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Libye/Bouteflika
reçoit le panel africain
Alger soutient
la feuille de route de l’UA
Le président
Abdelaziz Bouteflika a reçu hier, pour un entretien en tête à tête,
son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président du
panel de l'Union africaine sur la Libye.
De cette
rencontre, le président mauritanien soulignera la détermination de
l’Union africaine (UA) pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye en
vue de «préserver l’intérêt suprême du peuple libyen et lui
permettre de sortir d’une situation dramatique».En outre, Mohamed
Ould Abdel Aziz précisera que la visite de la délégation africaine à
Alger «s’inscrit dans le cadre de l’échange de points de vue sur la
crise en Libye». Et d’ajouter : «Nous sommes attachés à la feuille
de route proposée par le Conseil africain de paix et de sécurité
pour le règlement de la crise».
Par ailleurs,
l’Union africaine a exhorté, hier à Addis-Abeba, les rebelles
libyens à «pleinement coopérer» suite à leur rejet du cessez-le-feu
proposé par l’organisation. A ce sujet, le chef du Conseil national
de transition (CNT) indiquera que «l’initiative qui a été présentée
aujourd’hui est dépassée», estimant que «le peuple réclame le départ
de Mouammar Kaddafi et de ses fils». Ainsi, Moustapha Abdeljalil
soutiendra que «toute initiative ne tenant pas compte de cette
demande n’est pas digne de considération». Cette condition à
laquelle la rébellion semble tenir plus que tout autre chose, Seif
El-Islam, fils de Mouammar Kaddafi, a prévenu que «parler du départ»
de son père était «vraiment ridicule», même s’il a concédé que le
pays avait besoin de «sang neuf», lors d’une interview accordée ce
week-end à la télévision française BFMTV et diffusée avant-hier.
La France : «Le
rôle de l’Otan est insuffisant»
Pour sa part,
Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, estime que
«le rôle de l’Otan est insuffisant». Interviewé hier sur France
Info, Alain Juppé a déclaré que l’Otan ne joue pas suffisamment son
rôle en Libye et devrait notamment détruire les armes lourdes des
forces pro-Kaddafi qui bombardent la ville de Misrata, dans l’Ouest.
Quant à Gérard Longuet, ministre de la Défense français, répondant
hier sur la radio française Europe 1 à la question de savoir si la
rébellion armée contre le colonel Mouammar Kaddafi, entamée
mi-février, allait durer plus longtemps, il estimera qu’a son avis
la résolution de la crise en Libye «ça peut aller vite maintenant».
Rappelant que la France est à l’origine de l’intervention
internationale en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 de
l’ONU, pour protéger les populations civiles en utilisant la force
pour détruire les armements du pouvoir en place. En outre, le
ministre de la Défense déplorera à l’Assemblée nationale française
que Paris et Londres supportent «l’essentiel» de l’effort de la
coalition internationale pour faire appliquer la résolution 1973 de
l’ONU en Libye.
Les forces
gouvernementales affrontent les rebelles à Brega
Les forces loyales
au dirigeant libyen Mouammar Kaddafi et les rebelles sont
actuellement enfermés dans des affrontements à la périphérie de
Brega, une ville pétrolière de l’Est du pays, selon la chaîne de
télévision Al-Arabiya dans un flash écrit d’informations, citant un
des témoins oculaires. Par ailleurs, des avions de l’Otan ont mené
avant-hier des raids aériens à l’entrée de la ville de Kekla, dans
la région d’Al-Jabal Al-Gharbi, au sud-ouest de Tripoli, aux mains
de la rébellion, tuant des policiers et des civils, a rapporté hier
la télévision libyenne.
Par Lynda N.
