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Congrès
constitutifs des nouveaux partis
Un week-end
politique «riche et varié»
Trois nouveaux
partis tiendront ce week-end les assises de leurs congrès
constitutifs, alors que le FFS, lui, entamera les travaux de sa
Convention nationale. Le week-end s’annonce laborieux et chargé
pour les nouveaux partis en cours de constitution. Les nouvelles
formations qui, si agrément octroyé, devront allonger la liste des
partis politiques, continuent de tenir leurs congrès constitutifs.
C’est le cas pour l’Union pour la démocratie et la république (UDR)
qui entamera à partir de demain les travaux de son congrès
constitutif qui s’étalera sur deux jours à la salle UGTA, sise Place
1er-Mai. Il est à souligner que le secrétaire général du parti,
Amara Benyounès a déclaré récemment que son conseil national
proposera de changer d’appellation.
Ainsi, dit-il,
l’UDR devient
«Mouvement
populaire algérien». Pour sa part, le Front du changement (FC)
tiendra également son congrès constitutif ce week-end, les 17 et
18 de ce mois. D’autre part, le parti de Hocine Aït Ahmed (FFS),
tiendra sa Convention nationale ce vendredi, après l’avoir
reportée. «Les intempéries qui frappent notre pays mettent la
population dans une détresse insupportable. La mobilisation de nos
militants et de nos élus dans les actions de solidarité nous impose
le report de la Convention nationale», a indiqué un communiqué
publié sur le site du parti. Cette rencontre se tiendra, selon la
même source, à la salle du cinéma Sierra Maestra, sise à Alger. À
l’issue de cette réunion, le FFS devrait rendre publics la synthèse
et les débats de tous les conseils fédéraux qui seront traités par
la commission de stratégie politique. La décision de la
participation ou non du parti aux prochaines législatives sera
tranchée par le conseil national. Toujours pour ce week-end, l’Union
des forces démocratiques et sociales (UFDS) organisera les 18 et 19
février son congrès. D’autres formations politiques non agréées
tiendront leurs congrès constitutifs dans les prochains jours, à
savoir le parti des jeunes (PJ) les 24 et 25 février. Force est de
constater que la scène politique de ces derniers jours est
caractérisée par une animation entraînée par la tenue des congrès
constitutifs. Cinq partis parmi les dix- sept autorisés à tenir
leurs congrès constitutifs ont tenu jusque-là leurs assises, alors
que l’opération de retrait de dossiers de candidature pour les
législatives du 10 mai prochain a déjà débuté. Citons entre autres
partis qui ont tenu leurs congrès, le Front national pour la
justice sociale (FNJS) et le PLJ de Saïd Oubelaid. La tenue des
congrès constitutifs intervient au moment où les documents de
candidature ont été mis à la disposition des postulants aux
législatives, candidats libres et ceux des partis agréés, au niveau
des wilayas. Le début de retrait des documents de candidature
s’effectue après la convocation du corps électoral par le président
de la République, qui avait signé le 9 février dernier le décret y
afférent. Le dépôt de dossiers de candidature s’achève 45 jours
avant la date du scrutin, soit le lundi 26 mars 2012. Les cinq
partis qui ont déjà organisé leur congrès constitutifs sont le Front
pour une Algérie nouvelle (FAN), la Karama, El Moustakbal, le Front
de la justice et du développement (FJD) et le Parti de la liberté et
la justice (PLJ) qui ont plébiscité respectivement Djamel Ben
Abdessalam, Mohamed Ben Hammou, Abdelaziz Belaid Abdellah Djaballah
et Mohamed Saïd à leur tête. Quelques semaines sont accordées aux
nouveaux partis pour s’organiser, si toutefois ils sont agréés, pour
faire connaître leurs programmes et leurs projets de société au
grand public. Il leur restera, par ailleurs, les trois semaines de
la campagne électorale dont l’ouverture est prévue 25 jours avant la
date du scrutin et se terminera 3 jours avant le scrutin législatif.
Enfin, le scrutin législatif devra connaître une participation
d’un grand nombre de partis politiques, compte tenu des nouvelles
formations qui auront leurs agréments.
Par Yazid M.
Haut
Ils réclament de l’argent à l’Etat
Les nouveaux
partis demandent l’aumône
Le procédé est
nouveau. Des nouveaux partis politiques, créés suite à la
promulgation de la loi organique portant régime électoral, se
trouvent, selon eux, déjà en difficulté financière, et ce, avant
même qu’ils investissent le terrain. Même les formations politiques
dites «microscopiques» qui ne se réveillent d’ailleurs qu’à
l’approche d’une joute électorale se plaignent de ce «handicap».
