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Des chômeurs à la recherche de postes d'emploi

«Nous ne sommes pas des fauteurs de troubles»

Devant le siège de wilaya

Des pré-employés observent un sit-in

Socothyd

Rassemblement des travailleurs licenciés

Ils sont 2000 à obtenir une nouvelle licence

Les nouveaux «taxieurs» dictent leur loi

Estimant que la marche de samedi a échoué

Louisa Hanoune pulvérise le RCD

En dépit de l'échec de la récente manifestation

La Coordination appelle à une marche samedi prochain

Sit-in de familles de travailleurs

Des logements construits depuis 20 ans et non distribués

 

 14/02/11

Des chômeurs à la recherche de postes d'emploi

«Nous ne sommes pas des fauteurs de troubles»

Nous voulons du travail, de vrais postes d'emploi  et non des emplois précaires. Des cris de détresse lancés par cette tranche de population.

«Nous réclamons des postes de travail pour assurer notre avenir», clament les chômeurs de Naciria. Une région qui s’inscrit parmi les plus pauvres de la wilaya de Boumerdès, bien que les potentialités existent, malheureusement, sont mal exploitées, comme le soutiennent certains observateurs. Le fort taux de chômage enregistré au niveau de cette commune explique les mouvements de contestations qui se multiplient  au niveau de cette localité. Lesquels clament hautement et fortement : «Nous voulons du travail, de vrais postes d’emploi  et non des emplois précaires.» Des cris de détresse lancés par cette tranche de population, qui  occupe quotidiennement le hall de l’aAgence nationale l’emploi (Anem) en quête d’un poste de travail. Un signe révélateur d’une jeunesse dans le besoin. Un jeune chômeur de Naciria, la trentaine, dénonce les soixante lots de terrain cédés en 1989 au dinar symbolique à des particuliers pour la création d’une zone industrielle. «Ces terrains ont été abandonnés ou revendus. Une zone abandonnée», ajouta-t-il, hormis les quelques sociétés qui activent entre autres, une manufacture de chaussures «MANUCA» , l’unité de production de décolletage et du flexible «Decoflex» et une autre pour la fabrication des produits alimentaires pour l’élevage. Notre interlocuteur s’interroge, où sont les pouvoirs publics pour réactiver cette zone industrielle? Laquelle zone opérationnelle offrira de nombreux postes de travail. Par ailleurs, certains parmi les protestataires n’ont guère soutenu la démarche du changement opéré dans les dispositifs d’insertion où il n’est plus permis de se faire inscrire au niveau de la municipalité de résidence pour l‘obtention d’un contrat de travail d’insertion. Ainsi, les jeunes des régions de l’est de la wilaya, pour ne citer que Bordj Menaiel et Naciria semble les plus défavorisés en matière d’emploi et une prise en charge réelle de cette population qui ne demandent que du travail pour assurer leur avenir, serait le souhait de tout un chacun pour préserver cette jeunesse pleine d’ambition. Selon des informations émanant de l’Agence nationale de l’emploi de Bordj Menaiel, qui indique que toutes les dispositions ont été prises pour offrir le maximum de postes d’emploi aux jeunes de la localité, et ce, dans le cadre du dispositif d’insertion, soit 350 postes aux jeunes de Bordj-Menaiel et autant de postes à ceux de Naciria.                       

Par A.Kichni

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Devant le siège de wilaya

Des pré-employés observent un sit-in

Des dizaines de personnes travaillant dans le cadre du pré-emploi dans différentes administrations à Tizi Ouzou ont observé hier un sit-in devant le siège de la wilaya pour dénoncer leurs conditions de travail. En effet, les protestataires recrutés temporairement dans le cadre du dispositif d’insertion professionnelle  ont saisi l’occasion pour exprimer leur mécontentement quant à leur «exploitation» par ces administrations tout au long de leur contrat de 12 à 18 mois en contre partie d’un salaire qualifié de  «misérable» de 6 000 à 12 000 DA sans qu’ils soient régularisés à la fin de leur contrat. Comme ils ont dénoncé le manque de considération de la part de leurs employeurs en dépit du travail fourni et le manque de transparence dans les examens de recrutement.           

