Hommage à Mahmoudi

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14/02/11

 

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  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

le trafic d’opium ?

 

Entreprises

A qui profite

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Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

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Drogue en milieu scolaire

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A LA UNE


Estimant que la marche

de samedi a échoué

Louisa Hanoune pulvérise le RCD

Selon elle, tout plaidait pour «l'échec de cette marche à laquelle a appelée le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)». Un parti «ayant déjà appelé à la normalisation des relations avec Israël».

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Les Titres A La Une

 

En dépit de l'échec de la récente manifestation

La Coordination appelle à une marche samedi prochain

 

Des chômeurs à la recherche de postes d'emploi

«Nous ne sommes pas des fauteurs de troubles»

 

Egypte/Le Conseil suprême de l'armée annonce la couleur

Parlement dissout et Constitution suspendue

 

 Divers

 

Accusés de ravitaillement des maquis GSPC du centre

15 ans de prison requis contre trois individus

Les mis en cause dans cette affaire ont été présentés devant le parquet à l’issue de l'enquête des services de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

C’est suite à cette enquête que les services de sécurité ont arrêté M. Lounis. Ce dernier, soupçonné d’activité terroriste et d’appartenance à un groupe armé écumant les maquis de la Kabylie, a été arrêté en avril dernier. Selon le document de l’accusation, le mis en cause active en tant que secouriste à la katibat El Arkam depuis 1996. Lors de l’interrogatoire, le mis en cause a déclaré que les éléments terroristes avec lesquels il était en contact lui avaient indiqué qu’il y avait un élément de soutien à leur groupe qui avait un véhicule utilitaire. Suite à la perquisition du domicile du mis en cause,  les enquêteurs ont découvert un scanner sophistiqué de l’agent de liaison K. Adel. Après cette découverte, les éléments des services de sécurité qui avaient mené l’affaire l’ont arrêté le 26 avril dernier. Au cours des interrogatoires auxquels il a été soumis, le mis en cause a reconnu son activité terroriste et ses contacts avérés avec l’«émir» de la région centre du GSPC, alias Hodhayfa. L’analyse de son répertoire téléphonique et l’historique des appelsa confirmé qu’il était bel et bien en contact avec le chef terroriste en question. Il avait effectué plus d’une soixantaine d’appels et adressé 18 messages électroniques. Ces contacts téléphoniques ont eu lieu entre le 19 janvier 2010 et le premier avril de la même année. Les enquêteurs ont découvert qu’il avait remis un scanner en décembre 2005 dont le prix est de 160 millions de centimes. La somme a été remise par l’ancien chef terroriste abattu Zohir Harek Alias Sofian El Fassila. Il sera contacté par A. Rachid qui lui a proposé d’acheter un véhicule utilitaire pour le ravitaillement. C’est à ce moment là qu’il achète une voiture financée par Hodhayfa  et qu’il a utilisée dans plusieurs opérations. Il s’est même déplacé à Bouzegane où il a rencontré Hodhayfa en mars 2009 pour lui remettre des commissions. par la suite, il achète  une autre voiture de type Peugeot Expert. Les trois accusés poursuivis dans cette affaire ont tous nié devant le juge d’instruction les faits retenus contre eux. Au terme du procès qui s’est déroulé hier à la cour d’Alger, le procureur de la République a requis une peine de 15 ans de prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste activant à l’intérieur du pays.

Par Salah H. 

 

Port d'Alger

Deux conteneurs de pétards saisis

Deux conteneurs de produits pyrotechniques, d’une valeur estimée à 40 millions de dinars, ont été saisis par les services des Douanes algériennes au port d’Alger, a-t-on appris dimanche auprès de ces services. «Dans la journée de mercredi dernier et suite à un travail d’investigation et de renseignement mené par les services de Douanes du port d’Alger, deux conteneurs de produits pyrotechniques ont été saisis», a indiqué à l’APS une source responsable des Douanes algériennes. Cette quantité a été «minutieusement dissimulée derrière une rangée de montres murales», souligne la même source. Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’importateur réel de ces conteneurs, a-t-on ajouté. L’année 2010 a vu la saisie de plus de 4 500 000 unités de produits pyrotechniques, grâce au «renforcement du dispositif de contrôle et aux moyens modernes comme les scanners, notamment à l’approche du Mawlid en-nabawi», conclut-on de même source.

