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L'ambassadeur
de France à Alger à propos du Sahara Occidental
«Nous soutenons
les résolutions de l’ONU»
L’ambassadeur de
France à Alger affirmera que «Raffarin n’est pas Monsieur Algérie»,
contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse depuis la
nomination de ce dernier.
Suite à la
nomination de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre
Raffarin pour coordonner et renforcer la coopération économique
entre l’Algérie et la France, la secrétaire française d’Etat au
commerce extérieur arrivera en début de semaine prochaine pour
préparer la visite de Raffarin, a annoncé hier, lors d’une rencontre
organisée à sa résidence, l’ambassadeur de France à Alger, Xavier
Driencourt. Ainsi, c’est dans un langage diplomatique affichant une
volonté de dépassionner les sujets qui bloquent les relations entre
la France et l’Algérie qu’il a affirmé que les relations franco-
algériennes connaissent depuis trois mois, «une nouvelle étape»,
notamment avec le dénouement de l’affaire Hasseni qui constituait un
dossier épineux dans la relation entre les deux pays. Espérant ainsi
«un nouveau rythme dans les relations algéro-françaises». C’est dans
ce contexte que le représentant de l’Etat français affichera une
appréhension certaine vis-à-vis du projet de loi initié par le
député FLN criminalisant le colonialisme. Selon le diplomate, «si ce
texte devait être voté, cela ne faciliterait pas les relations
bilatérales et les conséquences seront en chaîne».
Jean-Pierre
Raffarin, un rôle catalyseur
Abordant la
nomination de Jean-Pierre Raffarin, l’ambassadeur de France à Alger
affirmera que «Raffarin n’est pas Monsieur Algérie», contrairement à
ce qui a été rapporté dans la presse depuis la nomination de ce
dernier. Et d’expliquer que la mission de ce dernier, ayant lui-même
été chef d’entreprise et Premier ministre, est à «caractère purement
économique» dont le but est de coordonner les différents projets de
coopération économique français implantés en Algérie, et également
de soutenir les investissements respectifs aussi bien français en
Algérie qu’algériens en France.
Le diplomate
rappellera au passage que la venue de Raffarin pour gérer la
coopération économique entre la France et l’Algérie et œuvrer à
renforcer les investissements entre les deux pays est intervenue
suite à la conversation du 20 juin dernier entre le secrétaire
général de l’Elysée, Claude Guéant, et le Premier ministre Ahmed
Ouyahia. Interrogé sur la nature des obstacles qui freinent
l’investissement français en Algérie, Xavier Driencourt relèvera bon
nombre de projets qui «datent d’un certain temps», à l’instar de
Saint Gobin, de projets industriels pharmaceutiques, de l’automobile
et du ciment entre autres, n’ont pas vu le jour «à cause de
différentes natures», essentiellement celles d’ordre administratif.
A ce propos, le rôle de Jean-Pierre Raffarin, dira le diplomate,
sera celui d’un «facilitateur qui catalysera l’énergie des
entreprises françaises».
«Les
partenaires algériens sont difficilement identifiables»
Concernant la loi
de finances complémentaire de 2010, Xavier Driencourt la qualifiera
de «très compliquée» et de «prolongement» de celle de 2009, avouant
que «les entreprises étrangères préféreraient certainement un cadre
plus libéral». En revanche, il reconnaîtra avec une certaine
satisfaction, allusion faite au crédit documentaire, «un certain
nombre de petits aménagements». A ce propos, concernant la mesure
exigeant des investisseurs étrangers de contracter un partenariat
local à hauteur de 51%, le représentant de l’Etat français
soulignera la difficulté des investisseurs étrangers à identifier
les bons partenaires algériens, indiquant que «le tissu industriel
algérien n’est pas considérable, particulièrement en ce qui concerne
le secteur privé». Cependant, l’ambassadeur assurera que «les
entreprises françaises, pour leur part, sont conscientes du cadre
juridique algérien et ont décidé de s’installer dans le marché
algérien dans la durée».
En outre, pour
favoriser les relations économiques entre les deux pays, Xavier
Driencourt mettra l’accent sur l’importance du «climat politique»
qui permettrait d’asseoir cette coopération. Aussi, dira-t-il qu’«il
faut une impulsion du contexte politique».
Un climat
politique qui, selon lui, est en amélioration, notamment avec les
dernières visites des émissaires du président Sarkozy en Algérie. Il
indiquera l’installation prochaine de la nouvelle Chambre de
commerce algéro-française qui donnera justement un cadre
administratif et juridique à cette coopération. De surcroît, la
facilitation de l’octroi des visas algériens pour les hommes
d’affaires français viendra encourager la venue de ces derniers pour
prospecter le marché algérien. Par ailleurs, l’ambassadeur affirmera
que dans un cadre de partenariat, il existe beaucoup de
potentialités d’entreprises, aussi bien françaises qu’algériennes,
pour investir le marché africain.
«La liste
noire est un malentendu»
Abordé sur la
justification d’inscrire l’Algérie sur la fameuse liste noire
établie par la France où l’Algérie figure parmi les quatorze Etats
considérés comme sources du terrorisme, Xavier Driencourt dira que
cette dernière a suscité «un malentendu» et q’elle ne consistait pas
en «une discrimination directe envers les Algériens.
C’est un
dispositif qui s’applique à l’ensemble des pays». Et d’ajouter que
«c’est un dispositif léger» comparé à ceux pratiqués dans d’autres
pays, et qui consiste uniquement à faciliter le contrôle de la
police des frontières.
Interrogé sur la
nature des différends franco-algériens, le représentant du chef de
l’Etat français répondra qu’il s’agit essentiellement de «dossiers
de politique étrangère, particulièrement celui du Sahara
occidental», et également des affaires de justice qui ont heurté les
Algériens de part leur grande médiatisation.
Ainsi, pour
expliquer la position de la France vis-à-vis du Sahara occidental,
le diplomate reconnaîtra que ce sujet constitue une cause de
divergence entre l’Algérie et le Maroc. Il soutiendra : «Nous sommes
amis du Maroc, mais nous ne sommes pas directement partie prenante
du plan d’autonomie proposé par le Maroc», poursuivant que la France
soutient les résolutions de l’ONU.
S’agissant du
dossier des otages, Xavier Driencourt affirmera que le développement
d’une zone de non-droit dans la région du Sahel, et qui peut
s’étendre à d’autres pays, est «une source de préoccupation majeure
pour la France». A ce sujet, l’ambassadeur démentira formellement
que la France a versé une quelconque rançon contre la libération en
février dernier de Pierre Camatte, détenu par l’AQMI. En outre, il
soulignera que la France est reconnaissante pour «les efforts
consentis par l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme dans
cette région».
Par Lynda
N.Bourebrab
Haut
Abdelhak Benchikha, entraîneur national
«Je suis là
pour gagner»
Abdelhak Benchikha,
nouveau sélectionneur des Verts s'est exprimé sur plusieurs
questions relatives à l'EN, lors d'une conférence de presse tenue
hier au centre de presse du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf.
Le nouveau driver
des Fennecs a tenu d’abord à rendre hommage à son prédécesseur,
Rabah Saâdane, qu’il remerciera pour toutes les joies qu’il a
données au peuple algérien. «Il faut dire que Saâdane a beaucoup
fait pour l’équipe nationale et qu’il faut le remercier pour tout
cela», dira le coach des Verts et qui avouera qu’il a répondu à
l’appel du pays et du cœur. «Je suis très honoré de la confiance
qu’on a portée à son encontre et je tiens à dire que je suis prêt à
tout faire pour mon pays, y compris nettoyer le siège de la FAF»,
relèvera-t-il. Benchikha dira qu’il n’a pas signé de contrat avec
la FAF et qu’il ne signera pas de contrat avec l’Algérie, ce qui
veut dire implicitement qu’il fait confiance aux dirigeants de la
FAF et à son président, Mohamed Raouraoua. Le coach des Verts
parlera du prochain stage des Verts et qui aura lieu du 3 au 8
octobre prochain, avouant qu’il aura lieu en Algérie et plus
spécialement à l’hôtel militaire de Beni Messous. «Tous les moyens
sont mis à la disposition de l’équipe nationale par l’armée et je ne
vois pas pourquoi on changerait d’endroit», dira-t-il, en avouant
que la FAF n’a pas trouvé aussi de plan de vol pour rejoindre la
République centrafricaine, alors qu’ici on mettra à la disposition
de l’EN un avion spécial. Pour le stage, le nouveau sélectionneur
national avouera qu’il fera appel au même groupe et que s’il y aura
changement cela se fera après ce match, surtout que le temps est
court et qu’il ne peut pas tout changer maintenant. Le sélectionneur
des Verts rappellera que l’EN aura six mois de repos avant le
troisième match des éliminatoires, ce qui fait sans doute qu’il y
aura des changement, même s’il avoue que cela dépendra de la forme
des joueurs qu’il injectera lors du prochain match amical face au
Luxembourg et notamment les locaux. «Chaque joueur aura sa chance,
car nous sommes tous des Algériens, et le meilleur sera aligné»,
affirmera Benchikha. Il avouera que l’intérêt de l’équipe nationale
le préoccupe plus que tout et que lors de la prise de contact qu’il
aura avec les joueurs lors du prochain stage qui précédera le match
face à la République centrafricaine, il tiendra à leur dire qu’il
veut réussir avec eux. Pour ce qui est du problème de l’attaque,
Benchikha affirmera que, théoriquement, il a des solutions, mais que
tout dépendra du répondant des joueurs sur le terrain. Le coach des
Fennecs a souligné que le match qui attend l’équipe face à la
République centrafricaine est important, mais pas décisif. «Nous
devons l’emporter et on doit être à la hauteur», indiquera Benchikha
qui affirmera que les joueurs sont décidés à relever le défi, mais
qu’il faudra qu’il trouve, quand même, les mots pour les motiver
pour revenir avec les trois points de ce déplacement difficile. Pour
ce qui est du staff technique, il affirmera qu’il est reconduit,
parce que ces entraîneurs connaissent le groupe et qu’il vaudrait
mieux qu’ils restent pour l’aider dans sa tâche. Il annoncera que la
FAF devrait désigner un adjoint ensuite et qui sera soit local ou
étranger. Enfin et pour ce qui est de la liste des joueurs qui
devront défendre les couleurs nationales lors du prochain match des
éliminatoires face à la République centrafricaine, il avouera
qu’elle sera rendue publique les 18 ou 19 du mois en cours et
qu’elle sera affichée sur le site de la FAF.
Par Anouar M.
Haut
L'Algérie face à l'ingérence étrangère dans le Sahel
Comment traquer
l’argent versé à l’Aqmi ?
Dans un contexte
marqué par une grande faille dans le traitement du kidnapping dans
la région du Sahel comme source de financement des terroristes,
l’Algérie essaie de trouver la bonne solution, puisque au moment où
elle tient à sa position portant «rejet total» du paiement de
rançons aux groupes terroristes, des capitales occidentales
choisissent de négocier la libération de leurs otages détenus par
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont Madrid qui aurait dépensé
8 millions d’euros pour libérer ses trois ressortissants. Alors
qu’au cours d’une visite à Alger, le ministre des Affaires
étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait décalré que son
pays allait soutenir la proposition algérienne. Une proposition qui
porte «sur la nécessité d’arriver à un consensus international
autour d’une résolution des Nations unies condamnant le paiement de
rançons». Ainsi, l’Algérie se retrouve seule à essayer de faire face
à la situation «délicate» que connaît le Sahel tout en refusant
«l’ingérence étrangère». Mais plusieurs capitales occidentales
préfèrent négocier avec Aqmi et payer les rançons, donc, les
terroristes auront toujours de quoi s’acheter des armes, dont la
première cible est les pays de la région. Il y a trois jours, Kamel
Rezag Bara, conseiller à la présidence de la République, chargé des
affaires de terrorisme, a déclaré que depuis 2005, «les rançons
versées dans la région du Sahel ont rapporté plus de 50 millions
d’euros aux groupes terroristes d’Aqmi». En matière de classement
des pays, «l’Espagne aurait versé 8 millions d’euros pour libérer
ses ressortissants retenus par la branche maghrébine d’Al-Qaïda»,
suivie de «l’Italie avec 3,6 millions dépensés pour la libération de
deux otages aux mains d’Aqmi en mai», et enfin «l’Autriche, qui
aurait versé 2,5 millions pour la libération de deux otages en avril
2009». Dans ce cadre, un émissaire espagnol est attendu aujourd’hui
à Alger pour une visite de travail. Il s’agit du secrétaire d’Etat
espagnol chargé de l’Amérique latine, Juan Pablo de Laiglesia. C’est
ce qui a été indiqué à l’APS par une source du ministère des
Affaires étrangères. Durant son séjour, le responsable espagnol aura
des entretiens avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des
Affaires maghrébines et africaines. Les deux responsables vont
aborder «les relations bilatérales ainsi que les questions
politiques internationales et régionales d’intérêt commun, notamment
la coopération euro-méditerranéenne, la lutte contre le terrorisme
dans la région du Sahel ainsi que les derniers développements de la
question du Sahara occidental». Mais en réalité, la lutte contre le
terrorisme dans la région du Sahel, notamment en matière de
coopération, sera le point le plus sensible qui sera abordé entre le
responsable espagnol et les responsables algériens vu les enjeux et
surtout les «menaces» de la situation au Sahel. En tout cas,
l’émissaire espagnol arrivera en Algérie à la veille d’une
«rencontre qui regroupera aujourd’hui, à Alger, des responsables
militaires d’Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger», selon
l’agence de presse koweitienne Kuna qui cite un haut responsable
algérien. Cette rencontre a pour objectif «la création d’une cellule
de renseignement chargée du suivi des activités des groupes
armés affiliés à l’AQMI». Cette réunion a été précédée par une
rencontre des attachés de défense des ambassades des pays cités. En
tout cas, même la radio française RFI a annoncé une rencontre à huis
clos qui aurait eu lieu mardi dernier. Une rencontre qui serait
consacrée à «comment traquer l’argent sale d’Al-Qaïda au Maghreb
islamique (Aqmi) issu des enlèvements d’étrangers et de contrebande
dans la région du Sahel». Cependant, du côté des autorités
algériennes, aucune information n’a filtré. Ainsi, face à l’attitude
des capitales occidentales, les pays du Sahel se trouvent dans
l’obligation d’assumer une mission «difficile» qui constitue à
trouver une solution pour mettre un terme à l’usage de cet argent
dans l’achat d’armes et autres, dont les premières victimes sont les
citoyens des pays de la région. A rappeler que bien avant Madrid, la
France avait exercé une pression sur le Mali pour répondre aux
exigences d’Al Qaïda, même si Paris essaye toujours de démentir son
implication dans l’échange de Pierre Camatte, un otage français
contre la libération de quatre terroristes dont deux Algériens
revendiqués par l’Algérie. Il est à souligner que pour le cas de
l’Espagne, ce pays est lié à l’Algérie par un Traité d’amitié, de
bon voisinage et de coopération signé en octobre 2002. Ainsi, on se
demande si l’Algérie peut faire confiance à ses voisins de la
Méditerranée et ceux du Sahel dans son combat contre le terrorisme
dans cette région ?
