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Ils cédaient la drogue à 5 000 Da le gramme
Un
réseau de trafiquants d’héroïne arrêté
Trois
jeunes habitants de la commune de Bouzaréah et un
ressortissant africain ont été condamnés à six mois de
prison ferme par le tribunal pénal près la cour d’Alger
pour trafic d’héroïne.
Les
quatre accusés dans cette affaire ont été tous
poursuivis pour consommation et trafic de drogue dure, à
savoir de l’héroïne. Les quatre mis en cause ont été
arrêtés par les éléments des forces anti-stupéfiants de
la police après que des informations aient été
recueillies. Ces informations faisaient état du fait
que l’un des accusés qui habite à Bouzaréah vient à
Kahouat Chargui dans la commune de Bordj El Kiffan pour
se procurer chez un ressortissant africain une assez
importante quantité de drogue, à savoir de l’héroïne.
Ce
dernier est accusé de distiller ces quantités de drogue
qu’il se procure chez le ressortissant africain pour
alimenter une clientèle locale en milieu juvénile. Ce
dernier répond aux initiales de Z. Azeddine. Une
souricière sera tendue par les forces de sécurité qui
étaient en pleines investigations au sujet de celui-ci.
Le mis en cause a été arrêté au niveau de la commune de
Bordj El Kiffan à bord de son véhicule de Type Renault
Clio. Les policiers ont trouvé chez lui une assez
importante quantité de drogue. Ce dernier a reconnu dans
le PV de police, qui avait été rédigé sur le champ, les
griefs retenus contre lui. Lors de son interrogatoire,
le mis en cause a indiqué qu’il est consommateur
d’héroïne par voie sanguine et que la quantité d’héroïne
qu’il avait chez lui et qui est de plus de 4 grammes, il
l’avait achetée chez l’un de ses amis qui n’est autre
qu’un ressortissant d’un pays d’Afrique noire. Il a
indiqué qu’il avait payé cette drogue à 5 000 Da. Il y a
lieu de signaler que cette quantité de drogue dure a été
trouvée par la police au niveau du levier de frein à
main de la voiture. Le mis en cause principal dans cette
affaire a indiqué, lors de son interrogatoire, qu’il se
rend chez son ami l’africain pratiquement chaque jour
pour avoir la substance narcotique. Il a indiqué qu’il a
ramené jusqu’à 10 grammes facturés à 5 000 Da le
gramme.
Par
Salah H.
Après l'incendie d'une agence
Sonelgaz dépose
plainte
Les
responsables de l’ex-Sonelgaz ont déposé plainte auprès
de la sûreté de daïra d’Aoaks hier après l’incendie du
siège de l’agence locale par des jeunes en colère venus
de Baccaro à quelques encablures de cette ville. Le
directeur du centre régional de la société qui
intervenait hier sur les ondes de radio Soummam a estimé
que cet acte est immoral et relève de l’incivisme. Pour
lui, les coupures de courant sont vite rétablies quand
elles interviennent et celle qui est intervenue la nuit
de lundi à mardi a été rétabli au bout d’une demi-heure.
Le directeur de la Sonelgaz M. Bouchareb a estimé les
dégâts du saccage et incendie de l’agence d’Aokas à 100
millions de centimes. Il y a lieu de souligner que
l’agence d’Aokas a été réouverte il y a moins de trois
mois après son incendie en janvier dernier, lors des
évènements qui avaient marqué la région.
H.C.
Centre de contrôle technique de la construction
Les
travailleurs en grève illimitée
Des
dizaines de citoyens de Guendouz dans la commune de Ait
R’zine ont fermé hier le siège de l’APC, puis celui de
la daïra. Ces derniers qui avaient observé des actions
similaires l’été dernier et remis une plateforme aux
autorités locales où ils ont exigé le raccordement au
gaz de ville, l’aménagement urbain, le renforcement de
la distribution d’eau et l’éclairage public et
électricité sont revenus à la charge. Le P/APC a assuré
qu’un bureau d’études est sur le point de terminer
l’étude du projet de gaz de ville mais que les travaux
d’aménagement sont du ressort de la DUC qui tarde à
donner une réponse. Le chef de daïra d’Ighil Ali a reçu
les frondeurs et leur a promis de faire en sorte que
leurs revendications soient prises en charge. A noter
que les travailleurs du CTC de Béjaïa (centre de
contrôle technique de la construction) ont entamé un
mouvement de grève illimitée depuis hier. Ils exigent
des augmentations de salaires et des primes de rendement
et aussi l’intégration de tous les contractuels, cela
conformément au PV cosigné avec les responsables
régionaux lors de la réunion du 27/10/2010.
H.C.
