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Larbaa Nath Irathen
Les
quatre chrétiens condamnés à la prison avec sursis
Y.
Mahmoud, qui a ouvert un lieu de culte non musulman sans
autorisation préalable de la commission nationale, a été
condamné à la peine de trois mois de prison avec sursis
assortie
d’une
amende de 10 000 da.
Le
tribunal correctionnel de Larbaâ Nath Irathen a rendu
hier son verdict dans le procès des quatre chrétiens en
les condamnant à des peines entre deux et trois mois de
prison avec sursis. Ainsi, le principal accusé qui n’est
autre que le propriétaire du lieu en l’occurrence Y.
Mahmoud, qui a ouvert un lieu de culte non musulman sans
autorisation préalable de la commission nationale, a été
condamné à la peine de trois mois de prison avec sursis
assortie d’une amende de 10 000 da. Une autre charge a
été retenue contre lui, celle d’avoir hébergé une
personne de nationalité étrangère, un prêtre français,
sans avertir les autorités compétentes. Tandis que les
trois autres accusés, à savoir Haouedj Idir, Raïd
Abdenour et Mokrani Nacer qui ont comparu pour le
premier chef d’accusation précité ont été condamnés à la
peine de deux mois de prison avec sursis. Rappelons que
les circonstances de cette affaire remontent au mois
d’avril dernier, date d’ouverture de ce lieu de culte
sous l’égide de l’église protestante d’Algérie (EPA) au
village Aït Atteli dans la commune de Larbaâ Nath
Irathen avant que des habitants de ce même village ne
s’opposent à son ouverture en saisissant les autorités
locales. Depuis, une procédure judiciaire a été
instruite à l’encontre des quatre mis en cause. Et leur
procès a été reporté trois fois avant sa tenue le 28
novembre dernier. Devant le juge, le principal accusé
dans cette affaire avait reconnu les faits tout en
soutenant qu’ils avaient déposé une demande pour
l’ouverture de ce lieu de culte via l’EPA depuis 2006
mais en vain. Et le procureur de la République avait
demandé la peine de un an de prison ferme à l’encontre
des quatre prévenus et une amende 20 000 da pour Y.
Mahmoud.
Par
Hamid M.
Braquage d’un bureau de poste
Prison à vie pour les auteurs
Le
tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou a condamné
hier les auteurs du braquage de l’agence postale de
Agouni Bouafir dans la commune de Mekla à la prison à
vie. En effet, les mis en cause, des terroristes en
fuite, à savoir H.Abdelhakim, S.Nourredine, A.Salem et
D.Madani, ont été jugés pour des faits qui remontent au
12 février dernier quand ils ont perpétré une attaque à
main armée contre ce bureau de poste, duquel un butin de
02 milliards de centimes a été dérobé.
H.M.
Regard
La
démocratie et Wikileaks
C’est
le propre des sionistes de dénoncer les idées fascistes,
mais de les reproduire à leur propre compte. Ils en ont
l’art et la manière. Ils attaquent le fascisme parce
qu’il est la justification fondamentale de leur
doctrine. C’est lui qui a offert l’argument initial à la
spoliation d’un peuple et ils le rappellent sans cesse
au monde. Pour que le monde n’oublie pas, c’est ce
qu’ils disent, car si le monde oublie il leur serait
difficile de continuer de persécuter tout en passant,
eux-mêmes, pour les persécutés. Alors, ils cherchent et
trouvent le fascisme là où personne n’irait le chercher
ou ne le reconnaîtrait. Eux, seuls, savent le démasquer
et le confondre. Leur dernière découverte, grâce à la
vigilance et à la perspicacité incarnée, Bernard-Henri
Lévy, se cache dans le site Wikileaks. Le site qui
produit les commentaires, analyses, humeurs et états
d’âme télégraphiés de la diplomatie étatsunienne,
constitue selon le philosophe-télé, un danger mortel
pour la démocratie, la sienne. Et il nous dit comment.
La démocratie n’aime pas la vérité, nous apprend-il, du
haut de son autorité intellectuelle, jamais écornée par
aucun des préposés aux émissions fast-food. Parce que
la démocratie repose sur le principe du secret qui évite
que la populace (surtout pas les plus intelligents de
ceux qu’elle contient) ne soit mise au courant
d’affaires qui ne la regardent pas. Citons notre maître
à penser : «Jamais Hitler, par exemple, n’a caché sa
politique ; tout était dans ‘’Mein Kampf’’. Jamais
Lénine, c’est un fait, n’a caché son programme : c’est
par sa clarté et sa publicité qu’il étonne. Que le
peuple ne cache rien et qu’on ne cache rien au peuple :
voilà l’équation, pure et parfaite, de la dictature.»
J’allais oublier que le communisme faisait partie des
ennemis du sionisme, BHL le rappelle. Deux types de
dictatures et la transparence comme mode commun
d’action. L’inverse, les démocrates doivent cacher des
choses au peuple. Parce que, si on ne comprend pas ce
qu’il veut nous expliquer, «une transparence de tous les
instants … se résume à l’enfer, car une vie sans
mensonges, une vie sans secrets, une vie sans oblations,
sans intimité, sans ‘’privacy’’ comme disent les
Anglais, n’est pas une vie supportable. Savoir cacher,
momentanément, savoir voiler, pour le bien public,
savoir traduire, pour éviter les emportements, savoir
doser, c’est l’art et la fonction mêmes de la
politique». Le peuple appréciera. L’audace est telle
qu’il se dévoile tel qu’il est. Un simulateur au service
de toutes les «causes» qu’il défend. On comprend
pourquoi il n’explique pas son engagement pour
l’Iranienne et pas pour des milliers d’autres cas.
Wikileaks, le site «fasciste», est allé trop loin selon
notre sioniste, car de plus, au cas où on ne le saurait
pas, «ce n’est pas…les Etats qu’il insulte, mais les
peuples que ces Etats représentent». Rien de moins. BHL
poursuit, doutant d’avoir bien étayé son attaque. Il
veut rallier tout le monde contre l’indiscret : «C’est
nous tous qui sommes insultés. Insultés dans notre
démocratie, dans notre liberté». Ce faisant, il
n’oublie pas son fil conducteur et son objectif. Il
conclut, alors, en appelant à refuser «cette grande
clarté générale proposée par ces régimes qui inventèrent
les camps et les goulags.» L’auteur de ce concentré de
cynisme vient de se voir désigner «intellectuel le plus
notoire» par un sondage maison. Il le fut parmi un choix
proposé de 22 intellectuels français. Les autres ont
été éliminés, le sondage ne dit pas les critères et le
pourquoi de cette liste au lieu d’une autre. Il se
trouve, quand même, que sur la question de l’influence,
BHL ne recueille que 18% des suffrages. Lui, il trouve
que cette opération est la preuve que son orientation
est meilleure que celle d’Alain Badiou, un philosophe
d’une autre trempe et d’un autre engagement. Badiou est
classé 19e pour la notoriété. Le problème est que
quelques mots plus tard, parlant de trois de ses amis
(Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Pascal
Bruckner), très mal classés, il trouve que «la valeur
des œuvres n’est pas suspendue à un sondage». En termes
de consistance et de suite dans les idées, le lecteur
conviendra qu’il y a mieux.
Par
Ahmed Halfaoui
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