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Syndicat national des artistes algériens

«40% des revendications satisfaites»

 

 08/06/11

Syndicat national des artistes algériens

«40% des revendications satisfaites»

La plateforme de revendications présentée au ministère de la Culture porte essentiellement sur la mise en place du statut particulier de l’artiste en impliquant la couverture sociale, la carte professionnelle, le fonds de solidarité, la grille des salaires et les primes.

«Le ministère de la culture a répondu favorablement à 40% de nos revendications et la commission mixte pour l’élaboration du statut particulier de l’artiste a été théoriquement installée», a déclaré hier Mohamed El Baz, membre du Syndicat national des artistes algériens, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’UGTA en présence des représentants de 48 wilayas. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée nationale de l’artiste qui coïncide avec le 8 juin de chaque année, se veut une occasion pour donner des explications et des informations aux adhérents au syndicat pour préparer un congrès national dont la date n’est toujours pas précisée. 

Dans le but de regrouper toutes les revendications des artistes algériens des 48 wilayas, Mohamed El Baz a demandé aux responsables de chaque wilaya de rencenser les revendications et établir un compte rendu. «Cette étape nous permettra d’ajouter des points à notre plateforme de revendications». 

Interrogé sur les raisons du retard accusé dans l’installation de la commission mixte pour l’élaboration du statut particulier de l’artiste (plus de deux ans), notre interlocuteur a affirmé qu’«il y a un engagement de la part des artistes, mais ce travail manque de continuité». Il a ajouté, dans le même ordre d’idées, que «le ministère a pris tout son temps pour installer la commission et les artistes avaient d’autres occupations».

La plateforme de revendications présentée  au ministère de la Culture porte essentiellement sur la mise en place du statut particulier de l’artiste en impliquant la couverture sociale, la carte professionnelle, le fonds de solidarité, la grille des salaires et les primes.  Mohamed El Baz a salué les efforts de l’Etat pour la prise en charge des doléances de l’artiste algérien qui lutte depuis des années pour obtenir ses droits légitimes.

Cependant, la rencontre, qui est devenue une tradition dans le cadre de la célébration de la journée nationale de l’artiste, ne semble pas apporter grand-chose puisqu’on ne fait que confirmer l’aval du ministère à la plateforme de revendications, sans enregistrer de changements concrets sur le terrain.

Il faut rappeler que des artistes adhérents et non adhérents au syndicat des artistes algériens ont observé un sit-in le 24 mai devant le Théâtre national algérien pour demander leurs droits, «méprisés jusqu’à présent». Ils ont estimé  dans leur plateforme de revendications que le salaire  perçu par l’artiste est «humiliant par rapport à celui des artistes étrangers invités aux différentes manifestations nationales», précisant que le salaire moyen perçu par l’artiste ne dépasse pas les 15 000 DA et que les frais de mission sont de 3 000 DA/jour.

Par Abla Selles

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