Alors, comment ces partis politiques arrivent-ils à financer leurs
activités ? Étant nouveaux dans l’échiquier politique, le but de ces
partis est de faire connaître leurs idées. Pour y arriver, chaque
parti organise des réunions, des débats, publie des tracts, imprime
des affiches, et prépare des élections : tout cela demande
évidemment de l’argent. Et ce, sans parler du financement de la
prochaine campagne électorale, qui s’approche à grands pas. Que
faire alors devant une situation pareille ? Demander à l’Etat de
l’argent. Ainsi, plusieurs voix s’élèvent ces derniers jours
réclamant aux pouvoirs publics de financer leurs activités. L’on
cite, entre autres, le Parti pour la liberté et la justice (PLJ) de
Mohamed Saïd qui a demandé récemment une aide matérielle pour les
nouveaux partis afin de mieux se préparer aux prochaines élections
législatives. Le cas échéant, «la puissance de l’argent jouerait un
rôle important dans la composante de la prochaine APN au détriment
des compétences et des programmes», avait souligné le PLJ dans un
récent communiqué. Le Parti de la liberté et de la justice craint
donc que ce soit les tenants du pouvoir de l’argent et les hommes
d’affaires qui fassent leur entrée à la Chambre basse du Parlement
par le simple fait de leur statut social et non de leur engagement
politique et leur militantisme. D’où le risque d’influer sur les
futures lois qui ne pourraient être adoptées qu’en leur faveur. Le
Mouvement des nationalistes libres (MNL) (en cours de constitution),
dont le responsable n’est autre que Mustapha Boudina, le Mouvement
pour la justice et la démocratie (MJD) (ancienne formation) de
Chalabia Mahdjoubi, ainsi que d’autres partis ont sollicité une aide
financière aux pouvoirs publics. Les inquiétudes de Mohamed Saïd et
autres sont légitimes, dans la mesure où le manque de moyens
financiers influe sur le rendement politique des partis. Ainsi,
partant de ce principe, l’on ne peut pas s’attendre à une
reconfiguration de la prochaine Assemblée, pour la simple raison,
les partis qui y siègent actuellement, le RND, le FLN et le MSP sont
donnés favoris, compte tenu de leur manne financière. Les capacités
financières ne sont pas les mêmes pour un parti qui siège avec plus
de 200 députés et un autre qui vient de voir le jour. Si on peut
réellement équilibrer les choses et donner les mêmes chances aux
partis concurrents, il faut les mettre sur le même point de départ.
A moins qu’on veut rééditer la même assemblée que la précédente, où
l’argent sera le maître-mot. D’ailleurs, la secrétaire générale du
Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a demandé au chef de
l’Etat d’interdire le financement occulte des campagnes électorales,
de barrer la route aux affairistes qui briguent le mandat de député
et de mettre les ministres candidats en congé provisoire pour ne pas
utiliser les moyens de l’Etat dans la campagne électorale.
Comment les
partis sont-ils financés ?
A noter que les
partis politiques sont d’abord financés par des ressources privées.
Il s’agit : des cotisations de leurs adhérents et de leurs élus, qui
étaient traditionnellement la source de financement des partis de
masse. Les cotisations sont généralement d’un montant peu élevé et
ne suffisent pas à faire face aux dépenses de fonctionnement. Il y a
aussi l’aide publique appelée communément les subventions de l’Etat.
Dans ce cadre, les dépenses électorales sont remboursées aux
candidats à partir d’un certain seuil. Pour le scrutin présidentiel,
le parti doit atteindre 5 % des suffrages. Les dépenses sont
plafonnées et doivent toutes être justifiées. En dehors des
remboursements de frais de campagne, les formations politiques
touchent aussi des subventions. Elles sont déterminées en fonction
du nombre de suffrages recueillis aux législatives et du nombre de
parlementaires inscrits au parti. Le projet de loi organique relatif
aux partis politiques, approuvé par l’APN et le Sénat et publié dans
le Journal officiel fixe des règles pour assurer la transparence
dans le financement des partis politiques et pour la lutte contre
toute forme de corruption dans la vie politique. Ainsi, les partis
politiques ne pourront pas bénéficier de financement ou de dons
étrangers. Afin de s’assurer de la traçabilité des ressources
financières des partis et contrôler leur gestion, il est imposé à
leurs dirigeants de «présenter des comptes annuels au ministre
chargé de l’Intérieur, avant la fin du mois de mars de l’année qui
suit et de justifier à tout moment de la provenance des ressources
financières et de leur utilisation». Actuellement, aucun parti
politique, y compris ceux de l’opposition, ne publie l’état de ses
finances.
Salim Naït
Mouloud
Haut
Pénurie de médicaments
Diabétique
cherche désespérément Metformine
Décidément, le
ministère de la Santé peine à remédier à la crise du médicament qui
frappe son secteur depuis longtemps, au grand désespoir des malades
livrés à eux-mêmes et parfois même en danger de mort.