Par Nacera
Chenafi
Haut
Le client est loin d'être roi en Algérie
Les commerçants
et le complexe de servir
Le client algérien
n'est pas victime de l'arnaque et de la multitude des risques qui
guettent sa santé mais surtout de l'orgueil très mal placé et du
mauvais accueil des commerçants.
Au niveau d’Alger
comme un peu partout dans les grandes villes, il n’est plus
étonnant de voir des épiceries fermées pendant la sieste, celles qui
ouvrent tardivement la matin, celles qui sont ouvertes mais dont le
commerçant décide s’il doit vous servir ou pas, tout dépend de son
humeur. Le client a le choix d’attendre, chercher ailleurs, revenir
plus tard ou tout simplement ne pas acheter. Voilà quelques choix
qui sont au menu de nos commerçants, pour connaître les différents
services proposés dans chaque lieu où se pratique une activité
commerciale. De l’orgueil très mal placé ainsi que le mauvais
accueil, la culture qui sévit dans les relations des commerçants
avec leurs clients. A force de subir et de se familiariser, les
clients ne s’étonnent pas et s’attendent à tout de la part de leur
serviteur. La maltraitance du client est un phénomène qui ne date
pas d’aujourd’hui, elle remonte à loin et c’est la devise courante
dans le monde du commerce en Algérie. Ce n’est pas abusif de dire
que le client se fait agresser par son argent à chaque fois qu’il a
une course au marché ou une escale dans un restaurant, un hôtel, un
marché informel… L’exception ne fait pas la règle, et le non-respect
du client ainsi que la mauvaise qualité de service sont des
principes sacrés pour la majorité écrasante des commerçants.
L’anarchie des marchés et celle des commerçants s’accroît au vu et
au su de tout le monde. Les commerçants ne ratent aucune occasion
pour profiter démesurément de la dépendance de leur clientèle. Bien
que naturellement un client revient toujours sur les lieux où il se
sent «roi», là où il est bien servi, où il a pris le temps de
choisir par lui-même sa commande, en Algérie, le choix n’est pas
permis, comme la culture du mauvais accueil et service qui règnent
partout.
Durant les fêtes
religieuses ainsi que d’autres occasions où la demande se revoit à
la hausse, on critique davantage les commerçants, comme ces derniers
ne montrent ni respect ni sacrifice envers leur habituelle
clientèle. Il est rare de trouver les portes d’un magasin
d’alimentation générale ou d’un boulanger ouvertes durant les jours
fériés. Il est vrai que la loi algérienne ne comprend aucun texte
qui stipule l’obligation de service commercial durant les jours
fériés, mais il est clair aussi que les commerçants ne font aucune
faveur à leur clientèle. Les familles sont obligées de stocker les
produits alimentaires nécessaires pour éviter une quelconque
pénurie. Par ailleurs, les commerçants n’en font qu’àleur tête
pendant des périodes précises de l’année, leur rapport avec les
marchands est déraisonnable durant toute l’année. A titre d’exemple,
les clients n’ont pas le droit de choisir leurs légumes, leurs
fruits, c’est le vendeur qui s’occupe de remplir leur sachet de
déchets, et il n’est pas question de revenir plus tard lui reprocher
quoi que ce soit, car ce ne sont pas les clients qui manquent «pour
vivre il faut manger..». Idem pour ce que reçoivent les clients au
niveau des restaurants et des salons de thé, là où la possibilité
est faible pour tomber entre de bonnes mains. Les serveurs ne
donnent pas l’apparence de travailler avec plaisir, ils sont souvent
de mauvaise humeur, comme s’ils étaient complexés de servir leurs
clients et comme si ces derniers ne payent pas leur dû en
sortant.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Un programme d'assistance sera bientôt lancé
L’UE aidera
l’Algérie dans ses réformes
Le programme
d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (P3A) entre
l’Algérie et l’Union européenne va bientôt passer à la vitesse
supérieure pour toucher le volet politique, selon les déclarations
des responsables de l’Unité de gestion de ce programme (UGP), dont
son directeur, Aïssa Zelmati, qui s’est exprimé hier en marge d’une
formation organisée au profit des journalistes. En fait, l’Union
européenne a décidé dans sa politique de voisinage d’assister
techniquement les institutions des pays sud de la Méditerranée en
mettant à leur disposition des instruments qui consistent à faire
venir des experts dans des domaines bien ciblés pour faire profiter
l’institution demandeuse de l’expérience d’un pays membre de l’UE.
Jusque-là concentré sur les jumelages et les TAIEX qui consistent à
transmettre une assistance technique à une institution pendant une
certaine période, il est question aujourd’hui de passer à l’adoption
d’une autre étape qui est SIGMA. Avec ce nouvel instrument, l’Union
européenne pourra assister les institutions algériennes qui le
souhaitent même dans leurs démarches de réformes sectorielles, ce
qui lui procure donc un cachet politique. Les responsables du P3A
reconnaissent toutefois que ce volet est plus compliqué dans la
mesure où il touche un aspect plus élaboré mais aussi du fait que
l’instrument Sigma ne se fait pas seulement entre l’UE et le pays
bénéficiaire, mais il y a également l’Organisation de Coopération et
de Développement économique (OCDE) qui rentre en jeu.
