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Congrès constitutifs des nouveaux partis

Un week-end politique «riche et varié»

Ils réclament de l’argent à l’Etat

Les nouveaux partis demandent l’aumône 

Pénurie de médicaments

Diabétique cherche désespérément Metformine

Margallo à propos du conflit du Sahara occidental :

«L’Espagne pour le droit à l’autodétermination»

Agée de 41 ans, elle a décidé de dévoiler l'enfance de l'«émir» d'Aqmi

Témoignages d’une camarade de classe de Droukdel

Comment se comportent nos communes face aux aléas climatiques 

Incompétence ou manque de moyens ?

La route encore fermée par les citoyens à Béjaïa

La crise du gaz butane attise la colère

Après une tempête historique sur Tizi Ouzou

La vie reprend ses droits progressivement

 

 16/02/12

 

Congrès constitutifs des nouveaux partis

Un week-end politique «riche et varié»

Trois nouveaux partis tiendront  ce week-end  les assises de leurs congrès constitutifs, alors que le FFS, lui,  entamera  les travaux de sa Convention nationale. Le week-end s’annonce  laborieux et chargé pour  les nouveaux partis en cours de constitution.   Les nouvelles formations qui, si agrément octroyé, devront allonger  la liste des partis politiques, continuent de tenir leurs congrès constitutifs. C’est le cas pour l’Union pour la démocratie et la république (UDR) qui  entamera à partir de demain les travaux  de son congrès constitutif qui s’étalera sur deux jours à la salle UGTA, sise Place 1er-Mai. Il est à souligner que le secrétaire général du parti, Amara Benyounès a déclaré  récemment que  son conseil national proposera de changer d’appellation.

Ainsi, dit-il,  l’UDR  devient

«Mouvement populaire algérien». Pour sa part,  le Front du changement (FC)  tiendra  également son congrès  constitutif  ce week-end, les 17 et 18  de ce mois.  D’autre part, le parti de Hocine Aït Ahmed (FFS),  tiendra  sa Convention nationale  ce vendredi, après l’avoir reportée. «Les intempéries qui frappent notre pays mettent la population dans une détresse insupportable. La mobilisation de nos militants et de nos élus dans les actions de solidarité nous impose le report de la Convention nationale»,  a indiqué un communiqué  publié sur le site du parti.  Cette rencontre se tiendra, selon la même source, à la salle du cinéma Sierra Maestra, sise à Alger. À l’issue de cette réunion, le FFS devrait rendre publics la synthèse et les débats de tous les conseils fédéraux qui seront traités par la commission de stratégie politique. La décision de la participation ou non du parti aux prochaines législatives sera tranchée par le conseil national. Toujours pour ce week-end, l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) organisera  les 18 et 19 février son congrès.  D’autres formations politiques non agréées tiendront leurs congrès constitutifs dans les prochains jours, à savoir le parti des jeunes (PJ) les 24 et 25 février. Force est de constater  que  la scène politique de ces derniers jours est caractérisée par une  animation  entraînée par la tenue des congrès constitutifs.  Cinq partis parmi les dix- sept autorisés à tenir leurs congrès constitutifs ont tenu jusque-là leurs assises, alors que l’opération de retrait de dossiers de candidature pour les législatives du 10 mai prochain a déjà  débuté. Citons entre autres partis qui ont tenu leurs congrès, le  Front national pour la justice sociale (FNJS)  et le PLJ de Saïd Oubelaid. La tenue des congrès constitutifs intervient au moment où les documents de candidature ont été mis à la disposition des postulants aux législatives, candidats libres et ceux des partis agréés, au niveau des wilayas.  Le début de retrait des documents de candidature s’effectue après la convocation du corps électoral par le président de la République, qui avait signé le 9 février dernier le décret y  afférent. Le dépôt de dossiers de candidature s’achève 45 jours avant la date du scrutin, soit le lundi 26 mars 2012. Les cinq partis qui ont déjà organisé leur congrès constitutifs sont le Front pour une Algérie nouvelle (FAN), la Karama, El Moustakbal, le Front de la justice et du développement (FJD) et le Parti de la liberté et la justice (PLJ) qui ont plébiscité respectivement Djamel Ben Abdessalam, Mohamed Ben Hammou, Abdelaziz Belaid Abdellah Djaballah et Mohamed Saïd à leur tête. Quelques semaines sont accordées aux nouveaux partis pour s’organiser, si toutefois ils sont agréés, pour faire connaître leurs programmes et leurs projets de société au grand public. Il leur restera, par ailleurs, les trois semaines de la campagne électorale dont l’ouverture est prévue 25 jours avant la date du scrutin et se terminera 3 jours avant le scrutin législatif. Enfin,  le scrutin législatif devra  connaître une participation d’un grand nombre de partis politiques, compte tenu des nouvelles formations qui auront leurs agréments. 

Par Yazid M.

