendant la sieste, celles qui ouvrent tardivement la matin, celles qui sont ouvertes mais dont le commerçant décide s’il doit vous servir ou pas, tout dépend de son humeur. Le client a le choix d’attendre, chercher ailleurs, revenir plus tard ou tout simplement ne pas acheter.  Voilà quelques choix qui sont au menu de nos commerçants, pour connaître les différents services proposés dans chaque lieu où se pratique une activité commerciale. De l’orgueil très mal placé ainsi que  le mauvais accueil,  la culture qui sévit dans les relations des commerçants avec leurs clients.  A force de subir et de se familiariser,  les clients ne s’étonnent pas  et s’attendent à tout de la part de leur serviteur. La maltraitance du client est un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui,  elle remonte à loin et c’est  la devise courante dans le monde du commerce en Algérie. Ce n’est pas abusif de dire que le client se fait agresser par son argent à chaque fois qu’il a une course au marché ou une escale dans un restaurant, un hôtel, un marché informel… L’exception ne fait pas la règle, et le non-respect du client ainsi que la mauvaise qualité de service sont des principes sacrés pour la majorité écrasante des commerçants.  L’anarchie des marchés et celle des commerçants s’accroît au vu et au su de tout le monde. Les commerçants ne ratent aucune occasion pour profiter démesurément de la dépendance de leur clientèle. Bien que naturellement un client  revient toujours sur les lieux où il se sent «roi», là où il est bien servi, où il a pris le temps de choisir par lui-même sa commande, en Algérie, le choix n’est pas permis, comme la culture du mauvais accueil et service qui  règnent partout.

Durant les fêtes religieuses ainsi que d’autres occasions où la demande se revoit à la hausse, on critique davantage les commerçants, comme ces derniers ne montrent  ni respect ni sacrifice envers leur habituelle clientèle. Il est rare de trouver les portes d’un  magasin d’alimentation générale ou d’un boulanger ouvertes  durant les jours fériés. Il est vrai que la loi algérienne ne comprend aucun texte qui stipule l’obligation de service commercial durant les jours fériés, mais il est clair aussi que les commerçants ne font aucune faveur à leur clientèle. Les familles sont obligées de  stocker les produits alimentaires  nécessaires pour éviter une quelconque pénurie. Par ailleurs, les commerçants n’en font qu’àleur tête pendant des périodes précises de l’année, leur rapport avec les marchands est déraisonnable durant toute l’année. A titre d’exemple, les clients n’ont pas le droit de choisir leurs légumes, leurs fruits, c’est le vendeur qui s’occupe de remplir leur sachet de déchets, et il n’est pas question de revenir plus tard lui reprocher quoi que ce soit, car ce ne sont pas les clients qui manquent «pour vivre il faut manger..». Idem pour ce que reçoivent les clients au niveau des restaurants et des salons de thé, là où la possibilité est faible pour tomber entre de bonnes mains. Les serveurs ne donnent pas l’apparence de travailler avec plaisir, ils sont souvent de mauvaise humeur, comme s’ils étaient complexés de  servir leurs clients et comme si ces derniers  ne payent pas leur dû en sortant.                                                                                         

Par Yasmine Ayadi

 

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Un programme d'assistance sera  bientôt lancé

L’UE aidera l’Algérie dans ses réformes

Le programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (P3A) entre l’Algérie et l’Union européenne va bientôt passer à la vitesse supérieure pour toucher le volet politique, selon les déclarations des responsables de l’Unité de gestion de ce programme (UGP), dont son directeur, Aïssa Zelmati, qui s’est exprimé hier en marge d’une formation organisée au profit des journalistes. En fait, l’Union européenne a décidé dans sa politique de voisinage d’assister techniquement les institutions des pays sud de la Méditerranée en mettant à leur disposition des instruments qui consistent à faire venir des experts dans des domaines bien ciblés pour faire profiter l’institution demandeuse de l’expérience d’un pays membre de l’UE.  Jusque-là concentré  sur les jumelages et les TAIEX qui consistent à transmettre une assistance technique à une institution pendant une certaine période, il est question aujourd’hui de passer à l’adoption d’une autre étape qui est SIGMA. Avec ce nouvel instrument, l’Union européenne pourra assister les institutions algériennes qui le souhaitent même dans leurs démarches de réformes sectorielles, ce qui lui procure donc un cachet politique. Les responsables du P3A reconnaissent toutefois que ce volet est plus compliqué dans la mesure où il touche un aspect plus élaboré mais aussi du fait que l’instrument Sigma ne se fait pas seulement entre l’UE et le pays bénéficiaire, mais il y a également l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) qui rentre en jeu. 

