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Le président
mauritanien du comité de l'UA pour la Libye :
«Kaddafi doit
partir»
Le président
mauritanien a affirmé que le colonel Maâmmar Kaddafi «ne peut plus
diriger la Libye» et que «son départ devient une nécessité».
Ajoutant que
«quoiqu’il arrive, il y aura une solution négociée, même avec le
temps. Dans tous les cas, Kaddafi ne peut plus diriger la Libye, son
départ devient une nécessité». Néanmoins, Mohamed Ould Abdel Aziz se
montrera sceptique par rapport à l’efficacité des frappes menées par
l’Otan en Libye, en particulier sur sa capitale Tripoli. Aussi,
dira-t-il que «les frappes de l’Otan ont peut-être permis de
diminuer l’intensité des actions menées par les forces
gouvernementales à l’époque mais, en tout cas, cela ne semble pas
régler le problème et cela ne pourra pas le régler». Et d’estimer
que «c’est l’Etat et le peuple libyens qui en souffrent. Il faut
alors le faire partir (Kaddafi) sans faire plus de dégâts. En tout
cas, l’avenir appartiendra à son peuple». Le président mauritanien
préside un comité des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) chargé
de trouver une solution négociée au conflit libyen.
Le représentant
du Kremlin est arrivé à Benghazi
Sur un autre
registre, l’envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, est arrivé
hier à Benghazi, fief des rebelles dans l’Est de la Libye, où il
effectue la première visite d’un responsable russe, depuis le début
du conflit. De ce fait, l’envoyé de Medvedev déclarera à la presse :
«Nous sommes venus à Benghazi pour faciliter le dialogue entre les
deux camps. La Russie est dans une position unique car elle a
toujours une ambassade à Tripoli et elle vient rencontrer la
rébellion aujourd’hui (hier)». En effet, le représentant du Kremlin
pour l’Afrique, devait rencontrer à Benghazi Moustapha Abdeljalil,
le président du Conseil national de transition (CNT), le numéro deux
de la rébellion, Mahmoud Jibril, et le ministre de la Défense, Omar
El-Hariri. En outre, Mikhaïl Marguelov précisera qu’il serait
aujourd’hui au Caire et qu’il était «ultérieurement disposé à se
rendre à Tripoli», sans préciser dans quels délais. A noter que le
président Dmitri Medvedev, qui s’est opposé en mars dernier aux
frappes occidentales contre la Libye, a appelé le colonel Kaddafi à
quitter le pouvoir, tout en critiquant les opérations armées de
l’Otan en Libye, jugeant que l’Alliance atlantique outrepassait le
mandat de l’ONU.
Quatre
explosions ont retenti à Tripoli
Sur le terrain,
quatre puissantes explosions ont secoué hier le centre de la
capitale libyenne et une épaisse colonne de fumée s’est élevée
au-dessus du secteur de la résidence du dirigeant libyen, ont
rapporté des agences, qui soulignent que les détonations ont été
fortement ressentie à l’hôtel hébergeant les correspondants de la
presse internationale à Tripoli, situé à quelques centaines de
mètres de la résidence du colonel Kaddafi, cible à plusieurs
reprsies de raids de l’Otan.
Défection du
ministre du Travail
Par ailleurs, la
liste des personnalités en défection semble s’allongée en ce sens où
le ministre du Travail libyen, Al Amin Manfur, a fait défection hier
alors qu’il se trouvait à Genève pour l’Assemblée de l’Organisation
internationale du travail (OIT), a indiqué la mission libyenne
auprès de l’ONU.
Pékin réitère
son appel pour des moyens politiques
La Chine a une
fois de plus réitéré hier son soutien aux efforts déployés pour
trouver une solution pacifique à la crise en Libye, en particulier
la feuille de route de l’Union africaine, rapporte l’agence Chine
nouvelle. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires
étrangères, Hong Lei, a déclaré lors d’une conférence de presse que
la Chine «exhorte toutes les parties en Libye à un cessez-le-feu et
à résoudre la crise par des moyens politiques». Il ajoutera que la
Chine était prête à travailler avec la communauté internationale
pour chercher une solution politique à ce conflit. Selon le porte-
parole chinois, «l’avenir de la Libye devrait être décidé par son
propre peuple, et la Chine respecte le choix du peuple libyen». En
outre, il relèvera que le ministre libyen des Affaires étrangères,
Abdelaâti Obeïdi, est attendu ce mardi (hier) en Chine en tant
qu’envoyé spécial du gouvernement libyen pour rencontrer le ministre
chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, afin de discuter d’une
solution politique à la crise libyenne.
L’UE gèle des
avoirs libyens
L’Union européenne
décrète des sanctions, avec gel des avoirs, contre six autorités
portuaires libyennes contrôlées par le régime de Maâmmar Kaddafi en
raison de «la gravité de la situation dans le pays», ont rapporté
des agences hier.
Par Lynda N.
Bourebrab
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