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Conduite en état d'ivresse
Un
vieux de 76 ans présenté devant le juge
L'une
des affaires qui a attiré l'attention des justiciables
hier à la cour d'Alger est celle d'un homme arrêté à
l'âge de 76 ans et présenté devant le juge pour conduite
en état d'ivresse. Cette vieille personne a eu du mal à
se tenir à la barre pour répondre des faits qui sont
retenus contre lui par le ministère public. L’accusé
avait la gorge nouée et n’arrivait pas à prononcer les
mots qui devaient lui servir d’excuses pour se défendre
et du coup le disculper de cette mise à l’index. La juge
lui demande s’il était conscient de la gravité de l’acte
qu’il avait commis et qu’il aurait pu lui être fatal
puisqu’il a pris le volant en état d’ébriété. L’accusé a
toutefois pu expliquer à la juge qu’il n’avait pas
conduit depuis très longtemps et qu’il n’a pris le
volant que parce que son fils qui avait l’habitude de le
déposer était blessé suite à un accident de moto. Pour
ce qui est de sa consommation de boissons alcoolisées
avant de prendre le volant, le mis en cause n’a pas
arrêté de nier catégoriquement qu’il a pris de l’alcool.
Cependant, le procureur de la République a indiqué que
même si le tribunal peut prendre en considération l’âge,
il ne peut en revanche ignorer les résultats des examens
scientifiques délivrés par le laboratoire de la police
et qui prouvent qu’en effet le sang de l’accusé
contenait une grande quantité d’alcool. Cet acte
irresponsable aurait pu mettre sérieusement en danger la
vie du mis en cause qui aurait pu à son tour mettre
l’intégrité des autres en danger. Par voie de
conséquence, le représentant du ministère public a
requis la peine de 6 mois de prison avec sursis tout en
considérant la situation particulière que lui confère
son âge même s’il ne peut immuniser les justiciables
contre la loi. Pour ce qui est de la défense du prévenu,
l’avocate de ce dernier a tenté intelligemment de jouer
sur une corde assez sensible en évoquant la mort
accidentelle de l’un des fils de son client. Selon
l’avocate, son client avait commencé à sombrer dans
l’engrenage de l’alcool après la mort de son fils cadet
qui a été tué par erreur par un policier en service.
«Depuis cet incident, mon client qui était un brillant
styliste, qui a représenté dignement l’Algérie à
l’échelle internationale, est devenu dépressif et a
malheureusement sombré dans l’alcoolisme» a-t-elle
plaidé.
Par
Salah H.
Match Maroc-Algérie
La
Fédération marocaine désapprouve le choix de Gerets
Le
match Maroc-Algérie du 4 juin prochain dans le cadre des
éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2012 de
football (CAN-2012) aura lieu finalement à Marrakech, au
grand dam du sélectionneur belge des «Lions de l’Atlas»,
Eric Gerets, qui avait opté pour le complexe Mohammed V
de Casablanca. «La Fédération royale marocaine de
football (FRMF) a confirmé ce jour à la FAF, la
domiciliation du match Maroc-Algérie au stade de
Marrakech», a indiqué mardi la Fédération algérienne de
football (FAF). La décision de la FRMF de jouer ce derby
maghrébin au stade de Marrakech, inauguré le 5 janvier
dernier pour une capacité d’accueil de 45 240 places, ne
plaira sans doute pas au technicien belge qui était
catégorique à affirmer que la rencontre se jouera à
Casablanca. «La décision est prise: ce match est trop
spécial pour être joué ailleurs qu’à Casablanca»,
avait-il assuré il y a quelques jours. A la Fédération
marocaine qui préfère que «la rencontre soit programmée
dans un des nouveaux stades marocains», Gerets avait
répondu que cela allait se faire «pour les prochains
matches». Un quotidien marocain avait rapporté que
Gerets avait menacé de démissionner si un autre stade
que celui de Casablanca était désigné pour abriter le
match retour. Selon la presse marocaine, la réticence de
la FRMF à jouer au complexe Mohammed V est due à des
craintes sécuritaires, notamment après les incidents qui
ont émaillé une récente rencontre de championnat
marocain entre le Raja Casablanca et les Forces armées
royales (FAR) de Rabat au cours de laquelle un supporter
avait été tué et deux autres blessés. R. S.
Drogue
Dix
tonnes de kif saisis au 1er trimestre
Plus
de 10 tonnes de kif traité ont été récupérés, durant le
premier trimestre 2011, par les unités de la Gendarmerie
nationale et de l’Armée nationale populaire, à travers
le sud-ouest du pays, a-t-on indiqué mardi à Béchar, en
marge des portes ouvertes sur la gendarmerie. 490 plants
de cannabis, 340 autres d’opium, 28 grammes de graines
de chanvre indien, plus de 5 grammes de graines d’opium
et 659 capsules d’opium, ont été en outre saisis, a-t-on
ajouté. Les unités de la police judiciaire relevant du
3e commandement régional de la Gendarmerie nationale ont
par ailleurs arrêté 31 personnes impliquées dans une
vingtaine d’affaires traitées.