Sans donner de précisions sur la date de son lancement ni le montant qui lui sera alloué, les chargés de sa mise en application ont estimé que le Sigma sera une continuité pour Taiex et les jumelages qui ont bénéficié d’enveloppes de 10 millions d’euros dans le cadre du P3A 1 et de 24 millions d’euros dans le P3A 2, lesquels ont remplacé le MEDA. En réalité, ces programmes et instruments n’ont pas été destinés uniquement à l’Algérie, au contraire, des pays voisins notamment le Maroc est bien avancé dans sa démarche de mise à niveau de ses administrations, chose qui lui permet d’ailleurs d’accéder plus  facilement au marché européen. En revanche, l’Algérie a montré des réticences quant à l’initiative de politique européenne de voisinage (PEV) pour des considérations politiques mais a accepté d’introduire le instruments qui vont avec, c’est-à-dire l’IEPV (Instruments européens de Partenariat et de Voisinage) qui a trait seulement au volet technique. En attendant l’achèvement du P3A 1 d’ici quelques mois et le lancement du programme suivant en janvier de l’année prochaine, l’Unité de gestion du programme a fait savoir qu’un atelier de sensibilisation au profit de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) dépendant du groupe Sonelgaz aura lieu le 20 septembre afin de déterminer les besoins de la filiale et tenter de trouver l’assistance qui convient pour désigner des experts. D’autres missions seront également organisées dans un avenir proche pour ce qui est de l’Algérienne des Eaux dans le domaine de la gestion et de la qualité de l’eau, apprend-on de même source. Il y a lieu de rappeler par ailleurs  que le P3A est un programme géré par le ministère algérien du Commerce et financé par l’UE.

Hafid Mesbah

 

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Cinq de ses acolytes arrêtés en Angleterre, en France et en Algérie

Un grand trafiquant de véhicules recherché se trouve en Omra

La section de recherches de la Gendarmerie nationale (SRGN) d’Alger vient de réaliser un grand coup de filet en démantelant un important réseau international de trafic de véhicules activant en France et en Grande-Bretagne. Ce réseau est composé de huit individus, dont trois sont actuellement en cavale. Parmi les accusés en fuite, l’un d’eux se trouve actuellement en Arabie saoudite où il accomplit une «Omra». Vu l’importance de ce réseau, la police internationale (Interpol) s’est mobilisée pour élucider cette importante affaire. Les circuits diplomatiques de plusieurs pays ont été mis également à contribution.  Selon un officier de la SRGN d’Alger qui se charge de suivre cette enquête, cette importante filière avait longtemps sévi avant d’être étouffée. Toujours selon cet enquêteur, cette association de malfaiteurs agissait avec de faux documents, notamment de faux passeports, de fausses cartes d’identité et de fausses cartes grises établis par des fonctionnaires de trois wilayas déléguées de la capitale. Basé en Angleterre, ce réseau importait des véhicules des années 2008 et 2009 et les «gonflaient» afin d’établir leur mise en circulation pour l’année en cours. Les cerveaux de ce réseau étaient constitués d’Algériens immigrés en Grande-Bretagne avec, bien entendu, la complicité d’autres Algériens des trois administrations d’Alger. Il y avait même un passeport établi à Marseille et qui fait partie d’un lot de documents volés en France lors d’un braquage à main armée. Devant l’importance du réseau, la SRGN a fait appel à Interpol pour suivre la trajectoire de cette enquête. La police française et celle du Royaume-Uni ont été également interpellées par cette affaire. Les ambassades d’Algérie, en France et en Angleterre, ont été à leur tour appelées à contribuer dans cette importante affaire de trafic de véhicules. Le but était d’authentifier les documents de voyages récupérés sur les premières personnes arrêtées récemment, ensuite identifier les individus établis en Europe. Les Algériens immigrés dans les deux pays européens agissaient avec la nationalité britannique. Ils introduisaient des voitures importées d’Europe vers Alger avec des passeports algériens et repartaient avec un passeport européen. Le but pour ces trafiquants était avant tout de détourner la vigilance des Douanes algériennes et des services de sécurité. Cette méthode s’est avérée très payante pour les trafiquants, car ils arrivaient à introduire plusieurs voitures volées. Pour les services de sécurité, il était quasi impossible de déceler un faux passeport parmi des centaines de milliers. D’autre part, le dernier trafiquant arrêté était en possession d’un faux passeport français. Par ailleurs, les trois autres trafiquants, tous des Algériens, demeurent en fuite. Un avis de recherche international a été lancé à leur encontre d’autant qu’ils sont identifiés par Interpol, la SRGN d’Alger et les services français et britanniques. Parmi eux figure un trafiquant notoire qui s’est récemment offert une Omra et demeure, lui aussi, en fuite en Arabie saoudite. Huit véhicules, dont quatre Peugeot 406, 2 fourgons utilitaires de marque Iveco et 1 Renault Mégane ont été récupérés à Alger, Ain Defla et d’autres villes du pays. Toutes ces voitures avaient la particularité de la «conduite anglaise», c’est-à-dire leur volant est situé sur la droite. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed, 3 mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt alors que 2 autres sont placés sous contrôle judiciaire.     

