Hommage à Mahmoudi

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16/02/11

 

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TIZI OUZOU

Un faux colonel de l’armée démasqué

Il se faisait passer pour un officier supérieur de l'armée pour escroquer des jeunes filles à qui il promettait le mariage, avant de prendre possession de leurs objets de valeur.

Un faux colonel de l’armée a été appréhendé en fin de semaine dernière par les éléments de la sûreté de daïra de Mekla, à l’est de Tizi Ouzou, apprend-on de source judiciaire. Il s’agit d’un certain I. S, âgé de 35 ans, natif de Tizi Ouzou, connu des services de sécurité et condamné par contumace dans plusieurs affaires d’escroquerie commises dans les wilayas de Constantine, Béjaïa et Alger. Il se faisait passer pour un officier supérieur de l’armée pour escroquer des jeunes filles à qui il promettait le mariage, avant de prendre possession de leurs objets de valeur et disparaître pour réapparaître dans un autre coin de la région. Selon notre source, il a été appréhendé après s’être présenté pour demander la main d’une fille issue d’une famille de Djemaâ Saharidj (Mekla) avec la complicité d’une femme qu’il présentait  comme sa grande sœur. La complice du faux colonel a simulé un malaise alors qu’elle se  trouvait chez la famille de la victime et s’est emparée des bijoux de la malheureuse jeune fille. Le faux colonel a alors simulé une évacuation en urgence de sa sœur pour s’enfuir avec le butin. Le même scénario s’est reproduit au moins avec une quinzaine de filles de la région de Kabylie. Suite à la plainte de sa dernière victime, le mis en cause a été interpellé et présenté devant le parquet de Azazga qui l’a placé sous mandat de dépôt, alors que sa complice identifiée est activement recherchée par les forces de sécurité.

Par Hamid M.

 

 

Des malfaiteurs appréhendés

Une bande de malfaiteurs qui s’apprêtaient à commettre le cambriolage d’une bijouterie ont été interpellés par les éléments de la sûreté de daïra de Bouzeguene, à l’est de Tizi Ouzou, apprend-on dans un communiqué émanant de la cellule de communication des services de police. Selon les indications fournies par la même source, c’est lors d’un contrôle de routine effectué en fin de semaine écoulée à Bouzeguene que les policiers ont arrêté ces mis en cause roulant à bord d’un véhicule de location en possession de psychotropes, d’armes blanches, de bonnets servant de cagoules, des gants chirurgicaux et un plan de situation de leur cible. C’est lors de leurs auditions qu’ils sont passés aux aveux quant à leur projet de braquer d’une bijouterie. Déférés devant le parquet de Azazga dimanche dernier, les trois individus S.R (26 ans), B.A (23 ans) et M.R (26 ans), ont été mis en détention préventive pour vol en réunion, tentative de vol en réunion, port d’armes de 4e catégorie sans motif légal et détention de psychotropes à des fins de consommation. Toujours selon la cellule de presse de la sûreté de Tizi Ouzou, quatre malfaiteurs, auteurs d’un cambriolage d’une maison à Ouaguenoune, ont été arrêtés la semaine écoulée. Il s’agit de D.M (25 ans), I.M (21 ans), H.M (34 ans) et B.M (25 ans). Les policiers de la sûreté de Ouaguenoune ont réussi à récupérer les objets volés (bijoux, appareils électroménagers, un camescope et un lecteur DVD). Les mis en cause ont été présentés avant-hier devant le procureur de la République près le tribunal de Tigzirt, deux d’entre eux ont été écroués et deux autres placés sous contrôle judiciaire.

H. M.

 

La route qui tue

Six morts dans un accident à El Beyadh 

Six personnes ont trouvé la mort et une autre a été blessée dans un accident de la circulation survenue mardi matin (7h25) à El-Beyadh, a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. Selon la même source, l’accident s’est produit suite à une collision entre deux véhicules sur la route d’Aflou, commune d’El-Beyadh. Durant les dernières 24h, les mêmes services ont déploré par ailleurs 13 accidents ayant fait 10 morts et 52 blessés. Ces accidents sont survenus respectivement dans les wilayas de Tipasa, Blida, Bouira, Bordj Bou-Arréridj, Annaba, Constantine, Guelma, Tébessa, Oran et Mascara.

 

 

