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09/03/11

 

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Se faisant passer pour une entrepreneuse

Une femme escroc subtilise  60 millions à un citoyen

Celle-ci se faisait passer pour une entrepreneuse qui construit des logements de type F4 à Bouzaréah.

La crise du logement est un  problème épineux qui touche de plein fouet  le citoyen algérien en général et la jeunesse en particulier. Des milliers de jeunes sont restés sans toit se morfondant dans des condition lamentables. Ils sont aussi des milliers à souscrire à différentes formes de projet d’acquisition de logement dont l’AADL, le LSP ainsi que le logement social. Cependant, dans la majorité des cas ces demandes sont restées lettre morte. Et comme dit l’adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres, certains escrocs et pseudo-promoteurs profitent de ce besoin pressant pour engranger de l’argent sur le dos de malheureux citoyens en quête du minimum de leur droit, un toit. L’affaire qui a été traitée par la quatrième chambre du tribunal pénal près la cour d’Alger est un bon exemple de cet état de fait. Sauf que cette e fois-ci, il s’agit d’une femme escroc. Celle-ci se fait passer pour une entrepreneuse qui construit des logements de type F4 à Bouzaréah sur les hauteurs d’Alger. La victime n’est autre qu’une connaissance de l’une de ses amies. Il s’agit d’une personne qui avait besoin d’un logement et qui cherche la meilleure formule pour l’acquérir. La mise en cause dans cette affaire lui propose donc de lui céder un F4 à 500 millions de centimes. Il lui donne donc une avance de 60 millions de centimes. Le mis en cause a payé la deuxième tranche du montant qu’il devait remettre à l’accusée dans cette affaire. Cette somme a été payée par chèque bancaire. C’est après avoir découvert qu’il s’agit d’une supercherie et d’une escroquerie que la victime est allée déposer plainte auprès des forces de sécurité territorialement compétentes. Une enquête a été aussitôt ouverte par les forces de sécurité avant que la mise en cause ne soit arrêtée pour être traduite en justice. L’avocat de la défense a demandé une réparation civique d’une valeur de 200 millions de centimes.   

Par Salah H.

 

Protestation 

Sit-in à Alger d’un groupe d’aveugles

Un groupe de non-voyants a organisé mardi un sit-in à la  Grande Poste (Alger) pour revendiquer l’amélioration de leur situation sociale. Les non-voyants ont demandé, dans une lettre ouverte au président de la République, la promulgation des textes d’application relatifs à la loi 02-09 de 2002 portant protection et promotion des personnes handicapées.  Ce groupe indépendant créé récemment, a indiqué que l’administration algérienne n’accorde pas tout l’intérêt à ce «handicap lourd», et considère les non-voyants comme des personnes normales au regard de leurs capacités en matière d’acquisition des connaissances et du savoir et leur autonomie.  Les non-voyants ont déploré «la perte des acquis sociaux d’indemnisation» dont ils bénéficiaient «malgré les conditions financières difficiles qu’à connues le pays». Il s’agit de la gratuité du transport, de la réduction des frais du loyer d’un logement social et des exemptions fiscales.  Revenant sur les conditions sociales difficiles que vit cette catégorie de la société y compris les diplômés universitaires, les non-voyants ont contesté le fait que l’aide sociale accordée aux non-voyants est inférieure à celle attribuée aux handicapés moteurs.  La lettre adressée au président de la République intervient après le non-aboutissement des revendications exprimées par le mouvement associatif.  La réhabilitation de la gratuité du transport, la revalorisation des aides sociales, l’institution d’une allocation indemnitaire pour les personnes  présentant des handicaps lourds ainsi que d’autres allocations, figurent parmi les revendications des protestataires.