 

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Ils réclament de l’argent à l’Etat

Les nouveaux partis demandent l’aumône 

Le procédé est nouveau. Des nouveaux partis politiques, créés suite à la promulgation de la loi organique portant régime électoral, se trouvent, selon eux, déjà en difficulté financière, et ce, avant même qu’ils investissent le terrain. Même les formations politiques dites «microscopiques» qui ne se réveillent d’ailleurs qu’à l’approche d’une joute électorale se plaignent de ce «handicap». Alors, comment ces partis politiques arrivent-ils à financer leurs activités ? Étant nouveaux dans l’échiquier politique, le but de ces partis est  de faire connaître leurs idées. Pour y arriver, chaque parti organise des réunions, des débats, publie des tracts, imprime des affiches, et prépare des élections : tout cela demande évidemment de l’argent. Et ce, sans parler du financement de la prochaine campagne électorale, qui s’approche à grands pas. Que faire alors devant une situation pareille ? Demander à l’Etat de l’argent. Ainsi, plusieurs voix s’élèvent ces derniers jours réclamant aux pouvoirs publics de financer leurs activités. L’on cite, entre autres, le Parti pour la liberté et la justice (PLJ) de Mohamed Saïd qui a demandé récemment une aide matérielle pour les nouveaux partis afin de mieux se préparer aux prochaines élections législatives. Le cas échéant, «la puissance de l’argent jouerait un rôle important dans la composante de la prochaine APN au détriment des compétences et des programmes», avait souligné le PLJ dans un récent communiqué. Le Parti de la liberté et de la justice craint donc que ce soit les tenants du pouvoir de l’argent et les hommes d’affaires qui fassent leur entrée à la Chambre basse du Parlement par le simple fait de leur statut social et non de leur engagement politique et leur militantisme. D’où le risque d’influer sur les futures lois qui ne pourraient être adoptées qu’en leur faveur. Le Mouvement des nationalistes libres (MNL) (en cours de constitution), dont le responsable n’est autre que Mustapha Boudina, le Mouvement pour la justice et la démocratie (MJD) (ancienne formation) de Chalabia Mahdjoubi, ainsi que d’autres partis ont sollicité une aide financière aux pouvoirs publics. Les inquiétudes de Mohamed Saïd et autres sont légitimes, dans la mesure où le manque de moyens financiers influe sur le rendement politique des partis. Ainsi, partant de ce principe, l’on ne peut pas s’attendre à une reconfiguration de la prochaine Assemblée, pour la simple raison, les partis qui y siègent actuellement, le RND, le FLN et le MSP sont donnés favoris, compte tenu de leur manne financière. Les capacités financières ne sont pas les mêmes pour un parti qui siège avec plus de 200 députés et un autre qui vient de voir le jour. Si on peut réellement équilibrer les choses et donner les mêmes chances aux partis concurrents, il faut les mettre sur le même point de départ. A moins qu’on veut rééditer la même assemblée que la précédente, où l’argent sera le maître-mot. D’ailleurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a demandé au chef de l’Etat d’interdire le financement occulte des campagnes électorales, de barrer la route aux affairistes qui briguent le mandat de député et de mettre les ministres candidats en congé provisoire pour ne pas utiliser les moyens de l’Etat dans la campagne électorale.

Comment les partis sont-ils financés ?

A noter que les partis politiques sont d’abord financés par des ressources privées. Il s’agit : des cotisations de leurs adhérents et de leurs élus, qui étaient traditionnellement la source de financement des partis de masse. Les cotisations sont généralement d’un montant peu élevé et ne suffisent pas à faire face aux dépenses de fonctionnement. Il y a aussi l’aide publique appelée communément les subventions de l’Etat. Dans ce cadre, les dépenses électorales sont remboursées aux candidats à partir d’un certain seuil. Pour le scrutin présidentiel, le parti doit atteindre 5 % des suffrages. Les dépenses sont plafonnées et doivent toutes être justifiées. En dehors des remboursements de frais de campagne, les formations politiques touchent aussi des subventions. Elles sont déterminées en fonction du nombre de suffrages recueillis aux législatives et du nombre de parlementaires inscrits au parti. Le projet de loi organique relatif aux partis politiques, approuvé par l’APN et le Sénat et publié dans le Journal officiel fixe des règles pour assurer la transparence dans le financement des partis politiques et pour la lutte contre toute forme de corruption dans la vie politique. Ainsi, les partis politiques ne pourront pas bénéficier de financement ou de dons étrangers. Afin de s’assurer de la traçabilité des ressources financières des partis et contrôler leur gestion, il est imposé à leurs dirigeants de «présenter des comptes annuels au ministre chargé de l’Intérieur, avant la fin du mois de mars de l’année qui suit et de justifier à tout moment de la provenance des ressources financières et de leur utilisation». Actuellement, aucun parti politique, y compris ceux de l’opposition, ne publie l’état de ses finances.

