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Libye/Bouteflika reçoit le panel africain

Alger soutient la feuille de route de l’UA

«Prétendu parrainage» de mercenariat en Libye

L’Algérie condamne la campagne visant à l’impliquer

Côte d'Ivoire

Face aux défis de l’après-Gbagbo

Alors que Ouyahia ne croit plus à son utilité 

Sidi Saïd s’accroche à la tripartite

Karim Djoudi

L’Algérie compte maintenir l’inflation à 4%

Elle va «pérenniser» le soutien de l'Etat à l'emploi et au niveau de vie

La LFC 2011 explicitée

Ils ont brisé un dispositif sécuritaire impressionnant

Des milliers d’étudiants marchent à Alger  

Universités françaises

5 000 étudiants algériens admis chaque année

Coup de filet à Hammam Boughrara  

Une grosse quantité de drogue dans une bijouterie

Ils ont passé la nuit aux abords de la Présidence

Les médecins résidents ne décolèrent pas

Les électriciens de la société de distribution d'Alger en grève

Ils réclament 70% d’augmentation de salaire

Projet de construction de la Grande mosquée d'Alger

Les études ont pris deux années

Ils demandent des emplois

Des jeunes ferment la route à Béjaïa

 

 13/04/11

Libye/Bouteflika reçoit le panel africain

Alger soutient la feuille de route de l’UA

Le président Abdelaziz Bouteflika a reçu hier, pour un entretien en tête à tête, son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président du panel de l'Union africaine sur la Libye.

De cette rencontre, le président mauritanien soulignera la détermination de l’Union africaine (UA) pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye en vue de «préserver l’intérêt suprême du peuple libyen et lui permettre de sortir d’une situation dramatique».En outre, Mohamed Ould Abdel Aziz précisera que la visite de la délégation africaine à Alger «s’inscrit dans le cadre de l’échange de points de vue sur la crise en Libye». Et d’ajouter : «Nous sommes attachés à la feuille de route proposée par le Conseil africain de paix et de sécurité pour le règlement de la crise».

Par ailleurs, l’Union africaine a exhorté, hier à Addis-Abeba, les rebelles libyens à «pleinement coopérer» suite à leur rejet du cessez-le-feu proposé par l’organisation. A ce sujet, le chef du Conseil national de transition (CNT) indiquera que «l’initiative qui a été présentée aujourd’hui est dépassée», estimant que «le peuple réclame le départ de Mouammar Kaddafi et de ses fils». Ainsi, Moustapha Abdeljalil soutiendra que «toute initiative ne tenant pas compte de cette demande n’est pas digne de considération». Cette condition à  laquelle la rébellion semble tenir plus que tout autre chose, Seif El-Islam, fils de Mouammar Kaddafi, a prévenu que «parler du départ» de son père était «vraiment ridicule», même s’il a concédé que le pays avait besoin de «sang neuf», lors d’une interview accordée ce week-end à la télévision française BFMTV et diffusée avant-hier.

La France : «Le rôle de l’Otan est insuffisant»

Pour sa part, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, estime que «le rôle de l’Otan est insuffisant». Interviewé hier sur France Info, Alain Juppé a déclaré que l’Otan ne joue pas suffisamment son rôle en Libye et devrait notamment détruire les armes lourdes des forces pro-Kaddafi qui bombardent la ville de Misrata, dans l’Ouest. Quant à Gérard Longuet, ministre de la Défense français, répondant hier sur la radio française Europe 1 à la question de savoir si la rébellion armée contre le colonel Mouammar Kaddafi, entamée mi-février, allait durer plus longtemps, il estimera qu’a son avis la résolution de la crise en Libye «ça peut aller vite maintenant». Rappelant que la France est à l’origine de l’intervention internationale en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 de l’ONU, pour protéger les populations civiles en utilisant la force pour détruire les armements du pouvoir en place. En outre, le ministre de la Défense déplorera à l’Assemblée nationale française que Paris et Londres supportent «l’essentiel» de l’effort de la coalition internationale pour faire appliquer la résolution 1973 de l’ONU en Libye.

Les forces gouvernementales affrontent les rebelles à Brega

Les forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kaddafi et les rebelles sont actuellement enfermés dans des affrontements à la périphérie de Brega, une ville pétrolière de l’Est du pays, selon la chaîne de télévision Al-Arabiya dans un flash écrit d’informations, citant un des témoins oculaires. Par ailleurs, des avions de l’Otan ont mené avant-hier des raids aériens à l’entrée de la ville de Kekla, dans la région d’Al-Jabal Al-Gharbi, au sud-ouest de Tripoli, aux mains de la rébellion, tuant des policiers et des civils, a rapporté hier la télévision libyenne.