Sofiane Abi

 

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Les élèves à la recherche de leurs documents

Des files interminables devant les mairies

Se faire délivrer un document administratif, notamment le fameux extrait de naissance ou une certificat de résidence, relève du parcours du combattant.

La rentrée scolaire est un véritable calvaire pour les ménages. Après une période coûteuse de vacances, de dépenses fabuleuses du ramadhan et de l’Aïd El Fitr, les parents d’élèves doivent maintenant affronter le calvaire des files d’attentes interminables qui se forment devant les services d’état civil. Se faire délivrer un document administratif, notamment le fameux extrait de naissance ou une certificat de résidence, relève du parcours du combattant. Quatre jours après l’ouverture de l’année scolaire, c’est le grand rush sur les services d’état civil. Comme chaque année, les mairies de l’ensemble des communes du pays sont assiégées par les parents obligés de fournir les documents nécessaires pour le sempiternel dossier d’inscription scolaire. Une situation qui se complique davantage au fur à mesure que la période des inscriptions des étudiants à l’université approche. A Alger, tous les services de l’état civil, notamment dans les communes à forte densité, sont pratiquement pris d’assaut par des élèves et leurs parents en quête de documents. «C’est un véritable casse-tête. Pour un simple certificat de non-activité je suis contraint de passer toute une journée ici. C’est intenable. Je suis là depuis le matin pour retirer des documents à mon petit- fils qui sera cette année au CEM. Mais hélas ! Je croyais que  l’état civil avait été informatisé. En réalité, c’est la galère. C’est le même scénario qui se reproduit chaque année», déclare en colère un père de famille rencontré au service d’état civil de la commune de Sidi M’hamed. Des bousculades, des altercations et insultes sont enregistrées durant les heures d’attente, témoigne ce citoyen. Les agents des services de l’état civil sont submergés par les demandes, et ne parviennent pas  parfois à maîtriser leur colère. Entre l’affluence des travailleurs, universitaires et élèves de tous les paliers, il est impossible de fournir les documents administratifs dans de bonnes conditions. A l’état civil d’El Biar, le citoyen lambda est contraint d’attendre des heures et parfois une journée entière pour se faire délivrer un simple document. Le hall réservé à l’état civil est bondé, et tous les guichets sont pleins de monde. Le rush commence dès les premières heures de la matinée voire même avant l’ouverture des guichets. Certains parents plaident pour l’ouverture des services d’état civil toute la semaine et à des heure tardives dans la journée pour éviter toute pression sur ce service. D’autres imputent cette situation aux directeurs d’établissements scolaires qui, selon eux, «exagèrent» dans la nature de documents à fournir pour l’inscription de leurs enfants. Il y a deux ans, le ministre de l’Education nationale a instruit, dans le but de faciliter la rentrée scolaire aux élèves et à l’administration, les directeurs d’école d’alléger le dossier d’inscription pour les élèves. Selon cette instruction, «les élèves ne sont pas obligés de renouveler chaque année le dossier d’inscription, à l’exception de ceux qui passent d’un palier de l’enseignement à un autre». Mais la réalité est tout autre, à en croire les parents d’élèves. «La décision n’a pas été appliquée. Chaque année nous devons fournir un dossier consistant pour inscrire nos enfants», témoignent-ils. Par ailleurs, ce climat tendu est imputé, selon des citoyens, à la mauvaise organisation qui prévaut au niveau des APC. Le manque de guichets, la bureaucratie et l’incivisme des citoyens sont autant de sources d’asphyxie de l’état civil. Même constat enregistré dans les communes d’Alger-Centre, El Harrach, Bab Ezzaouar, où des files interminables se forment journellement. Ce qui complique la tâche des préposés aux guichets, c’est le fait que tous les documents administratifs sont remplis à la main, à l’exception de l’extrait de naissance N°12S qui est informatisé. L’informatisation de l’état civil, inscrite parmi les projets phare du gouvernement, tarde encore à se concrétiser.         

Par Hocine L.