Salim Naït Mouloud

 

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Pénurie de médicaments

Diabétique cherche désespérément Metformine

Décidément, le ministère de la Santé peine à remédier à la crise du médicament qui frappe son secteur depuis longtemps, au grand désespoir des malades livrés à eux-mêmes et parfois même en danger de mort.

Tant que les réponses et les solutions font défaut, on ne rappellera jamais assez le désarroi des malades qui souffrent et de la maladie et de l’indisponibilité de médicaments. Les souffrances des malades chroniques tels que les cancéreux, diabétiques, asthmatiques ainsi que les inquiétudes de plusieurs autres patients concernent la rupture des stocks de médicaments. Une virée dans quelques pharmacies algéroises fait ressortir le désarroi des clients qui ne trouvent pas leurs remèdes. Interrogés, les pharmaciens soulignent la «persistance» de la pénurie depuis plusieurs mois et évoquent une «véritable crise du médicament qui met en danger la vie de plusieurs malades». Tandis que certains affichent des réserves au sujet de l’origine de ces ruptures répétitives, d’autres soulignent que les grossistes sont derrière la pénurie. certains pharmaciens nous ont indiqué que «le marché du médicament subit le diktat des contrebandes». Quelles contrebandes ? Une jeune pharmacienne nous parlera des «médicaments du cabas» qui proviendraient des frontières. «Il y a des médicaments introuvables chez nous, mais que vous pouvez trouvez chez d’autres pharmaciens sans vignette et avec des prix largement plus élevés», enchérit-elle. Bien que cette approche mérite une enquête sérieuse pour déterminer si effectivement les médicaments sont importés dans des cabas comme d’autres commerces de fraude et de contrefaçon, cette piste demeure de toute manière maigre pour justifier les pénuries de médicaments. Par ailleurs, même si ce marché connaît bel et bien une modique spéculation, des questions restent posées quant à la gestion et la distribution des médicaments dans les officines et les hôpitaux. Les assurances et le niet du premier responsable de la Santé ne pourront que rendre plus complexe et plus dramatique la question du médicament. Par ailleurs, il convient de souligner que ce ne sont pas seulement les médicaments d’importation qui manquent dans le marché, mais même des produits locaux, comme l’expliquent les pharmaciens. Ils citent comme exemple l’insuline en flacon du groupe pharmaceutique Saidal. En effet, la hausse de la facture d’importation des médicaments durant l’année 2011 nous amène à nous interroger sur le pourquoi et le comment de cette crise. Si l’Algérie importe suffisamment ses besoins en médicaments, pourquoi les pharmacies n’en disposent-ils pas ? Les réponses sont différentes et insuffisantes pour comprendre ce qui ne va pas dans ce secteur. Les syndicats des pharmaciens privés pointent du doigt la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), laquelle «est accusée d’être à l’origine de cette pénurie ainsi que le manque d’approvisionnement». S’agissant des médicaments anticancéreux, le Réseau des libertés et de la dignité (RDLD) dénonce pour sa part, à l’appui d’une enquête réalisée en collaboration avec les spécialistes, une guerre de clans. et d’expliquer que «la pénurie de médicaments destinés aux malades cancéreux est accentuée par le bras de fer entre le Premier ministre et le ministre de la Santé, qui ne veulent pas dépasser leur différend et s’adonnent à une guerre qui ne dit pas son nom, bloquant ainsi toute issue pour atténuer les souffrances des cancéreux…». D’autres malades chroniques partagent cette amère réalité. Les diabétiques cherchent désespérément Metformine, idem pour les asthmatique qui font le parcours le parcours du combattant pour trouver la Ventoline... En attendant que tous les malades aient le droit d’«acheter un médicament» et que les clans du marché fassent la paix.

Y.A.

 

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Margallo à propos du conflit du Sahara occidental :

«L’Espagne pour le droit à l’autodétermination»

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, a félicité, dans un point de presse organisé à Alger conjointement avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, l’Algérie pour les réformes politiques qu’elle a engagées ces derniers mois, les qualifiant d’«exemple» pour les pays de la région. En ces termes, il dira que «l’Espagne salue les réformes engagées en Algérie qui aboutiront aux élections législatives du 10 mai et qui se poursuivront par une révision de la Constitution». Estimant que «c’est tout à fait un exemple (réformes) pour les pays de la région qui ont souffert de troubles politiques importants». Par ailleurs, interrogé sur la question du Sahara occidental, José Manuel Garcia Margallo affirmera que son pays souscrivait à une solution politique qui garantisse «le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». A ce sujet, il dira : «L’Espagne adoptera une attitude constructive pour une solution politique juste et durable sur la question du Sahara occidental», rappelant dans ce contexte que le gouvernement espagnol plaide pour «une solution mutuellement acceptable» par les parties en conflit, à savoir le Maroc et le Front Polisario, «et pour l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux principes, à la  Charte de l’ONU et sur la base du rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental».

Pour sa part, Mourad  Medelci qualifiera les relations algéro-espagnoles d’«excellentes» sur tous les plans aussi bien politique, économique que culturel.