Par Lynda N. Bourebrab

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«Prétendu parrainage» de mercenariat en Libye

L’Algérie condamne la campagne visant à l’impliquer

L’Algérie a qualifié, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères diffusé mardi, d’»acharnement irresponsable» la campagne visant à l’impliquer dans un «prétendu parrainage» d’activités de mercenariat en Libye. «Malgré les multiples démentis opposés fermement par les autorités algériennes, M. Mustapha Abdeljalil (président du Conseil national transitoire libyen, NDLR) a choisi de se déjuger par rapport au démenti qu’il avait lui-même apporté à ces accusations farfelues, dans son entretien avec un quotidien algérien en date du 5 mars 2011, et de singulariser l’Algérie en la mettant en cause injustement dans un prétendu parrainage d’activités de mercenariat en Libye», indique le communiqué. «Cet acharnement irresponsable à vouloir impliquer à tout prix les autorités algériennes nous interpelle sur les desseins et les motivations de ceux qui sont derrière cette conspiration contre un pays dont le tort est de refuser de s’immiscer dans les affaires intérieures libyennes, de déplorer l’usage disproportionné de la force et de mettre en garde contre les dangers mortifères de l’infiltration de troupes terroristes sur le territoire libyen», souligne le ministère. «Cette infiltration d’éléments terroristes est, malheureusement, corroborée par les faits et par les constats objectifs établis par de hauts responsables, civils et militaires, de certains pays membres permanents du Conseil de sécurité ainsi que par les analyses indépendantes formulées par des experts occidentaux spécialisés dans le renseignement», a poursuivi le communiqué. «Au regard de ses intérêts fondamentaux liés à la sécurisation maximale de ses frontières et à la préservation de la stabilité de toute la région, l’Algérie attire, encore une fois, l’attention de la communauté internationale sur les dangers de la présence, à ses frontières, d’un incubateur du terrorisme qui puiserait, à profusion, dans un arsenal à ciel ouvert», avertit le communiqué du ministère. Par ailleurs, le communiqué a affirmé que l’Algérie, «forte de ses convictions quant à la primauté de la recherche d’une solution politique par la voie du dialogue et de son attachement aux liens ancestraux et fraternels qui lient indéfectiblement le peuple algérien et le peuple libyen dans toutes ses composantes et avec toutes ses sensibilités, continuera de privilégier la voie de la raison en exhortant toutes les parties à la cessation immédiate des hostilités pour préserver l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays frère face aux risques sérieux de dislocation et de partition qui le guettent».

 

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Côte d'Ivoire

Face aux défis de l’après-Gbagbo

Au lendemain de l’arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara doit œuvrer à la réconciliation du pays. Avant-hier, le nouveau président ivoirien a demandé à son peuple de «s’abstenir de tout acte de représailles». En outre,  un porte-parole du camp Ouattara a indiqué qu’une procédure judiciaire sera engagée contre Gbagbo qui actuellement se trouve avec son épouse Simone à l’Hôtel du Golf, quartier général de Alassane Ouattara.

Par ailleurs, des tirs d’armes lourdes ont retenti hier en fin de matinée à Abidjan dans les quartiers du Plateau  et de Cocody, deux bastions de l’ex-président ivoirien, a rapporté la presse. Face à la situation humanitaire désespérée des Ivoiriens, Un Programme alimentaire mondial (PAM) va ouvrir, dans les prochains jours, un pont aérien pour fournir une assistance alimentaire vitale à des dizaines de milliers d’Ivoiriens déplacées en Côte d’Ivoire et au Liberia voisin, a indiqué hier le Programme onusien. En outre, la France, par l’intermédiaire de sa ministre des Finances, Christine Lagarde, a annoncé l’octroi imminent à la Côte d’Ivoire d’une aide financière exceptionnelle de 400 millions d’euros destinés aux dépenses d’urgence et à la relance de l’économie.

Juppé : la chute de Gbagbo, une «bonne nouvelle»

La chute de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire est une «bonne nouvelle» pour la «démocratie» en Afrique où des élections vont se dérouler dans une dizaine d’Etats au cours des mois à venir, dont les résultats devront être respectés, a affirmé hier  Alain Juppé. La chute du président sortant, «c’est une bonne nouvelle, d’abord pour les Ivoiriens et les Ivoiriennes eux-mêmes parce qu’ils vont sortir de la spirale de guerre civile dont Gbagbo porte la responsabilité», a déclaré le chef de la diplomatie française sur France Info.

Obama se félicite de l’arrestation de Gbagbo

Le président américain Barack Obama s’est félicité de l’arrestation de Laurent Gbagbo, qualifiant ce dénouement de «victoire pour la volonté démocratique du peuple ivoirien».

«Les Etats-Unis saluent le tournant décisif des évènements en Côte d’Ivoire alors que les prétentions illégitimes pour le pouvoir de l’ancien président Laurent Gbagbo touchent à leur fin», a déclaré le président Obama dans un  communiqué.

