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JSK- Al Ismaily ce vendredi
à 22 heures
Les Egyptiens accueillis
avec des fleurs
L’entraîneur néerlandais Marck
Wotte n’a pas caché sa satisfaction quant aux conditions dans lesquelles son
équipe a été placée depuis leur arrivée à Tizi Ouzou, comme d’ailleurs les
joueurs et autres membres de la délégation constituée de 43 personnes.
L’équipe du Nadi Al Ismaily
s’est entraînée mardi dans la soirée, quelques heures après son arrivée à Tizi
Ouzou en prévision de son match contre la JSK vendredi soir. Les Egyptiens, qui
ont accueillis avec des fleurs par les dirigeants du club kabyle et les
autorités locales dans leur quartier général sis à l’hôtel Amraoua, ont effectué
leur première séance de préparation sous un gros orage bénéfique à la bande et
l’entraîneur néerlandais Marck Wotte n’a pas caché sa satisfaction quant aux
conditions dans lesquelles son équipe a été placée depuis leur arrivée à Tizi
Ouzou, comme d’ailleurs les joueurs et autres membres de la délégation
constituée de 43 personnes. En somme, la partie s’annonce difficile pour les
deux équipes qui évolueront au grand complet hormis l’absence de Abderabou côté
Ismaily. Mais Marc Wotte semble déterminé à faire un bon résultat face aux
Kabyles pour espérer la qualification au prochain tour. La même ambiance a régné
dans les rangs du club kabyle lors de leur séance d’entraînement mardi soir,
juste après celle de leurs adversaires. La bande à Alain Geiger semble n’avoir
rien à perdre dans cette confrontation, mais souhaite terminer en première place
de la poule. Par ailleurs, nous avons appris que la vente des billets de la
rencontre JSK/Al Ismaily débutera aujourd’hui au niveau des guichets du stade du
1er Novembre. Le prix du billet a été fixé à 100 Da et l’opération de vente se
poursuivra même le jour du match. Notons que le billet coûtait
initialement 200 DA avant qu’il ne soit revu à la baisse pour permettre aux fans
des Jaune et Vert de se rendre nombreux au stade.
Par HAMID M.
Dra El Mizan
Double découverte macabre
Les éléments de la Protection
civile de l’unité de Draâ El Mizan ont procédé hier vers 5 heures du matin au
transport de deux corps sans vie au village Medah relevant de la commune de Tizi
Ghenif, apprend-on. Il s’agit d’une femme, avocate de son état et âgée de 43
ans, qui a été retrouvée morte à son domicile. Son corps portait des traces
d’agression à l’arme blanche. A quelques centaines de mètres du domicile de la
victime, un jeune homme célibataire et chômeur de son état, âgé de 25 ans a été
découvert pendu à un arbre. L’alerte a été donnée par les voisins des deux
victimes. Une enquête a été ouverte par les éléments de la Gendarmerie nationale
pour élucider cette affaire qui a plongé toute la région dans l’émoi.
H.M.
Accident de la circulation
Deux morts et 28 blessés à
Thénia
Deux personnes sont mortes et
28 autres ont été blessées dans un accident de la route survenu mardi soir sur
le réseau routier de Boumerdès, a-t-on appris mercredi auprès de la Protection
civile. Il s’agit d’un bus de transport de voyageurs en provenance d’Alger, qui
a dévié de sa route sur la RN 5, en traversant la commune de Thénia, en
direction de la wilaya d’El Tarf, selon les précisions de la même source. La
route, rendue glissante suite à la chute de pluies, serait à l’origine de ce
sinistre, selon la même source qui signale l’évacuation des blessés vers les
hôpitaux de Thénia, Bordj Ménaiel et Boumerdès.
La question du jour
Le conflit salarial encore
et toujours
Alors, qu’en sera-t-il
finalement de cette rentrée scolaire, désormais imminente ? Sera-t-elle une
reprise des classes ou une reprise des conflits sociaux qui ont émaillé l’année
dernière ? Bien malin celui qui peut par avance dire la tournure que prendra
l’événement. Il est plus facile de prédire le temps qu’il fera dans une semaine,
et peut-être même plus loin encore, que de se prononcer sur un événement si
proche qu’il en a déjà commencé. C’est qu’il faut aussi se garder de
focaliser sur le premier jour, dans l’idée, fausse, que c’est sa couleur propre
qui décidera du cours de l’année tout entière. La rentrée, en réalité, ce
n’est pas une seule journée, c’est plusieurs d’affilée. Elle peut même prendre
bien plus de temps qu’il n’est raisonnable. Ce serait précisément le cas si les
syndicats d’enseignants décidaient de suivre l’exemple de celui des intendants
qui pour leur part ont déjà annoncé la couleur : ils seront en grève le jour
«j».
Plus significatives sans
doute quant à l’incertitude qui plane sur cette rentrée, ce sont les mises
en garde du ministre de l’Education, qui disent assez que la tension sur
laquelle l’année dernière avait commencé et s’était achevée est loin d’être
tombée. Tout se passe comme si la tutelle prenait à témoin l’opinion de sa bonne
volonté, de tout ce qu’elle a entrepris pour que la nouvelle année représente un
progrès signalé par rapport à l’année précédente, en termes de moyens matériels
et pédagogiques et, par ricochet, en termes de taux de réussite, et que tous ses
efforts risquent d’être contrecarrés, réduits à néant même, si les enseignants
n’abondent pas dans le même sens, s’ils l’entendent d’une autre oreille.
Un discours aussi menaçant
est de nature à donner envie de s’y inscrire en faux. Il se trouve pourtant que
le ton empreint d’une grande fermeté de Benbouzid n’a suscité jusqu’à présent
que des réactions fleurant la modération de la part des syndicats. Serait-ce
chez eux le début de la sagesse, ce qui implique aussi, ce qui implique surtout,
une bonne appréciation du rapport de force, qui ne serait pas en
l’occurrence à leur avantage ? Serait-ce plutôt qu’ils aient de bonnes raisons
de penser que la tutelle emploie ce langage non pas pour les dissuader,
mais au contraire pour les pousser à la faute, estimant qu’il vaut mieux vider
la querelle dès la rentrée que de risquer de la voir reprendre de plus belle au
moment choisi par les enseignants, qui en général coïncide avec la période des
examens ?
Ce genre de calculs, nourris
de part et d’autre d’ailleurs, n’est pas à exclure. Il n’y a qu’à se reporter
aux épisodes passés pour se rendre compte que ni l’un ni l’autre des
protagonistes n’est dépourvu de sens tactique. L’année dernière, si c’est la
tutelle qui l’a emporté, c’est pour partie parce qu’elle a su se faire mieux
entendre de l’opinion, c’est-à-dire des parents d’élèves, le troisième homme qui
pour être en retrait n’en est pas moins actif et influent. La lettre
ouverte du ministre à la communauté de l’Education a fait de tels ravages dans
les rangs des enseignants qu’on a vu leurs syndicats perdre patience et
critiquer la presse, qui pourtant se rangeait largement de leur côté, pour
avoir publié les salaires résultant des augmentations concédées. La bataille de
la communication a décidé de l’issue du conflit.
De son issue momentanée, à
vrai dire. Pour preuve les mises en garde de la tutelle à la veille de la
rentrée.
Il faut en effet bien
comprendre que les grèves, pas seulement dans le secteur de l’éducation,
n’ont porté jusque-là que sur les salaires. Elles sont basiques, d’où leur
âpreté. C’est sans doute que les conflits portant sur d’autres revendications,
moins directement liées au niveau de vie, ne sont pas encore à l’ordre du
jour. C’est ce qui fait que lorsque les enseignants entrent en grève, ce n’est
pas pour des motifs ressortant à l’enseignement.
Quand les premiers conflits
autres que salariaux auront éclaté, ils constitueront du même coup la preuve que
c’est la qualité de l’enseignement qui désormais est au cœur du débat dans le
système éducatif.
Par Mohamed Habili
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