Sans donner de
précisions sur la date de son lancement ni le montant qui lui sera
alloué, les chargés de sa mise en application ont estimé que le
Sigma sera une continuité pour Taiex et les jumelages qui ont
bénéficié d’enveloppes de 10 millions d’euros dans le cadre du P3A 1
et de 24 millions d’euros dans le P3A 2, lesquels ont remplacé le
MEDA. En réalité, ces programmes et instruments n’ont pas été
destinés uniquement à l’Algérie, au contraire, des pays voisins
notamment le Maroc est bien avancé dans sa démarche de mise à niveau
de ses administrations, chose qui lui permet d’ailleurs d’accéder
plus facilement au marché européen. En revanche, l’Algérie a montré
des réticences quant à l’initiative de politique européenne de
voisinage (PEV) pour des considérations politiques mais a accepté
d’introduire le instruments qui vont avec, c’est-à-dire l’IEPV
(Instruments européens de Partenariat et de Voisinage) qui a trait
seulement au volet technique. En attendant l’achèvement du P3A 1
d’ici quelques mois et le lancement du programme suivant en janvier
de l’année prochaine, l’Unité de gestion du programme a fait savoir
qu’un atelier de sensibilisation au profit de la Commission de
régulation de l’électricité et du gaz (CREG) dépendant du groupe
Sonelgaz aura lieu le 20 septembre afin de déterminer les besoins de
la filiale et tenter de trouver l’assistance qui convient pour
désigner des experts. D’autres missions seront également organisées
dans un avenir proche pour ce qui est de l’Algérienne des Eaux dans
le domaine de la gestion et de la qualité de l’eau, apprend-on de
même source. Il y a lieu de rappeler par ailleurs que le P3A est un
programme géré par le ministère algérien du Commerce et financé par
l’UE.
Hafid Mesbah
Haut
Cinq de ses acolytes arrêtés en Angleterre, en France et en
Algérie
Un grand
trafiquant de véhicules recherché se trouve en Omra
La section de
recherches de la Gendarmerie nationale (SRGN) d’Alger vient de
réaliser un grand coup de filet en démantelant un important réseau
international de trafic de véhicules activant en France et en
Grande-Bretagne. Ce réseau est composé de huit individus, dont trois
sont actuellement en cavale. Parmi les accusés en fuite, l’un d’eux
se trouve actuellement en Arabie saoudite où il accomplit une «Omra».
Vu l’importance de ce réseau, la police internationale (Interpol)
s’est mobilisée pour élucider cette importante affaire. Les circuits
diplomatiques de plusieurs pays ont été mis également à
contribution. Selon un officier de la SRGN d’Alger qui se charge de
suivre cette enquête, cette importante filière avait longtemps sévi
avant d’être étouffée. Toujours selon cet enquêteur, cette
association de malfaiteurs agissait avec de faux documents,
notamment de faux passeports, de fausses cartes d’identité et de
fausses cartes grises établis par des fonctionnaires de trois
wilayas déléguées de la capitale. Basé en Angleterre, ce réseau
importait des véhicules des années 2008 et 2009 et les «gonflaient»
afin d’établir leur mise en circulation pour l’année en cours. Les
cerveaux de ce réseau étaient constitués d’Algériens immigrés en
Grande-Bretagne avec, bien entendu, la complicité d’autres Algériens
des trois administrations d’Alger. Il y avait même un passeport
établi à Marseille et qui fait partie d’un lot de documents volés en
France lors d’un braquage à main armée. Devant l’importance du
réseau, la SRGN a fait appel à Interpol pour suivre la trajectoire
de cette enquête. La police française et celle du Royaume-Uni ont
été également interpellées par cette affaire. Les ambassades
d’Algérie, en France et en Angleterre, ont été à leur tour appelées
à contribuer dans cette importante affaire de trafic de véhicules.
Le but était d’authentifier les documents de voyages récupérés sur
les premières personnes arrêtées récemment, ensuite identifier les
individus établis en Europe. Les Algériens immigrés dans les deux
pays européens agissaient avec la nationalité britannique. Ils
introduisaient des voitures importées d’Europe vers Alger avec des
passeports algériens et repartaient avec un passeport européen. Le
but pour ces trafiquants était avant tout de détourner la vigilance
des Douanes algériennes et des services de sécurité. Cette méthode
s’est avérée très payante pour les trafiquants, car ils arrivaient à
introduire plusieurs voitures volées. Pour les services de sécurité,
il était quasi impossible de déceler un faux passeport parmi des
centaines de milliers. D’autre part, le dernier trafiquant arrêté
était en possession d’un faux passeport français. Par ailleurs, les
trois autres trafiquants, tous des Algériens, demeurent en fuite. Un
avis de recherche international a été lancé à leur encontre d’autant
qu’ils sont identifiés par Interpol, la SRGN d’Alger et les services
français et britanniques. Parmi eux figure un trafiquant notoire qui
s’est récemment offert une Omra et demeure, lui aussi, en fuite en
Arabie saoudite. Huit véhicules, dont quatre Peugeot 406, 2 fourgons
utilitaires de marque Iveco et 1 Renault Mégane ont été récupérés à
Alger, Ain Defla et d’autres villes du pays. Toutes ces voitures
avaient la particularité de la «conduite anglaise», c’est-à-dire
leur volant est situé sur la droite. Présentés devant le procureur
de la République près le tribunal de Sidi M’hamed, 3 mis en cause
ont été placés sous mandat de dépôt alors que 2 autres sont placés
sous contrôle judiciaire.
Sofiane Abi
Haut
Les élèves à la recherche de leurs documents
Des files
interminables devant les mairies
Se faire délivrer
un document administratif, notamment le fameux extrait de naissance
ou une certificat de résidence, relève du parcours du combattant.
La rentrée
scolaire est un véritable calvaire pour les ménages. Après une
période coûteuse de vacances, de dépenses fabuleuses du ramadhan et
de l’Aïd El Fitr, les parents d’élèves doivent maintenant affronter
le calvaire des files d’attentes interminables qui se forment devant
les services d’état civil. Se faire délivrer un document
administratif, notamment le fameux extrait de naissance ou une
certificat de résidence, relève du parcours du combattant. Quatre
jours après l’ouverture de l’année scolaire, c’est le grand rush sur
les services d’état civil. Comme chaque année, les mairies de
l’ensemble des communes du pays sont assiégées par les parents
obligés de fournir les documents nécessaires pour le sempiternel
dossier d’inscription scolaire. Une situation qui se complique
davantage au fur à mesure que la période des inscriptions des
étudiants à l’université approche. A Alger, tous les services de
l’état civil, notamment dans les communes à forte densité, sont
pratiquement pris d’assaut par des élèves et leurs parents en quête
de documents. «C’est un véritable casse-tête. Pour un simple
certificat de non-activité je suis contraint de passer toute une
journée ici. C’est intenable. Je suis là depuis le matin pour
retirer des documents à mon petit- fils qui sera cette année au CEM.