Ban Ki-moon : «La fin d’un chapitre qui n’aurait jamais dû exister» 

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué avant-hier que l’arrestation de Laurent Gbagbo marque la fin d’un chapitre malheureux «qui n’aurait jamais dû exister». Ajoutant : «Je vais parler avec le président Alassane Ouattara», pour savoir «comment les Nations unies et le gouvernement de Côte d’Ivoire peuvent travailler ensemble pour s’occuper des problèmes que nous aurons à  l’avenir». Concernant le présédent déchu, Ban Ki-moon affirmera parler «avec le président Ouattara. Maintenant que M. Laurent Gbagbo a été mis en état d’arrestation par les forces loyales au président Ouattara, sa sécurité physique doit être assurée».

Par ailleurs, Ban Ki-moon a souligné que les forces de l’ONU, avec la force française Licorne, avaient agi en respectant strictement leur mandat défini par le Conseil de sécurité, qui consiste à protéger les populations civiles

L’UE retirera ses sanctions le «moment approprié»

 L’Union européenne est «prête à retirer ses sanctions» à l’encontre de la Côte d’Ivoire le «moment approprié», a affirmé hier le responsable des questions africaines au sein du service diplomatique européen, affirmant : «Nous réviserons les sanctions existantes en consultation avec le gouvernement d’Alassane Ouattara et nous les retirerons quand nous le jugerons approprié».

L. N. B.

 

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Alors que Ouyahia ne croit plus à son utilité 

Sidi Saïd s’accroche à la tripartite

M.Sidi Saïd n'a pas précisé la date de cette rencontre. En réalité, seul le Premier ministre peut convoquer cette rencontre et fixer une date aux partenaires sociaux.

La fameuse tripartite programmée dans un premier temps pour mars 2010 est toujours d’actualité, selon le secrétaire général de la Centrale syndicale, alors qu’il y a quelques jours le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait déclaré dans une émission de l’ENTV qu’il ne voyait pas l’utilité de la tenue de cette réunion qui regroupe le gouvernement, l’UGTA et le Patronat, sans toutefois exclure sa programmation plus tard. Une tripartite qui ne pourra pas répondre à la protestation sociale qui prend de l’ampleur et qui touche différents secteurs et catégories de la société. Dans une déclaration à la presse, en marge d’une rencontre sur les énergies renouvelables organisée lundi à Alger par le Front de libération nationale (FLN), le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a confirmé : «Il y aura prochainement une tripartite».  M. Sidi Saïd n’a pas  précisé la date de cette rencontre. En réalité, seul le Premier ministre peut convoquer cette rencontre et fixer une date aux partenaires sociaux.

Cependant, l’UGTA reste loin de l’agitation sociale que vit le pays même au niveau de  la Fonction publique où la Centrale détient l’activité syndicale. Si la Centrale estime que des solutions peuvent être dégagées dans le cadre d’une tripartite, on ignore si elle a officiellement saisi le Premier ministre pour un «prochain» rendez-vous de cette rencontre. Un rendez-vous annoncé plusieurs fois par le ministre du Travail, Tayeb Louh, qui, lui non plus n’a jamais précisé de date, se contentant de dire : «Prochainement». En fait, personne n’en sait rien, s’agit-il d’un jour, une semaine, un mois ou une année... Pour rappel, la  dernière tripartite s’est tenue les 2 et 3 décembre 2009, à l’issue de laquelle ont été prises trois décisions principales. Il s’agit notamment  de l’augmentation de 25% du salaire national minimum garanti (Snmg), la suppression du dispositif de départ à la retraite sans conditions d’âge et le maintien de la prise en charge du versement des allocations familiales par l’Etat. Pour la tripartite qui devait suivre celle de décembre 2009,  trois dossiers devaient être pris en charge : les mutuelles, les allocations familiales et la question de la suppression de la retraite anticipée. Des comités de travail ont été installés dans ce cadre, mais leurs résultats n’ont toujours pas été annoncés. Par ailleurs, le gouvernement semble décidé à continuer dans sa politique portant sur le maintien de la paix sociale  par de nouvelles dépenses, à travers différentes mesures prises  depuis les émeutes qui ont secoué le pays  le 5 janvier dernier

Par Nacera Chenafi

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Karim Djoudi

L’Algérie compte maintenir l’inflation à 4%

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a indiqué hier à Alger que l’Algérie mise sur un taux d’inflation contenu aux environs de 4% pour l’année 2011. «C’est grâce à un effet de stérilisation d’une partie des opportunités d’épargne soutenues par l’Etat, que nous pouvons escompter un taux d’inflation contenu aux environs de 4%», a déclaré M. Djoudi dans une interview  à l’APS. Selon le ministre, l’augmentation de la demande interne de consommation résultant du versement des salaires au titre des régimes indemnitaires et statuts particuliers avec rappel sur 2008, 2009 et 2010, «suppose un risque inflationniste». Cependant, «les risques d’inflation associés seront fortement atténués par les opportunités d’épargne soutenues par l’Etat pour l’accès au logement et à l’investissement productif», a-t-il expliqué.