Abordant la position algérienne face au conflit en Syrie, notamment sur ses réserves sur la saisine du Conseil de sécurité, il dira que l’Algérie avait plusieurs raisons d’émettre des réserves sur cette option. Car pour lui, seule l’initiative arabe doit demeurer la «référence principale» pour le règlement du conflit syrien. Un objectif qui ne saurait être atteint, soulignera Medelci, «si, d’un côté, le gouvernement syrien ne s’exprime pas clairement sur cette volonté d’entrer dans un dialogue inclusif et, de l’autre, si l’opposition syrienne reste divisée comme elle l’est aujourd’hui». Et c’est justement «la raison pour laquelle la position de l’Algérie a été de dire que nous devons faire pression sur le gouvernement syrien pour qu’il accepte le dialogue et nous devons, en même temps, faire pression sur  l’opposition syrienne pour qu’il y ait entraide des éléments de coordination devant permettre à cette opposition d’être partie prenante à ce dialogue». Dans ce sens, le chef de la diplomatie espagnole viendra conforter son homologue algérien, affirmant que l’Espagne appuie l’initiative de la Ligue arabe et relevant que l’Union européenne, qui appuie la Charte de la Ligue arabe, appelle à l’arrêt immédiat des violences en Syrie.

Par ailleurs, interpellé sur l’incinération du drapeau algérien «par un groupe de citoyens syriens en signe de protestation contre la position algérienne», le chef de la diplomatie algérienne, condamnant cette action qui émane de «certaines parties» en Syrie, considérera que «c’est un comportement indigne et inacceptable à la fois. Je saisis cette occasion pour condamner ce genre de comportement qui n’est pas l’œuvre du peuple syrien mais de parties irresponsables et probablement non informées sur la position algérienne».

Au sujet de la sécurité dans la région du Sahel,  Medelci a réitéré la position de l’Algérie, affirmant que la lutte contre le terrorisme dans cet espace concerne, en premier lieu, les pays du champ. Sauf que pour ce faire, soulignera le ministre, ces pays ont besoin de l’appui et du soutien logistique de leurs partenaires extrarégionaux comme l’UE et les Etats-Unis. Pour ce qui est de l’immigration clandestine, l’Algérie et l’Espagne ont affiché leur détermination à lutter contre ce phénomène, assurant que sur ce plan la situation est «maîtrisée». Pour sa part, le chef de la diplomatie espagnole a fait état d’une «forte coopération» dans la lutte contre l’immigration illégale, ce qui, selon lui, a permis un recul de plus de 20% de ce fléau en 2011 avec plus de 1 600 rapatriements.

Interrogé par ailleurs sur le mémorandum sur l’énergie qui sera signé entre l’Algérie et l’UE, Medelci assurera que ce dernier est finalisé et qu’il sera paraphé «le moment venu», avec pour objectif de «jeter les bases et les principes d’une coopération à moyen terme avec l’ensemble des pays européens». Dans ce contexte, le ministre fera savoir que l’Algérie est également en voie de finaliser les négociations avec l’UE sur le démantèlement tarifaire, exprimant le souhait de pouvoir finaliser, durant les prochaines semaines, l’ensemble des questions en suspens avec l’Union.

Avant d’achever hier sa visite de deux jours à Alger, José  Manuel Garcia-Margallo a été reçu par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la résidence Djenane El Mefti.

Lynda Naili Bourebrab

 

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Agée de 41 ans, elle a décidé de dévoiler l'enfance de l'«émir» d'Aqmi

Témoignages d’une camarade de classe de Droukdel

Rares sont les témoignages sur l'enfance d'un chef terroriste des plus barbares dans l'histoire du Mouvement islamiste armé en Algérie. Toutefois, nous avons pu, pour la première fois, avoir des révélations sur l'enfance de l'actuel «émir» national d'Al Qaïda au Maghreb, en l'occurrence Abdelmalek Droukdel. Un témoignage dévoilé par une jeune femme, âgée aujourd'hui de 41 ans. Cette dernière était dans la même classe que Droukdel qui avait fait ses études primaires à l'école «Madjine Ibrahim», sise dans le quartier «Zayane», près de Meftah. Zayane, ce quartier a connu les affres de la décennie noire. Mieux, cette femme était également la voisine de Droukdel, et pour cela, nous avons préféré ne pas révéler son nom pour éviter des représailles.

