|
TIZI OUZOU
Un
faux colonel de l’armée démasqué
Il se
faisait passer pour un officier supérieur de l'armée
pour escroquer des jeunes filles à qui il promettait le
mariage, avant de prendre possession de leurs objets de
valeur.
Un
faux colonel de l’armée a été appréhendé en fin de
semaine dernière par les éléments de la sûreté de daïra
de Mekla, à l’est de Tizi Ouzou, apprend-on de source
judiciaire. Il s’agit d’un certain I. S, âgé de 35 ans,
natif de Tizi Ouzou, connu des services de sécurité et
condamné par contumace dans plusieurs affaires
d’escroquerie commises dans les wilayas de Constantine,
Béjaïa et Alger. Il se faisait passer pour un officier
supérieur de l’armée pour escroquer des jeunes filles à
qui il promettait le mariage, avant de prendre
possession de leurs objets de valeur et disparaître pour
réapparaître dans un autre coin de la région. Selon
notre source, il a été appréhendé après s’être présenté
pour demander la main d’une fille issue d’une famille de
Djemaâ Saharidj (Mekla) avec la complicité d’une femme
qu’il présentait comme sa grande sœur. La complice du
faux colonel a simulé un malaise alors qu’elle se
trouvait chez la famille de la victime et s’est emparée
des bijoux de la malheureuse jeune fille. Le faux
colonel a alors simulé une évacuation en urgence de sa
sœur pour s’enfuir avec le butin. Le même scénario s’est
reproduit au moins avec une quinzaine de filles de la
région de Kabylie. Suite à la plainte de sa dernière
victime, le mis en cause a été interpellé et présenté
devant le parquet de Azazga qui l’a placé sous mandat de
dépôt, alors que sa complice identifiée est activement
recherchée par les forces de sécurité.
Par
Hamid M.
Des malfaiteurs appréhendés
Une
bande de malfaiteurs qui s’apprêtaient à commettre le
cambriolage d’une bijouterie ont été interpellés par les
éléments de la sûreté de daïra de Bouzeguene, à l’est de
Tizi Ouzou, apprend-on dans un communiqué émanant de la
cellule de communication des services de police. Selon
les indications fournies par la même source, c’est lors
d’un contrôle de routine effectué en fin de semaine
écoulée à Bouzeguene que les policiers ont arrêté ces
mis en cause roulant à bord d’un véhicule de location en
possession de psychotropes, d’armes blanches, de bonnets
servant de cagoules, des gants chirurgicaux et un plan
de situation de leur cible. C’est lors de leurs
auditions qu’ils sont passés aux aveux quant à leur
projet de braquer d’une bijouterie. Déférés devant le
parquet de Azazga dimanche dernier, les trois individus
S.R (26 ans), B.A (23 ans) et M.R (26 ans), ont été mis
en détention préventive pour vol en réunion, tentative
de vol en réunion, port d’armes de 4e catégorie sans
motif légal et détention de psychotropes à des fins de
consommation. Toujours selon la cellule de presse de la
sûreté de Tizi Ouzou, quatre malfaiteurs, auteurs d’un
cambriolage d’une maison à Ouaguenoune, ont été arrêtés
la semaine écoulée. Il s’agit de D.M (25 ans), I.M (21
ans), H.M (34 ans) et B.M (25 ans). Les policiers de la
sûreté de Ouaguenoune ont réussi à récupérer les objets
volés (bijoux, appareils électroménagers, un camescope
et un lecteur DVD). Les mis en cause ont été présentés
avant-hier devant le procureur de la République près le
tribunal de Tigzirt, deux d’entre eux ont été écroués et
deux autres placés sous contrôle judiciaire.
H.
M.
La route qui tue
Six
morts dans un accident à El Beyadh
Six
personnes ont trouvé la mort et une autre a été blessée
dans un accident de la circulation survenue mardi matin
(7h25) à El-Beyadh, a-t-on appris auprès des services de
la Protection civile. Selon la même source, l’accident
s’est produit suite à une collision entre deux véhicules
sur la route d’Aflou, commune d’El-Beyadh. Durant les
dernières 24h, les mêmes services ont déploré par
ailleurs 13 accidents ayant fait 10 morts et 52 blessés.
Ces accidents sont survenus respectivement dans les
wilayas de Tipasa, Blida, Bouira, Bordj Bou-Arréridj,
Annaba, Constantine, Guelma, Tébessa, Oran et Mascara.