K. O.
La question du jour
Ben
Laden précipité dans l’enfer des dents de la mer
Alors,
le monde plus sûr ou au contraire plus dangereux
maintenant que Oussama Ben Laden est mort? Cette
question n’aurait pas dû se poser sitôt connue la
nouvelle. On aurait dû observer ce qu’on pourrait
appeler le quart d’heure de réjouissance, serait-ce
pour que celle-ci soit sans mélange, et que ce que l’on
tient à présenter comme une immense victoire sur le
terrorisme ne soit pas entaché de sombres augures. Or,
les autorités américaines n’ont pas plus tôt annoncé la
nouvelle urbi et orbi que les voilà qui engagent leurs
ressortissants à faire preuve de la plus grande
vigilance, notamment pour ceux d’entre eux qui se
trouvent à l’étranger ou qui comptent s’y rendre. Elles
ne sont pas en effet sans être certaines qu’Al-Qaïda ne
manquera pas de venger son chef et fondateur. En somme,
à la question de savoir si la menace terroriste a baissé
ou si elle s’est accrue avec l’élimination de Ben Laden,
elles répondent dans le fait par le deuxième terme de
l’alternative. Il faut dire qu’il est quasiment
impensable que l’organisation terroriste ne fasse rien
de particulièrement retentissant en manière d’hommage
à l’homme qui l’a créée et auquel elle s’est identifiée
tout entière jusque-là, même si les différents groupes
qui la constituent ont toujours joui d’une large
autonomie.
Les
pays qui comme la France ont des ressortissants retenus
en otage voient s’assombrir la perspective de leur
libération. Il se pourrait bien cependant que ce soit à
tort. Car exécuter des otages peut difficilement passer
pour une action d’éclat, y compris aux yeux des
terroristes, qui ne sont pas là pour prendre le monde en
pitié. Il faut certes continuer de craindre pour la vie
des otages, mais ni plus ni moins qu’avant l’élimination
de Ben Oussama. Aucune des branches d’Al Qaïda ne se
contentera vraisemblablement de venger aussi petitement
la mort du leader. Si le monde est au lendemain de
celle-ci effectivement plus dangereux, en attendant de
devenir à plus long terme plus sûr, ce ne sont pas les
otages qui les premiers en feront les frais. Du sang
coulera, et en grande quantité, sans doute, pour expier
la mort de Ben Laden, mais pas n’importe lequel, et pas
dans n’importe quelles circonstances. Le cas idéal pour
Al Qaïda, c’est une riposte qui soit comparable à
l’attaque du 11-septembre, le grand œuvre du chef
disparu.
Les
Américains ont donc fini par obtenir gain de cause. Cela
ne fut véritablement une surprise pour personne. Dix ans
que dure la traque. Il fallait bien qu’elle aboutisse un
jour ou l’autre. Mais personne n’aurait pensé que les
Américains n’auraient rien de plus pressé à faire après
cela que de se débarrasser de son cadavre …en pleine
mer. Car personne n’est assez naïf pour croire qu’il y a
été enseveli. Les Américains ne se sont pas contentés de
tuer leur ennemi numéro 1, le responsable de la pire des
blessures infligées à leur nation, ils ont jeté son
corps en pâture aux dents de la mer. Tout en se
déclarant en règle à cet égard avec les préceptes de
l’islam. Rome crucifiait ses pires ennemis,
c’est-à-dire ceux qui ont fait le plus de mal à son
amour-propre, et d’abord pour effacer la honte qu’elle
en a conçue. Les Américains ont inventé une fin plus
horrible que l’antique déni de sépulture, quand le
corps de l’ennemi était livré aux crocs et serres et
becs des charognards. De Ben Laden, il ne restera pas
même le squelette pour témoigner de lui. Ce sera comme
s’il s’était dissous dans les abysses, au plus profond
de l’Hadès. Comme s’il n’avait jamais existé.
Il se
pourrait toutefois que cette conduite irrationnelle, que
cet acharnement post-mortem, soit annonciateur d’un
revirement de la guerre mondiale contre le terrorisme.
Il n’y avait que l’élimination du principal auteur des
attaques du 11-septembre pour expier celles-ci. Ce que
le président américain reconnaît indirectement en disant
que justice vient d’être rendue aux victimes. Dans ces
conditions, le corps expéditionnaire punitif n’a plus
qu’à rentrer dans le pays, sa mission ayant été
remplie.
Par
Mohamed Habili
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