Bourebrab
Haut
«Prétendu parrainage» de mercenariat en Libye
L’Algérie
condamne la campagne visant à l’impliquer
L’Algérie a
qualifié, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères
diffusé mardi, d’»acharnement irresponsable» la campagne visant à
l’impliquer dans un «prétendu parrainage» d’activités de mercenariat
en Libye. «Malgré les multiples démentis opposés fermement par les
autorités algériennes, M. Mustapha Abdeljalil (président du Conseil
national transitoire libyen, NDLR) a choisi de se déjuger par
rapport au démenti qu’il avait lui-même apporté à ces accusations
farfelues, dans son entretien avec un quotidien algérien en date du
5 mars 2011, et de singulariser l’Algérie en la mettant en cause
injustement dans un prétendu parrainage d’activités de mercenariat
en Libye», indique le communiqué. «Cet acharnement irresponsable à
vouloir impliquer à tout prix les autorités algériennes nous
interpelle sur les desseins et les motivations de ceux qui sont
derrière cette conspiration contre un pays dont le tort est de
refuser de s’immiscer dans les affaires intérieures libyennes, de
déplorer l’usage disproportionné de la force et de mettre en garde
contre les dangers mortifères de l’infiltration de troupes
terroristes sur le territoire libyen», souligne le ministère. «Cette
infiltration d’éléments terroristes est, malheureusement, corroborée
par les faits et par les constats objectifs établis par de hauts
responsables, civils et militaires, de certains pays membres
permanents du Conseil de sécurité ainsi que par les analyses
indépendantes formulées par des experts occidentaux spécialisés dans
le renseignement», a poursuivi le communiqué. «Au regard de ses
intérêts fondamentaux liés à la sécurisation maximale de ses
frontières et à la préservation de la stabilité de toute la région,
l’Algérie attire, encore une fois, l’attention de la communauté
internationale sur les dangers de la présence, à ses frontières,
d’un incubateur du terrorisme qui puiserait, à profusion, dans un
arsenal à ciel ouvert», avertit le communiqué du ministère. Par
ailleurs, le communiqué a affirmé que l’Algérie, «forte de ses
convictions quant à la primauté de la recherche d’une solution
politique par la voie du dialogue et de son attachement aux liens
ancestraux et fraternels qui lient indéfectiblement le peuple
algérien et le peuple libyen dans toutes ses composantes et avec
toutes ses sensibilités, continuera de privilégier la voie de la
raison en exhortant toutes les parties à la cessation immédiate des
hostilités pour préserver l’unité et l’intégrité territoriale de ce
pays frère face aux risques sérieux de dislocation et de partition
qui le guettent».
Haut
Côte d'Ivoire
Face aux défis
de l’après-Gbagbo
Au lendemain de
l’arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara doit œuvrer à la
réconciliation du pays. Avant-hier, le nouveau président ivoirien a
demandé à son peuple de «s’abstenir de tout acte de représailles».
En outre, un porte-parole du camp Ouattara a indiqué qu’une
procédure judiciaire sera engagée contre Gbagbo qui actuellement se
trouve avec son épouse Simone à l’Hôtel du Golf, quartier général de
Alassane Ouattara.
Par ailleurs, des
tirs d’armes lourdes ont retenti hier en fin de matinée à Abidjan
dans les quartiers du Plateau et de Cocody, deux bastions de
l’ex-président ivoirien, a rapporté la presse. Face à la situation
humanitaire désespérée des Ivoiriens, Un Programme alimentaire
mondial (PAM) va ouvrir, dans les prochains jours, un pont aérien
pour fournir une assistance alimentaire vitale à des dizaines de
milliers d’Ivoiriens déplacées en Côte d’Ivoire et au Liberia
voisin, a indiqué hier le Programme onusien. En outre, la France,
par l’intermédiaire de sa ministre des Finances, Christine Lagarde,
a annoncé l’octroi imminent à la Côte d’Ivoire d’une aide financière
exceptionnelle de 400 millions d’euros destinés aux dépenses
d’urgence et à la relance de l’économie.
Juppé : la
chute de Gbagbo, une «bonne nouvelle»
La chute de
Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire est une «bonne nouvelle» pour la
«démocratie» en Afrique où des élections vont se dérouler dans une
dizaine d’Etats au cours des mois à venir, dont les résultats
devront être respectés, a affirmé hier Alain Juppé. La chute du
président sortant, «c’est une bonne nouvelle, d’abord pour les
Ivoiriens et les Ivoiriennes eux-mêmes parce qu’ils vont sortir de
la spirale de guerre civile dont Gbagbo porte la responsabilité», a
déclaré le chef de la diplomatie française sur France Info.
Obama se
félicite de l’arrestation de Gbagbo
Le président
américain Barack Obama s’est félicité de l’arrestation de Laurent
Gbagbo, qualifiant ce dénouement de «victoire pour la volonté
démocratique du peuple ivoirien».
«Les Etats-Unis
saluent le tournant décisif des évènements en Côte d’Ivoire alors
que les prétentions illégitimes pour le pouvoir de l’ancien
président Laurent Gbagbo touchent à leur fin», a déclaré le
président Obama dans un communiqué.
Ban Ki-moon :
«La fin d’un chapitre qui n’aurait jamais dû exister»
Le secrétaire
général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué avant-hier que
l’arrestation de Laurent Gbagbo marque la fin d’un chapitre
malheureux «qui n’aurait jamais dû exister». Ajoutant : «Je vais
parler avec le président Alassane Ouattara», pour savoir «comment
les Nations unies et le gouvernement de Côte d’Ivoire peuvent
travailler ensemble pour s’occuper des problèmes que nous aurons à
l’avenir». Concernant le présédent déchu, Ban Ki-moon affirmera
parler «avec le président Ouattara. Maintenant que M. Laurent Gbagbo
a été mis en état d’arrestation par les forces loyales au président
Ouattara, sa sécurité physique doit être assurée».