Tant que les
réponses et les solutions font défaut, on ne rappellera jamais assez
le désarroi des malades qui souffrent et de la maladie et de
l’indisponibilité de médicaments. Les souffrances des malades
chroniques tels que les cancéreux, diabétiques, asthmatiques ainsi
que les inquiétudes de plusieurs autres patients concernent la
rupture des stocks de médicaments. Une virée dans quelques
pharmacies algéroises fait ressortir le désarroi des clients qui ne
trouvent pas leurs remèdes. Interrogés, les pharmaciens soulignent
la «persistance» de la pénurie depuis plusieurs mois et évoquent une
«véritable crise du médicament qui met en danger la vie de plusieurs
malades». Tandis que certains affichent des réserves au sujet de
l’origine de ces ruptures répétitives, d’autres soulignent que les
grossistes sont derrière la pénurie. certains pharmaciens nous ont
indiqué que «le marché du médicament subit le diktat des
contrebandes». Quelles contrebandes ? Une jeune pharmacienne nous
parlera des «médicaments du cabas» qui proviendraient des
frontières. «Il y a des médicaments introuvables chez nous, mais que
vous pouvez trouvez chez d’autres pharmaciens sans vignette et avec
des prix largement plus élevés», enchérit-elle. Bien que cette
approche mérite une enquête sérieuse pour déterminer si
effectivement les médicaments sont importés dans des cabas comme
d’autres commerces de fraude et de contrefaçon, cette piste demeure
de toute manière maigre pour justifier les pénuries de médicaments.
Par ailleurs, même si ce marché connaît bel et bien une modique
spéculation, des questions restent posées quant à la gestion et la
distribution des médicaments dans les officines et les hôpitaux. Les
assurances et le niet du premier responsable de la Santé ne pourront
que rendre plus complexe et plus dramatique la question du
médicament. Par ailleurs, il convient de souligner que ce ne sont
pas seulement les médicaments d’importation qui manquent dans le
marché, mais même des produits locaux, comme l’expliquent les
pharmaciens. Ils citent comme exemple l’insuline en flacon du groupe
pharmaceutique Saidal. En effet, la hausse de la facture
d’importation des médicaments durant l’année 2011 nous amène à nous
interroger sur le pourquoi et le comment de cette crise. Si
l’Algérie importe suffisamment ses besoins en médicaments, pourquoi
les pharmacies n’en disposent-ils pas ? Les réponses sont
différentes et insuffisantes pour comprendre ce qui ne va pas dans
ce secteur. Les syndicats des pharmaciens privés pointent du doigt
la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), laquelle «est accusée
d’être à l’origine de cette pénurie ainsi que le manque
d’approvisionnement». S’agissant des médicaments anticancéreux, le
Réseau des libertés et de la dignité (RDLD) dénonce pour sa part, à
l’appui d’une enquête réalisée en collaboration avec les
spécialistes, une guerre de clans. et d’expliquer que «la pénurie de
médicaments destinés aux malades cancéreux est accentuée par le bras
de fer entre le Premier ministre et le ministre de la Santé, qui ne
veulent pas dépasser leur différend et s’adonnent à une guerre qui
ne dit pas son nom, bloquant ainsi toute issue pour atténuer les
souffrances des cancéreux…». D’autres malades chroniques partagent
cette amère réalité. Les diabétiques cherchent désespérément
Metformine, idem pour les asthmatique qui font le parcours le
parcours du combattant pour trouver la Ventoline... En attendant que
tous les malades aient le droit d’«acheter un médicament» et que les
clans du marché fassent la paix.
Y.A.
Haut
Margallo à propos du conflit du Sahara occidental :
«L’Espagne pour
le droit à l’autodétermination»
Le ministre
espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, a
félicité, dans un point de presse organisé à Alger conjointement
avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci,
l’Algérie pour les réformes politiques qu’elle a engagées ces
derniers mois, les qualifiant d’«exemple» pour les pays de la
région. En ces termes, il dira que «l’Espagne salue les réformes
engagées en Algérie qui aboutiront aux élections législatives du 10
mai et qui se poursuivront par une révision de la Constitution».
Estimant que «c’est tout à fait un exemple (réformes) pour les pays
de la région qui ont souffert de troubles politiques importants».
Par ailleurs, interrogé sur la question du Sahara occidental, José
Manuel Garcia Margallo affirmera que son pays souscrivait à une
solution politique qui garantisse «le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination». A ce sujet, il dira : «L’Espagne adoptera une
attitude constructive pour une solution politique juste et durable
sur la question du Sahara occidental», rappelant dans ce contexte
que le gouvernement espagnol plaide pour «une solution mutuellement
acceptable» par les parties en conflit, à savoir le Maroc et le
Front Polisario, «et pour l’autodétermination du peuple sahraoui,
conformément aux principes, à la Charte de l’ONU et sur la base du
rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations
unies pour le Sahara occidental».
Pour sa part,
Mourad Medelci qualifiera les relations algéro-espagnoles
d’«excellentes» sur tous les plans aussi bien politique, économique
que culturel.
Abordant la
position algérienne face au conflit en Syrie, notamment sur ses
réserves sur la saisine du Conseil de sécurité, il dira que
l’Algérie avait plusieurs raisons d’émettre des réserves sur cette
option. Car pour lui, seule l’initiative arabe doit demeurer la
«référence principale» pour le règlement du conflit syrien. Un
objectif qui ne saurait être atteint, soulignera Medelci, «si, d’un
côté, le gouvernement syrien ne s’exprime pas clairement sur cette
volonté d’entrer dans un dialogue inclusif et, de l’autre, si
l’opposition syrienne reste divisée comme elle l’est aujourd’hui».
