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Deux milliards
de dinars pour relooker la «Citadelle» de la Chiffa
«Bazar Engliz»
recouvre son lustre d’antan
Une enveloppe de
2,5 milliards de dinars a été allouée pour la restauration et la
réhabilitation de l’antique «Citadelle», que les anciens de Médéa
appellent Bazar Engliz, un hôtel situé à l’entrée des gorges de la
Chiffa.
Ce lieu
magnifique, écrin posé sur le flanc luxuriant de la montagne de
Chréa, qui a connu des heures de gloire et des fortunes diverses,
situé en face de «la maison hantée», aujourd’hui en ruines, sera
restauré pour enfin recouvrer son lustre d’antan. Cette enveloppe,
dégagée sur le budget de la wilaya, servira au «financement des
études techniques et aux réparations de cet hôtel qui connaît une
forte dégradation», a précisé le président de l’APC, Mohamed Bezari.
L’édifice de trois étages, construit entre 1926 et 1930, dans un
style arabo-hispanique, fait l’objet actuellement d’une étude
minutieuse, doublée d’une expertise des services du contrôle
technique de construction (CTC), afin de déterminer les mesures
susceptibles d’être prises pour sa réhabilitation, a-t-il ajouté.
Une étude
géotechnique destinée à connaître la nature exacte de l’assiette
d’implantation de cette structure réalisée sur une pente rocheuse,
est également en cours.
Cette action de
réhabilitation est inscrite au titre de la mise en œuvre des
instructions du wali de Blida, Mohamed Ouchène, qui avait proposé
lors d’une visite de ce lieu, la «réhabilitation de cet hôtel dans
le cadre du projet d’aménagement de la région touristique de la
Chiffa, lancé en travaux récemment», relève-t-on. L’édifice fut, par
le passé, un haut lieu de villégiature pour des figures célèbres des
scènes littéraire et artistique algériennes, à l’instar de la
plasticienne Baya Mahieddine, du penseur Malek Bennabi de l’écrivain
Mohamed Dib et de l’érudit cheikh Mohamed Benchenneb, et bien
d’autres qui ont pu trouver l’inspiration sur les berges de la
Chiffa.
Par H’mida Ch.
Haut
Développement local à Constantine
Kef Lakehal,
une priorité
Le développement
au lieu-dit Kef Lakehal, durement éprouvé par les intempéries, a été
évalué mardi par les autorités locales de «prioritaire» dans cette
zone située sur les hauteurs de Constantine.
Culminant à une
attitude de 1 200 m, cette zone demeurée pendant plusieurs jours
coupée du monde extérieur du fait de la poudreuse qui a barré tout
accès vers les habitations de fortune éparpillées ici et là,
«bénéficiera d’un plan de prise en charge urgent qui sera exécuté
dès la fin des intempéries», a précisé à l’APS le wali de
Constantine, Noureddine Bedoui.
Lors d’une visite
de travail, il a assuré que les mesures visant l’amélioration des
conditions de vie des habitants de cette zone, déjà prévues dans le
cadre des programmes communaux de développement (PCD), seront
«renforcées par des opérations de mise à niveau supplémentaires pour
mieux répondre aux besoins immédiats de la population».
Le revêtement de
la route reliant les lacs de Djebel Ouahch à la localité de Ghirane
Loughbar (le «coin» le plus éloigné de la région) sur une distance
de 20 km, sera entamé dès «l’apparition des premières éclaircies», a
promis le chef de l’exécutif local, ajoutant que de nouveaux axes
secondaires seront construits pour améliorer la desserte des
différentes mechtas de cette région.
Une cinquantaine
d’aides à l’habitat rural ont également été inscrites au profit de
la population de cette zone qui sera prochainement traversée par
l’autoroute Est-Ouest, a encore indiqué M. Bedoui, faisant part de
la mise en place d’un «véritable dispositif de prise en charge de
cette population en matière de transport scolaire, notamment».
Le wali qui
supervisait une opération d’ouverture d’un dernier tronçon de 5 km,
près
de Kef Lakehal, a
assuré par ailleurs que tous les moyens humains et matériels ont été
mis en place pour acheminer les ravitaillements essentiels aux
habitants coincés dans les hameaux les plus reculés de la wilaya.
Ghani T.
Haut
Pour des projets d’utilité publique
120 hectares
récupérés à Ain Témouchent
Une superficie de
123,7 hectares de terres agricoles relevant du domaine public a été
récupérée par la wilaya d’Aïn Témouchent pour la domiciliation de
dix projets d’intérêt public, a-t-on appris mardi lors de la tenue
de la session d’hiver de l’APW. Adoptée en plénière, cette opération
permettra la réalisation de 1 300 logements de différents types et
de deux infrastructures de stockage et de traitement de céréales à
Ain Kihal et Ain Larbaa. Parmi les 1 300 logements, l’Office de
promotion et de gestion immobilière (OPGI) est appelé à réaliser 1
110 logements publics locatifs (LPL) au niveau de six communes de la
wilaya. La direction du logement et des équipements publics (Dlep)
réalisera, pour sa part, 190 habitations rurales à Aougbellil. Cette
superficie a été prélevée de 10 exploitations agricoles collectives
(EAC) et d’une ferme pilote. La récupération de ces assiettes,
situées à l’intérieur du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme
(PDAU), s’insère dans le cadre de l’application du décret exécutif
de septembre 2003 fixant les conditions et modalités de récupération
des terres agricoles du domaine de l’Etat, situées dans des sites
aménagés. Il s’agit de terres agricoles proches de la ville, qui
sont inexploitées, a indiqué la wali, Mme Nouria Yamina Zerhouni.
H.B.
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