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Nouvel album de
Sid Ali Dris
Deux poèmes
d’El Mendassi interprétés pour la 1re fois
Ceux qui ont déjà
écouté les deux chansons affirment que la voix de Sid Ali Dris est
étonnamment proche de celle de l’un des maîtres du chaâbi, le
regretté El Hadj El Hachemi Guerouabi (dont il est le neveu). Ainsi,
l’artiste a parfaitement su traduire les états d’âme si bien décrits
dans les deux poèmes à ce jour musicalement inédits.
«Je n’ai jamais
été absent de la scène culturelle algérienne, du moment que je
reponds à toutes les invitations, qu’il s’agisse des fêtes ou
soirées artistiques. Par contre, je suis en contact direct avec le
public de la chanson chaabi sur les ondes de la Chaîne III à travers
l’émission El kahwa wlatey». C’est ce qu’a déclaré l’artiste chaâbi
Sid Ali Dris lors d’une conférence de presse organisée mardi au
Centre des loisirs scientifiques d’Alger consacrée à la présentation
de son nouvel album. Aux yeux de Dris, l’artiste ne doit pas être
présent sur la scène artistique seulement avec de nouveaux CD mais
par «une variété d’activités culturelles et artistiques».
A propos de son
nouvel album, produit par l’édition Dounia en collaboration avec
l’établissement Arts et culture, c’est une interprétation de deux
longs poèmes melhoun de Khaled El Mendassi écrits au 19e siècle.
«J’ai découvert ces poèmes au diwan El Kenz El Meknoune Fi El Ch’ir
El Malhoune de Kadi Mohamed et je les ai beaucoup appréciés», a-t-il
déclaré.
«Ces vers n’ont
jamais étaient interprétés par nos artistes. Et comme je voulais
présenter quelque chose de nouveau au public des soirées chaabi
organisées chaque mercredi par l’établissement Arts et culture, j’ai
pris l’initiative de les chanter et ça a bien marché», poursuit-il.
Il s’agit de deux qasidats «Mekmoul Ezzine Ouel Bha» et «Echemaa» où
le poète a été inspiré par la beauté de sa bien aimée qui est
devenue avec le temps une source de chagrin.
Ceux qui ont déjà
écouté les deux chansons affirment que la voix de Sid Ali Dris est
étonnamment proche de celle de l’un des maîtres du chaâbi le
regretté El Hadj El Hachemi Guerouabi (dont il est le neveu). Ainsi,
l’artiste a parfaitement su traduire les états d’âme si bien décrits
dans les deux poèmes à ce jour musicalement inédits.
Répondant à une
question sur le défi d’interpréter un texte inédit pour la première
fois, Sid Ali Dris affirme que les fans du chaâbi sont toujours «à
la recherche de la nouveauté, tout en restant dans le même style.
D’ailleurs, les gens donnent plus d’importance au texte et à la
manière de l’interpréter».
Il est à rappeler
que Khaled El Mendassi, de son vrai nom Belbey Khaled, est né en
1850 à Oued Sebbah, dans la grande plaine de Mleta. Dès son jeune
âge, il apprend le Coran dans la zaouïa du cheikh Boutlelis dans la
ville de Hammam Bou-Hadjar, avant de s’installer à Aïn-Témouchent où
il se lie d’amitié avec le poète Hadj Kaddour Tahalaiti.
En référence au
grand poète du melhoun Saïd El-Mendassi qui a vécu au 17e siècle, Il
fut surnommé El-Mendassi Seghier.
Par Abla Selles
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Ouverture du 3e Festival des arts de l’Ahaggar
L’évènement
contribue à la collecte du patrimoine immatériel
Le 3e Festival
international d’Abalessa-Tin Hinan des arts de l’Ahaggar (Fiataa)
s’est ouvert mardi après-midi à Tamanrasset, à environ 2 000 km au
sud d’Alger. Lors de la cérémonie d’ouverture de ce festival axé sur
la relation entre le patrimoine saharien et les médias, la
directrice du patrimoine au ministère de la Culture, Mme Rachida
Zadem, a lu un message de la ministre de la Culture, Mme Khalida
Toumi, appelant les médias à promouvoir le patrimoine culturel
saharien que l’Algérie «partage avec plusieurs pays d’Afrique»
subsaharienne.
Rappelant que le
festival avait été «institué en réponse à une demande de la société
au cœur de laquelle il évolue aujourd’hui», Mme Zadem a insisté sur
le rôle assigné à cette manifestation annuelle, appelée à contribuer
à la collecte du patrimoine immatériel, «éparpillé», de la région de
l’Ahaggar et à sa préservation. Présent à la cérémonie, le wali de
Tamanrasset, Saïd Meziane, a insisté pour sa part sur la «nécessité
de la communication» entre les générations afin d’assurer la
transmission du patrimoine.
L’exploitation des
espaces d’expression culturelle et l’implication de la population
locale dans la production culturelle favorisent aussi la pérennité
du festival, a indiqué le wali qui souhaite le «couplage de ce
dernier avec d’autres manifestations à caractère économique», par
exemple.
De son côté, le
commissaire du festival, Farid Ighilahriz, a indiqué que le festival
sera porté, pour cette édition, au-delà de la ville de Tamanrasset
par l’organisation d’activités dans les communes de Abalessa et Aïn
salah. «Les objectifs du festival restent toujours la transmission
du patrimoine aux jeunes et l’identification des dépositaires du
patrimoine mémoriel, avec le concours de la communauté scientifique
locale», a ajouté le commissaire.
La cérémonie
d’inauguration a été animée par Badi Lalla, diva du Tindé, ainsi que
par des chameliers touareg qui ont offert un spectacle sur
l’esplanade de la maison de la culture, alors qu’une course de
chameaux se déroulait à Ihaghen, sur la route de l’Askrem (mont du
Hoggar culminant à 2 180 m à 80 km de Tamanrasset). Le festival se
pousuivra jusqu’au 19 février.
L.B .
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