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Le verdict sera rendu cette semaine
Un
responsable universitaire menacé de mort par SMS
Les
avocats de la partie civile ont tenu à préciser que ces
menaces ne sont pas gratuites et que leur client avait
fait l’objet d’intimidations commanditées par ceux qui
veulent le «sauter» de son poste.
Les
avocats de la défense ont insisté sur les conséquences
délétères de ces menaces de mort proférées contre leur
client et sa famille, notamment sur la santé mentale de
la victime. Il ont indiqué qu’à cause de ces quelques
caractères envoyés par SMS, leur client s’est re- trouvé
dans un état psychologique lamentable. Le verdict de
cette affaire sera rendu au cours de cette semaine par
le tribunal pénal de Bir Mourad Raïs.
Les
nouvelles technologies de l’information et de la
communication sont d’un apport incommensurable sur la
vie sociale. Contrairement aux moyens de communication
de masse du vingtième siècle tels que la télévision et
la radio qui atomisent la société en isolant les
individus, les nouvelles technologies de la
communication densifient le tissu social et favorisent
l’interaction. Cependant, ces mêmes technologies peuvent
servir aussi d’arme assez dévastatrice surtout sur le
plan psychologique. Les menaces de mort par SMS sont
l’une des expressions de cette abomination. Les affaires
de ce genre ne cessent de faire l’actualité des
tribunaux à l’échelle nationale. Des dizaines de
plaintes pour menaces de ce genre sont enregistrées
quotidiennement chez les forces de sécurité. Ces
affaires finissent souvent par être élucidées devant un
juge. L’affaire qui a été traitée la semaine dernière
par le tribunal pénal de Bir Mourad Raïs, rentre dans ce
registre. Le procureur de la République près le tribunal
pénal de Bir Mourad Raïs a requis une peine de six mois
de prison ferme et 50 000 Da d’amende à l’encontre d’une
fonctionnaire au niveau du service LMD de la faculté de
Dely Brahim et un autre citoyen habitant Boussâada. Les
mis en cause risquent cette peine pour avoir menacé de
mort le secrétaire général de ladite faculté. Ils ont
donc été poursuivis pour outrage à un fonctionnaire en
exercice. Les victimes dans cette affaire ne sont autres
que le secrétaire général de cette faculté ainsi que sa
secrétaire. Les tenants et les aboutissants de cette
affaire remontent au mois dernier lorsque le secrétaire
général de ladite faculté et sa secrétaire ont reçu des
messages SMS portant des propos obscènes et toutes
sortes de menaces y compris de mort contre les victimes
et à l’encontre des membres de leurs familles.
Terrorisés par ces menaces, les destinataires de ces
messages ont décidé de déposer plainte auprès du
commissariat territorialement compétent. Aussitôt, les
forces de sécurité ont entamé une enquête qui a
déterminé que l’un des émetteurs de ces messages est un
citoyen habitant dans l’un des villages de la wilaya de
Boussâada. Il s’est avéré que le mis en cause est père
d’une famille de huit enfants. Il a indiqué qu’il était
en contact avec la deuxième accusée et qu’il ignorait
qu’elle avait déjà occupé le poste de secrétaire de la
victime. Il a indiqué qu’elle lui a expliqué qu’elle a
été harcelée par son patron et qu’elle lui a même remis
le numéro de téléphone de ce dernier. Toutefois, le mis
en cause a nié catégoriquement, lors du procès, avoir
écrit le message en question, lui-même ne sachant pas
écrire. La deuxième victime a indiqué qu’elle a fait
l’objet de menaces de mort contre elle et ses enfants.
La mise en cause a indiqué que l’accusé a eu son numéro
de portable par l’ex-secrétaire du SG qui a fait cela
pour se venger de la victime après qu’elle ait été mutée
vers un autre poste au service LMD de la même faculté.
L’accusée a nié toute relation avec l’autre accusé et le
fait que ce dernier l’avait sollicité un jour pour le
transfert de l’un de ses proches.
S.
H.
Transfert
L’Algérien
Hassan Yebda sur les tablettes du Paris SG
Le
milieu de terrain international algérien de Portsmouth
(D2 anglaise), Hassan Yebda, figure sur les tablettes du
club français de Ligue 1, Paris SG, qui veut l’engager
en prévision de la saison prochaine, rapporte samedi la
presse locale. Prêté la saison dernière par son club
d’origine, le Benfica Lisbonne (Portugal), à Portsmouth,
Yebda a émis le vœu de changer d’air, notamment après la
rétrogradation du club «Pompey» en seconde division
anglaise (Championship). Selon la même source, les
responsables de l’équipe de la capitale française
semblent très intéressés par le recrutement de l’ancien
joueur du Mans, et comptent bientôt saisir leurs
homologues de Benfica. L’intérêt du PSG pour les
services de l’international algérien ne date pas
d’aujourd’hui, puisque les responsables du club se sont
déjà manifestés au mois de janvier dernier, après
notamment les belles prestations du joueur lors de la
CAN-2010 en Angola. «Le style de jeu de cette équipe me
plaît. Jouer au PSG serait extraordinaire. C’est le club
de mon cœur, c’est la ville d’où je viens», avait
déclaré Yebda au journal «Le Parisien» au mois de
janvier. Hassan Yebda n’est pas le seul joueur algérien
à entrer dans les plans du PSG, puisque Hameur Bouazza
(Blackpool/Ang), est aussi convoité par le club
français.