Samedi 11 février 2011, date à laquelle nous avons rencontré l’ex-camarade de classe de Droukdel. Une date symbolique dans la mesure où il  y a seize ans, jour pour jour, un kamikaze à bord d’un véhicule «bourré» de centaines de TNT s’est fait exploser devant le siège de la «Maison de presse», sise à Belouizdad, à l’époque on l’appelait «Belcourt». Le jeune conducteur est lui aussi natif du quartier Zayane, là où Droukdel est né, a fait ses études et c’est là également, que ce chef sanguinaire avait rejoint les rangs des terroristes et tué plusieurs de ses voisins. «On avait partagé la même classe à l’école primaire ‘’Madjine Ibrahim’’», explique l’ex-camarade de classe de Droukdel. Cette femme est âgée, présentement, de 41 ans. Cette dernière habite dans le même quartier que Droukdel, en l’occurrence Zayane, une localité située à 30 km de la commune de Meftah. «Il était brillant, sage et très doué, surtout dans les matières les plus en vue, telles que les maths, les sciences, et les sciences de la religion», ajoute la jeune femme. Timide, Abdelmalek Droukdel est devenu, au fils des années, un homme un peu renfermé, d’ailleurs, il fréquentait beaucoup la mosquée de la localité. Ici, Droukdel  va rejoindre les rangs des terroristes. Il a même participé à plusieurs assassinats de ses voisins, des jeunes appelés qui avaient pris la décision d’accomplir leur service national. «Je me souviens très bien, un jour Droukdel est venu au quartier, il faisait noir ce jour-là. Il était accompagné de plusieurs dizaines d’autres terroristes. Alors, ils ont commencé à appeler par leurs noms, les voisins, pour qu’ils sortent, afin de les égorger. Le motif : certains parce qu’ils ont fait leur service national, d’autres sont soupçonnés d’avoir collaboré avec les services de sécurité, alors que pour les jeunes filles, le motif était plutôt de n’avoir pas porté le hijab», disait la jeune femme. Cette femme de Zayane garde toujours les séquelles de la période noire. Pis, elle a assisté à plusieurs scènes d’égorgements de ses voisins, notamment ses voisines. «Je me souviens d’une scène qui restera à jamais gravée dans ma mémoire, celle de ma voisine, une jeune fille de 22 ans, elle s’est jetée du balcon de la demeure familiale, car les terroristes voulaient la prendre avec eux pour que leur «émir» la viole. La malheureuse en est morte», confie-t-elle avec quelques  larmes qu’elle verse encore aujourd’hui.

Comment un enfant sage et doué devient un chef sanguinaire ?

«C’était un très bon élève à l’école primaire ‘’Madjine Ibrahim’’, d’ailleurs, il était très doué et apprécié par ses camarades de classe, d’autant qu’il était réputé pour cela», n’a cessé de le répéter cette femme. «Durant la décennie noire, nous avons vécu des moments de choc. Chaque jour, les terroristes, des voisins à nous, se présentaient dans notre quartier et sillonnaient les rues avec leurs armes automatiques. Un jour, ils se sont introduits dans la mosquée du quartier. Ils ont utilisé le haut-parleur de cette mosquée et ont appelé les habitants à rejoindre leur cause». «Tous au Djihad», avaient scandé les terroristes. «Cette nuit, je me souviens très bien, ils ont coupé l’électricité, alors nous avons rapidement caché les enfants dans les armoires afin de les épargner de la mort par égorgement», nous explique cette jeune femme. Cette dernière ajoute aussi : «Les terroristes nous les connaissons un à un, car ce sont des voisins. Ils habitent dans notre quartier et Droukdel était parmi eux. Je vais encore parler de cette jeune fille de 22 ans qui s’est jetée du balcon pour fuir les terroristes, car ils voulaient l’emmener au maquis, dans le cadre de «Zawaj El Moutaâ». Puis, une autre jeune fille de mon quartier a été égorgée par les terroristes, car selon eux, elle refusait de porter le voile. Il y avait aussi de jeunes voisins ayant passé leur service national, ils ont été emmenés de force et ont été égorgés devant nos yeux. C’était terrible pour nous».

Les égorgeurs d’hier cohabitent aujourd’hui avec leurs victimes

Dans le quartier «Zayane», ici, beaucoup d’anciens maquisards du GIA et de l’AIS se sont rendus aux forces de sécurité, après avoir vécu des années aux maquis. Aujourd’hui, ils habitent côte à côte avec leurs anciens voisins, voire leurs victimes. Des familles ont vu leurs enfants égorgés, enlevés, tués et massacrés par leurs voisins, en l’occurrence les ex-terroristes. Les séquelles de la décennie noire sont toujours intactes, présentes dans les cœurs et les sentiments des habitants de «Zayane» ou appelé couramment par les Algériens «Tel-Aviv». Ici, c’est l’armée qui assure toujours la sécurité de cette petite localité paisible, aujourd’hui. Ici, les barricades font toujours le décor de la localité, avec un fort détachement des parachutistes, mis en place par l’ANP.