Mais hélas ! Je croyais que l’état civil avait été informatisé. En
réalité, c’est la galère. C’est le même scénario qui se reproduit
chaque année», déclare en colère un père de famille rencontré au
service d’état civil de la commune de Sidi M’hamed. Des bousculades,
des altercations et insultes sont enregistrées durant les heures
d’attente, témoigne ce citoyen. Les agents des services de l’état
civil sont submergés par les demandes, et ne parviennent pas
parfois à maîtriser leur colère. Entre l’affluence des travailleurs,
universitaires et élèves de tous les paliers, il est impossible de
fournir les documents administratifs dans de bonnes conditions. A
l’état civil d’El Biar, le citoyen lambda est contraint d’attendre
des heures et parfois une journée entière pour se faire délivrer un
simple document. Le hall réservé à l’état civil est bondé, et tous
les guichets sont pleins de monde. Le rush commence dès les
premières heures de la matinée voire même avant l’ouverture des
guichets. Certains parents plaident pour l’ouverture des services
d’état civil toute la semaine et à des heure tardives dans la
journée pour éviter toute pression sur ce service. D’autres imputent
cette situation aux directeurs d’établissements scolaires qui, selon
eux, «exagèrent» dans la nature de documents à fournir pour
l’inscription de leurs enfants. Il y a deux ans, le ministre de
l’Education nationale a instruit, dans le but de faciliter la
rentrée scolaire aux élèves et à l’administration, les directeurs
d’école d’alléger le dossier d’inscription pour les élèves. Selon
cette instruction, «les élèves ne sont pas obligés de renouveler
chaque année le dossier d’inscription, à l’exception de ceux qui
passent d’un palier de l’enseignement à un autre». Mais la réalité
est tout autre, à en croire les parents d’élèves. «La décision n’a
pas été appliquée. Chaque année nous devons fournir un dossier
consistant pour inscrire nos enfants», témoignent-ils. Par ailleurs,
ce climat tendu est imputé, selon des citoyens, à la mauvaise
organisation qui prévaut au niveau des APC. Le manque de guichets,
la bureaucratie et l’incivisme des citoyens sont autant de sources
d’asphyxie de l’état civil. Même constat enregistré dans les
communes d’Alger-Centre, El Harrach, Bab Ezzaouar, où des files
interminables se forment journellement. Ce qui complique la tâche
des préposés aux guichets, c’est le fait que tous les documents
administratifs sont remplis à la main, à l’exception de l’extrait de
naissance N°12S qui est informatisé. L’informatisation de l’état
civil, inscrite parmi les projets phare du gouvernement, tarde
encore à se concrétiser.
Par Hocine L.
Haut
Règlement d’arriérés
Les
ex-travailleurs de l’EPLF lancent un appel de détresse
Plus deux cents
travailleurs de MCCES, une filiale de l’ex-groupe EPLF, se sont
rassemblés hier devant le siège de l’unité pour revendiquer le
règlement de leurs arriérés. Selon un syndicaliste, les travailleurs
n’ont rien percu depuis sept mois, bien que des promesses aient été
faites par les responsables quant au règlement de cette situation
qui n’a que trop duré. Les travailleurs des deux filiales, VRD Plus
et MCCES, issues de l’ex-groupe EPLF de Boumerdès, sont dans
l’angoisse et ne savent plus à quel saint se vouer. Ils voudraient
transmettre un message aux hautes autorités de l’Etat pour une
réelle prise en charge de leurs préoccupations. Plus de cinq cents
travailleurs n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs
familles. «Depuis plus d’une année c’est la galère. Toutes les fêtes
religieuses, entre autres l’Aïd, Achoura et Mawlid Ennabaoui sont
passées inaperçues. Nous n’avons pas d’argent pour faire plaisir à
nos enfants», a affirmé un travailleur en larmes. Un autre
travailleur s’exclame : «Les mois de ramadhan 2009 et 2010 resteront
gravés dans nos mémoires puisqu’on les a passés dans la misère sans
que personne ne daigne intervenir pour nous venir en aide». Un
calvaire. Pour ainsi dire, les travailleurs de ces deux entreprises
vivent dans un grand dénuement. Les responsables syndicaux ont tenu
à rappeler que l’ex-ministre de l’Habitat et le Premier ministre se
seraient engagés pour prendre en charge le dossier de cette
entreprise quant à la préservation des biens et des acquis des
travailleurs, lors de la dissolution de l’EPLF. Bien que des
correspondances aient été adressées au président-directeur général
du SGP Indjab, aucune initiative n’a été entreprise pour prendre en
charge le dossier, hormis une avance de 7 000,00DA attribuée à la
fin du mois de ramadhan. Mais bien qu’insignifiante, elle a été
acceptée par les travailleurs. Selon des informations, la section
syndicale du SGP Indjab a été dissoute hier par l’union locale de
Boumerdès
A.Kichni
Haut
Couverture postale
Benhamadi
plaide pour une approche plus simple
Le ministre de la
Poste, des Technologies de l’information et de la VCmmunication,
Moussa Benhamadi, a plaidé mercredi à Médéa en faveur d’une approche
simple en matière de couverture postale. «La densité postale doit
être désormais calculée en termes du nombre de guichets mis à la
disposition des citoyens», a indiqué le ministre, soulignant, lors
d’un point sur la situation des PTIC présenté au siège de la wilaya,
qu’«elle (la densité postale) ne doit pas être tributaire d’une
programmation figée». Danz ce contexte, M. Benhamadi a estimé que
l’ancienne approche, jugée trop «rigide» et «inefficiente», doit
laisser place à une approche qui prend en ligne de compte
«l’évolution démographique, le développement des agglomérations
urbaines et les besoins des citoyens». «Les points de présence de
proximité constituent l’une des solutions à cette problématique»,
a-t-il ajouté à ce propos. Abordant la question relative aux
perturbations engendrées par le manque de liquidités auquel fait
face la poste, le ministre a préconisé une série d’actions
susceptibles d’atténuer ce problème. «La généralisation des
distributeurs automatiques et le recours, à grande échelle, à ce
mode de paiement peuvent réduire la tension observée à certaines
périodes de l’année», a déclaré le ministre, tout en insistant sur
l’introduction du paiement électronique dans les transactions
commerciales. Moussa Benhamadi s’est engagé en outre à prendre en
charge, par le biais d’Algérie Télécom, les frais d’abonnement à
hauteur de 50% pour les établissements scolaires relevant des
communes qui participent financièrement à la réalisation des travaux
de génie civil du réseau de fibre optique.