Et c’est justement «la raison pour laquelle la position de l’Algérie
a été de dire que nous devons faire pression sur le gouvernement
syrien pour qu’il accepte le dialogue et nous devons, en même temps,
faire pression sur l’opposition syrienne pour qu’il y ait entraide
des éléments de coordination devant permettre à cette opposition
d’être partie prenante à ce dialogue». Dans ce sens, le chef de la
diplomatie espagnole viendra conforter son homologue algérien,
affirmant que l’Espagne appuie l’initiative de la Ligue arabe et
relevant que l’Union européenne, qui appuie la Charte de la Ligue
arabe, appelle à l’arrêt immédiat des violences en Syrie.
Par ailleurs,
interpellé sur l’incinération du drapeau algérien «par un groupe de
citoyens syriens en signe de protestation contre la position
algérienne», le chef de la diplomatie algérienne, condamnant cette
action qui émane de «certaines parties» en Syrie, considérera que
«c’est un comportement indigne et inacceptable à la fois. Je saisis
cette occasion pour condamner ce genre de comportement qui n’est pas
l’œuvre du peuple syrien mais de parties irresponsables et
probablement non informées sur la position algérienne».
Au sujet de la
sécurité dans la région du Sahel, Medelci a réitéré la position de
l’Algérie, affirmant que la lutte contre le terrorisme dans cet
espace concerne, en premier lieu, les pays du champ. Sauf que pour
ce faire, soulignera le ministre, ces pays ont besoin de l’appui et
du soutien logistique de leurs partenaires extrarégionaux comme l’UE
et les Etats-Unis. Pour ce qui est de l’immigration clandestine,
l’Algérie et l’Espagne ont affiché leur détermination à lutter
contre ce phénomène, assurant que sur ce plan la situation est
«maîtrisée». Pour sa part, le chef de la diplomatie espagnole a fait
état d’une «forte coopération» dans la lutte contre l’immigration
illégale, ce qui, selon lui, a permis un recul de plus de 20% de ce
fléau en 2011 avec plus de 1 600 rapatriements.
Interrogé par
ailleurs sur le mémorandum sur l’énergie qui sera signé entre
l’Algérie et l’UE, Medelci assurera que ce dernier est finalisé et
qu’il sera paraphé «le moment venu», avec pour objectif de «jeter
les bases et les principes d’une coopération à moyen terme avec
l’ensemble des pays européens». Dans ce contexte, le ministre fera
savoir que l’Algérie est également en voie de finaliser les
négociations avec l’UE sur le démantèlement tarifaire, exprimant le
souhait de pouvoir finaliser, durant les prochaines semaines,
l’ensemble des questions en suspens avec l’Union.
Avant d’achever
hier sa visite de deux jours à Alger, José Manuel Garcia-Margallo a
été reçu par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à
la résidence Djenane El Mefti.
Lynda Naili
Bourebrab
Haut
Agée de 41 ans, elle a décidé de dévoiler l'enfance de l'«émir»
d'Aqmi
Témoignages
d’une camarade de classe de Droukdel
Rares sont les
témoignages sur l'enfance d'un chef terroriste des plus barbares
dans l'histoire du Mouvement islamiste armé en Algérie. Toutefois,
nous avons pu, pour la première fois, avoir des révélations sur
l'enfance de l'actuel «émir» national d'Al Qaïda au Maghreb, en
l'occurrence Abdelmalek Droukdel. Un témoignage dévoilé par une
jeune femme, âgée aujourd'hui de 41 ans. Cette dernière était dans
la même classe que Droukdel qui avait fait ses études primaires à
l'école «Madjine Ibrahim», sise dans le quartier «Zayane», près de
Meftah. Zayane, ce quartier a connu les affres de la décennie noire.
Mieux, cette femme était également la voisine de Droukdel, et pour
cela, nous avons préféré ne pas révéler son nom pour éviter des
représailles.
Samedi 11 février
2011, date à laquelle nous avons rencontré l’ex-camarade de classe
de Droukdel. Une date symbolique dans la mesure où il y a seize
ans, jour pour jour, un kamikaze à bord d’un véhicule «bourré» de
centaines de TNT s’est fait exploser devant le siège de la «Maison
de presse», sise à Belouizdad, à l’époque on l’appelait «Belcourt».