Droukdel, la durée d’un chef terroriste

Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées contre lui par les différents tribunaux du pays et son nom revient dans chaque attentat terroriste attribué au GSPC. Désigné à la tête du GSPC en juillet 2004 lors d’un congrès «national», Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, est désormais le chef terroriste ayant occupé le plus longtemps le poste d’«émir» dans le mouvement islamiste armé en Algérie. Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées contre lui par les différents tribunaux du pays et son nom revient dans chaque attentat terroriste attribué au GSPC. Plusieurs «émirs» s’étaient succédé à ce même poste, mais ont été tous soit abattus, soit capturés ou  se sont rendus aux services de sécurité. On parle ici de deux importantes organisations terroristes qui ont depuis longtemps vécu en Algérie, les GIA et GSPC. Les plus chanceux avaient pu tenir entre 1 et 3 ans à la tête d’un groupe terroriste. Seul, Hassan Hattab, ex-«émir» du GSPC (1998-2003) était resté à la tête du GSPC durant 4 ans. Les autres, Antar Zouabri, Abdelkader Layada, Gousmi Cherif, Omar Chikhi, Hassan Hattab, Nabil Sahraoui et Dichou, n’ont pas pu tenir longtemps par rapport à Abdelmalek Droukdel. Ce dernier est fortement entouré et protégé par ses acolytes. Cette sphère très résistante et ce noyau dur du GSPC ont permis à Abou Mossaâb de tenir longtemps depuis qu’il est «émir» de cette organisation criminelle (sept ans déjà). Traqué par les forces de sécurité depuis sept ans, Abou Mossaâb Abdelwadoud a pu échapper à chaque fois à une mort certaine. Aujourd’hui, il est l’homme le plus recherché dans le pays. Bien que les opérations antiterroristes ont donné leurs fruits sur le terrain, surtout avec l’élimination il y a trois ans du n°2 du GSPC, en l’occurrence Sofiane Fassila, et la mise hors d’état de nuire de dizaines de chefs de katibates et de centaines de terroristes, aujourd’hui la tête du GSPC n’est toujours pas tombée. En effet, les services de sécurité et avec tout le travail réalisé dans le cadre de la lutte contre les criminels n’ont pas pu éliminer le n°1 de cette organisation criminelle. C’est vrai que le travail des renseignements a porté ses fruits, et il est vrai également que les activités des terroristes ont sensiblement baissé, mais la menace, elle, existe toujours, d’autant plus que Droudkel est toujours en vie, et c’est ce qui donnera plus de volonté aux terroristes dans les maquis. Dichou, premier «émir» du GSPC abattu quelques minutes après sa désignation. Avant Droudkel, un certain Dichou, alias «Abou Mossaâb» avait été désigné en 1998 «émir» national du GSPC. Amari Saïfi, alias «Abderrazak Al Para», avait été désigné «émir» de la zone de l’Est (aujourd’hui entre les mains des services de sécurité). Nabil Sahraoui a été évincé de l’«émirat» et avait été désigné responsable des relations extérieures (abattu par les forces de l’ordre en 2004). A la fin de ce «congrès», ces terroristes étaient encerclés par des unités de l’ANP qui ont réussi à éliminer Dichou, «émir» national de cette nouvelle organisation terroriste. Il a été remplacé par Hassan Hattab (aujourd’hui détenu dans un endroit secret). Cet ex-fondateur du GSPC, en l’occurrence Hassan Hattab, sera évincé à son tour par Abdelmalek Droukdel en juillet 2004. Mais avant cela, Hassan Hattab avait créé son propre groupe, composé de 300 à 800 personnes au maximum, essentiellement dans l’Est du pays, mais il est aussi présent dans le Centre et le Sud. Il se démarque du GIA en élargissant la lutte au domaine international : France, Mauritanie. Il ne ciblait alors que les militaires, gendarmes et policiers. Le groupe fut aussi soupçonné d’avoir préparé un attentat contre la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le marché de Noël en décembre 2000. En juillet 2003, Nabil Sahraoui, (Ibrahim Mustapha) remplace Hassan Hattab à la tête du groupe, avant d’être abattu par l’armée algérienne à Bejaïa en juillet 2004. Il est remplacé par Abdelmalek Droukdel, qui émet une fatwa contre Hattab qui lancerait de faux communiqués avec le sceau du GSPC (9 février 2004). Durant la même année, le GSPC avait proféré des menaces contre les étrangers résidant en Algérie. Cette année-là, Abderrazak Al Para est arrêté dans le Tibesti par les rebelles tchadiens du MDJT, puis après une rançon remise par la Libye, il est extradé vers l’Algérie.

Par Sofiane Abi

 

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Comment se comportent nos communes face aux aléas climatiques 

Incompétence ou manque de moyens ?