H. B.

 

Harraga tunisiens

Un mort dans le naufrage d’une embarcation

Une embarcation transportant douze migrants clandestins vers l’Europe a chaviré au large de Zarzis (500 km au sud de Tunis), faisant un mort et un disparu, a indiqué samedi soir l’agence Tunis Afrique Presse (TAP). Ce naufrage, a précisé la même source, est survenu samedi aux premières heures de la journée, tout en soulignant que les passagers sont sortis indemnes à l’exception de trois jeunes qui ont été transférés à l’hôpital régional de Zarzis. «Deux d’entre eux ont été gardés sous surveillance et sont dans un état stable», a affirmé le directeur de l’hôpital, alors que les services de la Protection civile tunisienne continuent les recherches pour re-trouver la personne disparue.      

R. I.

 

Regard

Ces héros désignés

Je me rappelle ce slogan badigeonné en rouge sur les murs de l’Algérie, il y a fort longtemps. Nous venions de nous débarrasser du colonialisme et de découvrir que nous n’étions plus des indigènes. Nous avions dansé et chanté, comme jamais nous ne l’avions fait auparavant. Devant les yeux, la phrase étalait  ces mots simples : «Un seul héros, le peuple». Cela coulait de source, c’était presque incompréhensible que cela soit évoqué, tant il était  évident, devant  l’actualité très présente des souffrances et des sacrifices, que c’était bien le peuple qui avait décidé, puis supporté la barbarie coloniale pour libérer  le pays. Ceux qui sont morts, ceux qui ont survécu avec des blessures, ceux qui ont échappé au martyre, tous se sont battus sans savoir s’ils verront, un jour, le drapeau de la liberté flotter sur les frontons de nos mairies. Alors, pourquoi des héros ? Bien sûr  qu’il faut honorer les morts et protéger les orphelins. Mais personne, absolument personne, n’a le droit de s’approprier le mérite des millions d’êtres humains qui se sont ébranlés, chacun pour ce qu’il pouvait apporter comme énergie au mouvement général de l’Histoire. Ce principe est malmené pour les manifestations de rue qui ont poussé le président égyptien Hosni Moubarak à la démission. Les millions d’anonymes qui ont bravé la fatigue et l’inconnu, durant  18  jours, n’ont élu personne et n’ont décoré aucun d’entre eux d’une quelconque distinction. Mais la presse occidentale leur a choisi quelques figures de proue, dont elle répercute à l’infini les mérites comme s’ils avaient fait seuls l’événement. Les premiers à être mis en avant, attributaires de la victoire, sont un responsable d’un moteur de recherche qui est propulsé sur le devant de la scène et bombardé «icône» et un ex-responsable d’une agence internationale qui est sollicité et mis en avant, prêt  à «assurer la transition» et plus si affinités. Les Frères musulmans des acteurs déterminants, sont évoqués, en passant. Le fait est qu’un travail méthodique de  dépossession est à l’œuvre qui, dans quelque temps, fera son œuvre, quand la force d’inertie sociale aura renvoyé tout le monde à sa quotidienneté. Le processus a été engagé, immédiatement, après l‘annonce du départ du désormais ex-raïs. J’ai de nouveau relu le slogan du jour de l’indépendance. Surtout devant ce genre de héros, dans ce contexte particulier et eu égard à ceux qui les désignent, avant même que les multitudes aient réalisé ce qu’elles ont accompli. C’est que d’habiles cuisiniers préparent l’avenir, leur avenir, qui tient  aux choix initiaux qui détermineront  la réalisation des objectifs, au nez et à la barbe des humbles qui se sont battus, pas pour être des héros, pour leur dignité, contre l’exclusion et la misère. On les trompera, peut-être, parce qu’on leur choisit des héros qu’on veut être leurs chefs. Ou, peut-être, on ne pourra pas les tromper, parce qu’ils en ont vu d’autres et qu’ils ont atteint ce degré de conscience qui fera qu’ils ne laisseront plus personne leur voler ce pourquoi ils ont souffert. C’est ce qui devrait être, pour ôter toute illusion aux faiseurs d’illusions, qui peuvent subjuguer les peuples et les entraîner où ils veulent.

