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Syndicat
national des artistes algériens
«40% des
revendications satisfaites»
La plateforme de
revendications présentée au ministère de la Culture porte
essentiellement sur la mise en place du statut particulier de
l’artiste en impliquant la couverture sociale, la carte
professionnelle, le fonds de solidarité, la grille des salaires et
les primes.
«Le ministère de
la culture a répondu favorablement à 40% de nos revendications et la
commission mixte pour l’élaboration du statut particulier de
l’artiste a été théoriquement installée», a déclaré hier Mohamed El
Baz, membre du Syndicat national des artistes algériens, lors d’une
conférence de presse organisée au siège de l’UGTA en présence des
représentants de 48 wilayas. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le
cadre de la célébration de la journée nationale de l’artiste qui
coïncide avec le 8 juin de chaque année, se veut une occasion pour
donner des explications et des informations aux adhérents au
syndicat pour préparer un congrès national dont la date n’est
toujours pas précisée.
Dans le but de
regrouper toutes les revendications des artistes algériens des 48
wilayas, Mohamed El Baz a demandé aux responsables de chaque wilaya
de rencenser les revendications et établir un compte rendu. «Cette
étape nous permettra d’ajouter des points à notre plateforme de
revendications».
Interrogé sur les
raisons du retard accusé dans l’installation de la commission mixte
pour l’élaboration du statut particulier de l’artiste (plus de deux
ans), notre interlocuteur a affirmé qu’«il y a un engagement de la
part des artistes, mais ce travail manque de continuité». Il a
ajouté, dans le même ordre d’idées, que «le ministère a pris tout
son temps pour installer la commission et les artistes avaient
d’autres occupations».
La plateforme de
revendications présentée au ministère de la Culture porte
essentiellement sur la mise en place du statut particulier de
l’artiste en impliquant la couverture sociale, la carte
professionnelle, le fonds de solidarité, la grille des salaires et
les primes. Mohamed El Baz a salué les efforts de l’Etat pour la
prise en charge des doléances de l’artiste algérien qui lutte depuis
des années pour obtenir ses droits légitimes.
Cependant, la
rencontre, qui est devenue une tradition dans le cadre de la
célébration de la journée nationale de l’artiste, ne semble pas
apporter grand-chose puisqu’on ne fait que confirmer l’aval du
ministère à la plateforme de revendications, sans enregistrer de
changements concrets sur le terrain.
Il faut rappeler
que des artistes adhérents et non adhérents au syndicat des artistes
algériens ont observé un sit-in le 24 mai devant le Théâtre national
algérien pour demander leurs droits, «méprisés jusqu’à présent». Ils
ont estimé dans leur plateforme de revendications que le salaire
perçu par l’artiste est «humiliant par rapport à celui des artistes
étrangers invités aux différentes manifestations nationales»,
précisant que le salaire moyen perçu par l’artiste ne dépasse pas
les 15 000 DA et que les frais de mission sont de 3 000 DA/jour.
Par Abla Selles
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