Le jeune conducteur est lui aussi natif du quartier Zayane, là où
Droukdel est né, a fait ses études et c’est là également, que ce
chef sanguinaire avait rejoint les rangs des terroristes et tué
plusieurs de ses voisins. «On avait partagé la même classe à l’école
primaire ‘’Madjine Ibrahim’’», explique l’ex-camarade de classe de
Droukdel. Cette femme est âgée, présentement, de 41 ans. Cette
dernière habite dans le même quartier que Droukdel, en l’occurrence
Zayane, une localité située à 30 km de la commune de Meftah. «Il
était brillant, sage et très doué, surtout dans les matières les
plus en vue, telles que les maths, les sciences, et les sciences de
la religion», ajoute la jeune femme. Timide, Abdelmalek Droukdel est
devenu, au fils des années, un homme un peu renfermé, d’ailleurs, il
fréquentait beaucoup la mosquée de la localité. Ici, Droukdel va
rejoindre les rangs des terroristes. Il a même participé à plusieurs
assassinats de ses voisins, des jeunes appelés qui avaient pris la
décision d’accomplir leur service national. «Je me souviens très
bien, un jour Droukdel est venu au quartier, il faisait noir ce
jour-là. Il était accompagné de plusieurs dizaines d’autres
terroristes. Alors, ils ont commencé à appeler par leurs noms, les
voisins, pour qu’ils sortent, afin de les égorger. Le motif :
certains parce qu’ils ont fait leur service national, d’autres sont
soupçonnés d’avoir collaboré avec les services de sécurité, alors
que pour les jeunes filles, le motif était plutôt de n’avoir pas
porté le hijab», disait la jeune femme. Cette femme de Zayane garde
toujours les séquelles de la période noire. Pis, elle a assisté à
plusieurs scènes d’égorgements de ses voisins, notamment ses
voisines. «Je me souviens d’une scène qui restera à jamais gravée
dans ma mémoire, celle de ma voisine, une jeune fille de 22 ans,
elle s’est jetée du balcon de la demeure familiale, car les
terroristes voulaient la prendre avec eux pour que leur «émir» la
viole. La malheureuse en est morte», confie-t-elle avec quelques
larmes qu’elle verse encore aujourd’hui.
Comment un
enfant sage et doué devient un chef sanguinaire ?
«C’était un très
bon élève à l’école primaire ‘’Madjine Ibrahim’’, d’ailleurs, il
était très doué et apprécié par ses camarades de classe, d’autant
qu’il était réputé pour cela», n’a cessé de le répéter cette femme.
«Durant la décennie noire, nous avons vécu des moments de choc.
Chaque jour, les terroristes, des voisins à nous, se présentaient
dans notre quartier et sillonnaient les rues avec leurs armes
automatiques. Un jour, ils se sont introduits dans la mosquée du
quartier. Ils ont utilisé le haut-parleur de cette mosquée et ont
appelé les habitants à rejoindre leur cause». «Tous au Djihad»,
avaient scandé les terroristes. «Cette nuit, je me souviens très
bien, ils ont coupé l’électricité, alors nous avons rapidement caché
les enfants dans les armoires afin de les épargner de la mort par
égorgement», nous explique cette jeune femme. Cette dernière ajoute
aussi : «Les terroristes nous les connaissons un à un, car ce sont
des voisins. Ils habitent dans notre quartier et Droukdel était
parmi eux. Je vais encore parler de cette jeune fille de 22 ans qui
s’est jetée du balcon pour fuir les terroristes, car ils voulaient
l’emmener au maquis, dans le cadre de «Zawaj El Moutaâ». Puis, une
autre jeune fille de mon quartier a été égorgée par les terroristes,
car selon eux, elle refusait de porter le voile. Il y avait aussi de
jeunes voisins ayant passé leur service national, ils ont été
emmenés de force et ont été égorgés devant nos yeux. C’était
terrible pour nous».
Les égorgeurs
d’hier cohabitent aujourd’hui avec leurs victimes
Dans le quartier «Zayane»,
ici, beaucoup d’anciens maquisards du GIA et de l’AIS se sont rendus
aux forces de sécurité, après avoir vécu des années aux maquis.
Aujourd’hui, ils habitent côte à côte avec leurs anciens voisins,
voire leurs victimes. Des familles ont vu leurs enfants égorgés,
enlevés, tués et massacrés par leurs voisins, en l’occurrence les
ex-terroristes. Les séquelles de la décennie noire sont toujours
intactes, présentes dans les cœurs et les sentiments des habitants
de «Zayane» ou appelé couramment par les Algériens «Tel-Aviv». Ici,
c’est l’armée qui assure toujours la sécurité de cette petite
localité paisible, aujourd’hui. Ici, les barricades font toujours le
décor de la localité, avec un fort détachement des parachutistes,
mis en place par l’ANP.
Droukdel, la
durée d’un chef terroriste
Plusieurs
condamnations à mort ont été prononcées contre lui par les
différents tribunaux du pays et son nom revient dans chaque attentat
terroriste attribué au GSPC. Désigné à la tête du GSPC en juillet
2004 lors d’un congrès «national», Abdelmalek Droukdel, alias Abou
Mossaâb Abdelwadoud, est désormais le chef terroriste ayant occupé
le plus longtemps le poste d’«émir» dans le mouvement islamiste armé
en Algérie. Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées contre
lui par les différents tribunaux du pays et son nom revient dans
chaque attentat terroriste attribué au GSPC. Plusieurs «émirs»
s’étaient succédé à ce même poste, mais ont été tous soit abattus,
soit capturés ou se sont rendus aux services de sécurité. On parle
ici de deux importantes organisations terroristes qui ont depuis
longtemps vécu en Algérie, les GIA et GSPC. Les plus chanceux
avaient pu tenir entre 1 et 3 ans à la tête d’un groupe terroriste.