Par ailleurs, Ban
Ki-moon a souligné que les forces de l’ONU, avec la force française
Licorne, avaient agi en respectant strictement leur mandat défini
par le Conseil de sécurité, qui consiste à protéger les populations
civiles
L’UE retirera
ses sanctions le «moment approprié»
L’Union
européenne est «prête à retirer ses sanctions» à l’encontre de la
Côte d’Ivoire le «moment approprié», a affirmé hier le responsable
des questions africaines au sein du service diplomatique européen,
affirmant : «Nous réviserons les sanctions existantes en
consultation avec le gouvernement d’Alassane Ouattara et nous les
retirerons quand nous le jugerons approprié».
L. N. B.
Haut
Alors que Ouyahia ne croit plus à son utilité
Sidi Saïd
s’accroche à la tripartite
M.Sidi Saïd n'a
pas précisé la date de cette rencontre. En réalité, seul le Premier
ministre peut convoquer cette rencontre et fixer une date aux
partenaires sociaux.
La fameuse
tripartite programmée dans un premier temps pour mars 2010 est
toujours d’actualité, selon le secrétaire général de la Centrale
syndicale, alors qu’il y a quelques jours le Premier ministre Ahmed
Ouyahia avait déclaré dans une émission de l’ENTV qu’il ne voyait
pas l’utilité de la tenue de cette réunion qui regroupe le
gouvernement, l’UGTA et le Patronat, sans toutefois exclure sa
programmation plus tard. Une tripartite qui ne pourra pas répondre à
la protestation sociale qui prend de l’ampleur et qui touche
différents secteurs et catégories de la société. Dans une
déclaration à la presse, en marge d’une rencontre sur les énergies
renouvelables organisée lundi à Alger par le Front de libération
nationale (FLN), le secrétaire général de l’Union générale des
travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a confirmé :
«Il y aura prochainement une tripartite». M. Sidi Saïd n’a pas
précisé la date de cette rencontre. En réalité, seul le Premier
ministre peut convoquer cette rencontre et fixer une date aux
partenaires sociaux.
Cependant, l’UGTA
reste loin de l’agitation sociale que vit le pays même au niveau de
la Fonction publique où la Centrale détient l’activité syndicale. Si
la Centrale estime que des solutions peuvent être dégagées dans le
cadre d’une tripartite, on ignore si elle a officiellement saisi le
Premier ministre pour un «prochain» rendez-vous de cette rencontre.
Un rendez-vous annoncé plusieurs fois par le ministre du Travail,
Tayeb Louh, qui, lui non plus n’a jamais précisé de date, se
contentant de dire : «Prochainement». En fait, personne n’en sait
rien, s’agit-il d’un jour, une semaine, un mois ou une année... Pour
rappel, la dernière tripartite s’est tenue les 2 et 3 décembre
2009, à l’issue de laquelle ont été prises trois décisions
principales. Il s’agit notamment de l’augmentation de 25% du
salaire national minimum garanti (Snmg), la suppression du
dispositif de départ à la retraite sans conditions d’âge et le
maintien de la prise en charge du versement des allocations
familiales par l’Etat. Pour la tripartite qui devait suivre celle de
décembre 2009, trois dossiers devaient être pris en charge : les
mutuelles, les allocations familiales et la question de la
suppression de la retraite anticipée. Des comités de travail ont été
installés dans ce cadre, mais leurs résultats n’ont toujours pas été
annoncés. Par ailleurs, le gouvernement semble décidé à continuer
dans sa politique portant sur le maintien de la paix sociale par de
nouvelles dépenses, à travers différentes mesures prises depuis les
émeutes qui ont secoué le pays le 5 janvier dernier
Par Nacera
Chenafi
Haut
Karim Djoudi
L’Algérie
compte maintenir l’inflation à 4%
Le ministre des
Finances, Karim Djoudi, a indiqué hier à Alger que l’Algérie mise
sur un taux d’inflation contenu aux environs de 4% pour l’année
2011. «C’est grâce à un effet de stérilisation d’une partie des
opportunités d’épargne soutenues par l’Etat, que nous pouvons
escompter un taux d’inflation contenu aux environs de 4%», a déclaré
M. Djoudi dans une interview à l’APS. Selon le ministre,
l’augmentation de la demande interne de consommation résultant du
versement des salaires au titre des régimes indemnitaires et statuts
particuliers avec rappel sur 2008, 2009 et 2010, «suppose un risque
inflationniste». Cependant, «les risques d’inflation associés seront
fortement atténués par les opportunités d’épargne soutenues par
l’Etat pour l’accès au logement et à l’investissement productif»,
a-t-il expliqué.
F. Y.
Haut
Elle va «pérenniser» le soutien de l'Etat à l'emploi et au
niveau de vie
La LFC 2011
explicitée
La loi de finances
complémentaire (LFC) propose des mesures qui ont pour finalité de
«pérenniser» la politique de l’Etat en matière de création et au
maintien de l’emploi et de subvention des prix des produits de large
consommation, a indiqué mardi le ministre des Finances, Karim Djoudi.