H. M.

 

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Socothyd

Rassemblement des travailleurs licenciés

Plus d’une dizaine de travailleurs de la Socothyd ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la wilaya. «Cinq ans barakat», lit-on sur la banderole exposée au public. «Nous demandons notre réintégration», clament-ils. Ces derniers faut-il le rappeler ont été licenciés d’une manière arbitraire par la direction de l’entreprise. Selon eux, leur tord est d’avoir soutenu la section syndicale laquelle a dénoncé la gestion de l’entreprise et aussi pour avoir refusé le bradage de la Socothyd qui jouissait à l’époque d’une bonne santé financière, comme a tenu à le souligner un responsable syndical parmi les licenciés. Cette forme de revendication, mal appréciée par le directeur général de l’entreprise lui a permis à d’ester en justice six membres pour détournement de deniers publics dans des affaires  liées à la gestion des œuvres sociales. Bien que la justice ait donné son verdict en prononçant l’acquittement des représentants des travailleurs, par le tribunal de première instance de Bordj Menaiel et la cour de Boumerdès en appel, la direction de Socothyd s’obstine, refusant toute réintégration à l’ensemble des travailleurs licenciés, ont-ils commenté. C’est ainsi que les travailleurs confiant aux lois de la République ont saisi toutes les instances et les institutions de l’Etat pour exiger leur rétablissement dans leurs droits.   

A.K.

 

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Ils sont 2000 à obtenir une nouvelle licence

Les nouveaux «taxieurs» dictent leur loi

Il y a près de deux mois, la Direction du Transport de la wilaya d’Alger a décidé de faire augmenter le parc des taxis à Alger, pour passer de 13 000 à 15 000 places, et ce, pour répondre aux besoins des usagers qui, faut-il le souligner, sont de plus en plus croissants. Face à cette «pénurie» de taxis au niveau de la capitale, et face au nombre très conséquent des clients, la Direction des transports d’Alger à engager 2 000 nouveaux chauffeurs. Jusqu’ici tout va bien. Près de trois mois après, la DTA a fini par engager ces nouveaux chauffeurs, après une sélection qualifiée de très «stricte» par les responsables de cette direction, le choix de ces nouveaux chauffeurs de taxi a été enfin tenu. Il s’agit de jeunes chauffeurs âgés entre 22 et 30 ans, possédant un véhicule neuf, datant de l’année 2010, selon les exigences de la DTA. Ce choix porté sur ces jeunes chauffeurs a été mal perçu par d’au-tres candidats, dont le dossier a été déposé comme le reste des candidats engagés pour cette course, voire pour l’obtention d’un permis de place. Pis, il s’agit d’anciens chauffeurs de taxi qui, à un certain moment donné ont abandonné leur métier pour certaines raisons. Ces derniers, ont redéposé un nouveau dossier tout en possédant un permis de place. La DTA a refusé d’accepter leurs requêtes, cette direction a choisi d’opter pour la jeunesse, et ce, pour créer de nouveaux postes d’emploi pour ces jeunes, toutefois, au détriment du métier. Ainsi, après deux mois seulement d’exercice, ces nouveaux jeunes chauffeurs font, déjà, l’objet de plusieurs critiques de la part des clients à Alger. Selon les personnes qui prennent chaque jour un taxi pour regagner une destination, ces nouveaux chauffeurs refusent de les prendre, et ce, malgré qu’ils sont vides. «Ils dictent leurs lois, pourtant ils sont nouveaux. Décidemment, ces jeunes chauffeurs agissent et travaillent comme les autres chauffeurs de taxi, notamment les plus anciens du métier», explique un client d’une quarantaine d’années. Le plus étonnant c’est que parmi ces jeunes chauffeurs de taxi, il y a ceux qui sont très jeunes. A peine âgés 23 ans, beaucoup de ces jeunes ont pu avoir un permis de place qui leur permettra de travailler comme un chauffeur de taxi

«J’imagine mal comment un tel chauffeur, très jeune vu son âge, parvient-il à connaître tous les lieux de la capitale y compris les rues les plus difficiles à repérer», dira une dame. Cette dernière ajoute : «Je me souviens très bien qu’à l’époque la même direction des transports d’Alger avait octroyé des permis de place pour des jeunes chauffeurs de bus. Aujourd’hui, cette direction s’est permis le luxe en octroyant, cette fois-ci, des permis de place pour les jeunes chauffeurs de taxi». C’est étonnant, d’autant plus que ces jeunes conducteurs travaillent selon le profil du client, et même selon le choix de la ligne. Tenons un exemple très concret, la ligne El-Biar-Audin, cette dernière est devenue l’eldorado pour beaucoup de ces nouveaux chauffeurs. D’abord, une ligne où il existe beaucoup de clients, mais également une desserte qui ne comprend pas beaucoup d’embouteillage par rapport aux autres lignes qui existent dans la ville d’Alger. Ces jeunes «taxieurs» se sont très vite adaptés, malheureusement, à la mauvaise habitude du métier. Ils refusent de prendre, parfois, des clients malgré la disponibilité des places. Ils refusent

d’ aller vers des destinations alors qu’ils sont vides de places. «Pourtant ils ont subi cela, auparavant par certains chauffeurs de taxi, aujourd’hui ils refont le même coup, mais cette fois-ci à leurs clients», explique une femme. Cette dernière très en colère, a été contrainte de passer plus d’une heure pour trouver enfin un taxi pour aller à Saint Raphaél, à El-Biar. Le cas de cette femme se compte par des centaines, et ce, chaque jour, voire surtout lors des heures de pointe. Une période, où les taxis sont rarement disponibles pour les usagers. Les plus chanceux passent quelque trente minutes d’attente pour trouver un taxi, quant aux autres, ces malheureux passent presque plus d’une heure pour discerner un taxi.

Sofiane Abi

 

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Estimant que la marche de samedi a échoué

Louisa Hanoune pulvérise le RCD

Selon elle, tout plaidait pour «l’échec de cette marche à laquelle a appelée le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)». Un parti «ayant déjà appelé à la normalisation des relations avec Israël».

Louisa Hanoune a descendu en flammes, hier, le parti de Saïd Sadi. S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue en son siège à Alger, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a dressé un constat d’échec de la marche de samedi dernier. Selon elle, tout plaidait pour «l’échec de cette marche à laquelle a appelée le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)». Un parti «ayant déjà appelé à la normalisation des relations avec Israël, ayant encouragé les puissances étrangères à intervenir indirectement dans les affaires internes du pays et ayant privé les jeunes de la pension de chômage», a-t-elle déclaré. La première dame du PT a indiqué que c’est plutôt le RCD qui avait appelé à cette marche, qui, en fin de compte, n’a drainé qu’«une centaine de citoyens». «Il y avait plus de journalistes que de protestataires à la place du 1er Mai», a-t-elle soutenu, se basant sur le constat fait par ses militants présents sur place. Pire, les citoyens qui sont venus marcher «ont adhéré par conviction et non pas en réponse à l’appel lancé par la formation de Saïd Sadi», a-t-elle affirmé. Par ailleurs, elle a exprimé son étonnement de la mobilisation par les pouvoirs publics de milliers de policiers pour empêcher cette marche, pourtant tout indiquait à l’avance que cette action de rue n’allait pas réussir. Louisa Hanoune a déclaré ne pas comprendre l’attitude des autorités publiques qui craignent les dérapages, pourtant l’Algérie n’a rien d’analogue avec la Tunisie et l’Egypte. «La situation politique et sociale en Algérie est différente de ces deux pays», a estimé Mme Hanoune. Pour preuve, a-t-elle ajouté, l’Etat a pris des mesures pour préserver la souveraineté nationale et améliorer les conditions de vie des citoyens. Elle a toutefois reconnu que beaucoup reste à faire et à parfaire pour améliorer la qualité de vie des Algériens. Aussi, elle a soutenu que les citoyens sont conscients et savent distinguer le bien du mal, comme elle a insisté sur la nécessité de procéder à la levée de l’état d’urgence et le respect des libertés. Comme à l’accoutumée, l’oratrice a plaidé pour l’organisation d’élections législatives anticipées et l’amendement du code électoral. La secrétaire générale du Parti des travailleurs n’a pas manqué de critiquer les médias étrangers, qui, selon elle, focalisent leur intérêt sur l’Algérie et tentent d’influer sur les jeunes. Elle a relevé, sur ce point, que quelques chaînes de télévision ferment les yeux sur des événements qui affectent leurs propres pays et procèdent à la surmédiatisation d’événements dans d’autres pays.

Par Aomar F.