F. Y.

 

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Elle va «pérenniser» le soutien de l'Etat à l'emploi et au niveau de vie

La LFC 2011 explicitée

La loi de finances complémentaire (LFC) propose des mesures qui ont pour finalité de «pérenniser» la politique de l’Etat en matière de création et au maintien de l’emploi et de subvention des prix des produits de large consommation, a indiqué mardi le ministre des Finances, Karim Djoudi. Afin d’éviter les surcoûts à la consommation, engendrés par la flambée des prix des produits de base sur les marchés internationaux, la LFC 2011 prévoit des «mesures de soutien des prix à la consommation de plusieurs produits vitaux pour la vie quotidienne des citoyens», a déclaré M. Djoudi dans une interview à l’APS. Suite à une forte hausse des prix de produits de première nécessité, ayant provoqué debut 2011 des mouvements de protestation populaire, le gouvernement a décidé d’élargir les subventions budgétaires au sucre et à l’huile alimentaire, ce qui induira un budget supplémentaire de 27 milliards de DA, a-t-il rappelé. Les prix de ces deux produits avaient été plafonnés à 90 DA le kg de sucre et à 600 DA les 5 litres d’huile alimentaire.

Pour la seule année 2011, la compensation du différentiel de prix de ces deux produits est estimée, selon M. Djoudi, à 5 milliards de DA, à laquelle s’ajoute la suspension des droits de douanes et de la TVA. Quant aux prix des blés et de la poudre de lait, déjà subventionnés, ils seront davantage soutenus afin d’améliorer l’approvisionnement des minoteries en vue d’augmenter l’offre de produits finis et éviter d’éventuels comportements spéculatifs, a-t-il indiqué. La LFC 2011 proposera, d’autre part, «la baisse de la pression fiscale et la facilitation de l’impôt» ainsi que des facilitations d’accès au foncier industriel et agricole, selon le ministre. Un autre train de mesures est prévu dans le sens de la création et du maintien de l’emploi à travers «la défiscalisation au titre des premières années d’activités et l’instauration d’une imposition progressive, c’est-à-dire modérée, à l’issue des périodes d’exonérations», a-t-il ajouté.

L. M.

 

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Ils ont brisé un dispositif sécuritaire impressionnant

Des milliers d’étudiants marchent à Alger  

Ils étaient quelques milliers d’étudiants à paralyser la capitale dans la journée d'hier et à briser un impressionnant dispositif sécuritaire. Ils ont marché de la Grande Poste à la Présidence et se sont révoltés contre la réalité amère de l'université algérienne.  

Comme première action du genre, les étudiants protestants ont obtenu satisfaction après avoir brisé le tabou de marcher dans la capitale. C’est une  belle réussite pour les milliers  d’étudiants ayant répondu à l’appel à la marche de la Coordination nationale autonome des étudiants. Mobilisés, unis, solidaires et surtout déterminés, plus de 20 000 étudiants des universités de plusieurs wilayas : Alger, Béjaïa, Bouira, Blida, Boumerdès, Constantine, Mostaganem, Oran, Tiaret… ont marché dans la journée d’hier, partant sans recul de la placette de la Grande Poste jusqu’à  proximité de la présidence de la République. En dépit d’un dispositif sécuritaire renforcé mis en place dans la totalité des rues et avenues de la capitale, Alger- centre notamment, les étudiants étaient résolus à aller jusqu’au bout pour «une université libre et démocratique». En matière de planning de la marche établi par la CNAE, les étudiants ont introduit quelques petits changements, le point d’arrivée étant le Palais du gouvernement non pas la Présidence. La marche devait par ailleurs débuter à 11h00, ce qui n’était pas le cas, puisque les affrontements entre la police et les étudiants ont commencé vers  10h00. Vers 10h30, les étudiants percent le premier barrage sécuritaire, puis deux autres placés à la Grande Poste. Ainsi, les pas d’étudiants menant vers la fac centrale, place Audin, sont les premiers à concrétiser la levée de l’état d’urgence  dans la capitale, puisque ils ont été les premiers et les seuls à avoir marché après de nombreuses tentatives de marches organisées, mais qui ont échoué. Empêchés une autre fois par le dispositif sécuritaire mis en face de la fac centrale (place Audin), les étudiants profitent de cet arrêt pour appeler ceux de cette faculté à rejoindre la foule et plusieurs ont répondu à l’appel en plus de ceux descendus des bus universitaires coincés dans la rue. Les  étudiants organisateurs ayant pris les devants de la foule répétaient à chaque fois aux policiers qu’ils veulent faire une marche pacifique, qu’ils sont des étudiants non des voyous. Les policiers de leur côté font la sourde oreille, et assiègent les étudiants. Ces derniers obligés de foncer sur les barrages  ont reçu