G. H.

 

Terrorisme

L’«émir» Bouhri, alias abou TOurab ne sévira plus

Bouhri Mourad, alias abou Tourab, l’émir de la sériâtes de Bordj-Menaiel ne sévira plus. Il a été abattu avant-hier aux environs de 2 heures du matin, par les forces de l’armée nationale populaire à proximité du village de Talaoubrid à quelques kilomètres au sud du chef lieu communal Bordj-Menaiel, a-t-on appris de source concordante. Un fusil d’assaut de marque kalachnikov trouvé sur le corps a été récupéré, ajoute notre source. Cette opération a été déclenchée suite à des renseignements fournis par des citoyens quant à la présence d’un groupe d’individus armés dans la région. Les militaires sur les lieux ont tendu une embuscade pour abattre ce dangereux terroriste qui a pris les maquis en 1999. L’émir Bouhri Mourad, alias abou Tourab, est né en 1980 à Bordj-Menaiel. Il a pris les commandes de la seriate de Bordj-Menaiel après l’élimination de l’émir Djemaa Boualem et la capture de son frère Djemaa Ali. Il serait à l’origine de nombreux attentats terroristes contre les forces de l’ordre et les patrouilles de la gendarmerie nationale.    

A. Ammar

 

La question du jour

Pseudo-explication psychologique

Les émeutes en Algérie de début janvier n’étaient pas encore retombées que le ministre de l’Intérieur en livrait le secret lors d’un passage à la télévision : elles seraient le fait d’une jeunesse qui a grandi dans le cadre d’une violence extrême, et qui pour cela aurait  une tendance marquée, voire irrésistible, à y recourir chaque fois que l’occasion s’en présente. N’ayant connu que la violence, ces jeunes, des adolescents encore pour la plupart,  sont pour ainsi dire ses enfants, sa chose. Elle constituerait leur pente naturelle. Facteur d’autant plus aggravant que ces vecteurs sont particulièrement frustres, à l’évidence dépourvus de tout centre d’intérêt un tant soit peu élevé qui aurait pu la leur faire sublimer. Ils n’aiment ni la musique, ni les livres, ni le cinéma, rien en fait de ce qui permet à des jeunes normaux de ménager des exutoires socialement acceptables à leurs pulsions élémentaires.

 Cela seul expliquerait pourquoi il a suffi de l’augmentation de deux produits de large consommation, en l’occurrence le sucre et l’huile, mais aussi d’une ou de deux rumeurs opportunément instillées dans les milieux du petit commerce informel, pour que des groupes de jeunes voient rouge et se mettent à tout saccager et piller. On dirait des enragés qui n’ont peur de rien. Le déploiement des forces anti-émeute, dépêchées à leur encontre, pour les dissuader, a semblé au contraire attiser leur soif de déprédations, en tout cas les rendre plus mauvais encore. Comme ils aiment la violence, celle qu’on leur oppose n’est pas pour leur déplaire. Ils en redemanderaient plutôt puisqu’elle a pour effet d’exciter la leur.

 Le ministre de l’Intérieur n’a pas été le seul à poser ce diagnostic psychologique. Il n’est même pas sûr qu’il puisse en revendiquer la paternité. Il n’a fait  probablement que l’appliquer en premier aux dernières émeutes, ayant eu droit à la parole avant les autres. Après lui, des psychologues ainsi que des sociologues sont intervenus dans les médias, notamment dans la presse écrite, pour dire la même chose que lui, à savoir que la jeunesse d’aujourd’hui est marquée par la violence, et que cela n’augure rien de bon pour la suite des événements. Pour nous avertir donc que les émeutes de janvier ne seront pas les dernières. D’autres explosions de même nature sont à venir. De plus, il en sera ainsi aussi longtemps que les traumatismes des années de terreur n’auront pas été surmontés.

 Cette explication d’ordre psychologique a tellement été répétée qu’elle a fini par revêtir l’apparence d’une évidence. Elle semblait par conséquent promise à un bel avenir. D’autres épisodes de violence juvénile viendraient la confirmer. Il suffirait de les attendre. Encore ne s’agit-il de patienter que pour les émeutes d’envergure, les autres, celles qui sont d’intérêt local étant monnaie courante ces dernières années.

  Mais voilà que les  rues tunisienne et égyptienne se soulèvent, et à leur suite la Libye, sans que la rue algérienne, supposée pourtant être la plus frondeuse, la plus inflammable de toutes, et d’abord pour le motif psychologique qu’on vient d’invoquer, ne veuille bouger, en dépit de toutes les tentatives faites pour la mettre en mouvement. Le RCD et la CNCD s’y essayent en pure perte depuis maintenant près d’un mois. Le premier y a perdu ses dernières plumes d’apparat, si la seconde a su plus ou moins limiter les dégâts.

