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Une année universitaire gâchée

Seule la moitié du programme dispensée

Les syndicats des enseignants du supérieur reçus hier par Bensalah

«Diagnostiquer les maux »

Malgré une augmentation de salaire de 30%

Les postiers poursuivent leur grève

En attendant «le concret»

La protesta des médecins résidents maintenue

OPEP

Aujourd'hui à Vienne se décident les quotas

La Banque d'Algérie toujours silencieuse

Les grossistes refusent les billets de 2000 DA

La spéculation sur le logement bat son plein

L’immobilier entre salons et réalité

Commerce et fraudes

1 700 interventions des agents de contrôle

Habitat et urbanisme

1res Assises nationales du secteur les 19 et 20 juin

CHU de Béjaïa 

«Toutes les conditions réunies pour des médecins spécialistes»

 

 08/06/11

Une année universitaire gâchée

Seule la moitié du programme dispensée

Jamais année universitaire n’a été aussi courte. C’est du moins ce que pensent plusieurs étudiants, organisations estudiantines et enseignants.

En fait, malgré les mouvements de grève ayant caractérisé le début et la fin de l’année en cours, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas jugé utile de prolonger l’année et essayer de rattraper, un tant soit peu, le retard enregistré dans l’exécution du programme pédagogique. A en croire nos sources, le taux moyen des cours dispensés est de «50%». Autrement dit, les étudiants en fin de cycle pour l’année universitaire 2010/2011 seront «diplômés à 50%», ironise un enseignant. Ce qui demeure un précédent grave qui risque de nuire, encore davantage, à la crédibilité des diplômes de l’université algérienne. N’empêche que tout  baigne dans l’huile au niveau de nos facultés et écoles, où les examens ont commencé depuis quelques jours déjà. A l’université des sciences sociales et humaines de Bouzareah, à titre d’exemple, plusieurs départements sont en pleine période d’examens. Les étudiants se limitent à la révision des quelques cours dispensés, les enseignants suivent le programme tracé par l’administration et cette dernière ne semble se soucier que de l’application d’un planning arrêté au début de l’année, sans prendre en considération les aléas des perturbations et mouvements de protestation devenus inéluctables.

Etudiants déboussolés 

Plusieurs étudiants ont exprimé leurs appréhensions quant au déroulement de l’année. Ils admettent que le retard est important et disent qu’ils sont «pris au piège». «On aurait aimé que l’année soit prolongée, au moins jusqu’au mois de juillet» dira un étudiant à la faculté des langues étrangères de Bouzareah. «Hélas, l’administration semble pressée de boucler l’année et partir en vacances» a-t-il ajouté. Il affirme qu’une bonne partie du programme n’a pas été enseignée, à cause du mouvement de grève du mois de février dernier, ayant duré plus de deux mois. «Certains professeurs nous ont demandé de ne réviser que le premier semestre, le deuxième ne sera inclus qu’à la synthèse» révèle un autre étudiant. Selon lui, cela est «aberrant et ne répond à aucune logique». Pis encore, les enseignants concentrent leurs efforts sur les étudiants en fin de cycle; pour les autres, à savoir 1re, 2e et 3e années, ils passeront les examens et rentreront chez eux. «Ils nous ont dit que les délibérations ont été reportées jusqu’à la fin du mois de ramadhan» se plaint un autre étudiant. La seule explication fournie était que «les profs n’ont pas assez de temps pour corriger toutes les copies» raconte notre interlocuteur.

«J’aurais aimé que l’on nous laisse avancer un peu plus dans le programme, que l’on sacrifie une partie des vacances et que la correction et les délibérations se fassent d’une manière ordinaire» ajoute-t-il.

Organisations et enseignants crient au scandale 

L’année universitaire en cours «est à jeter aux oubliettes» suggère Farid Boutaba, enseignant. Il affirme que ce n’est pas la première fois que le programme pédagogique n’est pas achevé dans les délais. Cependant, le retard accusé cette année est encore plus important. «Depuis plus de 10 ans, je n’ai pas assisté à une année aussi particulière» assène-t-il. L’unique objectif du ministère, dénonce M. Boutaba, est de faire appliquer le calendrier, même s’il y a du retard dans l’exécution du programme. «Ne pas enseigner la moitié des cours est énorme» soutient-il. Pour l’interlocuteur, les autorités publiques sont «en train de gérer la paix sociale». Si ce n’est ces considérations, «cette année universitaire, système LMD, ne sera pas validée». De son côté, l’Union générale des étudiants algériens (UGEA) voit plutôt rouge. «L’administration a toujours programmé les examens dans la précipitation, dans le but de se libérer et profiter des vacances d’été» souligne Kaldi Sofiane, secrétaire général de l’UGEA, ajoutant que «les responsables parlent d’année universitaire qui commence au mois d’octobre et se termine au mois de juin et ne se soucient guère de l’année pédagogique, censée être la référence». Pire,  notre interlocuteur évoque «l’existence de complicité entre les cellules pédagogiques et l’administration pour bâcler l’année dans les plus brefs délais, et ce, au détriment des étudiants et de la qualité de l’enseignement».

Par Aomar Fekrache  

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Les syndicats des enseignants du supérieur reçus hier par Bensalah

«Diagnostiquer les maux »

L’Instance de consultations sur les réformes politiques a reçu hier les représentants des syndicats des enseignants du supérieur. Malek Rahmani, coordonnateur du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), a souligné,  à l’issue de cette rencontre,  la nécessité  d’impulser  le processus démocratique frappé de léthargie depuis des années. 

Selon lui, il est temps d’opérer un changement tout en promouvant les  libertés individuelles et collectives rétrécies, pour ne pas dire confisquées. Car, dit-il,  la  réhabilitation de ces droits  communs  constitue un prélude  pour tout changement politique  ou tout autre projet de réforme.  Ajoutant de  l’eau au moulin du Cnes, le secrétaire général du Syndicat national des professeurs et doctorants  (Snpdsm) a pour sa part   plaidé pour  un diagnostic de la situation pour mieux identifier les lacunes. 

Aux yeux de Nacer Djidjelli,  c’est l’application  des lois qui fait défaut  et non pas le cadre juridique et législatif.  Allant plus loin de sa réflexion,  ce syndicat  a exigé le départ pur et simple de l’exécutif actuel qui sera substitué par  un  gouvernement de transition capable de résoudre, de  manière concrète et efficace,  les problèmes des Algériens. Par ailleurs,  les syndicats affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) ont été également reçus par  les membres de l’Instance de consultations  sur les  réformes politiques.

 Ainsi, le  secrétaire général du  Syndicat national des chercheurs permanents, Zoghbi Smati, a préconisé la séparation des pouvoirs, à savoir législatif, exécutif et  judiciaire.

Dans un autre registre,  le Syndicat national des chercheurs permanents  a plaidé l’ouverture du champ audiovisuel  au privé.  Idem  pour Messaoud Amarna,  du Syndicat national des enseignants universitaires qui  qualifie  ces réformes politiques de «nouvelle ère»  prometteuse  pour l’Algérie. L’Instance de consultations a reçu dans soirée d’hier  une délégation de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa).

Yazid Madi

 

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Malgré une augmentation de salaire de 30%

Les postiers poursuivent leur grève

Les postiers rejettent en bloc l’accord conclu, dimanche dernier, entre leur tutelle et la Fédération des postiers, affiliée à l’UGTA.

La grève illimitée initiée par les travailleurs des bureaux de poste se poursuit toujours. Les postiers de la capitale n’ont donc pas assuré de service hier, malgré l’annonce du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, Moussa Benhamadi, d’une augmentation de 30% de leurs salaires. Les postiers rejettent en bloc l’accord conclu, dimanche dernier, entre leur tutelle et la Fédération des postiers, affiliée à l’UGTA. Les travailleurs du secteur des postes, non représentés par aucun syndicat, hissent la barre plus haut et exigent désormais une augmentation de 70% du salaire. Les grévistes demandent du concret dans l’immédiat. Hier, tous les bureaux de poste de la capitale ont été paralysés par ce débrayage. Que ce soit à Alger-Centre, Hussein Dey, Bab Ezzouar ou Reghaïa, les guichets de poste ont été désertés. Les quelques distributeurs automatiques mis en place sont loin de satisfaire les 13 millions de clients d’Algérie Poste. La colère des citoyens a atteint son paroxysme dans certains bureaux de poste. La Grande Poste, située en plein centre de la capitale, a été prise d’assaut par des citoyens. Mais, aucun d’eux n’a pu retirer son argent. Même le service minimum n’a pas été assuré. Une centaine de travailleurs de différents bureaux de poste d’Alger se sont rassemblés devant l’entrée principale : «UGTA dégage !» «Nous ne voulons aucun syndicat», «l’UGTA  ne nous représente pas», lit-on sur des pancartes accrochées aux murs de cet édifice. Les travailleurs ne croient plus aux promesses de la tutelle d’augmenter leur salaire de 30% avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. «On n’a rien reçu. Absolument rien. Ce ne sont que de promesses sans lendemain. Il (le ministre) nous a promis déjà d’augmenter nos salaires, mais rien n’a été fait. On ne fait confiance à personne. Nous exigeons du concret et pas des déclarations à la presse», dit un groupe de postiers qui affiche leur détermination à poursuivre le mouvement de protestation. «Cette augmentation est une provocation pour nous, voire une défaite», nous déclare un employé. Pour les citoyens, c’est la galère. «Nous sommes tous solidaires avec les travailleurs. C’est leur droit de revendiquer un salaire digne. Mais pas au détriment des clients qui sont privés de leur propre argent», martèle une quinquagénaire, qui n’a pas pu accéder à sa maigre pension depuis le début de la grève des postiers. «Les postiers doivent comprendre que nous sommes les seuls victimes de ce débrayage. Les dirigeants de ce pays n’ont pas de compte CCP. Je vous assure que je ai aucun sou avec moi, même pas de quoi prendre le bus chaque matin pour rejoindre mon lieu de travail», déplore un fonctionnaire. Ici, quelques clients pressés et très irrités s’en prennent violemment aux agents postiers. «C’est pas du tout mon problème. Je n’ai rien à faire de vos revendications. Moi je veux mon argent tout de suite», crie un jeune fonctionnaire en face d’un postier qui l’observait de loin. Les postiers qui en sont à leur onzième jour de débrayage, leur grève ayant commencé le 28 mai sans préavis, dénoncent le non-respect des accords de 2003 signés avec le gouvernement et revendiquent leur application immédiate. La tutelle, dans une tentative d’apaisement, a décidé d’augmenter le salaire des postiers de 30%. Une revalorisation qui semble ne pas satisfaire les travailleurs. La tutelle a fixé le 24 juin comme date butoir pour répondre favorablement aux revendications des postiers. Les travailleurs de la poste exigent une revalorisation de 75% de leur salaire avec effet rétroactif au 1er janvier 2008 et réclament en outre une prime de rendement individuelle et collective ainsi qu’un avancement et un positionnement de grade en fonction de la compétence.

Marche et sit-in

Les postiers de la wilaya de Béjaïa ont battu le pavé hier. Ils ont marché depuis la recette principale sise au niveau de l’ancienne ville, empruntant le boulevard de la liberté pour aboutir à leur point de chute qu’est la direction d’«Algérie poste» de la wilaya où ils ont tenu un rassemblement de protestation. Cette action, première du genre, intervient après 11 jours de grève du personnel des postes qui veulent interpeler leur tutelle sur la non-prise en charge de leurs revendications et rejeter le délai fixé pour la satisfaction de leur plateforme de revendications, fixé au 25 juillet. Les postiers exigent de leur tutelle de fixer un délai avant le 15 juin, soit avant la sortie des travailleurs en congés annuels. Les protestataires ont revendiqué une nouvelle fois une augmentation salariale conséquente, un régime indemnitaire à la hauteur de leur mission, le renforcement des postes en personnels, la réduction du temps de travail et un week-end de deux jours, une meilleure prise en charge du volet sécuritaire, le versement des rappels et des primes, la régularisation des carrières des travailleurs par les avancements dans les échelons selon la réglementation, etc. Hier, ils ont menacé de maintenir la pression tant qu’un engagement écrit ne leur est pas parvenu.   

Par Hocine Larabi

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En attendant «le concret»

La protesta des médecins résidents maintenue

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) organise aujourd’hui un sit-in national dans la capitale de l’Ouest, Oran. Lors d’une conférence de presse tenue hier par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) à Alger, les porte-parole de la corporation sont  revenus sur l’itinéraire de leur mouvement, sur leur plateforme de revendications, les réponses non-satisfaites de la tutelle ainsi que la situation désastreuse qui pénalise le secteur de la santé et les malades. Dans son intervention, le Docteur Sid Ali Merouane, un des porte-parole de Camra, a donné un aperçu sur les difficulté que rencontrent les étudiants en médecine  durant leur cursus universitaire ainsi que les défaillances d’encadrement, de formation et d’infrastructures qui entravent la pratique de la médecine dans les centres hospitalo-universitaires (CHU). «Nous éprouvons un  sentiment de frustration quand on a les capacités de soigner les malades alors que le matériel fait défaut» a-t-il expliqué. Par ailleurs, et pour expliquer les vraies défaillances du «désert médical» en Algérie, le Docteur Akhamokh représentant de la wilaya de Tamanrasset a souligné que le désert médical dont la tutelle impute  la mission au service civil pour combler le vide dans les régions isolées n’est pas la solution «sage» de la polémique. Le Dr Akhamokh s’interroge simplement :

«Sur les 13 centres hospitalo-universitaires, combien de CHU sont construits dans le

Sud ? Aucun, ajoute-t-il. Si  notre Etat pense vraiment à la santé des  citoyens du Sud pourquoi ne pas construire des CHU dans cette région ?» Plus loin, le Dr Akhamokh a regretté la notion de «solidarité» avec les habitants du Sud, puisqu’à l’origine, le problème est à la fois  de gestion et d’infrastructures. «On veut une médecine de qualité pas de solidarité. Et puis,  même quand les médecins sont présents dans ces régions du Sud  il ne font que transférer, systématiquement  les malades vers le Nord, faute d’infrastructures». Le même interlocuteur a exprimé son étonnement d’avoir entendu un député de la région du Sud, proposer à  l’Etat de ramener des médecins du Niger et du Mali. Dans le même registre, les conférenciers ont été unanimes à insister sur le point de remplacer le caractère «obligatoire» du service civil par l’«incitation»  des médecins résidents d’aller s’installer dans ces régions, avec des salaires dignes et des moyens de travail adéquats. Par ailleurs, rien ne semble freiner  le mouvement de protestation du Collectif autonome des médecins résidents algériens ; ils restent mobilisés. Aucun point de nos revendications n’a été satisfait, mis à part la déclaration : «on ne peut pas mettre fin à la grève tant que nos revendications ne sont pas satisfaites» a indiqué  le Dr Yelles, délégué de l’hôpital Mustapha-Bacha. Il convient de souligner que la protestation des médecins résidents a débuté le 7 mars, les protestataires ont multiplié les contestations, ils ont organisé 20 sit-in, deux marches, et ont passé une nuit à la belle étoile devant la présidence de la République. Le ministre de la Santé a, quant à lui, multiplié les promesses et les menaces sans pouvoir mettre fin à la paralysie de son secteur.

Yasmine Ayadi

 

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OPEP

Aujourd'hui à Vienne se décident les quotas

Avec un baril au-dessus de la barre des 100 dollars, la 159e réunion de l’opep va-t-elle jouer en faveur de l’augmentation des prix ou de la production ?  

Alors que  la réunion des membres de l’Opep en Autriche est prévue pour aujourd’hui, les prix du brut se sont adonnés à leur jeu favori, à savoir le yo-yo : lundi, soit à l’avant-veille de la réunion des pays exportateurs de pétrole, le prix du baril  était en berne : Il  affichait  114 dollars sur l’Intercontinental  Exchange (ICE) de Londres, en déperdition de 42 cents par rapport à la clôture de vendredi. Même essoufflement sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX)  où le  prix du baril du  Light sweet crude a creusé de 74 cents pour s’établir à 99,48 dollars. Hier, emballés par les spéculations autour de la décision finale de la réunion d’aujourd’hui,  les prix du baril  brut en ont pâti. Sur les mêmes marchés, ils ont  affiché une tendance mitigée et globalement  haussière : A la mi-journée, le baril a rebondi de 27 cents sur l’ICE  londonien contre des chiffres un peu plus  stables et quasiment identiques à la veille  du côté de la ville pomme sur le NYMEX. Ces fluctuations même légères mettent en exergue l’influence des décisions prises au cours de la réunion d’aujourd’hui minée par la conjoncture actuelle dont les situations en Libye et au Moyen-Orient. Toujours est-il et sur cette réunion, sur la forme elle sera présidée par l’Iran, verra la participation des ministres de l’Energie des 12 pays membres dont l’Algérie avec la présence de Youcef Yousfi. Sur la fond, si cette réunion semestrielle du cartel s’inscrit dans la continuité et pérennité, il n’empêche que la décision à prendre et portant sur une  augmentation ou non de la production du cartel se traduira certainement sur le prix du baril. Sur la question, les avis au sein du cartel sont globalement  divisés en deux : Une partie entraînée par  Téhéran  représentée à Vienne par Ali Khatibi (fraîchement désigné comme représentant du ministère  du Pétrole  par Ahmadinejad  qui  a décidé de tenir les rennes, ndlr) est contre une hausse de   la production et  juge que «le marché est équilibré, la tendance à la baisse des prix du pétrole signifie que les producteurs doivent être très prudents et très vigilants avant toute hausse de la production». Même son de cloche du côté vénézuélien. Cette volonté du statu quo de la production tranche avec celle affichée par les pays du golfe présents à Vienne qui, soucieux des retombées  de l’effondrement du prix du baril, sont pour une augmentation de la production et prêts à jouer des coudes pour cela ou carrément faire entorse auxdits quotas, selon des experts des questions énergétiques. La volonté des pays du Golfe, si elle n’est  pas relayée par l’Agence Internationale de l’Energie (AIEA), celle-ci  soutient le principe de l’augmentation  des quotas de production pour soutenir l’économie mondiale qui risque de piquer du nez en tenant compte des tendances économiques américaines. Ce pays qui est réputé pour sa grande consommation en pétrole affiche cependant des indicateurs économiques au rouge, minés par le chômage, le secteur de l’immobilier, la confiance des ménages et l’accroissement de ses propres stocks en pétrole pendant la dernière semaine du mois de mai. La crise de 2008 risque-t-elle de refaire surface ?  Les experts, à la fois attentifs et avertis, tempèrent. Pour eux, les stocks du brut américain  de la semaine qui a pris  fin le 3 juin ont toutes les chances de s’amenuiser avec la fermeture de l’oléoduc Keystone  en provenance du Canada et qui alimente les Etats-Unis en brut. Pour ce qui en est des décisions de  la réunion de demain,  il est clair qu’une augmentation des quotas de production se traduira sur les prix dont seuls les pays à faible ou moyenne production  ressentiront. Affaire donc à suivre             

Par Djaouida Abbas

 

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La Banque d'Algérie toujours silencieuse

Les grossistes refusent les billets de 2000 DA

La plupart des commerçants de gros que nous avons interrogés restent prudents en ce qui concerne les billets de 2000 dinars.

Hier, lors d’une tournée dans les marchés de gros de la capitale, notamment à Oued Smar, Jolie Vue et Aïn Naâdja, nous avons constaté que la quasi-majorité des grossistes refusent de travailler avec les nouveaux billets de 2000 dinars. Et pour cause, des rumeurs circulent dans ces milieux qu’il y aurait de faux billets de ces coupures en circulation. Ainsi, les grossistes refusent de vendre leurs marchandises aux clients qui se présentent avec les billets de 2000 dinars. A Oued Smar, l’inquiétude est grande. La plupart des commerçants de gros que nous avons interrogés restent prudents en ce qui concerne les billets de 2000 dinars. Selon certains, plusieurs fausses coupures de 2000 dinars circulent, ce qui risque de leur causer des pertes sèches. «Depuis la mis en circulation de ces billets  il y a presque deux mois, tout le monde était content, surtout nous en tant que grossistes, car cette nouvelle mesure aller nous faciliter les opérations de paiement. Mais il se trouve qu’aujourd’hui il y’aurait de fausses coupures de 2000 dinars, ce qui nous causera de  graves préjudices», explique un grossiste d’Oued Smar. Mais s’agit-il vraiment de faux billets ou plutôt de simples rumeurs diffusées pour créer des perturbations dans le marché de gros ? La réponse à cette question est venue de la Banque d’Algérie. Selon cette dernière, il n’y a pas de faux billets en circulation, néanmoins pour les coupures de 2000 dinars. Cependant, concernant les billets de 200 et 1000 dinars, c’est un autre problème. Ces coupures de billets font malheureusement l’objet de «piratage» par certains réseaux de trafic de fausses monnaies, et la Banque d’Algérie a pris ses précautions en mobilisant de nouveaux appareils très sophistiqués afin de les détecter. Par contre, les coupures de 2000 dinars sont à l’abri de ces «pirates», rassurent les responsables de la BA. Devant ces assurances, les grossistes restent fermes quant à leur  décision de ne pas accepter les billets de 2000 DA. C’est le cas au marché de gros de Jolie Vue, à Kouba. Ici, les grossistes de produits laitiers n’acceptent que les billets de 100, 200, 500 et 1000 dinars. Hormis ceux-là, rien ne passe. Un «fidèle» client chez un marchand de gros de détergents  situé à quelques centaines de mètres du lycée Hamia à Kouba, a été contraint d’aller vers un autre fournisseur vu que le sien a refusé les billets de 2000 dinars. L’inquiétude s’est installée, et le doute s’est amplifié sur ces nouveaux billets. De son côté, la Banque d’Algérie a ouvert une enquête concernant les appareils dont sont équipées les banques publiques, et qui n’arrivent pas à détecter les nouveaux billets. Un véritable casse-tête qui irrite de plus en plus la Banque d’Algérie, auquel vient s’ajouter le problème des grossistes. Il faut souligner également que beaucoup de particuliers refusent les billets de 2000 DA. Il semble que la mise en circulation de ces nouveaux billets, le 24 mars dernier, ne fait pas l’affaire du marché financier du pays ; pis, les choses semblent se dégrader pour la BA. Affaire à suivre.

Par Sofiane Abi

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La spéculation sur le logement bat son plein

L’immobilier entre salons et réalité

En dépit des programmes ambitieux annoncés en grande pompe et les promesses lancées par les pouvoirs publics, la question de l’immobilier est loin d’être résolue puisque l’accès au logement relève du parcours du combattant pour beaucoup d’Algériens. Le problème, selon les experts, ne réside pas seulement dans le fait que les entreprises du BTPH ne construisent pas assez, mais aussi parce que la spéculation bat son plein dans un secteur qui rapporte gros. Sinon, comment expliquer que des citoyens bénéficient de programmes de logements sociaux pour faire ensuite de la sous-location sans qu’ils ne soient pour autant inquiétés. Des pratiques qui ne font que favoriser la spéculation autour de l’immobilier. En effet, des appartements qui devraient coûter 3,5 millions de dinars sont cédés à 10 millions sur le marché de l’immobilier. Une situation ahurissante pour les petites bourses qui continuent à prendre leur mal en patience au moment où des appartements restent fermés, sans que cela n’interpelle personne.      

Parallèlement au vécu des citoyens, des salons spécialisés dans le domaine de l’immobilier et du bâtiment se sont multipliés ces dernières années à tel point que pratiquement chaque grande ville a son salon.

Il est évident que l’engouement de ces rendez-vous évènementiels témoigne de l’intérêt que portent les professionnels à ce secteur d’activité en pleine expansion dans notre pays, mais à aller les visiter on se rend compte que même si certains d’entre eux sont ouverts au grand public, ils n’enregistrent pas des chiffres record quant à leur fréquentation par la population. En effet, même si leur champ d’action n’est pas pareil, Batimatec et Logimmo s’imposent comme étant les plus en vue du secteur du bâtiment et de l’immobilier. Le premier s’étant déroulé au début du mois de mai, le second est prévu du 21 au 25 juin à la Safex des Pins maritimes, à Alger.  Organisé par Capedes et bénéficiant du haut patronage du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, Logimmo est un espace qui rassemble tous les professionnels, à commencer par les maîtres d’œuvre, représentés essentiellement par les établissements publics, les maîtres d’ouvrage, les entreprises de réalisation, le secteur financier et bancaire, les compagnies d’assurance et les promoteurs immobiliers. Reconnaissant que le salon est d’ abord dédié aux professionnels, Mahmoud Elhani, directeur de Capedes, a expliqué : «Il est vrai qu’il s’agit d’un salon qui se révèle être, en premier lieu, un endroit de promotion et de rencontre entre professionnels, mais il est destiné également au grand public, particulièrement à ceux qui souhaitent faire l’acquisition d’un logement».  Pour cette nouvelle édition, l’organisateur entend lancer le débat autour de l’habitat intelligent, conçu suivant des exigences normatives en relation avec l’environnement et l’énergie. Un débat dont beaucoup de monde parle mais peu d’entre eux y croient vraiment, estimant qu’avant de parler de la bataille de la qualité il faut d’abord remporter celle de la quantité.           

Hafid Mesbah

 

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Commerce et fraudes

1 700 interventions des agents de contrôle

Les deux brigades de la répression des fraudes et de la qualité ont dressé durant la même période 872 contraventions et 302 procès-verbaux à l’encontre des auteurs de ces infractions au code du commerce.

Plus de 1 700 interventions ont été effectuées depuis le début de l’année en cours par les services de qualité et de la répression des fraudes auprès de la direction locale du commerce à Tizi Ouzou, apprend-on dans un bilan de leurs activités. En effet, les deux brigades de la répression des fraudes et de la qualité ont dressé durant la même période 872 contraventions et 302 procès-verbaux à l’encontre des auteurs de ces infractions au code du commerce. Et 126 affaires ont été transmises à la justice qui devrait statuer. Toujours selon le même bilan,  la quantité de marchandises saisies depuis le début de l’année en cours est d’une valeur de plus de 12,5  millions de dinars alors que la brigade de répression des fraudes  a effectué plus de 900 opérations de contrôle qui se sont soldées par l’établissement de 185 procès- verbaux et 170 contraventions en plus de la saisie de près d’une tonne de marchandises d’une valeur de plus de 34 000 DA. Il est à signaler que pendant  le mois de mai écoulé, les mêmes services ont opéré plus de 1 000 interventions à travers l’ensemble du territoire de la wilaya de Tizi Ouzou. Ces contrôles ont abouti à l’établissement de 102 contraventions et 97 procès-verbaux. La hausse du nombre d’interventions durant le mois de mai écoulé intervenait au moment où des opérations coup de poing contre le marché informel étaient lancées au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Par ailleurs, il est à relever que de nombreux habitants de la capitale du Djurdjura se plaignent de la hausse à des proportions inexpliquées  décidée par les commerçants légaux des prix de fruits et légumes ainsi que d’autres produits, notamment l’habillement. En effet, à en croire nos interlocuteurs, certains articles d’habillement qui se vendaient auparavant à 2 000 DA sont cédés aujourd’hui à 6 000 DA et le même phénomène touche également les légumes et les fruits en particulier du fait de la suppression de la «concurrence déloyale» sans pour autant fournir des explications aux citoyens sur cette revue à la hausse des prix. Pour cela, ils sollicitent l’intervention des inspecteurs des services des pratiques commerciales.    

Par Hamid M.