Afin d’éviter les surcoûts à la consommation, engendrés par la
flambée des prix des produits de base sur les marchés
internationaux, la LFC 2011 prévoit des «mesures de soutien des prix
à la consommation de plusieurs produits vitaux pour la vie
quotidienne des citoyens», a déclaré M. Djoudi dans une interview à
l’APS. Suite à une forte hausse des prix de produits de première
nécessité, ayant provoqué debut 2011 des mouvements de protestation
populaire, le gouvernement a décidé d’élargir les subventions
budgétaires au sucre et à l’huile alimentaire, ce qui induira un
budget supplémentaire de 27 milliards de DA, a-t-il rappelé. Les
prix de ces deux produits avaient été plafonnés à 90 DA le kg de
sucre et à 600 DA les 5 litres d’huile alimentaire.
Pour la seule
année 2011, la compensation du différentiel de prix de ces deux
produits est estimée, selon M. Djoudi, à 5 milliards de DA, à
laquelle s’ajoute la suspension des droits de douanes et de la TVA.
Quant aux prix des blés et de la poudre de lait, déjà subventionnés,
ils seront davantage soutenus afin d’améliorer l’approvisionnement
des minoteries en vue d’augmenter l’offre de produits finis et
éviter d’éventuels comportements spéculatifs, a-t-il indiqué. La LFC
2011 proposera, d’autre part, «la baisse de la pression fiscale et
la facilitation de l’impôt» ainsi que des facilitations d’accès au
foncier industriel et agricole, selon le ministre. Un autre train de
mesures est prévu dans le sens de la création et du maintien de
l’emploi à travers «la défiscalisation au titre des premières années
d’activités et l’instauration d’une imposition progressive,
c’est-à-dire modérée, à l’issue des périodes d’exonérations», a-t-il
ajouté.
L. M.
Haut
Ils ont brisé un dispositif sécuritaire impressionnant
Des milliers
d’étudiants marchent à Alger
Ils étaient
quelques milliers d’étudiants à paralyser la capitale dans la
journée d'hier et à briser un impressionnant dispositif sécuritaire.
Ils ont marché de la Grande Poste à la Présidence et se sont
révoltés contre la réalité amère de l'université algérienne.
Comme première
action du genre, les étudiants protestants ont obtenu satisfaction
après avoir brisé le tabou de marcher dans la capitale. C’est une
belle réussite pour les milliers d’étudiants ayant répondu à
l’appel à la marche de la Coordination nationale autonome des
étudiants. Mobilisés, unis, solidaires et surtout déterminés, plus
de 20 000 étudiants des universités de plusieurs wilayas : Alger,
Béjaïa, Bouira, Blida, Boumerdès, Constantine, Mostaganem, Oran,
Tiaret… ont marché dans la journée d’hier, partant sans recul de la
placette de la Grande Poste jusqu’à proximité de la présidence de
la République. En dépit d’un dispositif sécuritaire renforcé mis en
place dans la totalité des rues et avenues de la capitale, Alger-
centre notamment, les étudiants étaient résolus à aller jusqu’au
bout pour «une université libre et démocratique». En matière de
planning de la marche établi par la CNAE, les étudiants ont
introduit quelques petits changements, le point d’arrivée étant le
Palais du gouvernement non pas la Présidence. La marche devait par
ailleurs débuter à 11h00, ce qui n’était pas le cas, puisque les
affrontements entre la police et les étudiants ont commencé vers
10h00. Vers 10h30, les étudiants percent le premier barrage
sécuritaire, puis deux autres placés à la Grande Poste. Ainsi, les
pas d’étudiants menant vers la fac centrale, place Audin, sont les
premiers à concrétiser la levée de l’état d’urgence dans la
capitale, puisque ils ont été les premiers et les seuls à avoir
marché après de nombreuses tentatives de marches organisées, mais
qui ont échoué. Empêchés une autre fois par le dispositif
sécuritaire mis en face de la fac centrale (place Audin), les
étudiants profitent de cet arrêt pour appeler ceux de cette faculté
à rejoindre la foule et plusieurs ont répondu à l’appel en plus de
ceux descendus des bus universitaires coincés dans la rue. Les
étudiants organisateurs ayant pris les devants de la foule
répétaient à chaque fois aux policiers qu’ils veulent faire une
marche pacifique, qu’ils sont des étudiants non des voyous. Les
policiers de leur côté font la sourde oreille, et assiègent les
étudiants. Ces derniers obligés de foncer sur les barrages ont reçu
plusieurs coups de
matraque. Ils sont vers 11h15 plus nombreux à prendre le boulevard
Mohamed V vers Télémly. En route, les étudiants scandaient des
slogans tels que : «1.2.3 où va l’université», «Harraoubia dehors»,
«Vive la lutte car seule la lutte gagne», «On est toujours des
révolutionnaires», «Halte à la répression des étudiants»... arrivant
