Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Accord

Alors que les négociations de paix israélo-palestiniennes ont débuté il y a une quinzaine de jours, les incidents sur le terrain semblent se multiplier et pourraient bien créer un malaise amenant une rupture du dialogue si difficilement initié. Car il aura fallu des mois d’efforts pour les Américains pour arriver à convaincre les deux parties (Israéliens et Palestiniens) de s’asseoir à la table des négociations et de relancer le processus de paix. Or, après l’offensive meurtrière de l’armée israélienne sur la Bande de Ghaza en janvier 2009 ou encore l’attaque sauvage de la Flottille de la «Liberté» en juin dernier, cela n’était pas gagné. Surtout que l’on sait que le Premier ministre israélien fait partie d’une mouvance politique qui exclut catégoriquement la perspective des «deux peuples, deux Etats». Pourtant, certains croient encore au miracle et pensent qu’une solution de paix pourrait être trouvée si seulement tous les partis impliqués y mettaient la bonne volonté nécessaire. Et c’est là que le bât blesse, car l’on se demande comment prendre au sérieux Benyamin Netanyahu qui a été élu grâce à son discours très anti-palestinien et qui aurait ainsi du mal à justifier son implication dans un projet de paix solide envers ses électeurs et ses partenaires politiques issus de l’extrême droite. Avigdor Liebermann, son ministre des Affaires étrangères et chef de file du parti extrémiste Israël Beitenou pourrait être parmi les premiers à rejeter tout accord qui pourrait être conclu entre Netanyahu et Mahmoud Abbas. De plus, l’on sait d’après les sondages d’opinion qu’une majorité d’Israéliens est aujourd’hui contre l’idée d’un Etat palestinien libre et indépendant. Alors, comment imaginer que Netanyahu puisse être sincèrement investi dans un processus de paix dont il ne tirerait que des désavantages. Du côté des Palestiniens, rien de nouveau, on espère pouvoir enfin aboutir à un accord sortant donnant enfin une nation à des millions d’apatrides. Mais les Palestiniens ne veulent toutefois pas dire oui à n’importe quoi et ont eux aussi leurs exigences, des exigences qui malheureusement coïncident avec celles des Israéliens comme par exemple la question de Jérusalem ou des frontières de 1967. Mais les Américains semblent cette fois bien décidés à tout faire pour faire pencher la balance et à contribuer à instaurer une paix qui serait une victoire diplomatique éclatante pour Barack Obama. Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis approchant à grands pas, l’on peut imaginer que cette fois les Américains seront encore plus motivés à aider les Israéliens et les Palestiniens à trouver un terrain d’entente.

F. M.

Monde

Retour

Proche-Orient

Les pourparlers se poursuivent à Jérusalem, au cœur du conflit
 

 16/09/10

 

Proche-Orient

Les pourparlers se poursuivent à Jérusalem, au cœur du conflit

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas se retrouvaient, hier à Jérusalem, avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui a loué leur «sérieux» dans la poursuite de leurs difficiles pourparlers de paix.

Arrivée mardi soir de Charm el-Cheikh (Egypte),

Mme Clinton a commencé une journée marathon dans la Ville sainte, au cœur du conflit israélo-palestinien, par une rencontre avec le président israélien Shimon Pérès. Les protagonistes israélien et palestinien sont «sérieux dans leur volonté de conclure un accord», a assuré la secrétaire d'Etat à l'issue de l'entrevue. «Ils entrent dans le vif du sujet et ont commencé à aborder les questions clés dans des discussions en face à faces», a-t-elle dit au lendemain de pourparlers trilatéraux à Charm el-Cheikh. «Ils sont les dirigeants que les Etats-Unis soutiendront pour prendre les décisions difficiles», a ajouté Mme Clinton en référence à Netanyahu et Abbas. «Hier, à Charm el-Cheikh, c'était un début. Tâchons de faire ce qui peut être accompli. Il faut être sérieux pour trouver la paix, les dangers sont sérieux. Cela peut et doit être accompli», a pour sa part insisté Peres.

Les rencontres de Charm el-Cheikh ont donné lieu à «des discussions sérieuses sur des questions de fond», a déclaré mardi l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell qui accompagne la secrétaire d'Etat, mais sans faire état de progrès tangible. Parmi les questions clés du conflit figurent les frontières d'un futur Etat palestinien, la sécurité d'Israël, le sort des réfugiés palestiniens, le statut de Jérusalem ou encore la colonisation juive.

Ce dernier contentieux est le plus pressant en raison de l'approche de la fin du gel partiel israélien sur la construction en Cisjordanie occupée à la fin du mois. Les dirigeants israéliens ont affirmé qu'ils ne voulaient pas prolonger ce moratoire, tandis que les Palestiniens menacent de quitter les négociations si les chantiers reprennent. Les Etats-Unis estiment que la prolongation du gel de la colonisation serait «logique».

Mme Clinton devait s'entretenir hier avec les ministres israéliens des Affaires étrangères et de la Défense, Avigdor Lierberman et Ehud Barak – le premier très sceptique quant au processus en cours – ainsi que le Premier ministre palestinien Salam Fayyad. La chef de la diplomatie américaine verra ensuite le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans l'après-midi avant une nouvelle session de négociations trilatérale dans la résidence de ce dernier avec le président palestinien Mahmoud Abbas. C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du chef de la droite israélienne en avril 2009, que le président de l'Autorité palestinienne se rend à Jérusalem. Les négociations de paix directes, suspendues depuis la dernière guerre à Ghaza (décembre 2008-janvier 2009), ont été relancées le 2 septembre à Washington. Netanyahu et Abbas sont convenus de se rencontrer tous les quinze jours. A Washington, le département d'Etat a exhorté les deux parties à «trouver des compromis sur des sujets sensibles». Selon la télévision publique israélienne, le Premier ministre israélien envisage de se rendre dimanche à Washington pour rencontrer de hauts responsables américains. Ces négociations se déroulent sur fond de regain de violence dans la bande de Ghaza. Depuis dimanche, huit engins explosifs au total ont été tirés de Ghaza contre Israël, sans faire ni victime ni dégâts, selon l'armée israélienne.

Des échanges de tirs près de la frontière entre Israël et Ghaza ont fait trois morts et plusieurs blessés palestiniens depuis dimanche soir. L'armée israélienne a reconnu avoir tué par erreur un nonagénaire et un adolescent lors d'un de ces accrochages.

 

 

Haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche