Hommage à Mahmoudi

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13/08/11

 

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  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

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Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

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Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

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A LA UNE


La sensibilisation et la répression ont échoué

Le permis à points pour la tolérance zéro

Le gouvernement, mis devant le fait accompli, décide de changer de stratégie en recourant à l'ultime méthode de dissuasion, à savoir «le permis à points».

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Les Titres A La Une

  

Tizi Ouzou/ Suite au dénouement de la crise des transporteurs

Après la grève, la hausse des tarifs

 

Sécheresse dans la Corne de l’Afrique

L’Algérie accorde une aide de 10 millions de dollars

 

Abderrahmane Hadj Nacer, auteur de «La Martingale algérienne»

«La rente a tué le pays»

 

Un mois d'août des plus silencieux

Ni plage ni mariage…

 

Veillées de ramadhan

Le nombre de kheimas se multiplie

 

Président de l'association des Oulémas musulmans algériens

Décès de cheikh Abderrahmane Chibane

 

 Divers

 

Un jeune homme risque une peine de prison dissuasive

Il a menacé sa mère avec un couteau

Le ramadhan est un mois de piété et de dévotion mais il est aussi celui des tensions, dans la rue, au marché et en famille.

Comme à l’accoutumée, à chaque fois que le temps passe la tension monte et celle-ci est prévisible au comportement des gens qui ont les nerfs à fleur de peau. Ce climat tendu pousse certaines personnes à commettre l’irréparable. Des gens à bout de nerfs en viennent souvent aux mains dans les gares, les marchés, les rues et autres lieux publics. Ces bagarres sont souvent sanglantes. Cependant, l’affaire qui a été traitée en fin de semaine par le tribunal d’Alger  est un bon exemple de cet emportement qui pousse certains gens à commettre des actes répréhensibles. Il s’agit d’un jeune homme qui a été dénoncé auprès des forces de sécurité par sa propre mère. Il sera poursuivi alors pour coups et blessures et violence contre ascendant. Tout a commencé lorsqu’une violente bagarre a éclaté entre le mis en cause et son frère. Au moment où la bagarre devenait de plus en plus violente entre le mis en cause et son  frère, leur mère  s’en est mêlée pour les séparer. C’est à ce moment que l’un des deux adversaires, fou de rage, s’était saisi d’un grand couteau de cuisine qu’il a brandi, en menaçant sa propre mère. Choquée celle-ci n’a pas trouvé mieux que de déposer plainte contre sa progéniture pour violence contre ascendant et menace de mort. Des accusations d’autant plus graves que sévèrement punies  par la loi. Tous ceux  qui avaient assisté à ce procès étaient navrés de ce genre de comportement irréfléchi. Toutefois, au moment de la tenue du procès, la victime s’est rétractée après qu’elle s’était rendue compte que son fils risquait en effet gros suite à une affaire de violence sur ascendant. Elle a alors indiqué qu’elle n’a pas déposé plainte pour qu’on mette son fils en prison mais plutôt pour faire en sorte que des scènes pareilles ne se reproduisent plus jamais. Le mis en cause dans cette affaire a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de faire du mal ni à sa mère ni à son frère et qu’il y a eu seulement un malentendu qui a dégénéré. Il a demandé alors au tribunal de lui pardonner sauf que le juge lui rétorque que c’est au bon dieu et à sa propre mère de lui pardonner. Le procureur de la république a quant à lui  demandé au cours de sa plaidoirie d’appliquer la peine maximale dans ce genre d’affaire. Le verdict sera rendu cette semaine.  

Par Salah H.

 

Délinquance

Les braqueurs de l’autoroute Est-ouest arrêtés

Les éléments de la Gendarmerie  nationale de Bordj Bou Arréridj viennent de mettre fin aux agissements d’une bande de délinquants qui s’en prenaient aux usagers de l’autoroute Est-ouest au niveau de la daïra de Mansourah, apprend-on jeudi de ce corps de sécurité. La bande constituée de trois malfaiteurs âges de 25 ans, braquait les automobilistes au niveau du tronçon autoroutier proche de la localité de Zennouna, une pente de 6 degrés longue de plus de 10 kilomètres qui oblige les conducteurs à ralentir pour la descente ou à rouler lentement lors de la montée. Les trois individus (M.S. et S.A., originaires de Blida, et M.R., originaire de Bouira), tendaient, selon les services de la Gendarmerie nationale, de véritables guet-apens aux voyageurs qu’ils détroussaient de leurs biens, notamment dans la zone proche de Hammam El Bibane. Les éléments de la Gendarmerie nationale, après avoir enregistré de multiples plaintes, ont monté une opération de plusieurs semaines qui a permis de procéder à l’arrestation des trois malfaiteurs qui profitaient de l’isolement de ce tronçon de l’autoroute.  Les trois individus ont été écroués par le tribunal de Mansourah.

G. Y.

 

Gaouaoui opte pour un club français

L’ancien gardien international Lounès Gaouaoui jouera la saison prochaine dans le championnat national français, avons-nous appris de sources proches du joueur. Il se trouvait depuis quelques jours en France pour conclure un accord avec ce club dont le nom n’a pas été révélé. Nos sources nous ont indiqué que c’est juste une question de signature des documents de ce contrat qui sont en attente sinon les deux parties ont trouvé un accord et la signature n’est qu’une question de jours. Le sociétaire de l’USM Blida semble opter pour un club français bien que le nouveau promu, CS Constantine, lui a fait une offre il y a quelques jours.

Hamid M.

 

La question du jour

Fin d'époque (3)

Un été avec vacances écourtées pour les dirigeants des grands pays.  Certes, pas  tous  pour les mêmes motifs immédiats, mais on peut se demander si  en définitive ce n’est pas sur le même fond d’air trouble qu’eux-mêmes et leurs pays respectifs sont différemment en émoi.

On comprend  cependant que le Premier ministre britannique soit rentré précipitamment: le feu se propageait dans son pays. Mais il aura suffi d’une rumeur, pas même persistante, pas encore en tout cas,  sur la dégradation de la note de solvabilité de la France pour que le remuant Nicolas Sarkozy se départe de l’attitude de réserve qu’il observait  à bon escient jusque-là (pour ne pas  conforter le sentiment  qu’effectivement les choses n’allaient pas très bien), et rentre à Paris pour aussitôt réunir un conseil des ministres  de crise. D’aucuns pensaient qu’il s’ensuivrait nécessairement une conférence de presse au cours de laquelle le président français dirait comment  il comptait préserver le triple A de son pays, tirer d’affaires la Société Générale et le système bancaire français, sauver l’euro, et par là épargner à l’économie mondiale une crise dont Claude Trichet, le président de la BCE, qui n’est pas un gauchiste, ne cache plus qu’elle est aussi, peut-être même, plus grave que celle de 1929. Il n’en a rien été. Au sortir de la réunion, il est reparti pour son lieu de congé, d’où peut-être il aurait mieux fait de ne pas bouger. Car,  dit-on maintenant, en rentrant en catastrophe à Paris, il n’a pas rassuré les marchés, mais tout au contraire il  pourrait bien avoir ajouté  à leur fébrilité et à leur incertitude. Et surtout, il n’a guère démenti l’idée que ce sont désormais les marchés qui font la politique des Etats, pas les gens dont c’est le métier, les politiques, dont l’impuissance est désormais par trop évidente.

Faut-il s’en étonner ? Depuis plus de trois décennies que l’on chante les louanges du marché et que la classe politique, à peu près toutes tendances confondues, se dépossédait à son profit de ses prérogatives régaliennes, qu’elle déposait à ses pieds les commandes dont elle s’était montrée tellement jalouse jusque-là?

Et maintenant qu’elle voudrait bien  en reprendre quelques-unes, sa souveraineté  est si  entamée qu’aucun de ces  pays, en tout cas de la zone européenne, ne peut prendre en solo une décision jugée par lui et pour lui salutaire. Et encore, la concertation ne se fait pas depuis le début avec la participation de tous, mais en deux temps. Il y a d’abord l’Allemagne et la France qui accordent tant bien que mal leurs violons, et ce n’est  qu’ensuite que les autres pays sont invités  en quelque sorte  à ratifier la ligne arrêtée en leur absence. Pour ces pays  tout au moins – à l’exception notable de la Grande-Bretagne, qui ne fait pas partie de la zone euro –  le changement d’époque s’est déjà produit : ils se font déjà dicter les grandes lignes de leur politique, en attendant de se décharger sur les instances supranationales du détail des affaires de leur pays.

C’est donc le règne du marché,  qui n’a rien de démocratique. Les peuples d’Occident tiennent pour le signe de leur avance sur le reste du monde, pour ne pas dire de leur supériorité culturelle,  qu’ils se gouvernent eux-mêmes par eux-mêmes. Et puis, voilà qu’ils s’aperçoivent que pendant qu’ils se donnaient en toute fatuité en exemple au reste du monde,  ils se  forgeaient un nouveau maître, d’autant plus difficile à détrôner celui-là qu’il est abstrait, d’ailleurs pas même  localisable.