au Télémly, les étudiants changent de direction, au lieu d’aller
vers le Palais du gouvernement, ils décident de se rendre à la
Présidence. Tout en s’avançant, ils demandent aux femmes qui
suivaient le mouvement des balcons de leur jeter de l’eau, les
étudiants en reçoivent et avancent vers la Présidence tout en
paralysant la circulation. De nouveau, les étudiants protestataires
sont bloqués par un cordon de sécurité au niveau du boulevard
Souidani Boudjemâa. Quelques étudiants ont été blessés. Les
policiers résistent vainement, et la marche se poursuit. Un autre
cordon sécuritaire les attendait, à proximité de l’hôtel El Djazaïr
(ex-Saint-Georges) mais qui sera aussi brisé suite à de violents
affrontements avec les forces de l’ordre. Arrivés à l’avenue de
Pékin, près du Palais d’El Mouradia, les étudiants n’ont pu casser
le dispositif sécuritaire qu’après de multiples tentatives. Et la
barrière sécuritaire fut brisée puisque le palais de la Présidence
était assiégé par les forces de l’ordre qui ont empêché les
étudiants de progresser vers la Présidence. Rassemblés sur place,
les étudiants ont continué quand même à scander des slogans
hostiles au pouvoir. Dans cette action, les étudiants adressent
un message au président de la République. Ils se révoltent contre
la dégradation de la qualité de la formation, la création et la
généralisation tous azimuts de nouvelles formations, en l’absence
d’une cohérence et d’une uniformisation par rapport aux standards
universels, ainsi que le manque de communication entre la tutelle et
la famille universitaire. «Libérez la science, la science fera le
reste», tel est l’appel de plus de 20 000 étudiants qui ont exprimé
leurs inquiétudes quant à l’avenir de l’université algérienne.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Universités françaises
5 000 étudiants
algériens admis chaque année
Les étudiants
algériens sont toujours aussi nombreux à solliciter des visas long
séjour en France afin de poursuivre leurs études. «En 2010, le
nombre de demandes déposées dans les Campus de France est de 15 000,
dont 5 027 ont été satisfaites par les consulats de France en
Algérie. Ce nombre d’étudiants admis vient s’ajouter à celui des
20 000 autres déjà sur les bancs des amphithéâtres». Cette
déclaration faite par l’ambassadeur, Xavier Driencourt, lors d’une
conférence de presse organisée à Alger par le service culturel et de
coopération auprès de l’ambassade témoigne d’abord de l’intérêt que
portent les étudiants algériens au système d’enseignement proposé
par les universités de l’Hexagone, mais montre en parallèle que nos
étudiants, notamment ceux en post-graduation, souhaitent approfondir
leurs connaissances ailleurs que dans le pays où ils estiment que la
qualité de l’enseignement est de moindre qualité. Ainsi, selon les
chiffres contenus dans un dossier de presse distribué sur place, il
est mentionné que la communauté estudiantine de nationalité
algérienne établie en France est la troisième après celles du Maroc
et de la Chine, mais devance les Tunisiens, les Sénégalais et les
Allemands. En 2008, 16% des étudiants internationaux en France
étaient algériens, soit 19 000 individus, lit-on dans le document.
Et pour cause, la France est le premier partenaire de l’Algérie dans
le domaine des relations universitaires et de recherche. Car la
coopération dans ce domaine représente 60% de la totalité du budget
alloué à la coopération entre les deux pays et qui s’élève à plus de
10 millions d’euros en 2011, selon le conseiller de coopération et
d’alliance culturelle, Joël Lascaux. Abondant dans ce sens, le
conseiller adjoint de la Coopération, Jean-Marie Lemogodeuc, a fait
savoir qu’il existe quelque 600 conventions entre universités
algériennes et françaises et que dans le cadre de projets de
recherche bilatéraux, 130 sont actuellement en cours au sein du
programme Hubert Curien (PHC) Tassili-CMEP. Toujours dans le domaine
de la coopération universitaire et à la question de savoir le nombre
d’étudiants qui reviennent au pays après avoir terminé leurs études,
Lascaux a répondu que bien que «nous comptabilisons le nombre de
départs, nous ignorons toutefois le nombre de ceux qui après
obtention de diplôme prennent le chemin du retour». Ceci dit, a-t-il
ajouté, la partie algérienne se dit «satisfaite» du retour des
étudiants diplômés au bercail. En réalité, des enquêtes
indépendantes ont conclu que plus de la moitié des étudiants
algériens qui sont partis poursuivre leurs études en France restent
sur le sol français et au cas où ils le quittent c’est vers d’autres
pays européens ou nord-américains qu’ils se dirigent.