R. B.
Haut
Route meurtrière
Un sexagénaire
tué sur la RN 12
Une autre victime
de la route est venue alourdir le bilan des accidents de la
circulation enregistrés sur le réseau routier de la wilaya de
Boumerdès. Avant-hier, un sexagénaire a été percuté par un véhicule
sur la route nationale 12 menant vers la ville des Genêts
Tizi-ouzou, au lieu-dit Chender à 4 km à l’est du chef-lieu
communal Bordj Ménaiel, a-t-on appris de source proche de la
Protection civile. Selon des témoins, le sinistre est survenu au
moment où la victime tentait de traverser la voie. Dans un état
grave, elle a rendu l’âme au cours de son transfert à l’hôpital de
Bordj Ménaiel. Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour
déterminer l’exactitude et les causes de l’accident. Par ailleurs,
un autre accident est survenu la veille sur cet axe routier. Le
chauffeur d’un véhicule léger en excès de vitesse a perdu le
contrôle de son véhicule dans un virage, avant de finir sa course
dans un champ. Des sources hospitalières indiquent que le chauffeur
grièvement blessé a été admis au pavillon des urgences de l’hôpital
de Bordj Ménaiel où il est en observation.
Ainsi, plus de 10
morts et 30 blessés ont été enregistrés en moins d’un mois au niveau
des réseaux routiers traversant la wilaya de Boumerdès.
A.K.
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TIZI OUZOU
4e édition de
la fête de la figue
Le village
Lemessela dans la commune de Ioula Oumalou, à l’est de la wilaya de
Tizi Ouzou, abritera dès aujourd’hui et pendant trois jours la
quatrième édition de la fête de la figue. Un programme riche et
varié a été tracé par les initiateurs de cette manifestation,
l’Association Tighilt et le comité de village. Plus d’une trentaine
d’exposants venus de différentes régions du pays sont attendus. La
figue sous ses différentes variétés et bien d’autres produits
traditionnels seront exposés au village de Lemessela et une série de
conférences inhérentes au thème de la fête seront données par des
spécialistes en la matière, en plus de l’animation artistique en
soirée. Cette nouvelle édition de la fête de la figue, soutenue par
l’assemblée populaire de la wilaya, devrait attirer beaucoup de
monde eu égard au succès enregistré lors des manifestations
précédentes, d’où la motivation des organisateurs pour que ce
rendez-vous culturel et traditionnel se perpétue à l’effet de
sauvegarder cette partie du patrimoine matériel de la Kabylie.
Hamid M.
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Suite à la baisse des importations au 1er semestre
Recul des
recettes douanières de l’Algérie
Pour la première
fois depuis ces dernières années, les Douanes ont vu leurs recettes
baisser et ce, au prorata du fléchissement des importations
enregistré après les mesures d'encadrement du commerce extérieur
Les recettes
douanières de l’Algérie ont atteint 228 milliards de dinars durant
le premier semestre 2010 contre 242 milliards de dinars à la même
période de l’année écoulée, reculant de près de 6% suite à la baisse
des importations, a-t-on appris mercredi auprès des Douanes
algériennes. Les importations algériennes ont baissé de 4,3% pour
totaliser
1 453 milliards de
dinars (19,7 milliards de dollars) au cours des six premiers mois de
l’année en cours suite aux mesures d’encadrement du commerce
extérieur prises par les pouvoirs publics, notamment concernant les
opérations des importations.
Cette évolution
baissière des importations a eu un «impact direct» sur les recettes
douanières, a-t-on expliqué auprès des services du Centre national
de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des Douanes. A
propos de la structure des recettes, le Cnis précise que les
produits des douanes, représentant près de 37% du total des recettes
douanières, ont connu une baisse de 6,2% par rapport à la même
période de référence, passant ainsi à 84 milliards de dinars contre
89,6 milliards de dinars.
La même tendance a
été enregistrée par les recettes de la Taxe sur la valeur ajoutée
(TVA) à l’importation – qui représentent une part de plus de 61% du
total des recettes – passant de 146,6 milliards de dinars à 139,4
milliards de dinars, en baisse de plus de 4,8%, détaille l’organisme
des Douanes. La Taxe intérieure sur la consommation (TIC), qui
représente une part de près de 1,1% des recettes globales, a baissé
de moitié à 2,4 milliards de dollars, contre 4,8 milliards de
dinars. Les autres droits et taxes de douanes, qui ont une faible
part de 1,03% du total des recettes douanières, ont enregistré une
«importante hausse» de plus de 111,7%, en passant de 1,1 milliard de
dinars à 2,3 milliards de dinars. Les recettes douanières de
l’Algérie ont atteint 459 milliards de dinars en 2009 contre 440
milliards de dinars en 2008, en hausse de 4,46% malgré la relative
stabilité des importations autour de
2 840,5 milliards
de dinars, soit près de 39 milliards de dollars en 2009. Il est à
rappeler que les recettes douanières ont connu une augmentation
constante entre 2006 et 2009, passant de 284 milliards à 459
milliards de DA, soit une évolution de près de 21% entre 2006 et
2007 et plus de 28,04% entre 2007 et 2008 et plus de 4,5 % entre
2008 et 2009, selon la même source.
Par Farid G.
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Analyse critique de Ron Haleber
La
déconstruction chez Arkoun
L’islamologue et
penseur Mohamed Arkoun, considéré et reconnu comme le plus grand
intellectuel algérien, est mort avant-hier à Paris, où il vivait et
exerçait en qualité de professeur émérite à la Sorbonne. Nous
livrons ici, en guise d’hommage posthume, une approche d’un pan de
son œuvre, à travers une lecture de son programme de déconstruction
et les réserves critiques émises par Ron Halleber.
La déconstruction
de l’islam, chez Arkoun, s’appuie sur la contextualisation du Coran
afin de séparer les interprétations doctrinales auxquelles il a
naturellement donné lieu, selon les époques historiques et les
enjeux de pouvoir, de ce qui transcende ces époques et ces enjeux,
c’est-à-dire ce qui est proprement universel dans le message
coranique. Il ne s’agit donc pas de reprendre la méthode
«archéologique» des orientalistes, telles celles de Blachère ou
Rodinson, mais de montrer en quoi les écoles dites musulmanes sont
des mouvements idéologiques qui vont à l’encontre même d’un texte
sacré ouvert, irréductible à toute idéologie parce qu’il traite des
conditions-limites de l’être humain – l’être, l’amour, la vie,
l’amour…– et qu’aucune interprétation n’est censée clore
définitivement. C’est donc, en fait, la tradition islamique qu’il
faut déconstruire, et non le Coran lui-même. Mais cette tradition,
englobant pourtant le sunnisme, avec ses quatre écoles, le chiisme
ou même le kharidjisme, ne s’étend pas, selon Arkoun, à l’islamisme
qui n’apporterait rien de nouveau dans la compréhension de l’islam.