Un peu comme les dieux grecs selon Jean-Pierre Vernant, le marché est  une puissance –  dont on ne peut même pas dire qu’elle est du moins publique. A ce titre, il peut tout, rien ne lui résiste, et c’est en premier lieu parce qu’il est aussi actif que diffus et insaisissable. Une main invisible. En réalité, la synthèse de plusieurs acteurs qui, eux, sont comme tout le monde, de chair et d’os, encore qu’ils préfèrent agir dans l’anonymat. Notamment quand ils pensent à mal.

Comme le poète selon Aragon, le marché a toujours raison. Même quand  c’est à vous qu’il s’en prend,  à votre dette, à votre crédit, à votre monnaie, et qu’il met en danger jusqu’à votre stabilité  politique, vous n’êtes pas encore fondé à  remettre en cause sa Justesse, Sa Véracité, Sa Sainteté.

C’est dans les épreuves qu’une foi se prouve et se trempe.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Droits de l’homme, notion bariolée

David Cameron, premier ministre de sa gracieuse majesté, s’est affranchi de toute retenue principielle pour asséner, en référence à la réaction britannique face aux émeutiers et aux photos y afférentes, que les inquiétudes sur les droits de l’Homme sont «bidon». Il faut dire qu’à sa place, n’importe qui, devant les vols, pillages et saccages, aurait dit plus pour moins que ça. Mais venant d’un haut dirigeant britannique, gouvernant une nation qui se targue d’être cham-pionne de la protection des droits de l’Homme, cela a de quoi sécréter des interrogations. D’abord, il faut se garder de verser dans la tentation de critiquer avec désinvolture un chef de gouvernement                 d’une grande puissance politique, économique et militaire assise sur une grande civilisation, attitude indiquée par le minimum d’humilité à observer face à la pulsion de ridiculiser plus grand que soi. Il n’en demeure pas moins que ce «glissement» de Cameron est à analyser. D’abord, les observateurs auront remarqué que les «grandes mesures de répression» décidées par le premier ministre relèvent, aussi étonnant que cela puisse paraître, de l’autorisation pour la police d’user… de matraques, du canon à eau et de balles en caoutchouc alors qu’un peu partout, c’est l’arsenal routinier de toute brigade anti-émeute. On a l’outrance qu’on peut… Mais le monde est ainsi fait que ce qui est simple remontrance là, peut être considéré comme torture morale ailleurs. Quoi qu’il en soit, chaque Etat est libre de choisir les méthodes qui siéent le mieux à la protection des biens et des personnes sur son territoire et de répondre comme il l’entend à l’interpellation de l’urgence sécuritaire. Pour revenir à la formule de «droits de l’homme bidon» prononcée par Cameron, cela ne veut nullement signifier que les Anglais ont sur un coup de tête jeté au placard aux oubliettes leur attachement notoire à la protection et au respect des droits de l’Homme. Il n’en font pas fi, mais adaptent cet attachement aux conditions concrètes que leurs grandes villes ont vécu trois nuits durant, avec des actes de vols, pillages, saccages et incendies, avec des dégâts matériels estimés à des millions de livres sterling et cinq morts au fronton du triste bilan. En d’autres termes, lorsqu’un adversaire de la société, en ce cas des émeutiers déchaînés, déclarent la guerre, la seule réponse, la seule riposte de la part de l’Etat protecteur est : «à la guerre comme à la guerre». Le pouvoir anglais, face au danger de contagion violente et de son inscription dans la durée, a testé puis s’est rendu à une évidence éprouvée par d’autres pays, qu’il n’a eu de cesse de réprimander sur ce registre. Cette évidence se résume à ce rapport dialectique : «on ne respecte les droits de l’homme qu’avec un ennemi qui les respecte». Tout Etat est soumis au dilemme cornélien entre respect des droits de l’homme en tant que principe intangible et absolu d’une part, et de l’autre, rester passif et laxiste, avec le risque d’être accusé de non-assistance à population en danger. Cameron a fait un choix, celui qui s’est imposé à lui par la réalité concrète, celui de réagir avec célérité et de ne s’embarrasser que très peu de la noble notion de droits de l’homme, en ce cas et à juste titre devenue «bidon». Cela calmera-t-il les ardeurs critiques des Britanniques à l’endroit d’autres pays, usant des mêmes méthodes protectrices, étant placés dans la même situation ?

N.S.

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