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Règlement d’arriérés

Les ex-travailleurs de l’EPLF lancent un appel de détresse

Plus deux cents travailleurs de MCCES, une filiale de l’ex-groupe EPLF, se sont rassemblés hier devant le siège de l’unité pour revendiquer le règlement de leurs arriérés. Selon un syndicaliste, les travailleurs n’ont rien percu depuis sept mois, bien que des promesses aient été faites par les responsables quant au règlement de cette situation qui n’a que trop duré. Les travailleurs des deux filiales, VRD Plus et  MCCES, issues de l’ex-groupe EPLF de Boumerdès, sont dans l’angoisse et ne savent plus à quel saint se vouer. Ils voudraient  transmettre un message aux hautes autorités de l’Etat pour une réelle prise en charge de leurs préoccupations. Plus de cinq cents travailleurs n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs familles. «Depuis plus d’une année c’est la galère. Toutes les fêtes religieuses, entre autres l’Aïd, Achoura et Mawlid Ennabaoui sont passées inaperçues. Nous n’avons pas d’argent pour faire plaisir à nos enfants», a affirmé un travailleur en larmes. Un autre travailleur s’exclame : «Les mois de ramadhan 2009 et 2010 resteront gravés dans nos mémoires puisqu’on les a passés dans la misère sans que personne ne daigne intervenir pour nous venir en aide». Un calvaire. Pour ainsi dire, les travailleurs de ces deux entreprises vivent dans un grand dénuement. Les responsables syndicaux ont tenu à rappeler que l’ex-ministre de l’Habitat et le Premier ministre  se seraient engagés pour prendre en charge le dossier de cette entreprise quant à la préservation des biens et des acquis des travailleurs, lors de la dissolution de l’EPLF.  Bien que des correspondances aient été adressées au président-directeur général du SGP Indjab, aucune initiative n’a été entreprise pour prendre en charge le dossier, hormis une avance de 7 000,00DA attribuée à la fin du mois de ramadhan. Mais bien qu’insignifiante, elle a été acceptée par les travailleurs. Selon des informations, la section syndicale du SGP Indjab a été dissoute hier par l’union locale de Boumerdès

A.Kichni  

 

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Couverture postale

Benhamadi plaide pour une approche plus simple

Le ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la VCmmunication, Moussa Benhamadi, a plaidé mercredi à Médéa en faveur d’une approche simple en matière de couverture postale.  «La densité postale doit être désormais calculée en termes du nombre de guichets mis à la disposition des citoyens», a indiqué le ministre, soulignant, lors d’un point sur la situation des PTIC présenté au siège de la wilaya, qu’«elle (la densité postale) ne doit pas être tributaire d’une programmation figée».  Danz ce contexte, M. Benhamadi a estimé que l’ancienne approche, jugée trop «rigide» et «inefficiente», doit laisser place à une approche qui prend en ligne de compte «l’évolution démographique, le développement des agglomérations urbaines et les besoins des citoyens». «Les points de présence de proximité constituent l’une des solutions à cette problématique», a-t-il ajouté à ce propos. Abordant la question relative aux perturbations engendrées par le manque de liquidités auquel fait face la poste, le ministre a préconisé une série d’actions susceptibles d’atténuer ce problème.  «La généralisation des distributeurs automatiques et le recours, à grande échelle, à ce mode de paiement peuvent réduire la tension observée à certaines périodes de l’année», a déclaré le ministre, tout en insistant sur l’introduction du paiement électronique dans les transactions commerciales.  Moussa Benhamadi s’est engagé en outre à prendre en charge, par le biais d’Algérie Télécom, les frais d’abonnement à hauteur de 50% pour les établissements scolaires relevant des communes qui participent financièrement à la réalisation des travaux de génie civil du réseau de fibre optique.            

R. B.

 

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Route meurtrière

Un sexagénaire tué sur la RN 12

Une autre victime de la route est venue alourdir le bilan des accidents de la circulation enregistrés sur le réseau routier de la wilaya de Boumerdès. Avant-hier, un sexagénaire a été percuté par un véhicule sur la route nationale 12 menant vers la ville des Genêts Tizi-ouzou,  au lieu-dit Chender à 4 km à l’est du chef-lieu communal Bordj Ménaiel, a-t-on appris de source proche de la Protection civile. Selon des témoins, le sinistre est survenu au moment où la victime tentait de traverser la voie. Dans un état grave, elle a rendu l’âme au cours de son transfert à l’hôpital de Bordj Ménaiel. Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour déterminer l’exactitude et les causes de l’accident. Par ailleurs, un autre accident est survenu la veille sur cet axe routier. Le chauffeur d’un véhicule léger en excès de vitesse a perdu le contrôle de son véhicule dans un virage, avant de finir sa course dans un champ. Des sources hospitalières indiquent que le chauffeur grièvement blessé a été admis au pavillon des urgences de l’hôpital de Bordj Ménaiel où il est  en observation.

Ainsi, plus de 10 morts et 30 blessés ont été enregistrés en moins d’un mois au niveau des réseaux routiers traversant la wilaya de Boumerdès.

A.K.

