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Nouvel album de Sid Ali Dris

Deux poèmes d’El Mendassi interprétés pour la 1re fois

Ouverture du 3e Festival des arts de l’Ahaggar

L’évènement contribue à la collecte du patrimoine immatériel

 

 16/02/12

 

Nouvel album de Sid Ali Dris

Deux poèmes d’El Mendassi interprétés pour la 1re fois

Ceux qui ont déjà écouté les deux chansons affirment que la voix de Sid Ali Dris est étonnamment proche de celle de l’un des maîtres du chaâbi, le regretté El Hadj El Hachemi Guerouabi (dont il est le neveu). Ainsi, l’artiste a parfaitement su traduire les états d’âme si bien décrits dans les deux poèmes à ce jour musicalement inédits.

«Je n’ai jamais été absent de la scène culturelle algérienne, du moment que je reponds à toutes les invitations, qu’il s’agisse des fêtes ou soirées artistiques. Par contre, je suis en contact direct avec le public de la chanson chaabi sur les ondes de la Chaîne III à travers l’émission El kahwa wlatey». C’est ce qu’a déclaré l’artiste chaâbi Sid Ali Dris lors d’une conférence de presse organisée mardi au Centre des loisirs scientifiques d’Alger consacrée à la présentation de son nouvel album. Aux yeux de Dris, l’artiste ne doit pas être présent sur la scène artistique seulement avec de nouveaux CD mais par «une variété d’activités culturelles et artistiques».

A propos de son nouvel album, produit par l’édition Dounia en collaboration avec l’établissement Arts et culture, c’est une interprétation de deux longs poèmes melhoun de Khaled El Mendassi écrits au 19e siècle. «J’ai découvert ces poèmes au diwan El Kenz El Meknoune Fi El Ch’ir El Malhoune de Kadi Mohamed et je les ai beaucoup appréciés», a-t-il déclaré.

«Ces vers n’ont jamais étaient interprétés par nos artistes. Et comme je voulais présenter quelque chose de nouveau au public des soirées chaabi organisées chaque mercredi par l’établissement Arts et culture, j’ai pris l’initiative de les chanter et ça a bien marché», poursuit-il. Il s’agit de deux qasidats «Mekmoul Ezzine Ouel Bha» et «Echemaa» où le poète a été inspiré par la beauté de sa bien aimée qui est devenue avec le temps une source de chagrin.  

Ceux qui ont déjà écouté les deux chansons affirment que la voix de Sid Ali Dris est étonnamment proche de celle de l’un des maîtres du chaâbi le regretté El Hadj El Hachemi Guerouabi (dont il est le neveu). Ainsi, l’artiste a parfaitement su traduire les états d’âme si bien décrits dans les deux poèmes à ce jour musicalement inédits.

Répondant à une question sur le défi d’interpréter un texte inédit pour la première fois, Sid Ali Dris affirme que les fans du chaâbi sont toujours «à la recherche de la nouveauté, tout en restant dans le même style. D’ailleurs, les gens donnent plus d’importance au texte et à la manière de l’interpréter». 

Il est à rappeler que Khaled El Mendassi, de son vrai nom Belbey Khaled, est né en 1850 à Oued Sebbah, dans la grande plaine de Mleta. Dès son jeune âge, il apprend le Coran dans la zaouïa du cheikh Boutlelis dans la ville de Hammam Bou-Hadjar, avant de s’installer à Aïn-Témouchent où il se lie d’amitié avec le poète Hadj Kaddour Tahalaiti.

En référence au grand poète du melhoun Saïd El-Mendassi qui a vécu au 17e siècle, Il fut surnommé El-Mendassi Seghier.

Par Abla Selles

 

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Ouverture du 3e Festival des arts de l’Ahaggar

L’évènement contribue à la collecte du patrimoine immatériel

Le 3e Festival international d’Abalessa-Tin Hinan des arts de l’Ahaggar (Fiataa) s’est ouvert mardi après-midi à Tamanrasset, à environ 2 000 km au sud d’Alger. Lors de la cérémonie d’ouverture de ce festival axé sur la relation entre le patrimoine saharien et les médias, la directrice du patrimoine au ministère de la Culture, Mme Rachida Zadem, a lu un message de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, appelant les médias à promouvoir le patrimoine culturel saharien que l’Algérie «partage avec plusieurs pays d’Afrique» subsaharienne.

Rappelant que le festival avait été «institué en réponse à une demande de la société au cœur de laquelle il évolue aujourd’hui», Mme Zadem a insisté sur le rôle assigné à cette manifestation annuelle, appelée à contribuer à la collecte du patrimoine immatériel, «éparpillé», de la région de l’Ahaggar et à sa préservation.  Présent à la cérémonie, le wali de Tamanrasset, Saïd Meziane, a insisté pour sa part sur la «nécessité de la communication» entre les générations afin d’assurer la transmission du patrimoine. 

L’exploitation des espaces d’expression culturelle et l’implication de la population locale dans la production culturelle favorisent aussi la pérennité du festival, a indiqué le wali qui souhaite le «couplage de ce dernier avec d’autres manifestations à caractère économique», par exemple.   

De son côté, le commissaire du festival, Farid Ighilahriz, a indiqué que le festival sera porté, pour cette édition, au-delà de la ville de Tamanrasset par l’organisation d’activités dans les communes de Abalessa et Aïn salah. «Les objectifs du festival restent toujours la transmission du patrimoine aux jeunes et l’identification des dépositaires du patrimoine mémoriel, avec le concours de la communauté scientifique locale», a ajouté le commissaire.

La cérémonie d’inauguration a été animée par Badi Lalla, diva du Tindé, ainsi que par des chameliers touareg qui ont offert un spectacle sur l’esplanade de la maison de la culture, alors qu’une course de chameaux se déroulait à Ihaghen, sur la route de l’Askrem (mont du Hoggar culminant à 2 180 m à 80 km de Tamanrasset). Le festival se pousuivra jusqu’au 19 février.

L.B .

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