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Course-poursuite et contrebande
Saisie de 400 kg de déchets de cuivre
La
saisie a été effectuée après une course-poursuite lancée
contre deux véhicules légers suspects qui s'est achevée
par la fuite des deux conducteurs qui ont abandonné leur
butin destiné à la contrebande, transporté à bord des
deux voitures.
La
brigade mobile des Douanes relevant de l’Inspection de
Maghnia (wilaya de Tlemcen) a saisi, jeudi dernier, 400
kg de déchets de cuivre au niveau de la zone de Sidi
Mechour dans la commune de Hammam Boughrara, a-t-on
appris samedi du responsable de la Direction régionale
des Douanes. La saisie a été effectuée après une
course-poursuite lancée contre deux véhicules légers
suspects qui s’est achevée par la fuite des deux
conducteurs qui ont abandonné leur butin destiné à la
contrebande, transporté à bord des deux voitures. La
fouille minutieuse des véhicules a permis également de
découvrir une quantité de 95 grammes de kif destinés à
la consommation personnelle, selon la même source. Les
deux conducteurs ont été identifiés et sont activement
recherchés, a affirmé le responsable de la Direction
régionale des Douanes, indiquant également qu’une
enquête a été ouverte pour déterminer la destination du
produit volé et dévoiler les parties impliquées dans ce
trafic.
Par
Halim K.
Accident de la route à Boulhaf-Dyr
Bilan : 5 morts et 2 blessés graves
Cinq
(5) personnes d’une même famille ont été tuées et deux
autres gravement blessées dans un accident de la
circulation survenu vendredi peu avant la rupture du
jeûne sur la RN 82, non loin de la localité de
Boulhaf-Dyr (10 km au nord de Tébessa), a-t-on appris
samedi auprès de la Gendarmerie nationale. Il s’agit
d’une violente collision entre un véhicule de tourisme à
bord duquel circulaient les cinq victimes et un camion
roulant en sens inverse et dont les deux occupants,
grièvement blessés, se trouvent en soins intensifs à
l’hôpital de la localité de Boulhaf-Dyr. Une enquête a
été ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer
les circonstances exactes de ce drame de la route.
Anis Ch.
Découverte macabre à Souidania
Deux corps décapités dans la rue
Dans
la localité d’habitude paisible de Souidania, sur les
hauteurs d’Alger, une patrouille de la gendarmerie a
fait hier une découverte macabre, à proximité de la
garde républicaine. Il s’agit de deux corps retrouvés
étêtés, appartenant à deux hommes d’environ 35 à 40 ans,
et qui sont toujours en cours d’identification. Pour
rappel, dans la même zone, plus exactement à Khraicia,
quatre jeunes travailleurs de chantier avaient été tués
dans un appartement, quelques jours avant le ramadhan.
Ces deux faits dramatiques déclinent une alarmante
hausse de l’insécurité même dans les endroits réputés
calmes et quiets comme ces deux localités semi-rurales
N.M.
L'Algérien dans le viseur de Lens
Rafik Halliche sera-t-il rétrogradé ?
Le
défenseur algérien de Fulham (Premier League), Rafik
Halliche, est sur les tablettes du Racing Club de Lens
(Ligue 2 française de football) qui est à la recherche
d’un défenseur central, a rapporté la presse
spécialisée. L’international algérien de 25 ans, un
temps convoité par l’Espérance de Tunis, championne
d’Afrique en titre, serait en contact avec le RC Lens,
selon le magazine spécialisé France Football, sans
donner plus de précisions. Rafik Halliche est également
pisté par des clubs de Championship (D2 anglaise),
ajoute-t-on de même source. A Fulham depuis l’été 2010,
Halliche n’a pas été utilisé dans l’effectif premier du
club, ce qui lui a coûté sa place en équipe nationale
avec laquelle il n’a plus joué depuis le Mondial
sud-africain. La presse anglaise a rapporté mardi des
déclarations de l’entraîneur de Fulham, Martin Jol, par
lesquelles il a annoncé qu’il ne comptait pas sur le
défenseur algérien la saison prochaine, se montrant prêt
à le céder pour un autre club, même à titre de prêt.
Tahar M.
La question du jour
Le
sens d’un aveu
De
l’aveu même du Premier ministre, la libéralisation de
l’économie, en quoi consiste évidemment le processus des
réformes enclenché, selon lui, à l’orée des années 1990,
n’a pas atteint l’objectif déclaré, la mise en place
d’un marché dynamique axé sur la production des biens et
services, pour donner lieu à ce qu’il n’a pas craint
d’appeler une économie de l’importation. La réforme
visait à créer les bases d’un accroissement constant des
richesses produites dans le pays, à libérer les énergies
créatrices supposées étroitement bridées par le modèle
de développement antérieur, à sortir du socialisme et de
son corollaire, l’économie administrée, mais aussi à
ouvrir le marché intérieur sur le marché international,
et c’est finalement une économie de bazar, entièrement
dépendante du commerce extérieur, qui a vu le jour. D’où
vient donc un tel ratage, un fourvoiement aussi complet
d’une politique qui appliquée ailleurs, dans ce qu’on
appelle les pays émergents, s’est traduite d’une toute
autre manière ? Ahmed Ouyahia, on le pense bien, s’est
gardé de se poser à voix haute une question aussi
directe. Elle serait en effet plus à sa place dans la
bouche d’un opposant. Ce qui n’implique pas du reste que
cet opposant serait à même, en ce qui le concerne, d’y
répondre. Ceux qui sont sur des positions très critiques
par rapport à la marche de l’économie, qu’ils soient des
politiques, des économistes, ou des entrepreneurs, se
payent constamment de généralités très éloignées de
faire une politique alternative à celle qui est menée,
et que le Premier ministre lui-même considère désormais
comme un échec avéré. Ce n’est pas parce qu’on dit qu’il
faut passer d’une «économie de rente» à une «économie de
production», pour autant que cette façon de s’exprimer
ne soit pas fantaisiste, qu’on sait comment s’y
prendre, comment assurer la transition d’un état à
l’autre. Un physicien qui dirait que la grande affaire
de la physique c’est son unification n’aurait dit que ce
que tout le monde dans sa partie et au-delà savait déjà.
Personne ne croirait qu’il détient la solution, ou ce
qu’il croit être telle, dès lors qu’il le dit. A moins
évidemment qu’il entreprenne aussitôt de la dévoiler, sa
solution. De même, ce n’est pas parce qu’on sait à quel
terme doivent conduire les réformes économiques que l’on
connaît nécessairement le chemin à emprunter pour y
parvenir. Mais nombre de nos économistes en parlent
comme d’une évidence. A l’exemple ce think
tank bizarroïde qui convoque les médias pour livrer des
lieux communs en les faisant passer pour les conclusions
fortes d’une réflexion ardue et originale menée en
interne.
En
l’état actuel du débat, il serait peut-être plus
judicieux de se demander si l’aveu d’échec fait par le
Premier ministre n’annonce pas un imminent tournant en
matière économique. La dernière fois où une déclaration
du même genre a été faite, ce fut à la veille de la
dernière élection présidentielle, et par Bouteflika en
personne. Dès sa réélection, l’acte est joint à la
parole : ce sont les nouvelles dispositions de la loi de
finances, visant pour l’essentiel à contrôler le coût
des importations qui allaient à un train d’enfer (c’est
Bouteflika qui avait parlé d’enfer). Trois années plus
tard, celles-ci ont poursuivi leur
irrésistible ascension, comme si de rien n’était. C’est
que donc la politique menée à leur encontre n’était pas
la bonne.
Par
Mohamed Habili
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