Hommage
Mahmoudi, in memoriam
Depuis
quatre années, Abderrahmane Mahmoudi n’est plus de ce
bas monde, mais son exemple professionnel continue à
irriguer les salles de rédaction, et pas seulement
celles des deux journaux qu’il a fondés et dirigés, «Les
débats» et «Le Jour d’Algérie». Ceux qui ne l’ont ni
connu ni côtoyé peuvent en toute légitimité se demander
en quoi il était et est toujours une référence et,
n’ayons pas peur des mots, un modèle. Cette dimension
exceptionnelle était reconnue autant par ceux de «son
camp» que pour ses adversaires, et il n’en manquait pas.
Il était respecté et redouté autant par ses alliés,
qu’il ne ménageait nullement, parce qu’il estimait qu’un
soutien, évidemment critique, n’était pas synonyme
d’allégeance, encore moins de soumission, que par ses
ennemis (ceux qui n’ont pas, comme lui, dans le sang
l’amour de la patrie et le sens aigu de la souveraineté
nationale) et qui craignaient de tomber sous la plume de
ce redoutable polémiste, orfèvre en matière de formules
assassines. Abderrahmane Mahmoudi, qui a suivi des
études de droit, a fait ses classes, à la fois
journalistiques et militantes, dans «L’Unité», organe de
l’UNJA de la glorieuse époque puis, après un passage à
El Moudjahid et une expérience dans le secteur du
tourisme, a rejoint Algérie Actualité. Il s’y est
distingué autant par ses enquêtes et reportages dans la
rubrique «dossier» que par ses positions de véritable
empêcheur de tourner en rond face au directeur, Kamel
Belkacem qu’il rejoindra, à la surprise générale, à la
fin des années 80, au lancement du «Nouvel hebdo», qu’il
quittera pour fonder «L’hebdo libéré». Dans ce journal,
il donnera libre cours (si tant est qu’il s’en soit
empêché, auparavant) à son irrépressible penchant pour
la phillipique au vitriol décochée vers tous ceux qui,
et il n’y avait pas pénurie en la matière, ne
partageaient pas sa vision de «l’Algérie moderne»,
devise inscrite au fronton de son journal. Autant les
tenants de cette approche, aux allures de projet de
société que ceux d’en face, placés dans la catégorie des
«trois F plus F» ou dans la case de «l’axe négatif» (en
opposition à la «force positive»), tout le monde
attendait avec impatience le week-end pour lire les
éditos ou les «études» de Mahmoudi. Cette attente était
d’autant plus intense que nul ne pouvait prévoir ce
qu’il allait écrire, tant il était imprévisible,
déroutant même, pouvant écrire une chose et son
contraire la semaine suivante mais, et c’est là son
signe très particulier, en étant à chaque fois sincère,
autrement dit jamais opportuniste. Un homme aussi
dérangeant dans les premières années 90 ne pouvait
«sévir» sans être réduit au silence et le journal a eu
droit à un sanglant attentat qui a coûté la vie à deux
collègues et celle de Nadir, le frère de Abderrahmane,
et deux blessés, dont Naïma Mahmoudi, véritable
miraculée du carnage terroriste. Mais Mahmoudi avait
deux atouts à opposer à ses ennemis : son impressionnant
courage, physique et moral, et son incomparable capacité
de travail. Talentueux, il incarnait concrètement
l’adage qui veut que le talent soit sécrété par «10%
d’inspiration et 90% de transpiration» et grand lecteur
(il était lui-même écrivain), il personnifiait, dans sa
façon d’assumer la conscience professionnelle, l’idée
qu’on ne peut pas écrire plus qu’on ne lit. Dans sa
graphie très approximative (on disait, avant qu’il ne se
mette au clavier, qu’on le devinait plus qu’on ne le
déchiffrait) qu’il étalait sur papier à la vitesse de la
lumière (la sienne, évidemment), il injectait une
incomparable et originale mixture de spontanéité et de
réflexion, d’où émanait cette impression d’assurance et
de sérénité, mais celle d’un écorché vif. Il irriguait
également ses écrits de la dimension plurielle de sa
personnalité, humaine, intellectuelle, sociale,
artistique même, mais surtout politique. Mahmoudi
n’aimait pas les évocations posthumes, estimant qu’elles
donnent l’impression d’enterrer plusieurs fois la même
personne. Raison de plus pour affirmer que d’où qu’on
l’aborde, il était un grand journaliste, parce que grand
patriote, parce que grand homme.
Par
Nadjib Stambouli
Haut
|