plusieurs coups de matraque. Ils sont vers 11h15 plus nombreux à prendre le boulevard Mohamed V vers Télémly. En route,  les étudiants scandaient des slogans tels que : «1.2.3 où va l’université», «Harraoubia dehors», «Vive la lutte car seule la lutte gagne», «On est toujours des révolutionnaires», «Halte à la répression des étudiants»... arrivant au Télémly, les étudiants changent de direction, au lieu d’aller vers le Palais du gouvernement, ils décident de se rendre à la Présidence. Tout en s’avançant, ils demandent aux femmes qui suivaient le mouvement des balcons de leur jeter de l’eau, les étudiants en reçoivent  et avancent vers la Présidence tout en paralysant la circulation. De nouveau, les étudiants protestataires sont bloqués par un cordon de sécurité au niveau du boulevard Souidani Boudjemâa. Quelques étudiants  ont été blessés. Les policiers résistent vainement, et la marche se poursuit. Un autre cordon sécuritaire les attendait, à proximité de l’hôtel El Djazaïr (ex-Saint-Georges) mais qui sera aussi brisé suite à de violents affrontements  avec les forces de l’ordre. Arrivés à l’avenue de Pékin, près du Palais d’El Mouradia, les étudiants n’ont pu casser le dispositif sécuritaire qu’après de multiples tentatives. Et la barrière sécuritaire fut brisée puisque le palais de la Présidence était  assiégé  par les forces de l’ordre qui ont empêché les étudiants de progresser vers la Présidence. Rassemblés sur place, les étudiants ont continué quand même à scander des slogans  hostiles au pouvoir.  Dans cette action,  les étudiants  adressent un message au  président de la République. Ils se révoltent contre la dégradation de la qualité de la formation, la création et la généralisation tous azimuts de nouvelles formations, en l’absence d’une cohérence et d’une uniformisation par rapport aux standards universels, ainsi que le manque de communication entre la tutelle et la famille universitaire. «Libérez la science, la science fera le reste», tel est l’appel  de plus de 20 000 étudiants qui ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir de l’université algérienne.

Par Yasmine Ayadi

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Universités françaises

5 000 étudiants algériens admis chaque année

Les étudiants algériens sont toujours aussi nombreux à solliciter des visas long séjour en France afin de poursuivre leurs études. «En 2010, le nombre de demandes déposées dans les Campus de France est de 15 000, dont 5 027 ont été satisfaites par les consulats de France en Algérie. Ce nombre d’étudiants admis vient s’ajouter à celui des 20 000 autres déjà sur les bancs des amphithéâtres». Cette déclaration faite par l’ambassadeur, Xavier Driencourt, lors d’une conférence de presse organisée à Alger par le service culturel et de coopération auprès de l’ambassade témoigne d’abord de l’intérêt que portent les étudiants algériens au système d’enseignement proposé par les universités de l’Hexagone, mais montre en parallèle que nos étudiants, notamment ceux en post-graduation, souhaitent approfondir leurs connaissances ailleurs que dans le pays où ils estiment que la qualité de l’enseignement est de moindre qualité. Ainsi, selon les chiffres contenus dans un dossier de presse distribué sur place, il est mentionné que la communauté estudiantine de nationalité algérienne établie en France est la troisième après celles du Maroc et de la Chine, mais devance les Tunisiens, les Sénégalais et les Allemands. En 2008, 16% des étudiants internationaux en France étaient algériens, soit 19 000 individus, lit-on dans le document. Et pour cause, la France est le premier partenaire de l’Algérie dans le domaine des relations universitaires et de recherche. Car la coopération dans ce domaine représente 60% de la totalité du budget alloué à la coopération entre les deux pays et qui s’élève à plus de 10 millions d’euros en 2011, selon le conseiller de coopération et d’alliance culturelle, Joël Lascaux. Abondant dans ce sens, le conseiller adjoint de la Coopération, Jean-Marie Lemogodeuc, a fait savoir qu’il existe quelque 600 conventions entre universités algériennes et françaises et que dans le cadre de projets de recherche bilatéraux, 130 sont actuellement en cours au sein du programme Hubert Curien (PHC) Tassili-CMEP. Toujours dans le domaine de la coopération universitaire et à la question de savoir le nombre d’étudiants qui reviennent au pays après avoir terminé leurs études, Lascaux a répondu que bien que «nous comptabilisons le nombre de départs, nous ignorons toutefois le nombre de ceux qui après obtention de diplôme prennent le chemin du retour». Ceci dit, a-t-il ajouté, la partie algérienne se dit «satisfaite» du retour des étudiants diplômés au bercail. En réalité, des enquêtes indépendantes ont conclu que plus de la moitié des étudiants algériens qui sont partis poursuivre leurs études en France restent sur le sol français et au cas où ils le quittent c’est vers d’autres pays européens ou nord-américains qu’ils se dirigent.        