 

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TIZI OUZOU

4e édition de la fête de la figue

Le village Lemessela dans la commune de Ioula Oumalou, à l’est de la wilaya de Tizi Ouzou, abritera dès aujourd’hui et pendant trois jours la quatrième édition de la fête de la figue. Un programme riche et varié a été tracé par les initiateurs de cette manifestation, l’Association Tighilt et le comité de village. Plus d’une trentaine d’exposants venus de différentes régions du pays sont attendus. La figue sous ses différentes variétés et bien d’autres produits traditionnels seront exposés au village de Lemessela et une série de conférences inhérentes au thème de la fête seront données par des spécialistes en la matière, en plus de l’animation artistique en soirée. Cette nouvelle édition de la fête de la figue, soutenue par l’assemblée populaire de la wilaya, devrait attirer beaucoup de monde eu égard au succès enregistré lors des manifestations précédentes, d’où la motivation des organisateurs pour que ce rendez-vous culturel et traditionnel se perpétue à l’effet de sauvegarder cette partie du patrimoine matériel de la Kabylie.   

Hamid M.

 

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Suite à la baisse des importations au 1er semestre

Recul des recettes douanières de l’Algérie

Pour la première fois depuis ces dernières années, les Douanes ont vu leurs recettes baisser et ce, au prorata du fléchissement des importations enregistré après les mesures d'encadrement du commerce extérieur

Les recettes douanières de l’Algérie ont atteint 228 milliards de dinars durant le premier semestre 2010 contre 242 milliards de dinars à la même période de l’année écoulée, reculant de près de 6% suite à la baisse des importations, a-t-on appris mercredi auprès des Douanes algériennes. Les importations algériennes ont baissé de 4,3% pour totaliser

1 453 milliards de dinars (19,7 milliards de dollars) au cours des six premiers mois de l’année en cours suite aux mesures d’encadrement du commerce extérieur prises par les pouvoirs publics, notamment concernant les opérations des importations.

Cette évolution baissière des importations a eu un «impact direct» sur les recettes douanières, a-t-on expliqué auprès des services du Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes. A propos de la structure des recettes, le Cnis précise que les produits des douanes, représentant près de 37% du total des recettes douanières, ont connu une baisse de 6,2% par rapport à la même période de référence, passant ainsi à 84 milliards de dinars contre 89,6 milliards de dinars.

La même tendance a été enregistrée par les recettes de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation – qui représentent une part de plus de 61% du total des recettes – passant de 146,6 milliards de dinars à 139,4 milliards de dinars, en baisse de plus de 4,8%, détaille l’organisme des Douanes. La Taxe intérieure sur la consommation (TIC), qui représente une part de près de 1,1% des recettes globales, a baissé de moitié à 2,4 milliards de dollars, contre 4,8 milliards de dinars. Les autres droits et taxes de douanes, qui ont une faible part de 1,03% du total des recettes douanières, ont enregistré une «importante hausse» de plus de 111,7%, en passant de 1,1 milliard de dinars à 2,3 milliards de dinars. Les recettes douanières de l’Algérie ont atteint 459 milliards de dinars en 2009 contre 440 milliards de dinars en 2008, en hausse de 4,46% malgré la relative stabilité des importations autour de

2 840,5 milliards de dinars, soit près de 39 milliards de dollars en 2009. Il est à rappeler que les recettes douanières ont connu une augmentation constante entre 2006 et 2009, passant de 284 milliards à 459 milliards de DA, soit une évolution de près de 21% entre 2006 et 2007 et plus de 28,04% entre 2007 et 2008 et plus de 4,5 % entre 2008 et 2009, selon la même source.

Par Farid G.

 

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Analyse critique de Ron Haleber

La déconstruction chez Arkoun

L’islamologue et penseur Mohamed Arkoun, considéré et reconnu comme le plus grand intellectuel algérien, est mort avant-hier à Paris, où il vivait et exerçait en qualité de professeur émérite à la Sorbonne. Nous livrons ici, en guise d’hommage posthume, une approche d’un pan de son œuvre, à travers une lecture de son programme de déconstruction et les réserves critiques émises par Ron Halleber.