Hafid Mesbah
Haut
Coup de filet à Hammam Boughrara
Une grosse
quantité de drogue dans une bijouterie
Dix kilos de
résine de cannabis ont été saisis, par la police, et ce, après avoir
perquisitionné sa boutique. Agé de 34 ans, L. H., un propriétaire
d’une bijouterie dans la commune de Hammam Boughrara, a été arrêté
en flagrant délit par les éléments de la police de la wilaya de
Tlemcen, et ce, dans sa propre boutique, une bijouterie, où il
vendait, en cachette, de la drogue pour ses clients. En effet, 10
kilos de résine de cannabis ont été saisis par la police après avoir
perquisitionné sa boutique. Ce jeune bijoutier avait des complices,
dont le nommé, B. .Y, âgé de 21 ans, ainsi que d’autres, aujourd’hui
en cavale, et actuellement recherchés par la police de Tlemcen. Tout
à commencé le 4 avril passé, lorsque les éléments de la police de
cette commune ont été informés de l’existence d’un réseau spécialisé
dans le trafic de drogue. A partir de cette information, la police a
procédé à la localisation des trafiquants. Ainsi, les deux personnes
impliquées dans cette affaire ont été arrêtées au niveau d’un
barrage, toujours dans la commune de Hammam Boughrara, et ce, à bord
d’un véhicule de marque Toyota Hilux. Après une fouille de cette
voiture, les policiers ont découvert une quantité de drogue. Ils ont
été arrêtés sur place, avant de poursuivre leur enquête, et ce, en
vertu d’un mandat de perquisition de leurs domiciles, ainsi que de
la bijouterie. Il a été permis ainsi et lors de ces trois
perquisitions, la découverte à l’intérieur de deux domiciles et de
la bijouterie d’une quantité de 10 kilos et 334 grammes de cannabis.
Présentés au parquet de Tlemcen, les auteurs ont été placés sous
mandat de dépôt ; quant aux complices, ils demeurent activement
recherchés. D’autre part, les marchands de résine de cannabis
occupent de plus en plus de terrain dans la ville de Tlemcen, malgré
la présence très remarquée des services de sécurité (policiers et
gendarmes). Depuis le début de cette année, plusieurs réseaux de
trafic de drogue ont été démantelés par les gendarmes, et de la
police. Récemment, une grosse quantité de drogue a été appréhendée
par les gendarmes dans le centre-ville de la wilaya, où près de 20
kilos de cannabis ont été découverts chez trois jeunes personnes. A
Sidi Bel- Abbès, ce sont 200 kg de cannabis qui seront également
découverts à l’intérieur d’une cabine d’un camion. En effet, le 3
avril passé, la police de la route nationale appartenant à la
Gendarmerie nationale a pu localiser un camion abandonné par le
chef-routier à quelques mètres du barrage des gendarmes, et lors de
la fouille, les éléments de la GN ont découvert de la drogue. La
traque des «touristes» du cannabis est de plus en plus accélérée. A
Chlef, cette fois-ci, c’est dans les trains que les gendarmes
opèrent pour traquer les passeurs de drogue. Certes, ces derniers
développent de plus en plus leurs activités, car la quantité de
cannabis en leur possession est tellement intéressante qu’ils
essayent, chaque jour, de trouver une issue pour l’écouler dans les
quartiers. Toutefois, la vigilance des services de sécurité a permis
de localiser, à chaque reprise, les nouveaux modes opératoires des
trafiquants de drogue. Cela dit, les gendarmes ont pu mettre la main
sur plusieurs réseaux activant dans ce circuit. En tout, près de
vingt personnes ont été arrêtées dans les trains, menant vers Alger,
et venant de la wilaya d’Oran. Ces dernières avaient en leur
possession des quantités de cannabis sous forme de plaques de 10 à
100 grammes. Mais les gros lots de résine de cannabis circulent dans
la capitale. Ici, plusieurs réseaux ont pu être démantelés grâce à
un nouveau plan mené par les services de sécurité. En matière de
chiffres, les éléments de la police judiciaire d’Alger ont pu
récupérer plus de 400 kilos de cannabis, et procéder à l’arrestation
de dizaines de vendeurs de résine de cannabis. Sur le plan national,
ce sont plus de 2000 kilos de drogue qui sont saisis lors de
différentes opérations menées par des brigades antistupéfiants, ou
appelées également brigade canine. Il est important de rappeler, par
ailleurs, que les quantités de cannabis parviennent du Maroc, là où
des trafiquants marocains armés jusqu’aux dents, et ce, à bord de
4x4 de marque Toyota Station, à triple réservoir, opèrent avec
beaucoup de prudence. Ces trafiquants marocains bénéficient d’une
«complicité» de certains responsables du royaume chérifien, faut-il
le souligner.
Par Sofiane Abi
Haut
Ils ont passé la nuit aux abords de la Présidence
Les médecins
résidents ne décolèrent pas
Les médecins
résidents tiennent pour le deuxième jour consécutif un rassemblement
devant le Palais présidentiel à El-Mouradia. Ni la colère ni la
détermination des médecins ne semblent faiblir. Ils refusent de
quitter les lieux avant la satisfaction de leurs revendications.
