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Mieux vaut tard…
Le RCD a déploré,
lundi 1er mars, le silence des officiels algériens et français sur
les affiches électorales anti-algériennes du Front National (FN). Ce
parti d’extrême-droite française mène sa campagne pour les élections
régionales de mars prochain avec des affiches représentant la
France recouverte du drapeau algérien transpercé de minarets en
forme de missiles. Dans un communiqué, le RCD immigration estime que
le FN a commis «deux amalgames nauséabonds : l’Algérie et
l’Islamisme d’une part, l’Islam et l’Islamisme, d’autre part». Le
parti de Saïd Sadi rappelle que la société civile algérienne «a
toujours combattu, et ce, au prix fort, l’intégrisme islamiste,
empêchant l’Algérie de sombrer dans la théocratie». «Ce combat des
démocrates algériens a dressé un bouclier préservant les pays de la
rive nord de la méditerranée. L’Islam ne doit pas être réduit à la
burqa, apanage de l’intégrisme islamiste. L’Islam de France est en
effet majoritairement modéré», ajoute le RCD immigration. Pour le
RCD, le FN «surfant donc sur la vague anti-Islam, a eu tôt fait de
dériver jusqu’à diaboliser l’Algérie en s’attaquant à son emblème
national». L’occasion de réveiller au passage «la fibre nationaliste
des nostalgiques de l’Algérie française», en pleine campagne
électorale.
Dans le rôle de défenseur de l’emblème national, le RCD est plus
convainquant que dans le rôle du drapeau noir par lequel il a
remplacé, sans doute dans un moment d’égarement, le drapeau
algérien. Il a raison de dénoncer le silence qui a entouré ici ces
affiches lepénistes amalgamant l’islamisme et l’emblème national.
Oui, il fallait des réactions plus vigoureuses pour exprimer la
colère qu’un tel amalgame suscite. Le problème est que nous sommes
empêtrés avec la France dans des contentieux interminables et que la
démarche du FLN en vue de criminaliser le colonialisme est en soi
suffisamment éloquente. On ne peut, même si on déplore ce cas
précis, soupçonner le FLN ou les officiels de laxisme sur le sujet.
On retiendra néanmoins que, s’agissant du RCD, son patriotisme, un
instant ébranlé par cette histoire du drapeau noir, n’est plus à
mettre en doute. Et on ne peut que l’en féliciter.
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Roquette, ridicule et tombeau
La Brigade mobile
de la police judiciaire (BMPJ) de Tigzirt, une localité située à 35
km au nord de la wilaya de Tizi Ouzou, a été attaquée, mardi 2 mars
peu avant 8 heures du matin, au heb heb (roquettes artisanales),
selon une source sécuritaire locale. Les tirs ont été lancés depuis
la forêt voisine de Haga par un groupe armé islamiste de l’ex-GSPC
devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ajoute la même source.
On se demande si
ce genre d’informations est vrai. Certes, il est courant en Europe
que des groupes attaquent au bazooka des fourgons blindés, ou même
des banques, pour s’emparer de l’argent qui s’y trouve. A défaut
d’être honnête, le mobile est rationnel. Mais s’en prendre à une
caserne de police ! A coups de heb heb… On n’est pas loin de la
folie. Qu’espèrent-ils gagner ces individus ou ces groupes de tarés
qui font ça ? Le paradis ? Tu attaques une caserne de police, tu vas
au paradis ? Incroyable. A moins qu’il s’agisse d’une caverne d’Ali
Baba regorgeant de trésors et maquillée en caserne, il faudrait
qu’un jour quelqu’un nous explique exactement une raison, quelconque
– même la plus farfelue – qui expliquerait un tant soit peu pareil
comportement. L’islamisme radical qui mène au terrorisme, on le sait
à présent, mais le terrorisme qui mène au ridicule, voilà ce qu’on
découvre de plus en plus. Sauf qu’ici le ridicule tue.
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Assumer, la tête haute
L’Algérie a décidé
d’inviter plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations unies en charge
de questions liées aux droits humains. L’annonce a été faite mardi
matin sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale par
Benchâa Dani, directeur général des affaires politiques et de la
sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères.