La déconstruction de l’islam, chez Arkoun, s’appuie sur la contextualisation du Coran afin de séparer les interprétations doctrinales auxquelles il a naturellement donné lieu, selon les époques historiques et les enjeux de pouvoir, de ce qui transcende ces époques et ces enjeux, c’est-à-dire ce qui est proprement universel dans le message coranique. Il ne s’agit donc pas de reprendre la méthode «archéologique» des orientalistes, telles celles de Blachère ou Rodinson, mais de montrer en quoi les écoles dites musulmanes sont des mouvements idéologiques qui vont à l’encontre même d’un texte sacré ouvert, irréductible à toute idéologie parce qu’il traite des conditions-limites de l’être humain – l’être, l’amour, la vie, l’amour…– et qu’aucune interprétation n’est censée clore définitivement. C’est donc, en fait, la tradition islamique qu’il faut déconstruire, et non le Coran lui-même. Mais cette tradition, englobant pourtant le sunnisme, avec ses quatre écoles, le chiisme ou même le kharidjisme, ne s’étend pas, selon Arkoun, à l’islamisme qui n’apporterait rien de nouveau dans la compréhension de l’islam. Reste donc la tradition, mais qu’il faut inscrire au pluriel dès lors qu’on parle de la sunna, du chiisme ou des kharidjites. Chacune d’elles, observe Arkoun, fonctionne comme «un système culturel d’exclusion, en cherchant à affirmer sa primauté, sa priorité, son hégémonie face aux traditions concurrentes. La sociologie du monde musulman contemporain révèle la cristallisation de ces vieilles mémoires collectives et leurs virulentes oppositions». Toutes ces traditions, que l’historien peut recenser, représentent la «tradition exhaustive» dont «la reconstitution est une étape ascétique au cours de laquelle chaque tradition particulière se dépouillera de ses postulats politico-religieux et disqualifiera les idéologies militantes arbitrairement promues au rang de «religion vraie»». D’autant plus que «à l’heure actuelle, il n’existe aucune autorité spirituelle, aucun critère «objectif», aucune œuvre privilégiée qui permette de désigner de manière infaillible l’Islam vrai. Cela veut dire que tous les problèmes théologiques traités par les anciens doivent être rouverts et réexaminés en fonction des mutations épistémiques en cours». A la réouverture des portes de l’ijtihad que la tradition a décrété closes, Arkoun ajoute la délimitation du champ critique qui doit s’exercer sur l’ensemble du corpus coranique :

«Les contestations mutuelles des écoles et des «sectes» (madâhib, tawâ’if) doivent faire l’objet d’un examen prioritaire dans la perspective d’une reprise critique de la tradition islamique exhaustive. Pour des raisons à la fois linguistiques, littéraires, théologiques, historiques, le hadith a fait l’objet d’une sélection arbitraire imposée sous les Omeyyades et les premiers Abbasides, lors de la constitution des corpus dits authentiques. Il serait encore plus intéressant de pousser l’enquête sur les contestations soulevées à propos de la constitution du corpus coranique.» Ron Haleber* émet un certain nombre d’observations et/ou réserves sur le programme de déconstruction tel qu’envisagé par Arkoun dans un article en anglais intitulé «Pour un remembrement de la conscience islamique» (tiré de l’ouvrage «Critique de la raison islamique», et détaillant en dix points ce programme). L’une d’elles, la principale à vrai dire, considère que la «tradition exhaustive» de Arkoun paraît bien «restrictive» dès lors qu’elle exclut du champ critique l’islamisme, le nationalisme – qui n’est qu’une forme étatique de l’islamisme – ou les traditions populaires, soufies par exemple. «La tradition exhaustive, telle que la conçoit Arkoun, vaut comme objet d’étude scientifique, pour autant qu’elle ait été purifiée de tout ce qu’Arkoun estime idéologique» – cette purification limite pourtant son caractère exhaustif. L’étude utilise les notions d’archéologie, de déconstruction et de critique logocentriste, qu’a développées la pensée post-moderniste (…) De même que les islamistes, Arkoun ne veut pas baser son étude du fait du Coran sur une école particulière, – toute école ayant fonctionné comme un système culturel d’exclusion – mais, contrairement aux islamistes, Arkoun fait appel aux sciences humaines pour déconstruire la totalité de l’imaginaire des mouvements classiques (…) La méthode ascétique préconisée par Arkoun reste assez énigmatique. On peut penser qu’elle est en contradiction avec sa première thèse, qui pose la nécessité de comprendre les significations des données en fonction du cadre historique qui les a produites. Comment obtenir une compréhension intégrale de la tradition, s’il faut l’abstraire de son contexte politico-religieux. Comment, par exemple, analyser Ibn Tamiya, s’il faut enlever à ses écrits leur idéologie militante et les dépouiller de leurs postulats politico-religieux? L’ascétisme scientifique d’Arkoun ne mène-t-il pas à cette même attitude prétendument objective, qu’il reproche aux Orientalistes? N’est-ce pas le choix fait par Arkoun, choix qui veut exclure le champ politique, et toutes les disciplines scientifiques qu’il implique, qui se venge ic ?