Celle-ci demeure «l’annulation du service civil». Ils étaient
nombreux à passer la nuit dernière dehors et sont déterminés à
occuper le trottoir de l’avenue Pékin menant à la Présidence. Hier
matin, la police les avait empêchés de s’approcher de la Présidence.
Contrairement au traitement réservé aux étudiants qui ont été
violentés, les forces de l’ordre n’ont pas usé de violence à
l’encontre des médecins grévistes. Vêtus de leurs traditionnelles
blouses blanches, les médecins résidents ont scandé des slogans
hostiles à leur tutelle et précisément au ministre de la Santé,
Djamel Ould Abbès. Outre les slogans habituels, Président,
Président, sauvez le résident !», «Pas de service civil !» les
médecins grévistes ont brandi des cartons rouges, manière de
réclamer le départ du ministère de la Santé. «Aucun responsable ne
nous a invités pour un dialogue», affirme d’emblée Amine Benhabib,
porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents. Qu’en
est-il des discussions entamées avec le ministère concerné ? Notre
interlocuteur affirme que le collectif des médecins résidents «a
rompu tout contact avec Ould Abbès». Le collectif a décliné
l’invitation du ministère la Santé de siéger hier aux commissions
mixtes «en raison de l’absence de prérogatives de ces dernières à
prendre en charge nos revendications», explique-t-il. Ce qui a
suscité encore la colère des médecins grévistes, c’est le recours de
la tutelle à la justice pour déclarer la grève «illégale». «Le
ministre nous a dit qu’il est disposé au dialogue. Le lendemain, il
a recours aux tribunaux. Si le ministre pense qu’il va nous faire
peur, il se trompe lourdement. Nous allons rester ici jusqu’à la
satisfaction de la totalité de nos revendications», ajoute le
docteur Benhabib. La grève observée par les médecins résidents dans
les hôpitaux en Algérie a été déclarée «illégale» par la justice, a
annoncé jeudi 7 mars le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès. Ne
l’entendant pas de cette oreille, les médecins résidents, 8 000 sur
le territoire national, maintiennent leur débrayage, entamé le 28
mars dernier. A l’arrivée de la «marée humaine des étudiants», les
médecins résidents, devenus invisibles, ont exprimé leur solidarité
aux manifestants qui ont marché de la Grande Poste jusqu’à la
Présidence. Des bouteilles d’eau, de jus ont été offertes aux
étudiants pour étancher leur soif. Des premiers soins ont été
assurés aux blessés, avant que les médecins ne s’éclipsent devant la
foule des étudiants. Les adjoints d’éducation ont également
manifesté hier devant la Présidence. Ces derniers ont subi le même
sort que les médecins. Encerclés par un dispositif sécuritaire
important, les adjoints d’éducation étaient empêchés d’atteindre le
siège de la présidence. La reclassification des adjoints de
l’échelle 7 à la 10, l’octroi d’un droit à la promotion du poste de
surveillant général conformément au statut 90/49, comme l’indique
l’article 104 du code du travail, ainsi que l’application de la
définition des tâches de l’adjoint d’éducation, telles sont les
revendications essentielles de ce corps. Des revendications sur
lesquelles le Syndicat des adjoints d’éducation ne fera aucune
concession.
Hocine Larabi
Haut
Les électriciens de la société de distribution d'Alger en grève
Ils réclament
70% d’augmentation de salaire
Plus d’une
centaine de travailleurs de la société de distribution d’Alger (SDA)
de Boumerdès filiale du groupe Sonelgaz ont observé hier une journée
de protestation et de contestation devant le siège de la direction
régionale de Boumerdès. Ils réclament une meilleure prise en charge
de leur situation socioprofessionnelle qui consiste en la
revalorisation de la grille des salaires avec une augmentation de
70%, la revalorisation de certaines primes et indemnités, entre
autres, les primes de rendement individuel et collectif (PRI-PRC) et
l’indemnité de l’expérience professionnelle (IEP). Ce mouvement de
contestation est soutenu par de nombreux travailleurs émanant des
cinq agences de la SDA de la wilaya, entre autres, de Khemis El
Khechna, Boudouaou, Issers, Bordj-Menaiel et Boumerdès et aussi le
personnel de la direction de distribution qui a participé à ce
mouvement. Les protestataires tirent à boulets rouges sur le
secrétaire général du syndicat national-UGTA du secteur, Achour
Telli, qui occupe aussi le poste de secrétaire national de la
Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et
gazières au niveau de la Centrale syndicale qui serait condamné par
la justice à une peine de prison d’une année assortie d’une amende
de 20 millions de centimes, qu’ils qualifient de tous les noms.
Lesquels travailleurs estiment que ce dernier n’est plus
représentatif. «Il a tourné le dos aux travailleurs qu’ils l’ont
élu».