 

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En dépit de l'échec de la récente manifestation

La Coordination appelle à une marche samedi prochain

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a décidé de maintenir son mouvement de protestation, alors que l’échec de la marche à laquelle elle a appelée samedi n’a pas été consommé. Réunie hier à la Maison des syndicats à Alger, au lendemain de la marche empêchée, pour évaluer la marche du samedi dernier, la CNCD a décidé d’observer chaque samedi des rassemblements à travers tout le territoire national. Pour ce samedi, la CNCD prévoit une marche populaire à Alger, de la place du 1er Mai à la place des Martyrs, une décision prise après plusieurs heures de débats. Les intervenants se sont accordés à dire que la marche de samedi «était une réussite», tout en reconnaissant les quelques lacunes d’ordre organisationnel notamment. «Cela a été une manifestation pacifique, ceux qui veulent semer le chaos ont échoué. Les citoyens ont brisé le mur de la peur. On a libéré la parole et on doit la capitaliser», dira d’emblée Khalil Moumen, représentant de la Laddh. «La peur a changé de camp», renchérit le représentant de SOS disparus. «Une réussite totale. La marche a été pacifique en dépit de la provocation», lance encore le représentant des journalistes. «Le bilan est mitigé», dira pour sa part la représentante de l’Observatoire nationale de la défense des droits des femmes. «C’est un succès indéniable, mais il faut parler des insuffisances. Il y a un problème d’organisation, nous n’avons ni mégaphone ni mot d’ordre», déplore le porte-parole de la CCDR. «On n’a pas tracé notre but», dira le président de l’Association de la défense des droits des enfants. «Il n’y  avait pas une bonne organisation. Le travail du terrain n’a pas été fait», poursuit le représentant du Snapap. «La marche n’a pas été une réussite», reconnaît de son côté la porte- parole de l’association Machaal Echahid de Jijel. Bref, tout le monde reconnaît, à demi- mot, l’échec de la manifestation de samedi. Mohamed Badaoui, syndicaliste, membre militant de l’association des libertés syndicale a dénoncé pour sa part «la confusion» dans l’aspect organisationnel de la CNDC. Le syndicaliste accuse implicitement le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et la Laddh de tentative de récupération du mouvement en s’exprimant à la presse au nom de leur organisation. Une accusation qui n’a pas été du goût des partisans du RCD qui ont menacé de se retirer de la Coordination. Ainsi, les intervenants ont été unanimes sur le manque d’organisation de la Coordination, une lacune qui a été derrière le peu d’engouement des Algériens pour cette manifestation. Les intervenants qui n’ont pas digéré leur débâcle s’accusent mutuellement. La tension monte. Maître Bouchachi, président de Laddh, tente de redresser la situation. «La marche est une réussite. On ne peut pas continuer s’il n’y a pas d’union. Notre discours doit être uni. Nous devons soutenir toute action qui vise le changement en Algérie», a-t-il soutenu. À Ali Yahia Abdenour de prendre la parole. «La révolution est dans la rue. On doit être responsable. Le temps de zaimisme est terminé», dira le maître, qui a refusé la proposition d’être le porte-parole et la figure emblématique de la CNCD. «Il n’y a pas de porte- parole», dira-t-il. Pour parer au problème d’ordre organisationnel, la CNCD a décidé de mettre en place une cellule de communication.

Les confrères de l’ENTV invités… puis exclus

Visiblement agacés par la couverture médiatique de la marche qui leur a été accordée par la Télévision algérienne, les membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie ont tenté de chasser de la salle le journaliste de l’ENTV. «ENTV barra, ENTV barra», crient les participants à la réunion d’évaluation de la CNCD. Un comportement qui a suscité  l’indignation d’autres journalistes présents. En signe de solidarité avec leur camarade de l’ENTV, beaucoup de journalistes, de la presse écrite notamment, ont décidé de quitter la salle de réunion. Pourtant, le journaliste en question affirme qu’il est venu couvrir la réunion suite à une invitation adressée à la télévision. Ce que les membres de la CNCD confirment d’ailleurs.   

Hocine L.

 

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Sit-in de familles de travailleurs

Des logements construits depuis 20 ans et non distribués

Une quarantaine de familles de travailleurs de l’unité textile de fabrication de tentes (Tindal) de M’sila ont observé samedi un sit-in devant une cité de 44 logements, «construits depuis 20 ans et non distribués», pour réclamer leur attribution, a-t-on constaté.

Selon les protestataires, leur seule revendication est «d’accéder à ces habitations qui ont subi au cours des 20 dernières années de nombreuses dégradations et des actes de vandalisme, sans qu’elles ne soient distribuées».

Selon eux, l’administration de cette unité industrielle «néglige totalement» ces logements, alors que «nombre de travailleurs qui en ont gran