Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

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Aux États-Unis, la tentative française de s’impliquer dans le conflit israélo-palestinien n’a pas soulevé d’enthousiasme, loin de là, et la secrétaire d’État aux Affaires Étrangères s’est empressée de le faire savoir. Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie française en visite au Proche-Orient avait lancé une invitation en direction des Palestiniens et des Israéliens leur proposant une rencontre pour discuter de la paix à Paris. Une invitation qui avait été acceptée par Mahmoud Abbas et qui avait laissé les Israéliens un peu perplexes. Mais ce sont surtout les Américains qui semblent avoir mal pris l’initiative de Paris, qui semble vouloir marcher sur les plates-bandes de Washington. Depuis toujours, le conflit israélo-palestinien est la chasse gardée de la Maison-Blanche qui voit à chaque fois d’un très mauvais œil toute tentative d’implication d’un autre pays. Pourtant, cela fait déjà un moment que les Français essaient tant bien que mal de jouer un rôle plus important au Proche-Orient, notamment en apportant une garantie de neutralité plus forte et un peu plus crédible que celle des Américains. Mais c’est justement ce point là que les Israéliens reprochent aux Français, et plus largement aux Européens. Ainsi, malgré les récents couacs qu’ont connus les relations israélo-américaines, la confiance des dirigeants hébreux va aux Américains qui penchent toujours en leur faveur. C’est ainsi qu’Hillary Clinton a déclaré cette semaine  :«Les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens devaient être directs et non dans un cadre plus large». Selon elle, «pour l’instant, ni les uns ni les autres n’étant prêts au dialogue, il n’est pas opportun de les réunir». Elle a fait cette déclaration en présence du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à l’issue d’une rencontre entre les diplomates. Juppé a déclaré, quant à lui, qu’«il avait été agréablement surpris par le fait que les Palestiniens avaient dit ‘’oui’’ à la proposition française et que les Israéliens n’avaient pas dit ‘’non’’ !». Néanmoins, aujourd’hui tous les efforts français semblent bel et bien avortés en vue de maintenir la mainmise de Washington sur le conflit le plus long du Proche-Orient. Une situation qui convient parfaitement aux Israéliens qui n’apprécient pas la sympathie que montrent les Français pour la cause palestinienne. Les Palestiniens, pour leur part, n’ont toujours pas leur mot à dire et semblent être condamnés à devoir accepter (pour le moment) de voir les Israéliens et les Américains décider de leur sort à leur place.          

F.M.

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Le président mauritanien du comité de l'UA pour la Libye :

«Kaddafi doit partir»

 

 08/06/11

 

Le président mauritanien du comité de l'UA pour la Libye :

«Kaddafi doit partir»

Le président mauritanien a affirmé que le colonel Maâmmar Kaddafi «ne peut plus diriger la Libye» et que «son départ devient une nécessité».

Ajoutant que «quoiqu’il arrive, il y aura une solution négociée, même avec le temps. Dans tous les cas, Kaddafi ne peut plus diriger la Libye, son départ devient une nécessité». Néanmoins, Mohamed Ould Abdel Aziz se montrera sceptique par rapport à l’efficacité des frappes menées par l’Otan en Libye, en particulier sur sa capitale Tripoli. Aussi, dira-t-il que «les frappes de l’Otan ont peut-être permis de diminuer l’intensité des actions menées par les forces gouvernementales à l’époque mais, en tout cas, cela ne semble pas régler le problème et cela ne pourra pas le régler». Et d’estimer que «c’est l’Etat et le peuple libyens qui en souffrent. Il faut alors le faire partir (Kaddafi) sans faire plus de dégâts. En tout cas, l’avenir appartiendra à son peuple». Le président mauritanien préside un comité des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) chargé de trouver une solution négociée au conflit libyen.

Le représentant du Kremlin est arrivé à Benghazi

Sur un autre registre, l’envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, est arrivé hier à Benghazi, fief des rebelles dans l’Est de la Libye, où il effectue la première visite d’un responsable russe, depuis le début du conflit. De ce fait, l’envoyé de Medvedev déclarera à la presse : «Nous sommes venus à Benghazi pour faciliter le dialogue entre les deux camps. La Russie est dans une position unique car elle a toujours une ambassade à Tripoli et elle vient rencontrer la rébellion aujourd’hui (hier)». En effet, le représentant du Kremlin pour l’Afrique, devait rencontrer à Benghazi Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, et le ministre de la Défense, Omar El-Hariri. En outre, Mikhaïl Marguelov précisera qu’il serait aujourd’hui  au Caire et qu’il était «ultérieurement disposé à se rendre à Tripoli», sans préciser dans quels délais. A noter que le président Dmitri Medvedev, qui s’est opposé en mars dernier aux frappes occidentales contre la Libye, a appelé le colonel Kaddafi à quitter le pouvoir, tout en critiquant les opérations armées de l’Otan en Libye, jugeant que l’Alliance atlantique outrepassait le mandat de l’ONU.

Quatre explosions ont retenti à Tripoli

Sur le terrain, quatre puissantes explosions ont secoué hier le centre de la capitale libyenne et une épaisse colonne de fumée s’est élevée au-dessus du secteur de la résidence du dirigeant libyen, ont rapporté des agences, qui soulignent que les détonations ont été fortement ressentie à l’hôtel hébergeant les correspondants de la presse internationale à Tripoli, situé à quelques centaines de mètres de la résidence du colonel Kaddafi, cible à plusieurs reprsies de raids de l’Otan.

Défection du ministre du Travail

Par ailleurs, la liste des personnalités en défection semble s’allongée en ce sens où le ministre du Travail libyen, Al Amin Manfur, a fait défection hier alors qu’il se trouvait à Genève pour l’Assemblée de l’Organisation internationale du travail (OIT), a indiqué  la mission libyenne auprès de l’ONU.

Pékin réitère son appel pour des moyens politiques

La Chine a une fois de plus  réitéré hier son soutien aux efforts déployés pour trouver une solution pacifique à la crise en Libye, en particulier la feuille de route de l’Union africaine, rapporte l’agence Chine nouvelle. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a déclaré lors d’une conférence de presse que la Chine «exhorte toutes les parties en Libye à un cessez-le-feu et à résoudre la crise par des moyens politiques». Il ajoutera que la Chine était prête à travailler avec la communauté internationale pour chercher une solution politique à ce conflit.  Selon le porte- parole chinois, «l’avenir de la Libye devrait être décidé par son propre peuple, et la Chine respecte le choix du peuple libyen». En outre, il relèvera que le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelaâti Obeïdi, est attendu ce mardi (hier) en Chine en tant qu’envoyé spécial du gouvernement libyen pour rencontrer le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, afin de discuter d’une solution politique à la crise libyenne.

L’UE gèle des avoirs libyens

L’Union européenne décrète des sanctions, avec gel des avoirs, contre six autorités portuaires libyennes contrôlées par le régime de Maâmmar Kaddafi en raison de «la gravité de la situation dans le pays», ont rapporté des agences hier.

Par Lynda N. Bourebrab

 

 

 

 

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