Hommage

Mahmoudi, in memoriam 

Depuis quatre années, Abderrahmane Mahmoudi n’est plus de ce bas monde, mais son exemple professionnel continue à irriguer les salles de rédaction, et pas seulement celles des deux journaux qu’il a fondés et dirigés, «Les débats» et «Le Jour d’Algérie». Ceux qui ne l’ont ni connu ni côtoyé peuvent en toute légitimité se demander en quoi il était et est toujours une référence et, n’ayons pas peur des mots, un modèle. Cette dimension exceptionnelle était reconnue autant par ceux de «son camp» que pour ses adversaires, et il n’en manquait pas. Il était respecté et redouté autant par ses alliés, qu’il ne ménageait nullement, parce qu’il estimait qu’un soutien, évidemment critique, n’était pas synonyme d’allégeance, encore moins de soumission, que par ses ennemis (ceux qui n’ont pas, comme lui, dans le sang l’amour de la patrie et le sens aigu de la souveraineté nationale) et qui craignaient de tomber sous la plume de ce redoutable polémiste, orfèvre en matière de formules assassines. Abderrahmane Mahmoudi, qui a suivi des études de droit, a fait ses classes, à la fois journalistiques et militantes, dans «L’Unité», organe de l’UNJA de la glorieuse époque puis, après un passage à El Moudjahid et une expérience dans le secteur du tourisme, a rejoint Algérie Actualité. Il s’y est distingué autant par ses enquêtes et reportages dans la rubrique «dossier» que par ses positions de véritable empêcheur de tourner en rond face au directeur, Kamel Belkacem qu’il rejoindra, à la surprise générale, à la fin des années 80, au lancement du «Nouvel hebdo», qu’il quittera pour fonder «L’hebdo libéré». Dans ce journal, il donnera libre cours (si tant est qu’il s’en soit empêché, auparavant) à son irrépressible penchant pour la phillipique au vitriol décochée vers tous ceux qui, et il n’y avait pas pénurie en la matière, ne partageaient pas sa vision de «l’Algérie moderne», devise inscrite au fronton de son journal. Autant les tenants de cette approche, aux allures de projet de société que ceux d’en face, placés dans la catégorie des «trois F plus F» ou dans la case de «l’axe négatif» (en opposition à la «force positive»), tout le monde attendait avec impatience le week-end pour lire les éditos ou les «études» de Mahmoudi. Cette attente était d’autant plus intense que nul ne pouvait prévoir ce qu’il allait écrire, tant il était imprévisible, déroutant même, pouvant écrire une chose et son contraire la semaine suivante mais, et c’est là son signe très particulier, en étant à chaque fois sincère, autrement dit jamais opportuniste. Un homme aussi dérangeant dans les premières années 90 ne pouvait «sévir» sans être réduit au silence et le journal a eu droit à un sanglant attentat qui a coûté la vie à deux collègues et celle de Nadir, le frère de Abderrahmane, et deux blessés, dont Naïma Mahmoudi, véritable miraculée du carnage terroriste. Mais Mahmoudi avait deux atouts à opposer à ses ennemis : son impressionnant courage, physique et moral, et son incomparable capacité de travail. Talentueux, il incarnait concrètement l’adage qui veut que le talent soit sécrété par «10% d’inspiration et 90% de transpiration» et grand lecteur (il était lui-même écrivain), il personnifiait, dans sa façon d’assumer la conscience professionnelle, l’idée qu’on ne peut pas écrire plus qu’on ne lit. Dans sa graphie très approximative (on disait, avant qu’il ne se mette au clavier, qu’on le devinait plus qu’on ne le déchiffrait) qu’il étalait sur papier à la vitesse de la lumière (la sienne, évidemment), il injectait une incomparable et originale mixture de spontanéité et de réflexion, d’où émanait cette impression d’assurance et de sérénité, mais celle d’un écorché vif. Il irriguait également ses écrits de la dimension plurielle de sa personnalité, humaine, intellectuelle, sociale, artistique même, mais surtout politique. Mahmoudi n’aimait pas les évocations posthumes, estimant qu’elles donnent l’impression d’enterrer plusieurs fois la même personne. Raison de plus pour affirmer que d’où qu’on l’aborde, il était un grand journaliste, parce que grand patriote, parce que grand homme.

Par Nadjib Stambouli

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi  

A quoi sert la dictature ?

Les peuples dans nos contrées se révoltent lorsqu’ils prennent conscience que leurs dirigeants n’arrivent pas à faire face aux problèmes du développement. Les peuples veulent l’instauration d’un système politique qui leur permette d’avoir les dirigeants capables de développer leur pays. Depuis les indépendances, ils continuent à croire que c’est l’étranger, c’est-à-dire l’Occident – ennemi d’hier et d’aujourd’hui – qui bloque leur développement. Non seulement parce que leurs dirigeants le leur di-sent, entre autres pour atténuer leur propre incompétence, mais leur histoire de colonisés ou de dominés le leur prouve tous les jours. L’islamisme est venu leur proposer de combattre l’Occident, afin d’assurer le développement, comme hier a été combattu le colonialisme. L’exemple iranien n’est jamais très loin. Voilà pourquoi les peuples arabes votent majoritairement islamiste : pour combattre l’ennemi qui empêche leur développement. Mais le combat proposé est par trop inégal et dangereux, l’islamisme perd beaucoup de ses arguments, notamment après le 11 septembre et le violent déploiement américain en Irak. Il n’en reste pas moins d’actualité. Les récentes révolutions tunisienne et égyptienne indiquent que les peuples ne veulent plus combattre l’Occident mais s’y intégrer – intégrer la mondialisation. Pourquoi ? Parce que leurs dirigeants ne se contentaient pas de combattre l’islamisme, et de s’allier ainsi à l’Occident, mais ils combattaient aussi l’occidentalisation, notamment politique, à travers la démocratisation. En n’étant ni pour ni contre l’Occident, ils bloquaient tout espoir de développement. Soit l’islam, soit la démocratie, les peuples ne peuvent plus se satisfaire de la demi-mesure qui consiste en l’occurrence à falsifier le faux projet élitiste d’une synthèse entre islam et démocratie pour en faire une coquille vide : ni islam ni démocratie. Ainsi, pour parler de l’Algérie, la performance du pouvoir actuel a consisté à naviguer entre les deux voies. Mais le problème, ou plutôt la problématique reste entière. Les Algériens ont besoin avant tout de savoir si nous allons vers le développement, et de quelle façon – compte tenu que l’Occident est supposé être contre notre développement.              Davantage de démocratisation affaiblira notre souveraineté, personne n’est dupe, mais au moins libèrera notre parole. Subir l’hostilité du monde, sous l’islamisme ou sous un dictateur quelconque, ne vaut pas mieux que la subir «librement». Toute la nouvelle équation est là, sous forme de résignation/révolution. Puisque de toutes les façons, il nous est impossible de nous développer, à quoi sert-il que nous soyons bâillonnés ? Les peuples sont d’une logique implacable.    

A. K.

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