«C’est un syndicat
maison, ils ne sont plus représentatifs», clament-ils. Selon eux,
leur mandat a expiré et ne veulent toujours pas abdiquer et
organiser de nouvelles élections. Ajoutant: «les adhésions sont
prélevées directement sur les fiches de paye, sans consulter
personne», dénoncent-ils. Mustapha Touhouche, le représentant des
travailleurs, a reconnu que les revendications des travailleurs sont
légitimes. Confiant, il a rassuré les travailleurs que leurs
doléances sont déjà prises en charge avant même les mouvements de
grève qu’ils ont déclenchés. «Nous sommes en négociations avec la
tutelle». A cet effet, il appelle les travailleurs à plus de sagesse
et la à reprise du travail.
A. Kichni
Haut
Projet de construction de la Grande mosquée d'Alger
Les études ont
pris deux années
Le nom de
l’entreprise qui sera chargée de réaliser ce projet sera connu en
juin prochain.
Le ministre des
Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, a annoncé avant-hier
le lancement du projet de construction de la grande mosquée d’Alger
l’été prochain, expliquant que l’envergure de cette structure a fait
que les études ont pris deux années. Il a indiqué, en marge en
marge d’une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou, que le
nom de l’entreprise qui sera chargée de réaliser ce projet sera
connu en juin prochain. Interrogé à propos du projet d’implanter un
complexe religieux dans la localité de Aghribs où il s’est rendu
dans la matinée d’hier pour rencontrer des élus et des comités de
villages, le ministre a répondu que la balle est dans le camp des 17
villages de cette commune pour décider de la suite à réserver au dit
projet. Il rappellera qu’il a invité le maire de cette localité à
mettre en place une association religieuse afin de prendre en charge
ce dossier en formulant des propositions sur la nature de la
structure de culte que veulent réaliser les populations sur cette
importante assiette foncière de plus de 6 000 m2. Comme il s’est
déclaré «satisfait» des décisions prises en vue de mettre fin au
conflit opposant des villageois sur la construction d’une seconde
mosquée au lieu-dit Sidi Djaâfar qu’il a visité d’ailleurs sur
insistance des représentants des habitants de l’ancien chef-lieu de
commune. Bouabdallah Ghlamallah n’a pas manqué de rappeler que le
but recherché est de réconcilier les deux parties par la
construction de la nouvelle mosquée. Du côté des représentants des
comités de villages et des députés de cette région, on a insisté
pour construire une mosquée et non un complexe religieux contenant
d’autres espaces en plus de la salle de prière. Sur un autre
chapitre, il a indiqué que le projet de construction d’un centre
culturel et islamique au niveau de la nouvelle ville de Tizi Ouzou
sera lancé dans trois mois. Le ministre des Affaires religieuses a
également visité hier une mosquée et une zaouia dans la commune de
Azazga. Ainsi, au niveau du chef -lieu de la commune Azazga, il a
procédé au lancement d’une extension de la mosquée Cheikh Haddad
pour une enveloppe de plus de 21 millions de dinars, alors qu’au
village Cheurfa il a inspecté de nouveaux espaces pédagogiques de la
zaouia de Bahloul Benassam en plus d’un projet d’extension par la
réalisation de nouveaux équipements, notamment une mosquée.
Par Hamid M.
Haut
Ils demandent des emplois
Des jeunes
ferment la route à Béjaïa
Des jeunes sans
emploi, issus du quartier Oued Seghir dans la ville de Béjaïa, ont
fermé hier la route au niveau des quatre chemins. Cette action, qui
intervient une journée après celle observée avant-hier par de
jeunes chômeurs qui ont marché jusqu’au siège de la wilaya pour
réclamer des postes d’emploi, a provoqué de véritables
embouteillages. Des responsables ont été dépêchés par le wali pour
engager des pourparlers avec les jeunes et les convaincre de libérer
la chaussée pour ne pas pénaliser une économie locale déjà
fragilisée par ce genre d’actions qui se répètent quotidiennement.
En effet, Mohamed Kéciba et le directeur de l’emploi se sont rendus
sur place pour discuter avec les manifestants qui leur ont remis une
liste de 42 jeunes chômeurs. Les deux responsables se sont engagés à
leur chercher du travail. Pour sa part, M. Kéciba avait promis de
recruter un certain nombre de jeunes, d’autant que ces derniers
n’ont pas manqué de critiquer l’ADE à laquelle ils se sont déjà
adressés pour un emploi et ont accusé les responsables d’avoir
«recrutés selon des critères basés sur les liens familiaux». Les
protestataires n’ont pas manqué de relever le nombre d’entreprises
qui les entourent, de dire qu’ils habitent au cœur d’une zone
industrielle et qu’ils ont toujours supporté la pollution que
dégagent ces unités sans pouvoir être recrutés à leur niveau.
Hocine C.
Haut
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