 Face à cette attitude pour le moins inattendue de la rue algérienne (n’oublions pas la venue massive des médias étrangers pour couvrir la marche du 12 février, dont tout le monde attendait monts et merveilles), des voix auraient dû s’élever pour contester le bien-fondé de l’explication psychologique. Il n’en a rien été. Au contraire, on a entendu dire de plusieurs côtés qu’il n’y a pas lieu de s’étonner outre mesure de ce que les jeunes Algériens  se montrent très réticents à passer à l’action. Que le traumatisme subi par le passé les rend beaucoup moins disposés à tenter ce genre d’aventures.

 Quel crédit peut avoir une explication qui en très peu de temps a été appliquée avec une égale conviction à une chose puis à son contraire ? A l’évidence, aucun.

Par Mohamed Habili

 

 

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L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djalil

De la musique avant toute chose

Le Président a parlé dans son message à l’occasion du 8 Mars de l’engagement de l’Etat, outre l’amélioration de leurs conditions de vie, à permettre et promouvoir la liberté d’expression des jeunes. Qu’est-ce la «liberté d’expression des jeunes» lorsqu’elle n’est pas la liberté d’expression, tout court? Et où donc iront s’exprimer les jeunes, si ce n’est dans la rue, comment si ce n’est avec violence ? Il y a les stades, bien sûr, ces endroits clos, où le sentiment d’enfermement s’ajoute au sentiment de malaise général et l’aggrave plus qu’il ne l’atténue. Le stade dans ce cas sert à circonscrire dans un périmètre donné la manifestation de la violence plus qu’à l’affaiblir, à lui offrir un agenda hebdomadaire plus qu’à la faire disparaître. A lui seul, le stade ne peut remplir toutes les fonctions attendues du sport, de la vocation du sport à réguler une société. Bien au contraire, nous l’avons vu en Algérie, il peut se transformer en tribune politique similaire à celle qui, dans les années précédentes, a transformé la mosquée en permanences                  d’un parti. Il faut plus que le stade dans l’expression libre des jeunes dont le support privilégié reste la musique. En Algérie, contrairement aux autres pays qui en ont fait le lien social privilégié avec la jeunesse, la musique des jeunes est interdite, alors qu’elle avait foisonné au début des années quatre vingt dix. C’est le rap qui est à l’avant-garde de cette musique, c’est le rap qui aujourd’hui constitue la parole de la jeunesse, et sa référence première. Mais la télévision, censée être l’espace des jeunes, cette télévision nationale dont nos officiels, tous nos officiels, ne regardent que le journal télévisé pour voir s’ils y sont, alors que des millions de téléspectateurs lui restent fidèles malgré tout, l’interdit absolument. C’est la télévision de la vieillesse absolue et irrémédiable. Exception faite de Double Kanon – et encore ! – qui a jamais entendu une chanson ou vu un clip de Chakir, Apoka, Kamel el gang etc., ailleurs que sur You tube ? S’il ne s’agit pas de tout permettre, il faut savoir au moins réguler au lieu de tout rejeter, comme à l’époque du raï où Khaled était banni de nos écrans. La culture, la communication, la liberté d’expression passent par l’établissement d’un rapport sain avec tous les modes d’expression qui existent au sein de la jeunesse. Si la chanson moderne staïfie ou chaouie connaît un tel engouement dans le monde entier, grâce à la superposition de clips hindous, pourquoi demeure-t-elle invisible à la télévision dont le rôle est précisément de la promouvoir par nos propres clips et de l’offrir à nos propres jeunes ? En quoi l’âge d’or de la chanson algérienne, après 1988, a-t-il fait du tort à notre morale religieuse ou culturelle ? La télévision a été idéologiquement occupée par les conservateurs qui sont issus de l’islamisme répandu en Algérie par le FIS. Tout comme la culture en général par les conservateurs issus de la morale communiste dite socialiste. Donc inutile d’espérer un quelconque changement de mentalité.        

B. D.

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