|
Accusés de ravitaillement des maquis GSPC du centre
15
ans de prison requis contre trois individus
Les
mis en cause dans cette affaire ont été présentés devant
le parquet à l’issue de l'enquête des services de
sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
C’est
suite à cette enquête que les services de sécurité ont
arrêté M. Lounis. Ce dernier, soupçonné d’activité
terroriste et d’appartenance à un groupe armé écumant
les maquis de la Kabylie, a été arrêté en avril dernier.
Selon le document de l’accusation, le mis en cause
active en tant que secouriste à la katibat El Arkam
depuis 1996. Lors de l’interrogatoire, le mis en cause a
déclaré que les éléments terroristes avec lesquels il
était en contact lui avaient indiqué qu’il y avait un
élément de soutien à leur groupe qui avait un véhicule
utilitaire. Suite à la perquisition du domicile du mis
en cause, les enquêteurs ont découvert un scanner
sophistiqué de l’agent de liaison K. Adel. Après cette
découverte, les éléments des services de sécurité qui
avaient mené l’affaire l’ont arrêté le 26 avril dernier.
Au cours des interrogatoires auxquels il a été soumis,
le mis en cause a reconnu son activité terroriste et ses
contacts avérés avec l’«émir» de la région centre du
GSPC, alias Hodhayfa. L’analyse de son répertoire
téléphonique et l’historique des appelsa confirmé qu’il
était bel et bien en contact avec le chef terroriste en
question. Il avait effectué plus d’une soixantaine
d’appels et adressé 18 messages électroniques. Ces
contacts téléphoniques ont eu lieu entre le 19 janvier
2010 et le premier avril de la même année. Les
enquêteurs ont découvert qu’il avait remis un scanner en
décembre 2005 dont le prix est de 160 millions de
centimes. La somme a été remise par l’ancien chef
terroriste abattu Zohir Harek Alias Sofian El Fassila.
Il sera contacté par A. Rachid qui lui a proposé
d’acheter un véhicule utilitaire pour le ravitaillement.
C’est à ce moment là qu’il achète une voiture financée
par Hodhayfa et qu’il a utilisée dans plusieurs
opérations. Il s’est même déplacé à Bouzegane où il a
rencontré Hodhayfa en mars 2009 pour lui remettre des
commissions. par la suite, il achète une autre voiture
de type Peugeot Expert. Les trois accusés poursuivis
dans cette affaire ont tous nié devant le juge
d’instruction les faits retenus contre eux. Au terme du
procès qui s’est déroulé hier à la cour d’Alger, le
procureur de la République a requis une peine de 15 ans
de prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste
activant à l’intérieur du pays.
Par
Salah H.
Port d'Alger
Deux conteneurs de pétards saisis
Deux
conteneurs de produits pyrotechniques, d’une valeur
estimée à 40 millions de dinars, ont été saisis par les
services des Douanes algériennes au port d’Alger, a-t-on
appris dimanche auprès de ces services. «Dans la journée
de mercredi dernier et suite à un travail
d’investigation et de renseignement mené par les
services de Douanes du port d’Alger, deux conteneurs de
produits pyrotechniques ont été saisis», a indiqué à
l’APS une source responsable des Douanes algériennes.
Cette quantité a été «minutieusement dissimulée derrière
une rangée de montres murales», souligne la même source.
Une enquête a été ouverte afin d’identifier
l’importateur réel de ces conteneurs, a-t-on ajouté.
L’année 2010 a vu la saisie de plus de 4 500 000 unités
de produits pyrotechniques, grâce au «renforcement du
dispositif de contrôle et aux moyens modernes comme les
scanners, notamment à l’approche du Mawlid en-nabawi»,
conclut-on de même source.
H.
B.