Pressé de déconstruire la déconstruction projetée par Arkoun, Haleber accumule ce qui lui paraît comme contradictions dans la démarche du penseur algérien, sans soumettre ses propres jugements ou observations à une rigueur critique dont il dénonce systématiquement, presque argument par argument, l’absence chez Arkoun. Or, ce dernier entend déconstruire un système érigé par des écoles et des sectes, le système islamique, à partir d’un texte, le Coran, en son nom, et souvent contre son esprit, voire contre la lettre coranique même. Encore une fois, ce n’est pas le Coran qu’il veut déconstruire mais les interprétations qui en ont été faites, en les contextualisant par la méthode historique et en les dépouillant des enjeux de pouvoir qui les ont suscitées et articulées en dogme. Haleber ignore-t-il que toutes les formes d’islamismes s’appuient sur la tradition, en particulier sur l’école hanbalite à laquelle appartenait Ibn Taymia, promoteur de la salafya, dont va s’inspirer le wahabisme au XIXe siècle ? Arkoun n’exclut pas le contexte d’Ibn Taymia, au contraire, puisqu’il appelle à le rendre plus manifeste. Mais son propos central réside dans la délimitation du champ épistémologique, seule approche possible à la critique de la raison islamique. L’idéologie politique importe moins que la mise en œuvre de ce champ et son investigation, avec les outils de la science. Arkoun propose une connaissance rationnelle, basée sur la rationalité des Lumières ; des islamistes, une vérité basée sur une tradition – dont Ibn Taymia à juste titre fait partie – qui si elle diverge en certains points avec telle ou telle école, n’en constitue pas moins le prolongement et la fidèle héritière ; tandis que les Orientalistes entendent réduire le texte sacré au processus historique de son élaboration, et interpellent de cette manière l’acte de foi lui-même, le croyant, qui se voit ainsi disqualifié dans sa croyance. Les trois ne mènent pas le même combat.

Pour ce faire, Arkoun parle de «tradition exhaustive», c’est-à-dire du lieu où doit s’entreprendre la déconstruction. Contrairement à ce qu’estime Haleber, il ne se fait pas restrictif, mais très large, puisque cette tradition exhaustive englobe toutes les écoles et sectes qu’elles soient sunnites, chiites ou kharidjites ; à l’exclusion de leurs dérivées idéologiques – mais pas du soufisme, par exemple. «La tradition exhaustive doit faire l’objet d’une patiente enquête archéologique pour retrouver et reconstituer – si possible – ses parties avortées, refoulées, discréditées et non plus seulement ses affirmations les plus solidaires d’un Etat et d’une religion officiels.» Mais que se passera-t-il ensuite, une fois cette «patiente enquête» menée à son terme ? C’est la mauvaise réponse de Haleber à cette question qui abîme son argumentation, lorsqu’il écrit : «La rhétorique programmatique d’Arkoun ne nous dit pas comment réconcilier toutes les contradictions concurrentes nées de la confrontation des différentes écoles et des traditions diverses. Comment disparaîtront toutes ces divergences dans une vision unifiée et intégrale? On ne peut qu’espérer que l’application du programme archéologique proposé par Arkoun, en démasquant et en procédant à une purification ascétique des idéologies, nous mènera à un résultat univoque en accord avec notre compréhension moderne et scientifique.» Or, il ne s’agit pas, en soumettant la raison islamique à la critique rationnelle, de parvenir à une «réconciliation des contradictions» ou à une «vision unifiée et intégrale» après quoi il ne nous resterait qu’à nous asseoir sur un «résultat univoque en accord avec notre compréhension moderne et scientifique». Libérer la raison islamique de ce qui l’obstrue et lui poser problème, dans sa quête légitime d’adaptation à la modernité, ne signifie pas l’enfermer aussitôt dans un autre problème définitif, où il n’y aurait plus rien à dire. Si Haleber ne l’a pas bien compris, il me semble que chez Arkoun l’objectif n’est pas de figer la raison islamique en la démasquant, par la science, mais de la hisser au niveau de ses possibilités potentielles. Arkoun veut certes abattre l’édifice dans lequel l’islam, en tant que théorie et pratique, a entrepris de s’abriter, comme par crainte du monde. Déconstruire l’édifice en question – et non l’âme qui y demeure, ce qui relèverait d’ailleurs de la psychanalyse – c’est montrer, à des yeux obscurcis par des siècles d’enfermement et apeurés par tant d’oppression, la voie qu’ont su emprunter ceux qui ont fait la gloire de la civilisation islamique.          