R.
S.
La question du jour
Aller du commun au particulier
Il
ressort d’un séminaire organisé à Paris par l’Institut
français des relations internationales…ce que tout le
monde savait à la perfection : que les investissements
étrangers sont dans les pays maghrébins à la fois
faibles et peu diversifiés.
Première remarque, d’ailleurs faite bien des fois (car
en l’occurrence, les experts les plus pointus du monde
se réuniraient tous autant qu’ils sont pour plancher sur
le sujet qu’il n’en sortirait rien qui n’ait été dit et
redit à satiété), c’est que cette donnée négative
concerne tous les pays maghrébins, pas seulement le
nôtre donc, comme certains ne désespèrent pas de
l’établir.
Ces
derniers s’efforçaient déjà avant que les nouvelles
règles ne soient édictées d’imputer le faible volume des
IDE (faible par rapport aux attentes, ne le perdons pas
de vue, car il n’existe aucun autre critère permettant
de mesurer à quel niveau devraient se situer ces
investissements pour être satisfaisants à tout point de
vue) à une particularité locale sur laquelle ils ne
parvenaient d’ailleurs pas à mettre le doigt dessus.
Mais depuis que la LFC 2009 est intervenue, plus besoin
de chercher une explication à un phénomène dont elle
semble rendre compte pleinement, magnifiquement, et
rétrospectivement. Le fait qu’elle ait été elle-même
inspirée, en partie au moins, par cette troublante
carence, ne lui vaut aucune indulgence de leur part.
La
réalité c’est qu’il n’y a pas d’explication en cette
matière qui soit particulière à l’Algérie. Pas plus
qu’il y en ait une qui soit propre à l’un ou l’autre de
ses voisins Le peu d’engouement des investisseurs,
européens au premier chef, n’est pas l’effet d’une
politique suivie par les gouvernements maghrébins, qui
bien au contraire auront tout fait pour attirer ces
investisseurs, mais un choix délibéré de ces derniers en
vertu duquel ils préfèrent s’engager dans d’autres
parties du monde, en dépit de tous les atouts dont
dispose la région. S’il y a un problème, c’est plutôt du
côté des Européens qu’il faut chercher.
Leur
réticence dans ce domaine est d’autant plus
incompréhensible que leur Union a contracté des accords
d’association avec chacun des pays maghrébins. La
proximité géographique des deux ensembles, européen et
maghrébin, est un autre avantage qui était appelé à
jouer en faveur d’une plus grande implication des
entreprises européennes. Enfin, il y a l’argument
principal, celui qui théoriquement devait emporter la
décision : le bas niveau des salaires comme celui de la
fiscalité. Rien n’y a fait pourtant. La réunion de tous
ces avantages n’a pas eu raison des résistances
européennes.
C’est
une fois que ces faits indubitables ont été rappelés
qu’il convient de revenir sur le cas algérien pour en
relever les particularités. Or, il n’est aucune de ces
dernières qui soit de nature à désavantager l’Algérie,
tout au contraire. En termes de coûts salariaux et
fiscaux, nous faisons mieux que nos voisins,
c’est-à-dire que nous les avons battus dans la course
effrénée au bas de l’échelle, dont le vainqueur est
censé être récompensé par un plus grand nombre d’IDE
venant s’implanter chez lui.
Et ce
n’est pas le seul avantage concurrentiel (pas
comparatif, qui veut dire autre chose), il en est un
autre d’un poids plus grand encore : c’est le prix de
l’énergie qui chez nous est plus faible que chez nos
voisins.
Or,
c’est précisément cet avantage que les Européens
apprécient le moins chez nous. En fait, ils le goûtent
si peu qu’ils font pression pour que nous le
supprimions, pour qu’en particulier notre gaz coûte ici
le même prix que dans les pays qui n’en ont pas. Ce que
nous sommes portés en quelque sorte naturellement,
naïvement, à considérer comme un atout, un plus en notre
faveur, les Européens l’envisagent tout autrement, comme
un cas de dumping avéré.
Par
Mohamed Habili
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