Harraga tunisiens
Un
mort dans le naufrage d’une embarcation
Une
embarcation transportant douze migrants clandestins vers
l’Europe a chaviré au large de Zarzis (500 km au sud de
Tunis), faisant un mort et un disparu, a indiqué samedi
soir l’agence Tunis Afrique Presse (TAP). Ce naufrage, a
précisé la même source, est survenu samedi aux premières
heures de la journée, tout en soulignant que les
passagers sont sortis indemnes à l’exception de trois
jeunes qui ont été transférés à l’hôpital régional de
Zarzis. «Deux d’entre eux ont été gardés sous
surveillance et sont dans un état stable», a affirmé le
directeur de l’hôpital, alors que les services de la
Protection civile tunisienne continuent les recherches
pour re-trouver la personne disparue.
R.
I.
Regard
Ces
héros désignés
Je me
rappelle ce slogan badigeonné en rouge sur les murs de
l’Algérie, il y a fort longtemps. Nous venions de nous
débarrasser du colonialisme et de découvrir que nous
n’étions plus des indigènes. Nous avions dansé et
chanté, comme jamais nous ne l’avions fait auparavant.
Devant les yeux, la phrase étalait ces mots
simples : «Un seul héros, le peuple». Cela coulait de
source, c’était presque incompréhensible que cela soit
évoqué, tant il était évident, devant l’actualité très
présente des souffrances et des sacrifices, que c’était
bien le peuple qui avait décidé, puis supporté la
barbarie coloniale pour libérer le pays. Ceux qui sont
morts, ceux qui ont survécu avec des blessures, ceux qui
ont échappé au martyre, tous se sont battus sans savoir
s’ils verront, un jour, le drapeau de la liberté flotter
sur les frontons de nos mairies. Alors, pourquoi des
héros ? Bien sûr qu’il faut honorer les morts et
protéger les orphelins. Mais personne, absolument
personne, n’a le droit de s’approprier le mérite des
millions d’êtres humains qui se sont ébranlés, chacun
pour ce qu’il pouvait apporter comme énergie au
mouvement général de l’Histoire. Ce principe est malmené
pour les manifestations de rue qui ont poussé le
président égyptien Hosni Moubarak à la démission. Les
millions d’anonymes qui ont bravé la fatigue et
l’inconnu, durant 18 jours, n’ont élu personne et
n’ont décoré aucun d’entre eux d’une quelconque
distinction. Mais la presse occidentale leur a choisi
quelques figures de proue, dont elle répercute à
l’infini les mérites comme s’ils avaient fait seuls
l’événement. Les premiers à être mis en avant,
attributaires de la victoire, sont un responsable d’un
moteur de recherche qui est propulsé sur le devant de la
scène et bombardé «icône» et un ex-responsable d’une
agence internationale qui est sollicité et mis en avant,
prêt à «assurer la transition» et plus si affinités.
Les Frères musulmans des acteurs déterminants, sont
évoqués, en passant. Le fait est qu’un travail
méthodique de dépossession est à l’œuvre qui, dans
quelque temps, fera son œuvre, quand la force d’inertie
sociale aura renvoyé tout le monde à sa quotidienneté.
Le processus a été engagé, immédiatement, après
l‘annonce du départ du désormais ex-raïs. J’ai de
nouveau relu le slogan du jour de l’indépendance.
Surtout devant ce genre de héros, dans ce contexte
particulier et eu égard à ceux qui les désignent, avant
même que les multitudes aient réalisé ce qu’elles ont
accompli. C’est que d’habiles cuisiniers préparent
l’avenir, leur avenir, qui tient aux choix initiaux qui
détermineront la réalisation des objectifs, au nez et à
la barbe des humbles qui se sont battus, pas pour être
des héros, pour leur dignité, contre l’exclusion et la
misère. On les trompera, peut-être, parce qu’on leur
choisit des héros qu’on veut être leurs chefs. Ou,
peut-être, on ne pourra pas les tromper, parce qu’ils en
ont vu d’autres et qu’ils ont atteint ce degré de
conscience qui fera qu’ils ne laisseront plus personne
leur voler ce pourquoi ils ont souffert. C’est ce qui
devrait être, pour ôter toute illusion aux faiseurs
d’illusions, qui peuvent subjuguer les peuples et les
entraîner où ils veulent.
Par
Badis Guettaf
Haut
|