Hafid Mesbah

 

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Coup de filet à Hammam Boughrara  

Une grosse quantité de drogue dans une bijouterie

Dix kilos de résine de cannabis ont été saisis, par la police, et ce, après avoir perquisitionné sa boutique. Agé de 34 ans, L. H., un propriétaire d’une bijouterie dans la commune de Hammam Boughrara, a été arrêté en flagrant délit par les éléments de la police de la wilaya de Tlemcen, et ce, dans sa propre boutique, une bijouterie, où il vendait, en cachette, de la drogue pour ses clients. En effet, 10 kilos de résine de cannabis ont été saisis par la police après avoir perquisitionné sa boutique. Ce jeune bijoutier avait des complices, dont le nommé, B. .Y, âgé de 21 ans, ainsi que d’autres, aujourd’hui en cavale, et actuellement recherchés par la police de Tlemcen. Tout à commencé le 4 avril passé, lorsque les éléments de la police de cette commune ont été informés de l’existence d’un réseau spécialisé dans le trafic de drogue. A partir de cette information, la police a procédé à la localisation des trafiquants. Ainsi, les deux personnes impliquées dans cette affaire ont été arrêtées au niveau d’un barrage, toujours dans la commune de Hammam Boughrara, et ce, à bord d’un véhicule de marque Toyota Hilux. Après une fouille de cette voiture, les policiers ont découvert une quantité de drogue. Ils ont été arrêtés sur place, avant de poursuivre leur enquête, et ce, en vertu d’un mandat de perquisition de leurs domiciles, ainsi que de la bijouterie. Il a été permis ainsi et lors de ces trois perquisitions, la découverte à l’intérieur de deux domiciles et de la bijouterie d’une quantité de 10 kilos et 334 grammes de cannabis. Présentés au parquet de Tlemcen, les auteurs ont été placés sous mandat de dépôt ; quant aux complices, ils demeurent activement recherchés. D’autre part, les marchands de résine de cannabis occupent de plus en plus de terrain dans la ville de Tlemcen, malgré la présence très remarquée des services de sécurité (policiers et gendarmes). Depuis le début de cette année, plusieurs réseaux de trafic de drogue ont été démantelés par les gendarmes, et de la police. Récemment, une grosse quantité de drogue a été appréhendée par les gendarmes dans le centre-ville de la wilaya, où près de 20 kilos de cannabis ont été découverts chez trois jeunes personnes. A Sidi Bel- Abbès, ce sont 200 kg de cannabis qui seront également découverts à l’intérieur d’une cabine d’un camion. En effet, le 3 avril passé, la police de la route nationale appartenant à la Gendarmerie nationale a pu localiser un camion abandonné par le chef-routier à quelques mètres du barrage des gendarmes, et lors de la fouille, les éléments de la GN ont découvert de la drogue. La traque des «touristes» du cannabis est de plus en plus accélérée. A Chlef, cette fois-ci, c’est dans les trains que les gendarmes opèrent pour traquer les passeurs de drogue. Certes, ces derniers développent de plus en plus leurs activités, car la quantité de cannabis en leur possession est tellement intéressante qu’ils essayent, chaque jour, de trouver une issue pour l’écouler dans les quartiers. Toutefois, la vigilance des services de sécurité a permis de localiser, à chaque reprise, les nouveaux modes opératoires des trafiquants de drogue. Cela dit, les gendarmes ont pu mettre la main sur plusieurs réseaux activant dans ce circuit. En tout, près de vingt personnes ont été arrêtées dans les trains, menant vers Alger, et venant de la wilaya d’Oran. Ces dernières avaient en leur possession des quantités de cannabis sous forme de plaques de 10 à 100 grammes. Mais les gros lots de résine de cannabis circulent dans la capitale. Ici, plusieurs réseaux ont pu être démantelés grâce à un nouveau plan mené par les services de sécurité. En matière de chiffres, les éléments de la police judiciaire d’Alger ont pu récupérer plus de 400 kilos de cannabis, et procéder à l’arrestation de dizaines de vendeurs de résine de cannabis. Sur le plan national, ce sont plus de 2000 kilos de drogue qui sont saisis lors de différentes opérations menées par des brigades antistupéfiants, ou appelées également brigade canine. Il est important de rappeler, par ailleurs, que les quantités de cannabis parviennent du Maroc, là où des trafiquants marocains armés jusqu’aux dents, et ce, à bord de 4x4 de marque Toyota Station, à triple réservoir, opèrent avec beaucoup de prudence.  Ces trafiquants marocains bénéficient d’une «complicité» de certains responsables du royaume chérifien, faut-il le souligner.