TIZI OUZOU
Un
homme décède par asphyxie au monoxyde de carbone
Le
drame s’est produit dans l’après-midi d’avant-hier au
village Souk Lekhmis dans la commune de Maâtkas au sud
de la ville de Tizi Ouzou quand le corps d’un homme sans
vie a été retrouvé à l’intérieur de son domicile. Cette
dernière A. Hocine âgé de 53 ans, est décédé par
asphyxie au monoxyde de carbone puisqu’il se chauffait
au gaz butane. Le corps de la victime a été transporté
par les éléments de la Protection civile de Draâ Ben
Khedda vers la morgue du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou
et une enquête a été diligentée par les services de
sécurité pour élucider les circonstances exactes de ce
drame. C’est le premier cas d’asphyxie au monoxyde de
carbone depuis le début de l’automne à Tizi Ouzou qui
détient la palme en nombre de cas enregistrés durant
l’année passée avec pas moins de 10 décès.
Hamid M.
La question du jour
Le
casse-tête grec
Ceux-là mêmes qui avaient reçu avec scepticisme le plan
de sortie de crise – concocté par l’Allemagne et la
France puis imposé aux autres membres de l’Union lors du
sommet de Bruxelles la semaine dernière – ont été pris
au dépourvu par la décision du gouvernement Papandréou
de le soumettre par référendum à l’approbation des
Grecs. Ils se doutaient bien que les Européens n’étaient
pas au bout de leurs peines, que la crise n’allait pas
se dissiper seulement parce que le fonds de secours a vu
ses moyens plus que doubler sur le papier, et que les
banquiers, qui ont participé au sommet comme s’ils en
étaient le 28e membre, ont bien voulu sacrifier 50%
d’une créance que le marché avait déjà pris l’initiative
de déprécier de moitié. Sur ce point du moins l’accord
intervenu entre les Européens une semaine avant le G20 à
Cannes d’aujourd’hui n’a fait que prendre acte de la
sanction du marché. Probablement la dette grecque vaudra
moins encore dans les semaines et les jours à venir. On
ne peut même pas exclure qu’elle ne vaille plus rien en
janvier, si c’est bien à cette date que se tiendra le
référendum dont l’annonce a plongé l’Europe dans la
consternation.
Le
fait est que les Grecs n’ont pas de raison de se montrer
aussi pressés que certains de voir le plan arrêté
entrer en application. Ils font l’effet de gens dont la
situation s’est à ce point détériorée qu’ils se disent
qu’elle ne saurait être pire. Ayant déjà atteint le
fond, ils ne pensent pas qu’il soit possible d’aggraver
leur cas. Le remède de cheval qui leur a été administré
les a d’une certaine façon mithridatisés. Ils sont
saturés de dureté, de poison. Ils ont cessé d’être
sensibles aux doses supplémentaires qui leur sont
prescrites, ou dont on les menace pour le cas où ils
n’agissent pas conformément à ce qui est attendu d’eux.
Bref, ils dévient de la ligne qui leur a été tracée
ayant acquis la certitude que les Allemands et les
Français ne peuvent pas leur faire plus de mal que celui
qu’ils subissent déjà.
Sont-ils pour autant prêts à assumer les conséquences de
leur désobéissance ? Et d’abord, à quitter l’Union?
C’est précisément cette question que le président
français s’était engagé à poser tout de go à Papandréou
ce mercredi, à la veille du G20. Ce n’est en tout cas
pas celle qui sera posée aux grecs le jour du
référendum. Il leur sera simplement demandé s’ils
acceptent ou non les nouvelles mesures d’austérité
contenues dans le plan de sauvetage… A eux qui n’ont
accepté que contraints et forcés les baisses drastiques
de leurs revenus. Eux qui en sont à leur énième grève
générale, qui occupent les rues, qui sont en ébullition
depuis maintenant des semaines, et qui exigent d’être
consultés avant toutes nouvelles mesures. Il serait
pour le moins extraordinaire que ce soit maintenant
qu’on leur cède, qu’on s’apprête à leur demander leur
avis, qu’ils ont la possibilité donc de s’opposer à
l’opération consistant à sauver l’euro à leurs dépens
qu’ils vont apporter leur assentiment à ce qu’ils
rejettent depuis le début.
S’il
se tient, le référendum marquera la sortie de la Grèce
de la zone euro. Il n’est pas encore certain qu’il le
sera. Le gouvernement grec peut encore revenir sur sa
décision. Le doute persiste que ce ne soit chez lui
qu’une façon d’amener l’Allemagne et la France à adoucir
leurs exigences, à «sauver l’euro» de façon moins
douloureuse pour son pays.
Même
dans le cas où la Grèce reste dans la zone euro, il
n’est pas évident que la monnaie unique soit sauvée. Ce
n’est pas en effet la seule dette grecque qui la met en
danger, mais l’ensemble des dettes souveraines
européennes, et en premier lieu celles des plus fortes
économies. Les dettes espagnole, italienne, française,
et même allemande, sont beaucoup trop élevées pour que
les spéculateurs, qui procèdent avec méthode, en ce sens
qu’ils ne s’en prennent pas à toutes les dettes en même
temps (plus de 7 000 milliards d’euros), mais à
chacune prise séparément, se laissent dissuader par un
quelconque plan de sauvetage, qui dans tous les cas
reposera lui-même sur un supplément d’endettement. Le
fonds de stabilité de 1000 milliards de dollars, ce
n’est jamais qu’un accroissement d’autant de la dette
globale européenne.
Par
Mohamed Habili
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