Par Badis Guettaf

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi  

Le changement qui s’annonce en Algérie

Lorsque dans les années quatre-vingts, l’Opposition politique algérienne ne parvenait pas à comprendre que le mécontentement populaire, nourri certes par les problèmes sociaux et économiques, s’organisait autour des questions identitaires, il lui a fallu attendre l’explosion d’octobre 1988 pour constater que deux lames de fond traversaient le pays : l’islamisme et le berbérisme. Deux questionnements majeurs et contradictoires dans leurs référents comme dans leurs aspirations. Les partis qui en sont issus, le FIS et le RCD notamment, se sont idéologiquement neutralisés au profit des nationalistes de diverses sensibilités : FLN, FFS, puis RND… La course aux alliances a fait le reste : le FIS détruit, son ennemi le RCD compromis et disqualifié, le FLN récupéré, le FFS «exilé»… Le paysage politique a été brouillé tant et si bien, et d’abord par ses propres acteurs, que le peuple ne savait plus à quel saint se vouer. La place était devenue vacante, et le pouvoir n’avait plus qu’à revenir l’occuper. Aujourd’hui les problèmes identitaires ne se posent qu’indirectement, au second degré : chacun fait ce qu’il veut en la matière, ou presque. Pourtant encore là, le mécontentement des uns s’annihile devant le mécontentement des autres : si les démocrates se portent mal, hé bien, ils n’ont qu’à se consoler du sort des islamistes, et vice versa. Le peuple ne se sent plus concerné par ce mécontentement d’une autre époque. Sous Bouteflika, l’identitaire n’est plus mobilisateur, semble-t-il ; en tout cas il s’est mis en retrait de la politique – place à l’économique dans les débats ! Pour que les choses bougent, il faudra attendre que l’immobilisme soit devenu insupportable pour la majorité et non pour quelques élites en mal d’ambitions diverses. Attendre l’émergence de nouvelles forces politiques, différentes de celles d’aujourd’hui, parce que nées de leur jonction avec des forces économiques, culturelles ou sociales dont on peut croire qu’elles sont à l’œuvre, présentement, pourquoi pas. Par exemple, une bourgeoisie se met peu à peu en place, mais le pouvoir travaille à ce qu’elle reste sous son contrôle, qu’elle ne sécrète pas ses propres forces et qu’elle ne fasse pas jonction avec ce qui existe. En conséquence, la bureaucratie étatique a pour vocation de l’asservir. Mais s’il faut attendre, on peut déjà voir les choses bouger. Car le changement ne dépend pas seulement d’éléments objectifs et prévisibles, d’éléments concrets, mais aussi des perceptions de masse. L’avenir se jouera en Algérie dans son aptitude à la communication. La façon dont la justice est rendue, la bureaucratie, l’insouciance des gouvernants pour les «détails» que constituent à leurs yeux les préoccupations                   quotidiennes des gens, comme si leur raison d’être se trouvait avant tout dans les dossiers posés sur leurs bureaux, ainsi de suite, tout cela peut susciter des désirs de changements brutaux et imprévisibles. On peut multiplier les exemples de cette nature, mais aucun pouvoir, fut-il le plus éclairé, n’est en mesure de remédier à ces problèmes sans une opposition tout à fait libre de lui et qui trouverait sa propre légitimité dans sa capacité à les prendre en charge – c’est donc ce changement qui s’annonce en Algérie.

A. K.

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