«Il s’agit de
missions d’information. Ces rapporteurs vont constater sur place les
avancées de l’Algérie. Les mandats sont choisis en fonction des
priorités», a-t-il précisé. Le premier rapporteur invité est celui
en charge de la violence contre les femmes. «Nous sommes sensibles à
ces questions là», a-t-il indiqué. Le rapporteur onusien en charge
des questions de santé sera le deuxième à visiter l’Algérie, suivi
par ceux qui s’occupent du droit à l’éducation, du droit à
l’alimentation, du droit au logement et du droit d’accès à l’eau et
à l’assainissement.
«Peu de pays ont
accepté d’inviter un nombre aussi important de rapporteurs spéciaux
de l’ONU en une année. Nous suivrons les conseils qui nous seront
donnés par ces experts une fois leurs rapports établis», a indiqué
Benchâa Dani. Cela dit, il n’a pas précisé les raisons du refus
d’Alger d’accepter la venue des rapporteurs spéciaux en charge des
disparitions forcées, de la torture et de la détention secrète.
«Nous dénonçons le comportement à caractère sélectif en matière des
droits de l’homme de certains pays», a simplement déclaré le
représentant du ministère des Affaires étrangères.
Les droits des peuples sont la caractéristique des bons gouvernants,
ils ne sont pas seulement des droits légitimes et prioritaires, ils
sont aussi la vraie force d’un pays. Ce n’est que lorsqu’ils
contredisent ou ils font obstacle aux droits de l’Homme individuels
qu’ils deviennent l’apanage des dictatures et de la tyrannie. Est-ce
le cas en Algérie, comme le disent ces organisations spécialisées,
toutes aussi suspectes les unes que les autres ? Sinon, pourquoi ne
pas avoir également invité les rapporteurs en charge des
disparitions forcées, de la torture et de la détention secrète ?
Qu’avons-nous à nous reprocher ? Existerait-il en Algérie des
prisons secrètes, des personnes qu’on force à disparaître ou qu’on
torture ? En se taisant sur le sujet, Benchâa Dani a l’air de
répondre par l’affirmative. Et lorsqu’il dénonce le «comportement à
caractère sélectif en matière de droits de l’Homme» il ne se rend
pas compte qu’il adopte lui-même ce comportement qu’il dénonce.
L’Algérie est toujours en guerre contre le terrorisme, une guerre
réelle et non pas imaginaire, qui induit malheureusement des
restrictions en matière de libertés individuelles. Les Américains
eux-mêmes en savent quelque chose, eux qui ont inventé Guantanamo ou
le Patriot Act. Pour autant, ces restrictions doivent être
expliquées et assumées clairement, c’est la seule manière de faire.
Il devient de plus en plus intolérable qu’on prête le flanc à ce
genre d’accusations.
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Sectarisme ?
Plus aucun joueur
émigré ne sera convoqué dans les différentes sélections nationales
des jeunes catégories. La sélection A n’est, bien évidemment, pas
concernée par cette mesure sachant que la majorité du groupe est
composée d’éléments jouant dans les championnats étrangers.
L’annonce en a été faite, aujourd’hui, par Mohamed Raouraoua, le
président de la Fédération algérienne de football (FAF), au cours de
la conférence de presse donnée à la salle des conférences du stade
olympique du 5-Juillet.
Exclure les émigrés, sous prétexte qu’ils sont émigrés, des
sélections nationales et évoquer leur pseudo absence de
disponibilités, c’est développer une logique qui consiste à dire
qu’un Algérien n’est plus vraiment algérien lorsqu’il ne vit pas en
Algérie. Une logique d’autant plus mal venue que l’équipe nationale
mondialiste est composée de beaucoup d’émigrés, disponibles malgré
tout, et en tout cas objets de fierté de tout le peuple d’Algérie.
Alors, oui pour la sélection A non pour les sélections des jeunes ?
Autrement dit, on refusera le jeune tant qu’il n’est pas
sélectionnable en catégorie supérieure et on lui expliquera que nous
avons peur d’investir en lui sans être sûr du retour
d’investissements. Et l’affaire sera entendue. Le jeune dira,
d’accord, moi non plus je ne serai disponible que si mon
investissement sera sûr. Le donnant-donnant remplacera
définitivement l’amour du pays et chacun pour soi, Dieu pour tous !
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