*Le désarroi de la raison islamique face à la modernité occidentale

Par Aïssa Khelladi

 

 

Bio-express

Mohammed Arkoun (né en [1928 à Taourit-Mimoun, petit village de Kabylie, wilaya de Tizi Ouzou – décédé le 14 septembre 2010 à Paris]) est un intellectuel algérien, philosophe et historien de l’islam. Un des professeurs les plus influents dans l’étude islamique contemporaine[1], il est professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne (Paris III), et enseigne l’«islamologie appliquée», discipline qu’il a développée, dans diverses universités européennes et américaines, en référence à l’anthropologie appliquée de Roger Bastide. Parmi ses sujets de prédilection, l’impensé dans l’islam classique et contemporain. Mohammed Arkoun se situe dans la branche critique du réformisme musulman. Prônant le modernisme et l’humanisme islamique, il a développé une critique de la modernité dans la pensée islamique, et plaide pour un islam repensé dans le monde contemporain. Il y a consacré de très nombreux ouvrages dont «La Pensée arabe» (Paris, 1975), «Lectures du Coran» (Paris, 1982), «Penser l’islam aujourd’hui» (Alger, 1993), ou encore «The Unthought in Contemporary Islamic Thought» (Londres, 2002).

 

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Regard

La luxure du Golfe s’attaque aux femmes marocaines

La jeunesse marocaine a de quoi se déchaîner sur Internet. Le pouvoir wahhabite, gardien autoproclamé des Lieux saints, vient de faire une suprême injure aux femmes marocaines, du seul fait qu’elles sont des femmes. Dans la classe politique, c’est le groupe parlementaire du Parti pour la justice et le développement (PJD) qui s’insurge.  La cause de la colère est le refus des Saoudiens de délivrer des visas à des jeunes femmes, pourtant accompagnées de leurs parents, comme l’exige le règlement.

Beaucoup de familles ont été, de ce fait, exclues de la possibilité d’accomplir le pèlerinage, alors que leurs dossiers de candidature au visa ne souffraient d’aucune irrégularité  et, par la même occasion, profondément humiliées. Certaines de ces familles ont reçu une explication, pour le moins irrévérencieuse pour leur dignité et c’est à peine si les précautions sémantiques ont été de mise.  La raison invoquée serait que «les candidates sont jeunes ou qu’elles veulent faire ce voyage pour une autre raison que la omra».

Loin des euphémismes, selon le site argotheme.blog.fr, la justification donnée par les autorités saoudiennes serait plus explicite; elles auraient un doute sur la réelle intention de ces demandeuses de visas (accompagnées par leurs parents ou pas), du fait de nombreux constats et plaintes des Saoudiens eux-mêmes et d’étrangers qui ont reçu d’innombrables propositions. Lors des balades dans les somptueux centres commerciaux et les lieux où se croisent d’une manière rapprochée les personnes, des avances sont faites par ces Marocaines de tous âges dont une bonne majorité de jeunes filles. Un jugement insultant exprimé avec une arrogance et un mépris incroyables.

Ce qui étonne, c’est le peu de cas qui en est fait par le Makhzen. Le plus difficile sera de trouver le remède qui pourrait réparer le préjudice causé à la dignité humaine. Bien plus grand  que celui que cette affaire suscite immédiatement et qui pose une interrogation sur la légitimité de priver des croyantes d’accomplir un devoir religieux et sur la gestion de lieux qui devraient, en principe, échapper à toute tutelle nationaliste.

En  1986, le roi Fahd a déjà opté pour le  titre de «Gardien des deux Lieux saints», dont son père s’était proclamé dépositaire devant une assemblée de pays musulmans qui étaient tous sous occupation coloniale. C’était un progrès par rapport à la reconnaissance de leur extraterritorialité. Mais c’est loin d’être suffisant.  Les hachémites, ex-détenteurs de la charge sur le Hedjaz, sont toujours à l’affût et attendent l’occasion de reprendre du service. Les Iraniens, plus démocrates, revendiquent l’internationalisation de la souveraineté sur le sanctuaire musulman. Soit, la création d’une sorte d’organe  panislamique de gestion, en lieu et place du pouvoir wahhabite. En dernier ressort, ce sont les Hachémites qui seraient les mieux placés pour ce rôle. En 2002, un rapport étatsunien a été dévoilé (journal Libération) qui contiendrait  un plan de démembrement de la région.

Deux zones de la plus haute importance changeraient de tuteur. Il est question, dans le rapport, de la sécession de la province du Hasa la plus riche province pétrolière de l’Arabie  et de confier les Lieux saints aux Hachémites dont la filiation représente une source de légitimité tant historique que religieuse.

Ce débat ne serait pas clos, puisque certains observateurs prédisent, parallèlement, la possible  déstabilisation du royaume dès les prémisses d’épuisement des nappes de pétrole. La question religieuse serait le référent idéal pour une telle entreprise.

On n’en est pas encore là. Ce qui importe, tout de suite, c’est que les magnats du Golfe cessent de traîner dans la boue les femmes marocaines. Dans cette question de visa ou dans des dessins animés sulfureux où s’étalent leurs fantasmes légitimés par leur insolente richesse.

A. H.

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