Elles se ressemblent presque toutes. Elles frôlent la misère. La mal vie, l’oisiveté et le chômage sont le lot quotidien des citoyens. En l’absence d’infrastructures, les habitants sont menacés par l’isolement au moindre changement climatique. Qu’il pleuve ou qu’il neige, la population n’est pas à l’abri. Les communes, du moins certaines, semblent otages du multipartisme. Il est vrai que le manque de moyens et outils de réalisation handicape le développement local. Mais on a vu souvent des communes paralysées à la suite de conflits nés de divergences ou chaque élu tente d’imposer la vision de son parti résultant sur des conflits et des retraits de confiance pénalisant et la commune et ses citoyens. L’absence de culture multi partisane est la principale raison de ces blocages. Les récentes intempéries ont démontré l’ingénuité des gestionnaires face à la fragilité de leur cité. Les collectivités locales échouent à chaque test que leur impose Dame nature. Non préparées aux caprices et aléas de cette dernière, celles-ci éprouvent le plus grand mal à faire face autant aux vagues de chaleur qu’aux pluies et encore moins à la neige. Cette frilosité est due tout simplement au manque de développement en dépit de beaucoup d’efforts et d’argent consentis par l’État. Si les pluies avaient toujours révélé l’inaptitude à gérer des élus locaux  et de leur administration souvent nageant dans les eaux et pataugeant dans la gadoue, la neige a, à son tour, démontré la léthargie dans laquelle semblent être plongées nos APC. L’hibernation dure et avec elle le drame des populations. Routes barrées, constructions effondrées, électricité coupée, pénurie de gaz, école non chauffées et la liste est longue. Mais que font donc nos maires ? doit s’interroger le citoyen. Incompétence ou manque de moyens ?  La réponse à la question doit se trouver dans les différents projets inscrits et ceux occultés ou omis ainsi que la consommation des budgets et les programmes de développement. Deux exemples diamétralement opposés relèvent toute la différence entre nos APC. Celui de Skikda, considérée comme l’une des plus riches communes d’Algérie, disposant au 31 janvier 2012 de plus de 1 000 milliards de centimes. Fruit d’un cumul de plusieurs exercices non consommés, cette manne financière dont jouit cette commune d’un peu plus de 225 mille habitants est due, entre autres, aux retombées fiscales annuelles que lui procure le port mais surtout la zone industrielle pétrochimique. Mais, c’est pourtant une ville qui est loin de respirer l’opulence. Tout se déglingue dans cette antique cité. A commencer par ses fameuses arcades longeant l’avenue principale de la ville et qui tombent en ruine, ou à son vieux bâti qui menace de s’effondrer à tout moment, à ses pénuries d’eau répétitives en dépit de l’existence de cinq barrages, de ses fréquentes coupures d’électricité et à son manque de développement. L’autre exemple créant le paradoxe peut provenir de la commune d’El-Djazia, dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi, ou cette autre localité de Sidi Fredj située  aux confins de l’est algérien, dans la wilaya de Souk Ahras, à quelques centaines de mètres de la frontière algéro-tunisienne. Classée, il y a quelques années, commune la plus pauvre d’Algérie, elle doit sa survie aux maigres revenus d’une agriculture archaïque essentiellement orientée vers la céréaliculture. Les inadéquations des ressources et les charges de la mission de nos municipalités sont flagrantes. L’Etat a pourtant pris en charge certaines commodités pour alléger des charges de ces circonscriptions, mais cela reste encore vain.  La preuve est donnée par les dernières chutes de neige isolant une grande partie du pays. Certaines régions sont restées dans le froid par manque de gaz, alors qu’un plan national existe, tout comme le financement. Il reste le problème de connexion. Le réseau routier a lui aussi montré ses faiblesses alors que   les routes sont gérées par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, en tandem avec celui des Travaux publics. Selon M. Ghoul, pas moins de 500 maisons cantonnières ont été mises en activité. Une enveloppe destinée à l’entretien des routes nationales, dont le réseau est de 27 000  km,  a été estimée à 23 milliards de dinars par an pour 2005-2009. Les travaux de revêtement d’entretien des ouvrages d’art ont été dotés de 115 milliards de dinars durant le même quinquennat. Les chemins communaux ont eu une part du lion puisqu’ils avaient bénéficié d’une cagnotte de 139 milliards de dinars destinés à l’entretien et à la réhabilitation de ce patrimoine qui est long de près de 60 000 km. Les enfants continuent de grelotter de froid au point de boycotter les bancs des écoles alors qu’un programme existe et est censé être pris en charge par l’APC et le ministère de l’Éducation nationale.  Bien d’autres programmes gouvernementaux tels que la Solidarité ont vu le jour mais restent absents au moment des crises.

Par Azzedine Belferag

 

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La route encore fermée par les citoyens à Béjaïa

La crise du gaz butane attise la colère

La tension sur le gaz butane reste telle qu’elle était les premiers jours. La colère des villageois s’est  amplifiée hier et avant-hier. Quelques dizaines de jeunes ont fermé la RN 26 à plusieurs endroits, notamment au village agricole exigeant d’être approvisionnés en butane. Des usagers étaient désemparés devant cette situation d’anarchie qui continue à empoissonner les choses quotidiennement.  Selon M. Bali, maire de Fénaï Ilmathen, «cette action est une aberration puisque les gens ne veulent pasêtre branchés au gaz de ville pour la raison que les branchements sont chers». La route n’a été rouverte au trafic routier qu’après l’acheminent du gaz aux concernés. Le mécontentement des villageois est exprimé aussi à Amizour, notamment par les villages où il n’y a pas d’agents agréés de Nafatl pour acheminer le gaz butane. C’est le cas du village Ksantina de 800 habitants qui n’a reçu que 35 bouteilles de gaz. L’agent qui a acheminé les bouteilles a été menacé, nous dira Salem Mammeri,  maire de la municipalité. Et d’ajouter: «La commune d‘Amizour compte 75 villages et une population estimée à 40 000 habitants».