Par Sofiane Abi

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Ils ont passé la nuit aux abords de la Présidence

Les médecins résidents ne décolèrent pas

Les médecins résidents tiennent pour le deuxième jour consécutif un rassemblement devant le Palais présidentiel à El-Mouradia. Ni la colère ni la détermination des médecins ne semblent faiblir. Ils refusent de quitter les lieux avant la satisfaction de leurs revendications. Celle-ci demeure «l’annulation du service civil». Ils étaient nombreux à passer la nuit dernière dehors et sont déterminés à occuper le trottoir de l’avenue Pékin menant à la Présidence. Hier matin, la police les avait empêchés de s’approcher de la Présidence. Contrairement au traitement réservé aux étudiants qui ont été violentés, les forces de l’ordre n’ont pas usé de violence à l’encontre des médecins grévistes. Vêtus de leurs traditionnelles blouses blanches, les médecins résidents ont scandé des slogans hostiles à leur tutelle et précisément au ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès. Outre les slogans habituels,  Président, Président, sauvez le résident !», «Pas de service civil !» les médecins grévistes ont brandi des cartons rouges, manière de réclamer le départ du ministère de la Santé. «Aucun responsable ne nous a invités pour un dialogue», affirme d’emblée Amine Benhabib, porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents. Qu’en est-il des discussions entamées avec le ministère concerné ? Notre interlocuteur affirme que le collectif des médecins résidents «a rompu tout contact avec Ould Abbès». Le collectif a décliné l’invitation du ministère la Santé de siéger hier aux commissions mixtes «en raison de l’absence de prérogatives de ces dernières à prendre en charge nos revendications», explique-t-il. Ce qui a suscité encore la colère des médecins grévistes, c’est le recours de la tutelle à la justice pour déclarer la grève «illégale». «Le ministre nous a dit qu’il est disposé au dialogue. Le lendemain, il a recours aux tribunaux. Si le ministre pense qu’il va nous faire peur, il se trompe lourdement. Nous allons rester ici jusqu’à la satisfaction de la totalité de nos revendications», ajoute le docteur Benhabib. La grève observée par les médecins résidents dans les hôpitaux en Algérie a été déclarée «illégale» par la justice, a annoncé jeudi 7 mars le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès. Ne l’entendant pas de cette oreille, les  médecins résidents, 8 000 sur le territoire national, maintiennent leur débrayage, entamé le 28 mars dernier. A l’arrivée de la «marée humaine des étudiants», les médecins résidents, devenus invisibles, ont exprimé leur solidarité aux manifestants qui ont marché de la Grande Poste jusqu’à la Présidence. Des bouteilles d’eau, de jus ont été offertes aux étudiants pour étancher leur soif. Des premiers soins ont été assurés aux blessés, avant que les médecins ne s’éclipsent devant la foule des étudiants. Les adjoints d’éducation ont également manifesté hier devant la Présidence. Ces derniers ont subi le même sort que les médecins. Encerclés par un dispositif sécuritaire important, les adjoints d’éducation étaient empêchés d’atteindre le siège de la présidence. La reclassification des adjoints de l’échelle 7 à la 10, l’octroi d’un droit à la promotion du poste de surveillant général conformément au statut 90/49, comme l’indique l’article 104 du code du travail, ainsi que l’application de la définition des tâches de l’adjoint d’éducation, telles sont les revendications essentielles de ce corps. Des revendications sur lesquelles le Syndicat des adjoints d’éducation ne fera aucune concession.   

Hocine Larabi

 

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Les électriciens de la société de distribution d'Alger en grève

Ils réclament 70% d’augmentation de salaire

Plus d’une centaine de travailleurs de la société de distribution d’Alger (SDA) de Boumerdès filiale du groupe Sonelgaz ont observé hier une journée de protestation et de contestation devant le siège de la direction régionale de Boumerdès. Ils réclament une meilleure prise en charge de leur situation socioprofessionnelle qui consiste en la revalorisation de la grille des salaires avec une augmentation de 70%, la revalorisation de certaines primes et indemnités, entre autres, les primes de rendement individuel et collectif (PRI-PRC) et l’indemnité de l’expérience professionnelle (IEP). Ce mouvement de contestation est soutenu par de nombreux travailleurs émanant des cinq agences de la SDA de la wilaya, entre autres, de Khemis El Khechna, Boudouaou, Issers, Bordj-Menaiel et Boumerdès et aussi le personnel de la direction de distribution qui a participé à ce mouvement. Les protestataires tirent à boulets rouges sur le secrétaire général du syndicat national-UGTA du secteur, Achour Telli, qui occupe aussi le poste de secrétaire national de la Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières au niveau de la Centrale syndicale qui serait condamné par la justice à une peine de prison d’une année assortie d’une amende de 20 millions de centimes, qu’ils qualifient de tous les noms. Lesquels travailleurs estiment que ce dernier n’est plus représentatif. «Il a tourné le dos aux travailleurs qu’ils l’ont élu».