Seul, Hassan Hattab, ex-«émir» du GSPC (1998-2003) était resté à la
tête du GSPC durant 4 ans. Les autres, Antar Zouabri, Abdelkader
Layada, Gousmi Cherif, Omar Chikhi, Hassan Hattab, Nabil Sahraoui et
Dichou, n’ont pas pu tenir longtemps par rapport à Abdelmalek
Droukdel. Ce dernier est fortement entouré et protégé par ses
acolytes. Cette sphère très résistante et ce noyau dur du GSPC ont
permis à Abou Mossaâb de tenir longtemps depuis qu’il est «émir» de
cette organisation criminelle (sept ans déjà). Traqué par les forces
de sécurité depuis sept ans, Abou Mossaâb Abdelwadoud a pu échapper
à chaque fois à une mort certaine. Aujourd’hui, il est l’homme le
plus recherché dans le pays. Bien que les opérations antiterroristes
ont donné leurs fruits sur le terrain, surtout avec l’élimination il
y a trois ans du n°2 du GSPC, en l’occurrence Sofiane Fassila, et la
mise hors d’état de nuire de dizaines de chefs de katibates et de
centaines de terroristes, aujourd’hui la tête du GSPC n’est toujours
pas tombée. En effet, les services de sécurité et avec tout le
travail réalisé dans le cadre de la lutte contre les criminels n’ont
pas pu éliminer le n°1 de cette organisation criminelle. C’est vrai
que le travail des renseignements a porté ses fruits, et il est vrai
également que les activités des terroristes ont sensiblement baissé,
mais la menace, elle, existe toujours, d’autant plus que Droudkel
est toujours en vie, et c’est ce qui donnera plus de volonté aux
terroristes dans les maquis. Dichou, premier «émir» du GSPC abattu
quelques minutes après sa désignation. Avant Droudkel, un certain
Dichou, alias «Abou Mossaâb» avait été désigné en 1998 «émir»
national du GSPC. Amari Saïfi, alias «Abderrazak Al Para», avait été
désigné «émir» de la zone de l’Est (aujourd’hui entre les mains des
services de sécurité). Nabil Sahraoui a été évincé de l’«émirat» et
avait été désigné responsable des relations extérieures (abattu par
les forces de l’ordre en 2004). A la fin de ce «congrès», ces
terroristes étaient encerclés par des unités de l’ANP qui ont réussi
à éliminer Dichou, «émir» national de cette nouvelle organisation
terroriste. Il a été remplacé par Hassan Hattab (aujourd’hui détenu
dans un endroit secret). Cet ex-fondateur du GSPC, en l’occurrence
Hassan Hattab, sera évincé à son tour par Abdelmalek Droukdel en
juillet 2004. Mais avant cela, Hassan Hattab avait créé son propre
groupe, composé de 300 à 800 personnes au maximum, essentiellement
dans l’Est du pays, mais il est aussi présent dans le Centre et le
Sud. Il se démarque du GIA en élargissant la lutte au domaine
international : France, Mauritanie. Il ne ciblait alors que les
militaires, gendarmes et policiers. Le groupe fut aussi soupçonné
d’avoir préparé un attentat contre la cathédrale Notre-Dame de
Strasbourg et le marché de Noël en décembre 2000. En juillet 2003,
Nabil Sahraoui, (Ibrahim Mustapha) remplace Hassan Hattab à la tête
du groupe, avant d’être abattu par l’armée algérienne à Bejaïa en
juillet 2004. Il est remplacé par Abdelmalek Droukdel, qui émet une
fatwa contre Hattab qui lancerait de faux communiqués avec le sceau
du GSPC (9 février 2004). Durant la même année, le GSPC avait
proféré des menaces contre les étrangers résidant en Algérie. Cette
année-là, Abderrazak Al Para est arrêté dans le Tibesti par les
rebelles tchadiens du MDJT, puis après une rançon remise par la
Libye, il est extradé vers l’Algérie.
Par Sofiane Abi
Haut
Comment se comportent nos communes face aux aléas climatiques
Incompétence ou
manque de moyens ?
Elles se
ressemblent presque toutes. Elles frôlent la misère. La mal vie,
l’oisiveté et le chômage sont le lot quotidien des citoyens. En
l’absence d’infrastructures, les habitants sont menacés par
l’isolement au moindre changement climatique. Qu’il pleuve ou qu’il
neige, la population n’est pas à l’abri. Les communes, du moins
certaines, semblent otages du multipartisme. Il est vrai que le
manque de moyens et outils de réalisation handicape le développement
local. Mais on a vu souvent des communes paralysées à la suite de
conflits nés de divergences ou chaque élu tente d’imposer la vision
de son parti résultant sur des conflits et des retraits de confiance
pénalisant et la commune et ses citoyens. L’absence de culture multi
partisane est la principale raison de ces blocages. Les récentes
intempéries ont démontré l’ingénuité des gestionnaires face à la
fragilité de leur cité. Les collectivités locales échouent à chaque
test que leur impose Dame nature. Non préparées aux caprices et
aléas de cette dernière, celles-ci éprouvent le plus grand mal à
faire face autant aux vagues de chaleur qu’aux pluies et encore
moins à la neige. Cette frilosité est due tout simplement au manque
de développement en dépit de beaucoup d’efforts et d’argent
consentis par l’État. Si les pluies avaient toujours révélé
l’inaptitude à gérer des élus locaux et de leur administration
souvent nageant dans les eaux et pataugeant dans la gadoue, la neige
a, à son tour, démontré la léthargie dans laquelle semblent être
plongées nos APC. L’hibernation dure et avec elle le drame des
populations. Routes barrées, constructions effondrées, électricité
coupée, pénurie de gaz, école non chauffées et la liste est longue.
