Culture

Retour

Lancement national, hier, de «Tlemcen capitale de la culture islamique» 

Au rythme des madihs et des chants religieux

 

 16/02/11

Lancement national, hier, de «Tlemcen capitale de la culture islamique» 

Au rythme des madihs et des chants religieux

La capitale des Zianides a abrité dans la soirée d’hier l’ouverture  nationale de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011»,  coïncidant avec le Mawlid ennabaoui.

Le comité chargé de l’organisation de cette manifestation a tout mis en œuvre  pour que  le coup d’envoi de cette manifestation culturelle internationale ait un cachet traditionnel spécial, à travers l’organisation d’un grand cortège festif auquel ont pris part différentes troupes folkloriques locales et autres venues de diverses régions du pays. Selon les organisateurs, le site du «Mechouar» serait  le point de départ du cortège dont la procession se termine au mausolée de «Sidi Boumediene», ce qui constitue le rituel de célébration de cette fête religieuse à Tlemcen. Aussi, il est de coutume que des personnes de différents âges passent la nuit à réciter le saint Coran et à entonner l’Inchad au niveau des zaouïas que compte la ville à l’instar de «Mamchaouia», «Belkaidia» et «Djazoulia» et autres lieux de culte et de communion. Au petit matin, le cortège commence à défiler sur le centre-ville avant de rallier «El Eubbad» regroupant les sarcophages de plusieurs saints patrons dont «Sidi Boumediène El Ghaout».  Les troupes religieuses se mettent en tête du cortège comme celles de «Derkaoua» et «Aissaoua», entonnant des madihs et des chants religieux, comme le décrient certaines personnes âgées. Par ailleurs,  la préparation du cérémonial débute à Tlemcen quelques jours avant la fête du Mawlid, où chaque élément se met de la partie. Les femmes  embellissent les enfants de henné et préparent des plats et des gâteaux comme le «trid», «taknetta» ou «tamina», selon les régions. Les zaouïas vibrent au rythme de la récitation du madih religieux et des louanges et la lecture de la célèbre qacida «El hamzia» ou «El Borda» de cheikh El Bossairi. Selon les traditions de la capitale des Zianides, à l’aube du jour de la naissance du prophète (QSSL), les Tlémceniens se mettent sur les terrasses des maisons et aux balcons. Certains sortent dans les places publiques pour donner le ton à une ambiance de chants et de louanges au rythme des tambours et des youyous. S’agissant  des activités culturelles, la manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique» comportera un programme d’activité qui, selon la ministre de la Culture,  réconciliera  le patrimoine du passé avec les créations du présent. Au menu, 12 colloques qui traiteront de l’histoire, des arts, de la littérature ainsi que d’autres aspects ayant trait au patrimoine de Tlemcen avec des experts algériens et étrangers. Les  festivals ainsi que l’animation de proximité, ne manqueront pas. Les wilayas limitrophes vivront tout au long de l’année au rythme des festivals nationaux et internationaux et des tournées artistiques animées par les vedettes des la chanson algérienne. Parmi les festivals programmés, on citera le Festival culturel international de la calligraphie, des enluminures et de la décoration, de la musique «Samaâ Soufi», de la musique Diwane. 10 expositions sur des thématiques diverses sont au programme : exposition des manuscrits se trouvant en Algérie, l’âge d’or des sciences dans les Etats islamiques, l’art architectural des sites anciens de Tlemcen… «Tlemcen capitale de la culture islamique»  prévoit également, en matière de  livres et de littérature, la publication de 365 titres, pour la plupart portant sur l’histoire de la région et son patrimoine matériel et immatériel. La manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique» sera également l’occasion d’éditer et de publier «une version hautement précieuse» du saint Coran qui porte le nom de «Coran Al Roudoussi» remontant au début du XXe siècle. Une deuxième édition du Coran calligraphié sera réalisée durant l’année par Cherifi, doyen des calligraphes algériens contemporains, tandis que 48 nouveaux documentaires seront produits sur l’histoire, la culture, le patrimoine et les enfants célèbres de Tlemcen ainsi que 19 pièces théâtrales réalisées par le Théâtre national algérien Mahiedine-Bachtarzi et les théâtre régionaux.                                   

Par Yasmine Ayadi

  Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche