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Après avoir été arrêté à Réghaïa
Le
procès de «l’émir» du GSPC Centre ajourné
Le
procès du terrosite B. Fateh alias Aboubassir qui devait
être jugé par le tribunal criminel près la cour d’Alger
en fin de semaine a été reporté à une date ultérieure.
Le mis en cause est connu pour avoir été l’«émir» de
l’une des sections terroristes du Centre, en
l’occurrence la section «El Athkhan». Il est accusé
d’avoir été à la tête de la section terroriste qui était
derrière les attentats ayant ciblé le Palais du
gouvernement et la division Est de la police judiciaire
de Bab Ezzouar le 11 avril 2007. Le mis en cause a été
arrêté par les services de sécurité après les
investigations effectuées juste après les deux attentats
simultanés ayant ébranlé la capitale. Il a été arrêté
en possession d’un pistolet automatique PA de marque
Beretta et d’une fausse carte d’identité portant sa
propre photographie et le nom d’une autre personne. Les
forces de sécurité ont trouvé chez lui une carte
professionnelle de la Sûreté nationale portant le nom
d’une tierce personne ainsi que des CD Rom portant la
vidéo complète du double attentat. L’exploitation des
renseignements de taille qui ont été donnés par le chef
terroriste aux services de sécurité ont fait découvrir
deux caches d’explosifs. L’une de ces caches est situé
aux portes de la capitale, plus exactement au niveau du
quartier Djaâfri dans la commune de Reghaïa au niveau de
ce premier bivouac, sis sur un terrain appartenant à un
terroriste répondant au nom de K. Fares. Après avoir été
informé du lieu de la planque, les forces de sécurité
qui ont mené l’opération ont pu récupérer plus de 500
kilogrammes de matières explosives. Les produits
explosifs ont été découverts dans des sachets de semoule
et dans des seaux. Pour ce qui est de l’autre cachette à
explosifs, citée par l’accusé dans cette affaire, il y a
lieu de signaler que celle-ci est sise dans la commune
de Thenia dans la wilaya de Boumerdès à une cinquantaine
de kilomètres seulement de la capitale. Au niveau de
cette cache, les forces de sécurité chargées de cette
opération ont pu récupérer un lance- roquettes de type
RPG 7, une vingtaine de roquettes, une soixantaine de
balles de fusils d’assaut, deux cartables piégés
contenant près de 7 kilogrammes de TNT chacun, 3 bombes
artisanales télécommandées et autres matériels
militaires tels que plusieurs paires de jumelles. Entres
autres documents découverts au niveau de ces planques,
il y a lieu de citer le PV de nomination du mis en cause
dans cette affaire en qualité d’«émir» de la section
dite «El Athkhan» du GSPC activant dans le Centre du
pays, des modes d’emploi pour réaliser et actionner des
cartables piégés ainsi qu’une carte géographique des
sites ciblés par les attentats tirée du moteur de
recherche électronique Google Earth.
S.
H.
Un homme arrêté à une frontière
Bébés ours et léopard dans une valise
Un
citoyen des Emirats arabes unis a été arrêté vendredi à
Bangkok avec plusieurs bébés animaux d’espèces protégées
dans sa valise, a indiqué la police. Noor Mahmoodr, 36
ans, a été arrêté à l’aéroport Suvarnabhumi dans la nuit
de jeudi à vendredi alors qu’il était sur le point
d’embarquer sur un vol vers Dubaï avec un ours noir, un
léopard, une panthère noire et un singe, a précisé le
colonel Kiattipong Khawsamang. Un autre bagage contenant
un autre singe, une autre panthère noire et un autre
léopard a été retrouvé dans un salon de l’aéroport. Il
avait été abandonné parce que les animaux faisaient trop
de bruit, a ajouté le policier. Tous les animaux étaient
âgés de moins de deux mois, selon les vétérinaires. Le
suspect arrêté, qui risque quatre ans de prison pour
trafic d’espèces menacées, a reconnu être propriétaire
d’une seule des valises et n’a pas indiqué les raisons
pour lesquelles il transportait les animaux, a encore
indiqué la police. Selon l’association de défense des
animaux Freeland, le fait qu’ils étaient transportés
vivants suggère qu’ils devaient être destinés par
exemple à des zoos privés. Mais «il est très probable
que certains d’entre eux n’aient pas survécu au
transport» dans ces conditions, a déclaré à la presse
Roy Schlieben, porte-parole de l’organisation à Bangkok.
«C’est une affaire inhabituelle et importante. Nous
applaudissons la police thaïlandaise», a-t-il ajouté.
G.
Y.
Montagne
Chute mortelle d’un vieil homme
Un
vieil homme a fait une chute mortelle jeudi matin à
Kherrata. Ce dernier est tombé alors qu’il escaladait
une colline au niveau de la montagne dite Bouhinouz à
Chabet Lakhra dans la commune de Kherrata. Il allait
comme d’habitude pour cueillir des plantes médicinales.
Le corps de la victime a été évacué à l’hôpital de
Kherrata.
H.
C.
Un pneu d’un avion d’Air Algérie éclate à l’atterrissage
Le
pneu d’un avion Air Algérie effectuant la liaison
Alger-Annaba a éclaté jeudi 12 mai lors
d’un atterrissage à l’aéroport Rabah-Bitat d’Annaba,
a-t-on appris de sources concordantes. L’avion en
provenance d’Alger transportait 62 voyageurs. Il était
18h50, lorsque l’avion, en roulage au sol après son
atterrissage, s’est mis à tanguer dangereusement,
conséquence de l’éclatement d’une des roues de
l’appareil. Bien qu’un début d’affolement ait gagné les
passagers et malgré la vitesse d’atterrissage, le pilote
a réussi à éviter le pire. Non seulement il a maîtrisé
son appareil, mais il l’a ramené sur une seule
roue jusqu’au parking où un dispositif a été mis en
place pour parer à toute fâcheuse éventualité. Aucun
voyageur n’a été blessé.
LA QUESTION DU JOUR
Libye, mythe et réalité
Les
insurgés libyens n’arrêtent pas de se présenter comme
des démocrates disposant du soutien de leur peuple en
lutte contre le régime de Kaddafi. Celui-ci serait
réduit, et depuis quasiment le début de la crise, à sa
plus simple expression : son bras armé. Il aurait tout
perdu : sa légitimité, dans sa double dimension interne
et externe ; son argent, planqué dans les banques
occidentales, que ces dernières songent à virer sur les
comptes des insurgés, si ce n’est déjà fait ; le
contrôle sur la quasi-totalité du territoire national,
si bien qu’il ne maîtrise plus vraiment qu’une poche à
l’intérieur de Tripoli. Une sorte de complexe composé
du palais présidentiel, de ses dépendances et de ses
environs, un dernier retranchement qui n’est pas sans
évoquer le dernier repaire de Ben Laden, sauf qu’il est
bien plus grand et beaucoup mieux gardé. Une opération
comme celle qui fut menée contre le chef d’Al-Qaïda ne
serait pas de ce fait envisageable. Toutefois, l’espoir
que Kaddafi soit finalement liquidé physiquement, soit
par un tir aérien bien ajusté, soit par un membre de la
garde prétorienne, n’en reste pas moins caressé tant par
les insurgés que par la coalition armée qui non
seulement les porte à bout de bras, mais accomplit pour
eux l’essentiel de l’effort militaire.
Le
tableau qui nous est ainsi dépeint ne soulève qu’une
difficulté, mais elle est de taille : on ne s’explique
dès lors pas comment Kaddafi ne soit pas déjà
écrabouillé. Un homme que prétendument tout a abandonné,
réduit à se cacher derrière ce qui lui reste de gardes
du corps, et cela depuis des semaines, n’est guère
concevable, sauf par de mauvais créateurs de fictions à
l’intention d’un public peu exigeant.
Force
est alors de reconnaître qu’il ne s’agit là que de
propagande, aussi bien du reste que de guerre
psychologique visant à démoraliser l’ennemi ; à
accroître le nombre des défections dans ses rangs, si
défections il y a, dans l’espoir que l’hémorragie en
résultant le rendent exsangue, de sorte qu’il n’y
aurait plus qu’à entrer dans Tripoli pour pourchasser
Kaddafi et son dernier pré-carré dans le dédale de Bab
El Azizia. Que le rapport de force réel est tout
différent de celui qui ressort de cette façon propre à
les légitimer qu’ont les insurgés de présenter leur
combat.
Encore
faut-il également relever ce qu’il y a d’insolite dans
cette guerre civile, car c’en est déjà une. Le fait
qu’il y ait deux camps libyens en présence ne suffit pas
en effet à en poser les termes exacts. Car s’il y a bien
d’un côté Kaddafi, ses troupes, et une partie de la
population qui lui est restée loyale, quoi qu’en disent
à ce propos ses ennemis, de l’autre il n’y a pas que des
insurgés, il y a aussi la coalition militaire, qui
assume sa part du conflit. Et il se trouve que cette
part n’est pas d’appoint. Elle est en réalité à ce point
conséquente que les insurgés seraient sur-le-champ
écrasés si la force coalisée devait mettre fin à ses
opérations aériennes.
On
peut donc dire que cette guerre civile se mène non pas à
deux mais à trois, sauf que deux des parties prenantes
font cause commune contre la troisième, tout en restant
cependant parfaitement distinctes l’une de l’autre. En
d’autres termes, le camp pro-Kaddafi ne se bat contre
les insurgés qu’en apparence. Le plus clair de son
temps il le passe en réalité à échapper aux raids
aériens de l’Otan.
Demain donc, quand Tripoli sera tombé, ce qui semble
inévitable compte tenu du rapport réel des forces, ce
n’est pas à la totale désintégration du camp pro-Kaddafi
qu’il faut s’attendre, mais à un nouvel épisode, à la
transformation de la guerre civile à laquelle nous
assistons aujourd’hui. Les mêmes parties prenantes à
l’œuvre pour le moment se retrouveront engagées dans des
hostilités dont les formes seules auront changé. On aura
donc toujours le camp pro-Kaddafi, mais qui ne serait
plus concentré dans Tripoli, mais au contraire disséminé
dans le pays ; le camp des insurgés, qui lui
gouvernerait depuis Tripoli, la capitale du pays, dans
l’hypothèse où elle conserverait ce statut ; et la
coalition, mais probablement alors revêtant la forme de
bases militaires réparties dans le pays. L’hypothèse que
les forces aujourd’hui loyalistes seraient alors
complètement anéanties est une vue de l’esprit que rien
ne laisse pour l’heure supposer.
Par
Mohamed Habili
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