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Habitat et urbanisme

1res Assises nationales du secteur les 19 et 20 juin

Le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme organise les 19 et 20 juin, au Palais des Nations, Club des Pins, les Assises nationales de l’urbanisme. Durant ces deux journées, seront étudiées toutes les recommandations qui ont été retenues lors des trois rencontres régionales organisées justement pour la préparation de ces 1res Assises nationales du MHU. Une exposition consacrée aux grands projets sectoriels se rapportant au développement urbain est également prévue en marge de cette manifestation. Ainsi, dans le cadre de la préparation de ces assises nationales de l’urbanisme, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat a organisé trois rencontres régionales préliminaires à Constantine, Ouargla et Tlemcen qui ont regroupé les services techniques de l’Etat, organismes professionnels, les bureaux d’études, les entreprises du bâtiment, les élus, les universitaires, ainsi que les représentants de la société civile. Durant ces rencontres, des thèmes de réflexion ont été proposés au débat et à l’enrichissement et ont porté notamment sur le développement de la cohérence urbaine comme outil de la qualité du cadre bâti, la régénération urbaine comme outil de revitalisation des fonctions urbaines, l’aménagement rural intégré et l’adaptation de la réglementation. Des thèmes qui ont été étudiés à travers des ateliers de travail et ont débouché sur une cinquantaine de recommandations dont essentiellement celles relatives à la régulation et l’harmonisation du cadre bâti et à une planification étudiée mettant à contribution tous les acteurs et allégeant les mesures administratives et juridiques.

Lynda. N.Bourebrab

 

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CHU de Béjaïa 

«Toutes les conditions réunies pour des médecins spécialistes»

Lancé en août 2009 pour une population de 930 000 habitants, le CHU de Béjaïa sera réalisé à Sidi Boudrahem. C’est ce qu’a réaffirmé la coordinatrice du CHU lors du Forum Soummam de la radio locale. Selon Mme Mouri, le choix d’un terrain pour la réalisation du CHU – qui est abrité pour le moment dans l’enceinte même de l’hôpital Khellil-Amrane avec deux autres structures que sont les unités hospitalières Franz Fanon et Targua Ouzemour – a été fait et ce grand établissement aura 500 lits. Son fonctionnement a déjà débuté, dira-t-elle, puisqu’il a été affecté 89 praticiens spécialistes et 17 vers les trois établissements retenus en attendant la réalisation de la nouvelle structure qui va coûter 4,5 milliards de dinars. Et de poursuivre : il est question de l’ouverture de 36 postes en 2010 et 40 pour 2011 pour justement combler le déficit des effectifs sans compter d’autres mutations. Toutes les conditions sont réunies en faveur des spécialistes afin qu’ils puissent travailler dans un climat serein. Pour rappel, les médecins spécialistes n’ont pas manqué à maintes reprises de relever les carences liées aux conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils évoluent. Des mouvements de grève et de protestation avaient été observés à ce propos. Toujours dans le même sillage, l’invité du Forum dira qu’il a été déboursé 850 millions de centimes pour prendre en charge le loyer de ce dernier et répondre aux besoins en matière de logement.  Mme Mouri n’a pas manqué de louer les efforts de l’Etat en la matière, ce qui va se répercuter positivement, selon elle, sur la prise en charge des malades qui n’auront pas besoin, avec cette nouvelle structure, de se déplacer  pour se soigner.  Mme Mouri reviendra sur le déficit accusé en matière de camions de collecte de sang par le Centre de wilaya de transfusion sanguine (CWTS) plaidant pour un renforcement en la matière vu l’importance que revêt la collecte de sang dans toute intervention chirurgicale, relevant aussi une carence en matière de scanner; une seule unité s’avère «insuffisante».  Et pour la formation des médecins, une unité de recherche et d’aide au diagnostic médical est née; aussi, 100 stagiaires-médecins y seront encadrés. Pour ce qui est de la restauration des malades, 7 millions de centimes ont été dégagés comme elle n’a pas oublié de faire remarquer que deux incinérateurs sont disponibles pour le traitement des déchets toxiques du CHU. 

Hocine Cherfa

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