«Les villageois s’organisent, comme c’était le cas à El Hammam où un camion de gaz butane a été distribué dans le calme», poursuit M. Mammeri. Par ailleurs, le wali de Béjaïa s’est rendu hier au niveau de communes de Tifra et Akfadou où il a présidé une cérémonie de remise des kits alimentaires aux nécessiteux de cette région, notamment aux gens durement touchés par la tempête de neige qui dure toujours. Il a instruit l’entreprise Naftal d’acheminer du gaz butane vers ces communes et leurs villages isolés, rappelons-le, depuis au mois deux semaines par la neige. Hier encore les communes et villages situés sur les hauteurs de plus de 800 m d’altitude à cause des chutes de neige de la veille sont toujours isolés. Les opérations de déneigement se poursuivent. D’ailleurs, le wali s’est rendu à Adekar avant-hier où il a supervisé l’opération de déneigement sur place. Une opération conduite par les engins de l’ANP, notamment. 

Hocine Cherfa

 

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Après une tempête historique sur Tizi Ouzou

La vie reprend ses droits progressivement

Sept personnes sont mortes dont deux sous la neige, une dizaine de familles sinistrées, des équipements publics effondrés et plus de 200 000 bouteilles de gaz vendues en moins d’une semaine, tel est le bilan provisoire d’une tempête aux allures de véritable catastrophe naturelle. La vie a commencé hier à reprendre ses droits dans la wilaya de Tizi Ouzou après presque deux semaines d’intempéries qui ont paralysé pratiquement toute activité dans la région. En effet, les habitants de la Kabylie se remettent peu à peu du ralenti imposé par la neige. Néanmoins, le retour à la normale se fait lentement, voire difficilement surtout avec «les séquelles» de la tempête. Parmi les secteurs les plus touchés par cette paralysie il y a l’enseignement qui a été durement affecté par les intempéries. Hier encore seulement 200 établissements scolaires sur les 882 que comptent les trois paliers ont été rouverts pour accueillir à nouveau les élèves essentiellement dans les grands centres urbains de la basse Kabylie. Alors que dans le reste des établissements point de reprise des cours et cette situation risque de perdurer même pour après le début de la semaine prochaine en raison d’importantes épaisseurs de neige qui se sont accumulées dans de nombreuses localités de la haute Kabylie comme Iferhounene, Ililten, Bouzeguene et Ain El Hammam. Le cumul des journées sans écoles varie de 03  à 11 jours selon les localités, avons-nous appris auprès de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou. Une durée qui pourrait être encore prolongée en zones de montagnes contrairement aux établissements situés dans des villes comme Tizi Ouzou, Tadmait et Draa Ben Khedda oùu les cours ont repris hier d’ailleurs. La question qui préoccupe la famille de l’éducation à Tizi Ouzou est celle relative à la manière de rattraper un tel retard pédagogique. Et à l’inspection académique on a déjà opté pour les après-midi de mardi et la journée de samedi pour récupérer les cours perdus si la décision revienait aux responsables locaux. On se prépare même à trouver des solutions pour les élèves dont les classes ont subi des dégâts lors des intempéries, à l’instar d’une école primaire à Bouzeguene en transférant les élèves vers une autre école dans la région en attendant la réfection de leurs salles de cours mises  hors service. Alors que pour les cas des salles dont les toitures ont cédé sous la neige au niveau du lycée de Boudjima, le proviseur a été instruit de préparer des nouveaux emplois du temps dits

«roulants» pour ne pas pénaliser les élèves des classes sinistrées.  Par ailleurs, les autorités de la wilaya de Tizi Ouzou continuent de mener les opérations de déneigement des routes, avons-nous appris hier auprès d’un membre de la commission de crise qui a indiqué que toutes les routes ont été rouvertes à nouveau, exceptées celles menant vers les cols de Chellata, Tirourda et Tizi-N’Kouillal. La même commission a relevé la baisse de la pression sur le gaz butane en nous soulignant que l’on a distribué en moins d’une semaine pas moins de 200 000 bouteilles de gaz sans compter les dizaines de milliers acheminées depuis les autres wilayas du pays.  Le retour progressif à la normale sera suivi de l’étape de dressage des bilans de ces intempéries dont on dénombre déjà  pas moins d’une dizaine de familles sinistrées à travers la wilaya et  des équipements publics notamment des salles de classes dont les toitures ont cédé sous le poids de la neige  alors que sur le plan des pertes humaines, on a recensé plus de sept personnes décédées durant ces intempéries pour diverses raisons avec deux cas de décès liés directement à la neige.

Hamid Messir

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