Reste donc la tradition, mais qu’il faut inscrire au pluriel dès
lors qu’on parle de la sunna, du chiisme ou des kharidjites. Chacune
d’elles, observe Arkoun, fonctionne comme «un système culturel
d’exclusion, en cherchant à affirmer sa primauté, sa priorité, son
hégémonie face aux traditions concurrentes. La sociologie du monde
musulman contemporain révèle la cristallisation de ces vieilles
mémoires collectives et leurs virulentes oppositions». Toutes ces
traditions, que l’historien peut recenser, représentent la
«tradition exhaustive» dont «la reconstitution est une étape
ascétique au cours de laquelle chaque tradition particulière se
dépouillera de ses postulats politico-religieux et disqualifiera les
idéologies militantes arbitrairement promues au rang de «religion
vraie»». D’autant plus que «à l’heure actuelle, il n’existe aucune
autorité spirituelle, aucun critère «objectif», aucune œuvre
privilégiée qui permette de désigner de manière infaillible l’Islam
vrai. Cela veut dire que tous les problèmes théologiques traités par
les anciens doivent être rouverts et réexaminés en fonction des
mutations épistémiques en cours». A la réouverture des portes de l’ijtihad
que la tradition a décrété closes, Arkoun ajoute la délimitation du
champ critique qui doit s’exercer sur l’ensemble du corpus
coranique :
«Les contestations
mutuelles des écoles et des «sectes» (madâhib, tawâ’if) doivent
faire l’objet d’un examen prioritaire dans la perspective d’une
reprise critique de la tradition islamique exhaustive. Pour des
raisons à la fois linguistiques, littéraires, théologiques,
historiques, le hadith a fait l’objet d’une sélection arbitraire
imposée sous les Omeyyades et les premiers Abbasides, lors de la
constitution des corpus dits authentiques. Il serait encore plus
intéressant de pousser l’enquête sur les contestations soulevées à
propos de la constitution du corpus coranique.» Ron Haleber* émet un
certain nombre d’observations et/ou réserves sur le programme de
déconstruction tel qu’envisagé par Arkoun dans un article en anglais
intitulé «Pour un remembrement de la conscience islamique» (tiré de
l’ouvrage «Critique de la raison islamique», et détaillant en dix
points ce programme). L’une d’elles, la principale à vrai dire,
considère que la «tradition exhaustive» de Arkoun paraît bien
«restrictive» dès lors qu’elle exclut du champ critique l’islamisme,
le nationalisme – qui n’est qu’une forme étatique de l’islamisme –
ou les traditions populaires, soufies par exemple. «La tradition
exhaustive, telle que la conçoit Arkoun, vaut comme objet d’étude
scientifique, pour autant qu’elle ait été purifiée de tout ce qu’Arkoun
estime idéologique» – cette purification limite pourtant son
caractère exhaustif. L’étude utilise les notions d’archéologie, de
déconstruction et de critique logocentriste, qu’a développées la
pensée post-moderniste (…) De même que les islamistes, Arkoun ne
veut pas baser son étude du fait du Coran sur une école
particulière, – toute école ayant fonctionné comme un système
culturel d’exclusion – mais, contrairement aux islamistes, Arkoun
fait appel aux sciences humaines pour déconstruire la totalité de
l’imaginaire des mouvements classiques (…) La méthode ascétique
préconisée par Arkoun reste assez énigmatique. On peut penser
qu’elle est en contradiction avec sa première thèse, qui pose la
nécessité de comprendre les significations des données en fonction
du cadre historique qui les a produites. Comment obtenir une
compréhension intégrale de la tradition, s’il faut l’abstraire de
son contexte politico-religieux. Comment, par exemple, analyser Ibn
Tamiya, s’il faut enlever à ses écrits leur idéologie militante et
les dépouiller de leurs postulats politico-religieux? L’ascétisme
scientifique d’Arkoun ne mène-t-il pas à cette même attitude
prétendument objective, qu’il reproche aux Orientalistes? N’est-ce
pas le choix fait par Arkoun, choix qui veut exclure le champ
politique, et toutes les disciplines scientifiques qu’il implique,
qui se venge ic ?
Pressé de
déconstruire la déconstruction projetée par Arkoun, Haleber accumule
ce qui lui paraît comme contradictions dans la démarche du penseur
algérien, sans soumettre ses propres jugements ou observations à une
rigueur critique dont il dénonce systématiquement, presque argument
par argument, l’absence chez Arkoun. Or, ce dernier entend
déconstruire un système érigé par des écoles et des sectes, le
système islamique, à partir d’un texte, le Coran, en son nom, et
souvent contre son esprit, voire contre la lettre coranique même.
Encore une fois, ce n’est pas le Coran qu’il veut déconstruire mais
les interprétations qui en ont été faites, en les contextualisant
par la méthode historique et en les dépouillant des enjeux de
pouvoir qui les ont suscitées et articulées en dogme. Haleber
ignore-t-il que toutes les formes d’islamismes s’appuient sur la
tradition, en particulier sur l’école hanbalite à laquelle
appartenait Ibn Taymia, promoteur de la salafya, dont va s’inspirer
le wahabisme au XIXe siècle ? Arkoun n’exclut pas le contexte d’Ibn
Taymia, au contraire, puisqu’il appelle à le rendre plus manifeste.
Mais son propos central réside dans la délimitation du champ
épistémologique, seule approche possible à la critique de la raison
islamique. L’idéologie politique importe moins que la mise en œuvre
de ce champ et son investigation, avec les outils de la science.
Arkoun propose une connaissance rationnelle, basée sur la
rationalité des Lumières ; des islamistes, une vérité basée sur une
tradition – dont Ibn Taymia à juste titre fait partie – qui si elle
diverge en certains points avec telle ou telle école, n’en constitue
pas moins le prolongement et la fidèle héritière ; tandis que les
Orientalistes entendent réduire le texte sacré au processus
historique de son élaboration, et interpellent de cette manière
l’acte de foi lui-même, le croyant, qui se voit ainsi disqualifié
dans sa croyance. Les trois ne mènent pas le même combat.
Pour ce faire,
Arkoun parle de «tradition exhaustive», c’est-à-dire du lieu où doit
s’entreprendre la déconstruction. Contrairement à ce qu’estime
Haleber, il ne se fait pas restrictif, mais très large, puisque
cette tradition exhaustive englobe toutes les écoles et sectes
qu’elles soient sunnites, chiites ou kharidjites ; à l’exclusion de
leurs dérivées idéologiques – mais pas du soufisme, par exemple. «La
tradition exhaustive doit faire l’objet d’une patiente enquête
archéologique pour retrouver et reconstituer – si possible – ses
parties avortées, refoulées, discréditées et non plus seulement ses
affirmations les plus solidaires d’un Etat et d’une religion
officiels.» Mais que se passera-t-il ensuite, une fois cette
«patiente enquête» menée à son terme ? C’est la mauvaise réponse de
Haleber à cette question qui abîme son argumentation, lorsqu’il
écrit : «La rhétorique programmatique d’Arkoun ne nous dit pas
comment réconcilier toutes les contradictions concurrentes nées de
la confrontation des différentes écoles et des traditions diverses.