«C’est un syndicat maison, ils ne sont plus représentatifs», clament-ils. Selon eux, leur mandat a expiré et ne veulent toujours pas abdiquer et organiser de nouvelles élections. Ajoutant: «les adhésions sont prélevées directement sur les fiches de paye, sans consulter personne», dénoncent-ils. Mustapha Touhouche, le représentant des travailleurs, a reconnu que les revendications des travailleurs sont légitimes. Confiant, il a rassuré les travailleurs que leurs doléances sont déjà prises en charge avant même les mouvements de grève qu’ils ont déclenchés. «Nous sommes en  négociations avec la tutelle». A cet effet, il appelle les travailleurs à plus de sagesse et la à reprise du travail.

A. Kichni

 

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Projet de construction de la Grande mosquée d'Alger

Les études ont pris deux années

Le nom de l’entreprise qui sera chargée de réaliser ce projet sera connu en juin prochain.

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, a  annoncé avant-hier le lancement du projet de construction de la grande mosquée d’Alger l’été prochain, expliquant que l’envergure de cette structure a fait que les études ont pris deux années.  Il a indiqué, en marge en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou, que le nom de l’entreprise qui sera chargée de réaliser ce projet sera connu en juin prochain. Interrogé à propos du projet d’implanter un complexe religieux dans la localité de Aghribs où il s’est rendu dans la matinée d’hier pour rencontrer des élus et des comités de villages, le ministre a répondu que la balle est dans le camp des 17 villages de cette commune pour décider de la suite à réserver au dit projet. Il rappellera qu’il a invité le maire de cette localité à mettre en place une association religieuse afin de prendre en charge ce dossier en formulant des propositions sur la nature de la structure de culte que veulent réaliser les populations sur cette importante assiette foncière de plus de 6 000 m2. Comme il s’est déclaré «satisfait» des décisions prises en vue de mettre fin au conflit opposant des villageois sur la construction d’une seconde mosquée au lieu-dit Sidi Djaâfar qu’il a visité d’ailleurs sur insistance des représentants des habitants de l’ancien chef-lieu de commune. Bouabdallah Ghlamallah n’a pas manqué de rappeler que le but recherché est de réconcilier les deux parties par la construction de la nouvelle mosquée. Du côté des représentants  des comités de villages et des députés de cette région, on a insisté pour construire une mosquée et non un complexe religieux contenant d’autres espaces en plus de la salle de prière. Sur un autre chapitre, il a indiqué que le  projet de construction d’un centre culturel et islamique au niveau de la nouvelle ville de Tizi Ouzou sera lancé dans trois mois.  Le ministre des Affaires religieuses a également visité hier une mosquée et une zaouia dans la commune de Azazga. Ainsi, au niveau du chef -lieu de la commune Azazga,  il a procédé au lancement d’une extension de la mosquée Cheikh Haddad pour une enveloppe de plus de 21 millions de dinars, alors qu’au village Cheurfa il a inspecté de nouveaux espaces pédagogiques de la zaouia de Bahloul Benassam en plus d’un projet d’extension par la réalisation de nouveaux équipements, notamment une mosquée.          

Par Hamid M.

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Ils demandent des emplois

Des jeunes ferment la route à Béjaïa

Des jeunes sans emploi, issus du quartier Oued Seghir dans la ville de Béjaïa, ont fermé hier la route au niveau des quatre chemins. Cette action, qui intervient une journée après celle observée  avant-hier par de jeunes chômeurs qui ont marché jusqu’au siège de la wilaya pour réclamer des postes d’emploi, a provoqué de véritables embouteillages. Des responsables ont été dépêchés par le wali pour engager des pourparlers avec les jeunes et les convaincre de libérer la chaussée pour ne pas pénaliser une économie locale déjà fragilisée par ce genre d’actions qui se répètent quotidiennement. En effet, Mohamed Kéciba et le directeur de l’emploi se sont rendus sur place pour discuter avec les manifestants qui leur ont remis une liste de 42 jeunes chômeurs. Les deux responsables se sont engagés à leur chercher du travail. Pour sa part, M. Kéciba avait promis de recruter un certain nombre de jeunes, d’autant que ces derniers n’ont pas manqué de critiquer l’ADE à laquelle ils se sont déjà adressés pour un emploi et ont accusé les responsables d’avoir «recrutés selon des critères basés sur les liens familiaux». Les protestataires n’ont pas manqué de relever le nombre d’entreprises qui les entourent, de dire qu’ils habitent au cœur d’une zone industrielle et qu’ils ont toujours supporté la pollution que dégagent ces unités sans pouvoir être recrutés à leur niveau.            

Hocine C.     

 

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