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Lancement
national, hier, de «Tlemcen capitale de la culture islamique»
Au rythme des
madihs et des chants religieux
La capitale des
Zianides a abrité dans la soirée d’hier l’ouverture nationale de la
manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011»,
coïncidant avec le Mawlid ennabaoui.
Le comité chargé
de l’organisation de cette manifestation a tout mis en œuvre pour
que le coup d’envoi de cette manifestation culturelle
internationale ait un cachet traditionnel spécial, à travers
l’organisation d’un grand cortège festif auquel ont pris part
différentes troupes folkloriques locales et autres venues de
diverses régions du pays. Selon les organisateurs, le site du «Mechouar»
serait le point de départ du cortège dont la procession se termine
au mausolée de «Sidi Boumediene», ce qui constitue le rituel de
célébration de cette fête religieuse à Tlemcen. Aussi, il est de
coutume que des personnes de différents âges passent la nuit à
réciter le saint Coran et à entonner l’Inchad au niveau des zaouïas
que compte la ville à l’instar de «Mamchaouia», «Belkaidia» et «Djazoulia»
et autres lieux de culte et de communion. Au petit matin, le cortège
commence à défiler sur le centre-ville avant de rallier «El Eubbad»
regroupant les sarcophages de plusieurs saints patrons dont «Sidi
Boumediène El Ghaout». Les troupes religieuses se mettent en tête
du cortège comme celles de «Derkaoua» et «Aissaoua», entonnant des
madihs et des chants religieux, comme le décrient certaines
personnes âgées. Par ailleurs, la préparation du cérémonial débute
à Tlemcen quelques jours avant la fête du Mawlid, où chaque élément
se met de la partie. Les femmes embellissent les enfants de henné
et préparent des plats et des gâteaux comme le «trid», «taknetta» ou
«tamina», selon les régions. Les zaouïas vibrent au rythme de la
récitation du madih religieux et des louanges et la lecture de la
célèbre qacida «El hamzia» ou «El Borda» de cheikh El Bossairi.
Selon les traditions de la capitale des Zianides, à l’aube du jour
de la naissance du prophète (QSSL), les Tlémceniens se mettent sur
les terrasses des maisons et aux balcons. Certains sortent dans les
places publiques pour donner le ton à une ambiance de chants et de
louanges au rythme des tambours et des youyous. S’agissant des
activités culturelles, la manifestation «Tlemcen capitale de la
culture islamique» comportera un programme d’activité qui, selon la
ministre de la Culture, réconciliera le patrimoine du passé avec
les créations du présent. Au menu, 12 colloques qui traiteront de
l’histoire, des arts, de la littérature ainsi que d’autres aspects
ayant trait au patrimoine de Tlemcen avec des experts algériens et
étrangers. Les festivals ainsi que l’animation de proximité, ne
manqueront pas. Les wilayas limitrophes vivront tout au long de
l’année au rythme des festivals nationaux et internationaux et des
tournées artistiques animées par les vedettes des la chanson
algérienne. Parmi les festivals programmés, on citera le Festival
culturel international de la calligraphie, des enluminures et de la
décoration, de la musique «Samaâ Soufi», de la musique Diwane. 10
expositions sur des thématiques diverses sont au programme :
exposition des manuscrits se trouvant en Algérie, l’âge d’or des
sciences dans les Etats islamiques, l’art architectural des sites
anciens de Tlemcen… «Tlemcen capitale de la culture islamique»
prévoit également, en matière de livres et de littérature, la
publication de 365 titres, pour la plupart portant sur l’histoire de
la région et son patrimoine matériel et immatériel. La manifestation
«Tlemcen capitale de la culture islamique» sera également l’occasion
d’éditer et de publier «une version hautement précieuse» du saint
Coran qui porte le nom de «Coran Al Roudoussi» remontant au début du
XXe siècle. Une deuxième édition du Coran calligraphié sera réalisée
durant l’année par Cherifi, doyen des calligraphes algériens
contemporains, tandis que 48 nouveaux documentaires seront produits
sur l’histoire, la culture, le patrimoine et les enfants célèbres de
Tlemcen ainsi que 19 pièces théâtrales réalisées par le Théâtre
national algérien Mahiedine-Bachtarzi et les théâtre
régionaux.
Par Yasmine
Ayadi
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