Comment disparaîtront toutes ces divergences dans une vision unifiée
et intégrale? On ne peut qu’espérer que l’application du programme
archéologique proposé par Arkoun, en démasquant et en procédant à
une purification ascétique des idéologies, nous mènera à un résultat
univoque en accord avec notre compréhension moderne et
scientifique.» Or, il ne s’agit pas, en soumettant la raison
islamique à la critique rationnelle, de parvenir à une
«réconciliation des contradictions» ou à une «vision unifiée et
intégrale» après quoi il ne nous resterait qu’à nous asseoir sur un
«résultat univoque en accord avec notre compréhension moderne et
scientifique». Libérer la raison islamique de ce qui l’obstrue et
lui poser problème, dans sa quête légitime d’adaptation à la
modernité, ne signifie pas l’enfermer aussitôt dans un autre
problème définitif, où il n’y aurait plus rien à dire. Si Haleber ne
l’a pas bien compris, il me semble que chez Arkoun l’objectif n’est
pas de figer la raison islamique en la démasquant, par la science,
mais de la hisser au niveau de ses possibilités potentielles. Arkoun
veut certes abattre l’édifice dans lequel l’islam, en tant que
théorie et pratique, a entrepris de s’abriter, comme par crainte du
monde. Déconstruire l’édifice en question – et non l’âme qui y
demeure, ce qui relèverait d’ailleurs de la psychanalyse – c’est
montrer, à des yeux obscurcis par des siècles d’enfermement et
apeurés par tant d’oppression, la voie qu’ont su emprunter ceux qui
ont fait la gloire de la civilisation islamique.
*Le désarroi de
la raison islamique face à la modernité occidentale
Par Aïssa
Khelladi
Bio-express
Mohammed Arkoun
(né en [1928 à Taourit-Mimoun, petit village de Kabylie, wilaya de
Tizi Ouzou – décédé le 14 septembre 2010 à Paris]) est un
intellectuel algérien, philosophe et historien de l’islam. Un des
professeurs les plus influents dans l’étude islamique
contemporaine[1], il est professeur émérite d’histoire de la pensée
islamique à la Sorbonne (Paris III), et enseigne l’«islamologie
appliquée», discipline qu’il a développée, dans diverses universités
européennes et américaines, en référence à l’anthropologie appliquée
de Roger Bastide. Parmi ses sujets de prédilection, l’impensé dans
l’islam classique et contemporain. Mohammed Arkoun se situe dans la
branche critique du réformisme musulman. Prônant le modernisme et
l’humanisme islamique, il a développé une critique de la modernité
dans la pensée islamique, et plaide pour un islam repensé dans le
monde contemporain. Il y a consacré de très nombreux ouvrages dont
«La Pensée arabe» (Paris, 1975), «Lectures du Coran» (Paris, 1982),
«Penser l’islam aujourd’hui» (Alger, 1993), ou encore «The Unthought
in Contemporary Islamic Thought» (Londres, 2002).
Haut
Regard
La luxure du
Golfe s’attaque aux femmes marocaines
La jeunesse
marocaine a de quoi se déchaîner sur Internet. Le pouvoir wahhabite,
gardien autoproclamé des Lieux saints, vient de faire une suprême
injure aux femmes marocaines, du seul fait qu’elles sont des femmes.
Dans la classe politique, c’est le groupe parlementaire du Parti
pour la justice et le développement (PJD) qui s’insurge. La cause
de la colère est le refus des Saoudiens de délivrer des visas à des
jeunes femmes, pourtant accompagnées de leurs parents, comme l’exige
le règlement.
Beaucoup de
familles ont été, de ce fait, exclues de la possibilité d’accomplir
le pèlerinage, alors que leurs dossiers de candidature au visa ne
souffraient d’aucune irrégularité et, par la même occasion,
profondément humiliées. Certaines de ces familles ont reçu une
explication, pour le moins irrévérencieuse pour leur dignité et
c’est à peine si les précautions sémantiques ont été de mise. La
raison invoquée serait que «les candidates sont jeunes ou qu’elles
veulent faire ce voyage pour une autre raison que la omra».
Loin des
euphémismes, selon le site argotheme.blog.fr, la justification
donnée par les autorités saoudiennes serait plus explicite; elles
auraient un doute sur la réelle intention de ces demandeuses de
visas (accompagnées par leurs parents ou pas), du fait de nombreux
constats et plaintes des Saoudiens eux-mêmes et d’étrangers qui ont
reçu d’innombrables propositions. Lors des balades dans les
somptueux centres commerciaux et les lieux où se croisent d’une
manière rapprochée les personnes, des avances sont faites par ces
Marocaines de tous âges dont une bonne majorité de jeunes filles. Un
jugement insultant exprimé avec une arrogance et un mépris
incroyables.
Ce qui étonne,
c’est le peu de cas qui en est fait par le Makhzen. Le plus
difficile sera de trouver le remède qui pourrait réparer le
préjudice causé à la dignité humaine. Bien plus grand que celui que
cette affaire suscite immédiatement et qui pose une interrogation
sur la légitimité de priver des croyantes d’accomplir un devoir
religieux et sur la gestion de lieux qui devraient, en principe,
échapper à toute tutelle nationaliste.
En 1986, le roi
Fahd a déjà opté pour le titre de «Gardien des deux Lieux saints»,
dont son père s’était proclamé dépositaire devant une assemblée de
pays musulmans qui étaient tous sous occupation coloniale. C’était
un progrès par rapport à la reconnaissance de leur
extraterritorialité. Mais c’est loin d’être suffisant. Les
hachémites, ex-détenteurs de la charge sur le Hedjaz, sont toujours
à l’affût et attendent l’occasion de reprendre du service. Les
Iraniens, plus démocrates, revendiquent l’internationalisation de la
souveraineté sur le sanctuaire musulman. Soit, la création d’une
sorte d’organe panislamique de gestion, en lieu et place du pouvoir
wahhabite. En dernier ressort, ce sont les Hachémites qui seraient
les mieux placés pour ce rôle. En 2002, un rapport étatsunien a été
dévoilé (journal Libération) qui contiendrait un plan de
démembrement de la région.
Deux zones de la
plus haute importance changeraient de tuteur. Il est question, dans
le rapport, de la sécession de la province du Hasa la plus riche
province pétrolière de l’Arabie et de confier les Lieux saints aux
Hachémites dont la filiation représente une source de légitimité
tant historique que religieuse.
Ce débat ne serait
pas clos, puisque certains observateurs prédisent, parallèlement, la
possible déstabilisation du royaume dès les prémisses d’épuisement
des nappes de pétrole. La question religieuse serait le référent
idéal pour une telle entreprise.
On n’en est pas
encore là. Ce qui importe, tout de suite, c’est que les magnats du
Golfe cessent de traîner dans la boue les femmes marocaines. Dans
cette question de visa ou dans des dessins animés sulfureux où
s’étalent leurs fantasmes légitimés par leur insolente richesse.
A. H.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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