Mais que font donc nos maires ? doit s’interroger le citoyen.
Incompétence ou manque de moyens ? La réponse à la question doit se
trouver dans les différents projets inscrits et ceux occultés ou
omis ainsi que la consommation des budgets et les programmes de
développement. Deux exemples diamétralement opposés relèvent toute
la différence entre nos APC. Celui de Skikda, considérée comme l’une
des plus riches communes d’Algérie, disposant au 31 janvier 2012 de
plus de 1 000 milliards de centimes. Fruit d’un cumul de plusieurs
exercices non consommés, cette manne financière dont jouit cette
commune d’un peu plus de 225 mille habitants est due, entre autres,
aux retombées fiscales annuelles que lui procure le port mais
surtout la zone industrielle pétrochimique. Mais, c’est pourtant une
ville qui est loin de respirer l’opulence. Tout se déglingue dans
cette antique cité. A commencer par ses fameuses arcades longeant
l’avenue principale de la ville et qui tombent en ruine, ou à son
vieux bâti qui menace de s’effondrer à tout moment, à ses pénuries
d’eau répétitives en dépit de l’existence de cinq barrages, de ses
fréquentes coupures d’électricité et à son manque de développement.
L’autre exemple créant le paradoxe peut provenir de la commune d’El-Djazia,
dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi, ou cette autre localité de Sidi
Fredj située aux confins de l’est algérien, dans la wilaya de Souk
Ahras, à quelques centaines de mètres de la frontière
algéro-tunisienne. Classée, il y a quelques années, commune la plus
pauvre d’Algérie, elle doit sa survie aux maigres revenus d’une
agriculture archaïque essentiellement orientée vers la
céréaliculture. Les inadéquations des ressources et les charges de
la mission de nos municipalités sont flagrantes. L’Etat a pourtant
pris en charge certaines commodités pour alléger des charges de ces
circonscriptions, mais cela reste encore vain. La preuve est donnée
par les dernières chutes de neige isolant une grande partie du pays.
Certaines régions sont restées dans le froid par manque de gaz,
alors qu’un plan national existe, tout comme le financement. Il
reste le problème de connexion. Le réseau routier a lui aussi montré
ses faiblesses alors que les routes sont gérées par le ministère
de l’Intérieur et des Collectivités locales, en tandem avec celui
des Travaux publics. Selon M. Ghoul, pas moins de 500 maisons
cantonnières ont été mises en activité. Une enveloppe destinée à
l’entretien des routes nationales, dont le réseau est de 27 000 km,
a été estimée à 23 milliards de dinars par an pour 2005-2009. Les
travaux de revêtement d’entretien des ouvrages d’art ont été dotés
de 115 milliards de dinars durant le même quinquennat. Les chemins
communaux ont eu une part du lion puisqu’ils avaient bénéficié d’une
cagnotte de 139 milliards de dinars destinés à l’entretien et à la
réhabilitation de ce patrimoine qui est long de près de 60 000 km.
Les enfants continuent de grelotter de froid au point de boycotter
les bancs des écoles alors qu’un programme existe et est censé être
pris en charge par l’APC et le ministère de l’Éducation nationale.
Bien d’autres programmes gouvernementaux tels que la Solidarité ont
vu le jour mais restent absents au moment des crises.
Par Azzedine
Belferag
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La route encore fermée par les citoyens à Béjaïa
La crise du gaz
butane attise la colère
La tension sur le
gaz butane reste telle qu’elle était les premiers jours. La colère
des villageois s’est amplifiée hier et avant-hier. Quelques
dizaines de jeunes ont fermé la RN 26 à plusieurs endroits,
notamment au village agricole exigeant d’être approvisionnés en
butane. Des usagers étaient désemparés devant cette situation
d’anarchie qui continue à empoissonner les choses
quotidiennement. Selon M. Bali, maire de Fénaï Ilmathen, «cette
action est une aberration puisque les gens ne veulent pasêtre
branchés au gaz de ville pour la raison que les branchements sont
chers». La route n’a été rouverte au trafic routier qu’après
l’acheminent du gaz aux concernés. Le mécontentement des villageois
est exprimé aussi à Amizour, notamment par les villages où il n’y a
pas d’agents agréés de Nafatl pour acheminer le gaz butane. C’est le
cas du village Ksantina de 800 habitants qui n’a reçu que 35
bouteilles de gaz. L’agent qui a acheminé les bouteilles a été
menacé, nous dira Salem Mammeri, maire de la municipalité. Et
d’ajouter: «La commune d‘Amizour compte 75 villages et une
population estimée à 40 000 habitants».
