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Points chauds
Par Fouzia Mahmoudi |
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Provocation
Les Etats-Unis
continuent de faire des efforts en direction des Palestiniens en
condamnant l’annonce israélienne de construction de nouvelles
colonies à Jérusalem-Est. En effet, l’on était plutôt habitué depuis
quelques décennies à ce que les Américains prennent
inconditionnellement le parti des Israéliens, quelle que soit la
question. Mais cette fois-ci, comme ils le font depuis quelques
mois, ils ont laissé de côté leurs anciennes habitudes et osent
hausser le ton avec leurs alliés historiques. Bien sûr, il n’est pas
question de rupture ou de véritable fâcherie entre les deux nations,
mais d’un simple recadrage qui ne peut qu’être salutaire. De plus,
même si cela ne leur apportera ni la paix ni leur propre Etat, voir
les Américains se ranger de leur côté de temps à autre ne peut être
que source de satisfaction pour les Palestiniens. Ces derniers ont
manqué bien trop longtemps de reconnaissance. Leur souffrance et
leur misère passant trop souvent par le passé après le confort des
Israéliens, aux yeux des Occidentaux. Aujourd’hui, après le
changement de cap des Américains, les Européens aussi se permettent
de porter un œil plus indulgent sur les Palestiniens dont les
conditions de vie ne peuvent qu’indigner et révolter. Mais les
Palestiniens, malheureusement, qui ne sont que trop habitués aux
promesses non tenues, veulent aujourd’hui des faits avérés et être
sûrs que l’indignation américaine se traduira par des actes et non
de simples paroles réconfortantes. Obama, de son côté, laisse son
vice-président gérer toute cette affaire sans s’impliquer pour le
moment. Seulement, si les Israéliens insistent dans leur projet de
construction de colonies, il serait utile que le président américain
fasse lui-même savoir qu’il désapprouve cette nouvelle initiative et
qu’il fasse son possible pour y mettre un terme afin de démontrer sa
sincérité dans ce dossier. Le président américain insiste depuis des
mois sur son réel désir de voir le conflit israélo-palestinien enfin
réglé et plaide pour la solution de «deux peuples, deux Etats». Mais
s’il veut que cela ait un jour la chance d’aboutir, il devra
s’investir plus avant et empêcher ses alliés israéliens de saboter
durablement tout espoir de paix. Leur parole semble révolue, les
Palestiniens attendent désormais des gestes concrets et efficaces.
Reste à savoir si Obama aura le courage de se lancer dans un bras de
fer avec les Israéliens.
F. M. |
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Projet de
colonisation
Les
Palestiniens satisfaits
Les Palestiniens
se sont réjouis hier de la condam- nation des Etats-Unis du projet
de colonisation à Jérusalem-Est annoncée par Israël en pleine visite
du vice-président américain Joe Biden.
«Nous nous
félicitons des réactions américaine et internationale qui condamnent
la décision israélienne de construire des logements dans un quartier
de colonisation à Jérusalem-est» occupé et annexé par l'Etat hébreu,
a déclaré à l'AFP le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
«Les déclarations du vice-président Biden, de la Maison-Blanche et
du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon expriment le
mécontentement et la colère envers la politique du gouvernement (du
Premier ministre Benjamin) Netanyahu», s'est félicité Erakat. «Nous
voulons voir ces déclarations, en particulier américaines, se
traduire dans les faits afin de contraindre Israël à arrêter les
activités de colonisation à Jérusalem et dans les Territoires
palestiniens occupés», a-t-il plaidé.
Biden, qui a
accusé mardi Israël de «saper la confiance nécessaire» au dialogue
israélo-palestinien, devait se rendre dans la journée à Ramallah
(Cisjordanie) pour y rencontrer le président palestinien Mahmoud
Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad. Les entretiens, a
précisé Erakat, porteront essentiellement sur le contentieux des
colonies, qui «détruit les efforts américains en faveur de la paix,
la stabilité et la sécurité au Proche-Orient». Les Palestiniens ont
fustigé l'annonce israélienne de mardi alors qu'ils venaient juste
d'accepter des discussions indirectes avec Israël, sous l'égide des
Etats-Unis, afin de tenter de relancer le processus de paix
interrompu depuis fin 2008. Par ailleurs, le ministère israélien de
la Défense exprime sa colère après l'annonce la veille d'un projet
de colonisation à Jérusalem-est, a indiqué, hier, un communiqué de
son bureau. «L'entourage du ministre de la Défense, Ehud Barak,
exprime sa colère après l'annonce superflue (de ce projet) qui
perturbe les négociations de paix avec les Palestiniens – des
négociations du plus haut intérêt pour Israël», indique ce texte.
«Des sources au ministère de la Défense soulignent qu'Israël agit et
a agi depuis de longs mois pour créer la confiance entre les parties
afin que ces négociations puissent s'engager, et il serait judicieux
d'en tenir compte», a ajouté le communiqué. Le parti travailliste de
Barak compte 13 députés qui ont rallié la coalition de droite du
Premier ministre Benjamin Netanyahu, notamment dans le but de
contribuer à la promotion du processus de paix avec les
Palestiniens. Le bureau de Barak a publié ce communiqué à la suite
de l'annonce mardi soir par le ministère israélien de l'Intérieur
d'autoriser la construction de 1 600 logements à Ramat Shlomo, un
quartier de colonisation habité par des juifs ultra-orthodoxes dans
le secteur oriental de Jérusalem, peuplé en majorité d'Arabes et
annexé par Israël en 1967. Le ministre de l'Intérieur Elie Yishaï,
du parti religieux Shass, a tenté d'apaiser la polémique en assurant
que cette décision n'avait «rien à voir» avec la visite de Biden, et
a indiqué que le projet immobilier en question a été établi il y a
trois ans
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