|
Eliminatoires CHAN 2011
Chaouchi
ne figure pas sur la liste des 30 joueurs transmise à la
CAF
«Je
pense que les spéculations vont s’arrêter à propos de ce
sujet, et Chaouchi ne pourra pas prendre part
logiquement aux matches des éliminatoires de la CHAN
2011»
Le
sélectionneur de l’équipe algérienne A’, Abdelhak
Benchikha, a affirmé mercredi que le nom du gardien de
l’ES Sétif, Faouzi Chaouchi, ne figure pas sur la liste
des 30 joueurs transmise à la Confédération africaine de
football (CAF), qui devront prendre part aux
éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN
2011), prévu au Soudan. «J’ai lu ici et là que Chaouchi
sera convoqué en équipe A’ afin de purger la suspension
que vient de lui infliger la CAF, je peux annoncer que
Faouzi Chaouchi ne figure pas sur la liste des 30
joueurs que la Confédération africaine nous a demandé de
lui transmettre», a révélé Abdelhak Benchikha lors d’un
point de presse tenu à Alger. Le gardien international
algérien, Faouzi Chaouchi, expulsé par l’arbitre Coffi
Kodjia lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des
Nations de football (CAN-2010) en Angola contre
l’Egypte, a écopé de trois matchs de suspension. «Je
pense que les spéculations vont s’arrêter à propos de ce
sujet, et Chaouchi ne pourra pas prendre part
logiquement aux matches des éliminatoires de la CHAN
2011», a ajouté Benchikha. La sélection algérienne A’
donnera la réplique à son homologue libyenne samedi
prochain au stade de Koléa, pour le compte du match
aller des éliminatoires du Championnat d’Afrique des
nations (CHAN 2011), prévu en janvier prochain au
Soudan.
R.
S.
Jugement d’un ex-directeur dans une cité U
Dix
ans ferme pour homicide volontaire
L’ex-directeur des affaires générales à la résidence «U»
d’Ihaddaden a été condamné hier matin à une peine de
dix ans de prison ferme, assortie d’une amende de 100
millions de centimes par le tribunal de Béjaïa. Il est
accusé d’homicide volontaire dans une affaire tragique
qui remonte au 6 mai 2009. En effet, le prévenu, B.l.
avait asséné quatre coups de couteau au ventre de sa
victime, le Dr S.S., qui le recevait dans son bureau au
cours d’une discussion qui avait tourné au drame.
L’accusé avait été aussi touché au dos après un coup de
la victime. Cela a permis à la défense de plaider la
légitime défense et réussir à lui éviter la prison à
perpétuité requise par le procureur de la République
dans son réquisitoire.
H.C.
Grand imam
d’Al-Azhar
Décès de cheikh Tantaoui en Arabie saoudite
Cheikh
Mohamed Sayed Tantaoui, grand imam d’Al-Azhar (Egypte),
est décédé mercredi à Ryadh en Arabie saoudite d’une
attaque cardiaque, ont annoncé des sources médiatiques
officielles. Arrivé mardi à Ryadh pour prendre part à
une cérémonie internationale de remise du prix
international du roi Fayçal, Cheikh Tantaoui a été
victime d’une attaque cardiaque subite mercredi matin
alors qu’il se trouvait à l’aéroport international de la
ville pour regagner Le Caire, ont ajouté les mêmes
sources. Il a été transporté d’urgence dans un hôpital
où il est décédé.
La question du jour
Attendre pour voir
Aux
yeux des Européens, de même que pour l’ensemble des
partenaires économiques de l’Algérie, les orientations
adoptées récemment par celle-ci ne comportent, en dépit
de leur hétérodoxie, aucun mystère. On se les explique
globalement et dans le détail par le volume des
ressources financières engrangées pendant les quelques
années précédant la crise économique mondiale, années
qui ont vu le prix du baril monter en flèche.
Ces
ressources ne sont pas loin actuellement de 150
milliards de dollars. C’est ce volume appréciable qui du
point de vue des Européens, plus particulièrement, rend
compte aussi bien de la suppression du crédit à la
consommation, des mesures de contrôle accru des
importations en vue de leur réduction, que des nouvelles
règles concernant l’investissement étranger. Ces
dispositions ne sont pourtant pas toutes orientées dans
la même direction. Il est douteux en effet que la
volonté de faire baisser la facture des importations,
après des années de hausse exponentielle, ait la même
motivation que l’obligation faite aux investisseurs
étrangers de recourir désormais au seul marché interne
pour assurer le financement de leurs projets.
S’agissant du premier objectif, il est clair qu’il est
poursuivi à l’effet d’empêcher l’épuisement rapide des
réserves de change. Sachant que pour l’année 2008, la
facture des importations s’est montée à près de 50
milliards de dollars, il saute aux yeux qu’à ce rythme
il suffit de peu de temps pour que le trésor accumulé
soit dissipé. D’autant que du fait de la crise, les
recettes pétrolières se sont considérablement tassées.
On peut en dire autant de la suppression du crédit à la
consommation, à 80% consacré à l’achat de voitures.
L’imposition du crédit documentaire comme seul mode de
paiement des importations, l’interdiction d’importer des
médicaments fabriqués dans le pays, tout comme la
suppression du crédit à la consommation, visent le même
objectif : prévenir le déséquilibre de la balance des
paiements, et par là même ce qui est susceptible d’en
découler : l’endettement. Ou plus exactement, une
nouvelle crise de l’endettement, c’est-à-dire le
renouvellement d’une expérience que l’Algérie a durement
ressenti, et pas seulement au plan économique, dans les
années 1990.
Or,
les nouvelles mesures encadrant l’investissement
étranger ne semblent pas justiciables de la même
explication que les précédentes. Ici, ce qui importe ce
n’est pas tant de veiller à ce que la balance des
paiements continue d’afficher un solde positif que de
transformer en investissements et en emplois les
capitaux en sommeil au niveau du système financier. Un
argent qui s’accumule dans les caisses des banques au
lieu de se muer à bref délai en productions est source
de graves problèmes pour une économie, au premier rang
desquels une poussée inflationniste incessante, outre
les tensions internes au régime pour s’en assurer le
contrôle.
Pourtant, les autorités financières algériennes donnent
la même justification pour les premières comme pour les
secondes mesures. Elles auraient été adoptées toutes
pour le même motif : éviter un solde extérieur négatif
qui, en se répétant, est susceptible de conduire à
l’endettement. Des investissements étrangers financés
par des capitaux étrangers leur semblent, à la lumière
de l’expérience, pas moins générateurs de déséquilibre
extérieur que des importations qu’aucun corset
règlementaire ne viendrait tenir dans des limites
raisonnables.
En
ramenant ces orientations dans leur diversité, réelle ou
supposée, au seul critère des ressources financières
aujourd’hui à la disposition de l’Etat algérien, les
Européens sous-estiment du même coup leur portée. Ils ne
sont pas les seuls à penser qu’elles seraient sans doute
révisées, sinon carrément abandonnées, si le prix du
baril se remettait à grimper à un rythme soutenu pour
retrouver rapidement les niveaux qui étaient les siens
avant l’éclatement de la crise, beaucoup dans le pays
même partagent ce point de vue. Or, il faut bien
reconnaître que seul l’avenir, plus ou moins proche, est
à même de confirmer ou de démentir cette analyse. Pour
deux raisons au moins : d’une part, l’évolution du prix
du baril n’est pas aisément prévisible, de l’autre,
parce qu’il entre toujours en ligne de compte dans le
déroulement d’un processus économique un facteur non
moins influent : le facteur politique.
Par
Mohamed Habili
Haut
|