«Les villageois
s’organisent, comme c’était le cas à El Hammam où un camion de gaz
butane a été distribué dans le calme», poursuit M. Mammeri. Par
ailleurs, le wali de Béjaïa s’est rendu hier au niveau de communes
de Tifra et Akfadou où il a présidé une cérémonie de remise des kits
alimentaires aux nécessiteux de cette région, notamment aux gens
durement touchés par la tempête de neige qui dure toujours. Il a
instruit l’entreprise Naftal d’acheminer du gaz butane vers ces
communes et leurs villages isolés, rappelons-le, depuis au mois deux
semaines par la neige. Hier encore les communes et villages situés
sur les hauteurs de plus de 800 m d’altitude à cause des chutes de
neige de la veille sont toujours isolés. Les opérations de
déneigement se poursuivent. D’ailleurs, le wali s’est rendu à Adekar
avant-hier où il a supervisé l’opération de déneigement sur place.
Une opération conduite par les engins de l’ANP, notamment.
Hocine Cherfa
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Après une tempête historique sur Tizi Ouzou
La vie reprend
ses droits progressivement
Sept personnes
sont mortes dont deux sous la neige, une dizaine de familles
sinistrées, des équipements publics effondrés et plus de 200 000
bouteilles de gaz vendues en moins d’une semaine, tel est le bilan
provisoire d’une tempête aux allures de véritable catastrophe
naturelle. La vie a commencé hier à reprendre ses droits dans la
wilaya de Tizi Ouzou après presque deux semaines d’intempéries qui
ont paralysé pratiquement toute activité dans la région. En effet,
les habitants de la Kabylie se remettent peu à peu du ralenti imposé
par la neige. Néanmoins, le retour à la normale se fait lentement,
voire difficilement surtout avec «les séquelles» de la tempête.
Parmi les secteurs les plus touchés par cette paralysie il y a
l’enseignement qui a été durement affecté par les intempéries. Hier
encore seulement 200 établissements scolaires sur les 882 que
comptent les trois paliers ont été rouverts pour accueillir à
nouveau les élèves essentiellement dans les grands centres urbains
de la basse Kabylie. Alors que dans le reste des
établissements point de reprise des cours et cette situation risque
de perdurer même pour après le début de la semaine prochaine en
raison d’importantes épaisseurs de neige qui se sont accumulées dans
de nombreuses localités de la haute Kabylie comme Iferhounene,
Ililten, Bouzeguene et Ain El Hammam. Le cumul des journées sans
écoles varie de 03 à 11 jours selon les localités, avons-nous
appris auprès de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou. Une
durée qui pourrait être encore prolongée en zones de montagnes
contrairement aux établissements situés dans des villes comme Tizi
Ouzou, Tadmait et Draa Ben Khedda oùu les cours ont repris hier
d’ailleurs. La question qui préoccupe la famille de l’éducation à
Tizi Ouzou est celle relative à la manière de rattraper un tel
retard pédagogique. Et à l’inspection académique on a déjà opté pour
les après-midi de mardi et la journée de samedi pour récupérer les
cours perdus si la décision revienait aux responsables locaux. On se
prépare même à trouver des solutions pour les élèves dont les
classes ont subi des dégâts lors des intempéries, à l’instar d’une
école primaire à Bouzeguene en transférant les élèves vers une autre
école dans la région en attendant la réfection de leurs salles de
cours mises hors service. Alors que pour les cas des salles dont
les toitures ont cédé sous la neige au niveau du lycée de Boudjima,
le proviseur a été instruit de préparer des nouveaux emplois du
temps dits
«roulants» pour ne
pas pénaliser les élèves des classes sinistrées. Par ailleurs, les
autorités de la wilaya de Tizi Ouzou continuent de mener les
opérations de déneigement des routes, avons-nous appris hier auprès
d’un membre de la commission de crise qui a indiqué que toutes les
routes ont été rouvertes à nouveau, exceptées celles menant vers les
cols de Chellata, Tirourda et Tizi-N’Kouillal. La même commission a
relevé la baisse de la pression sur le gaz butane en nous soulignant
que l’on a distribué en moins d’une semaine pas moins de 200 000
bouteilles de gaz sans compter les dizaines de milliers acheminées
depuis les autres wilayas du pays. Le retour progressif à la
normale sera suivi de l’étape de dressage des bilans de ces
intempéries dont on dénombre déjà pas moins d’une dizaine de
familles sinistrées à travers la wilaya et des équipements publics
notamment des salles de classes dont les toitures ont cédé sous le
poids de la neige alors que sur le plan des pertes humaines, on a
recensé plus de sept personnes décédées durant ces intempéries pour
diverses raisons avec deux cas de décès liés directement à la neige.
Hamid Messir
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