Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Adversité

Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont, durant leurs années de cohabitation au sein du même gouvernement, tenté de faire taire les rumeurs persistantes voulant que les deux hommes se détestaient et se disputaient pour un oui ou pour un non. A l’époque, alors que Jacques Chirac était encore président, maintenir les apparences semblait important et ils y mettaient tous deux beaucoup d’énergie. Quelle différence alors avec l’ambiance qui a suivi l’avènement de Nicolas Sarkozy. Dès lors, la haine que les deux hommes se vouent n’est non seulement plus un secret pour personne mais les deux politiques y donnent libre court et rendent leur adversité quasi légendaire. Que cela soit de Villepin ou Sarkozy, ils n’ont eu de cesse ces dernières années de rechercher toutes les occasions qui se présentaient pour se nuire l’un l’autre. Sarkozy devenu entre-temps président de la République a été accusé par de Villepin d’avoir fomenté un complot menant l’ex-Premier ministre de Jacques Chirac devant les tribunaux. Aujourd’hui, cette affaire loin d’être terminée, continue toujours d’agiter les deux hommes. L’ex-Premier ministre qui avait été relaxé lors de son procès doit aujourd’hui être rejugé en appel et pourrait craindre de voir cette fois-ci être condamné tant ses accusateurs semblent acharnés à le faire tomber. Mais au moins, désormais l’ombre de Sarkozy ne plane plus sur ce procès comme cela pouvait être le cas la première fois, mais le danger pour de Villepin reste bien réel. Surtout ce procès pourrait-il faire barrage aux ambitions présidentielles de l’ex-Chef du gouvernement? Là est la question. Toutefois, la position d’opposant de de Villepin continue de séduire des Français lassés des discours redondants de Sarkozy dont la cote de popularité ne cesse de chuter. Mais de proposer une alternative crédible à la politique actuelle menée par le gouvernement, le seul discours d’opposition teinté d’une haine non dissimulée , semble-t-il, fini par lasser. A ce jour, l’ex-Premier ministre tente de rassembler autour de lui une véritable force de contre poids mais cela reste difficile et les derniers sondages sont loin de l’épargner. Sans oublier les nombreuses défections qu’il a connues ces derniers mois de la part de ses soutiens, ce qui ne l’aide certainement pas à acquérir la crédibilité qu’il lui faudrait pour apparaître comme une option plausible pour les électeurs de droite.       

F. M.

 

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Proche-Orient

Les factions palestiniennes scellent la réconciliation au Caire

 

 04/05/11

 

Proche-Orient

Les factions palestiniennes scellent la réconciliation au Caire

Les factions palestiniennes dont les rivaux Fatah et Hamas ont scellé hier la réconciliation au Caire, mettant un terme à la division entre la Cisjordanie et Ghaza et ouvrant la voie à des élections dans un an.

L’accord, conclu après un an et demi de tractations infructueuses, est vivement critiqué par Israël qui y voit un renforcement du mouvement islamiste Hamas qu’il considère comme une organisation terroriste. Des représentants de 13 groupes ainsi que des personnalités indépendantes ont signé l’accord après des entretiens avec des responsables égyptiens dont le chef des renseignements Mourad Mouafi. Outre le Fatah au pouvoir en Cisjordanie et le Hamas qui contrôle Ghaza, le Jihad islamique, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche), le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche) ou le Parti du peuple palestinien (ex-communiste) l’ont également ratifié. «Nous avons signé l’accord malgré plusieurs réserves. Nous tenons à mettre en avant l’intérêt national», a dit Walid al-Awad, membre du comité politique du Parti du peuple, à la télévision égyptienne sans préciser ces «réserves». «Les Palestiniens à Ghaza et en Cisjordanie vont célébrer cet accord. Nous devons œu-vrer maintenant pour le mettre en application», a-t-il ajouté. Des entretiens entre le président Mahmoud Abbas, chef du Fatah, et le chef du mouvement islamiste Hamas Khaled Mechaal, sont attendus en soirée. Tous deux se trouvent dans la capitale égyptienne mais n’ont pas signé personnellement l’accord. Ils participeront mercredi à une cérémonie officielle au Caire en présence du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, du ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil al-Arabi et de

M. Mouafi. L’accord prévoit la formation d’un gouvernement d’indépendants pour préparer des élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d’un an. Il a été annoncé le 27 avril au Caire. «L’accord entre le Hamas, qui appelle à la destruction de l’État d’Israël, et le Fatah doit inquiéter tous les Israéliens, mais aussi ceux qui aspirent à la paix entre nous et nos voisins palestiniens», a déclaré le Chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu. Netanyahu, qui s’apprête à effectuer des visites à Londres et Paris, entend mettre en avant cet accord pour dissuader la communauté internationale de reconnaître un Etat palestinien sans règlement préalable avec Israël. Un haut responsable du Fatah a toutefois assuré que le futur gouvernement serait avant tout chargé de la gestion de Cisjordanie et Ghaza, et que  Abbas et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) continueraient de suivre le dossier des négociations de paix pour le moment dans l’impasse. «Le rôle du gouvernement se limitera aux questions administratives concernant la vie des Palestiniens à Ghaza et en Cisjordanie», a déclaré au Caire Azzam al-Ahmad, chef de la délégation du Fatah. «Mais toutes les questions politiques, y compris les négociations du processus de paix, resteront de la responsabilité de l’OLP», a-t-il dit. L’accord interpalestinien prévoit la création d’un Haut conseil de sécurité, en vue de la future intégration des unités de sécurité des différents mouvements dans une force de sécurité «professionnelle», d’une commission électorale et la libération de détenus du Fatah et du Hamas. Après la signature, les deux parties s’attelleront à la constitution d’un exécutif transitoire d’indépendants, pour remplacer les gouvernements de Salam Fayyad pour l’Autorité palestinienne et d’Ismaïl Haniyeh pour le Hamas. Cet accord constitue un premier succès diplomatique pour l’Egypte depuis la chute du régime du président Hosni Moubarak en février sous la pression de la rue.

 

 

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